Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Un plan à trois au Parc du Sausset

                       

Alors ce matin, je pars au Parc du Sausset, en effet, hier à la fin de la balade mensuelle sur Thiais, Alain m’a proposé une sortie dans ce parc que nous connaissons tous deux.

                                   

La lueur de l’aube commence à apparaitre et avec elle, les premières espèces, comme le Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) qui passe au-dessus de moi.

                                   

L'autre bonne surprise du moment, est que Laurence l’accompagne quand il arrive sur le parking totalement vide pour se garer à coter de mon C4.

                          

Le cri des Bernaches du Canada (Branta canadensis) nous parvient facilement, portée par l’humidité ambiante.

                                                                

Des Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) ainsi qu’un Goéland argenté (Larus argentatus) passe assez haut et des Choucas des tours (Coloeus monedula) après avoir été capté  à l’oreille sont contactés à la vue.

                        

Goéland argenté (Larus argentatus)

                        

Un Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est aperçu en transparence dans les branches dénudées, mais nous avons du mal à en distinguer les couleurs

                             

Devant le petit mur de bois et à travers les fenestrons, le constat est sans appel, la morphologie du marais semble avoir profondément évolué en comparaison à ma dernière visite ici.

                                                              

Plus loin, sur l’espèce de terrasse en plus des bernaches en grand nombre, quelques mouettes, il y a également un couple de Canards souchets (Spatula clypeata), des Foulques macroule (Fulica atra).

                                                    

Après plusieurs minutes d’observation, nous constatons par ailleurs la présence de Gallinules poules d’eau (Gallinula chloropus), puis nous entendons le cri caractéristique du Râle d’eau (Rallus aquaticus) et tentons une observation sans succès.

                              

Hybride: oie x bernache

                  

Une oie, une cendrée est repérée par Alain, mais quand l'oiseau sort le cou et la tête de l'eau, nous constatons, que l'anatidé est en réalité un hybride entre une oie et une bernache.

                                

Au-delà du marais, un peuplier accueille une troupe de plusieurs Pies bavardes (Pica pica) aussi dynamique que tonitruantes ce qui avive quelques anciens souvenirs d’une autre balade ici.

                               

Nous contournons le plan d’eau pour arriver à l’aire de mise en forme et en face de nous, sur l’île un Cormoran se dessine en ombre chinoise sur un ciel laiteux.

                                  

De par sa position, certain (e) pourrait lui prêter la posture d’un vautour ce qui nous amuse tous les trois.

               

                                

On distingue aussi la silhouette d’un Héron cendré (Ardea cinerea) sur un nid et au bord de l’îlot deux Grèbes huppés (Podiceps cristatus), elles aussi, sont complètement recroquevillées sur elles-mêmes.

                         

Les radeaux à sternes sont investis par des mouettes et des cormorans, et à quelques pas, le Jardin des Amériques nous offre tour à tour des Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) dans les branches et des Grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) sur l’eau.

 

                                               

La zone dégagée sur le marais proche des bâtiments offre une vue incontournable en contrebas avec une timide percée du soleil.

                      

Un couple de Canard colvert (Anas platyrhynchos) nage dans notre direction, un oiseau court sur un îlot et se met à nager avant de s’enfoncer dans les roseaux pour disparaitre, un instant, on croira au râle, mais non, une poule d’eau.

                              

Quand l'envie du cœur et plus forte que celle du cerveau, on peut prendre des vessies pour des lanternes.

                                                                

Un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) se positionne au sommet d’un petit buisson à notre droite, lance quelques syllabes de son chant inimitable puis disparait.

                    

Un autre souchet est rejoint par sa compagne, et avec Laurence, nous, nous amusons de voir le cou et la tête d’un cormoran émergeant de l’eau qui nage avant de plonger.

                   

                        

Nous constatons également la présence d’une forme qui perce la surface puis s’immerge pour ressortir quelques mètres plus loin.

                                                                               

C’est une espèce de gros rat ou un surmulot qui ne parait pas redouter la température de l’eau assez fraîche.

                                 

Au bout d’un moment, nous remarquons l’absence d'Alain, nous quittons les planches sur pilotis pour le voir revenir vers nous en marchant plié en deux comme s’il voulait passer inaperçu.

                                          

À coup sûr, notre ami à localisé quelque chose de pas courant et revient nous en informer de sa découverte aussi rapidement que son âge le permet.

               

Épervier d’Europe (Accipiter nisus) femelle.

                               

Avec ses explications excitées, nous comprenons qu’un rapace sans en avoir le nom est posé au sol sur un des ris du marais en contrebas de l’autre mur de bois.

                                                                        

Immédiatement, nous rivons nos jumelles aux espaces de miroises percés dans le mur pour découvrir une superbe femelle d'Épervier d’Europe (Accipiter nisus) qui nous apparait de bonne taille.

                   

Épervier d’Europe (Accipiter nisus) femelle.

                                                            

L’émouchet est posé sur une langue de terre, sans plus d’activité que cela, l’observation dure quelques minutes, nous tentons de le pixeliser, mais à notre décharge, cela reste ardu pour nous.

                                                        

Chacun tente de trouver la meilleure perspective pour garder le plus longtemps possible cette superbe rencontre dans les yeux.

                                          

Soudain, c'est le branle-bas de combat, en quelques secondes, l’oiseau de proies a tourné vivement la tête et sans quitter des yeux sa cible a pris son élan pour fondre sur une Grive musicienne (Turdus philomelos).

                   

Épervier d’Europe (Accipiter nisus) femelle.

                             

Le turdidé complètement affolé ne devra son salut que dans une fuite effrénée pour échapper à son prédateur qui lui, ira cette fois-ci, se percher assez loin de nous.

                                   

Les yeux encore piquants par l’émotion de la scène que nous venons de vivre, nous tentons de trouver un autre axe visuel pour retrouver l’oiseau.

                                                 

Devant le portail du service technique du parc, aucune possibilité de voir l’objet de notre convoitise, de toute façon notre attention est très rapidement détournée par les cris de petits passereaux.

                                  

Alors là, un conflit amical semble naître entre nous, Alain voit des Mésanges charbonnières (Parus major), ainsi que des Orites à longue queue (Aegithalos caudatus).

                             

L’instant d’après, nous percevons distinctement le cri du Roitelet huppé (Regulus regulus) et tout ça sous le soleil annoncé dans les prévisions météo d’Alain qui est à son heure de gloire pour la matinée.

                   

Roitelet huppé (Regulus regulus)

                                        

Les mini-passereaux paraissent faire partie d’une ronde avec les mésanges et autre orites, ils sont tous pratiquement sans cesse en mouvement.

                         

Ils ne tiennent pas en place et nous font tourner en bourrique, impossible de les immortaliser quand ils sont dans les branches des buissons.

                          

Les choses s’arrangent quand ils passent sur les conifères voisins qui offrent un fort contraste avec le plumage des oiseaux ce qui nous permet de les photographier.

                 

Roitelet huppé (Regulus regulus)

                     

Après une superbe observation, nous poursuivons notre promenade autour du bassin principal avec force de commentaires sur nos merveilleuses rencontres.

                                  

Sur les structures artificielles, toujours les mêmes laridés et un cormoran les ailes largement déployées, prennent le soleil.

               

Premier rayons de soleil

                        

Au Passage grillagé, nous regardons ici, pour la présence ou non de petit limicole, la chance n’est pas de notre côté, mais une Bergeronnette grise (Motacilla alba) et entendue sans être vue.

                                  

Une nouvelle petite averse nous surprend à nouveau et à découvert, dommage que la météo ne nous soit pas plus favorable que cela.

             

Même les Pics verts (Picus viridis) sont difficiles à localiser quand ils sont fixés à un tronc.

                                      

Les grèbes des deux espèces sont revus sur l’eau, à nouveau et les Perruches à collier (Psittacula krameri) repassent avec les mêmes cris.

                         

Alain à besoin de mettre son APN à l’abri de la pluie et nous faisons donc une pose, de son côté, Laurence accroche du regard un couple d’Ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiaca).

                             

Ces dernières décollent facilement de la surface de l'onde pour passer devant nous dans une observation plus que rapide, nous ne les retrouverons pas ailleurs.

                                

En passant sur la passerelle, d’autres rieuses, un héron, des colverts sous les buissons bordant la rive de l’île, mais rien d’autre.

              

Héron cendré (Ardea cinerea)

                                        

Nous décidons d’aller vers les trois châteaux d’eau et la pinède, au passage, nous contactons à l’oreille sans le voir le Pic épeiche (Dendrocopos major).

                             

Des Geais des chênes (Garrulus glandarius) sont entendus, mais pas observés et les grandes friches, ne donnent rien, si ce n’est un vol de Pigeons bisets (Columba livia) aussi groupé qu’éloigné.    

                                     

Nous traversons donc la route pour rejoindre cette partie plus sauvage du parc et allons nous mettre à l’abri autant que faire se peut pour rencontrer, une myriade de roitelet, toujours des huppés.

                                 

Un Écureuil roux (Sciurus vulgaris) traverse rapidement et loin devant nous ainsi qu’une bestiole sombre sans pouvoir l’identifier plus que cela.

                                                                  

Sous les pins, la présence de Mésanges huppées (Lophophanes cristatus) est attestée par le cri aisément reconnaissable et également par l’apparition de ces paridés assez actifs, mais surtout placés haut dans les branches.

                                 

Le sol est complètement détrempé nous décidons de retourner vers notre point de départ, avec pour tout contact, des espèces déjà observées.

                  

Pinson des arbres (Fringilla coelebs)

                             

Moins confiant que d’autres dans les prévisions météo...... , j’avais mis mon Appareil photo sous protection artisanale, mais efficace, reste bien sûr qu'il y a peu de bonnes prises de vues.

                    

En revenant vers les bâtiments proche de l'entrée du parc, le râle est de nouveau entendu, nous retournons donc sur la plateforme pour voir à nouveau le marais dans une vue plongeante sous nos yeux.

 

Râle d’eau (Rallus aquaticus)

                            

Et, chacun de scruter une partie de la roselière pour découvrir ce sublime oiseau, puis à deux doigts de lâcher l'affaire, Alain lance son célèbre cri, il est là.

                      

Où ça là ?, on ne peut pas faire plus près.

                   

Râle d’eau (Rallus aquaticus)

                    

Il est sous nos yeux, immobile dans un premier temps, notre compagnon a son appareil dans son sac à dos, reste le mien, et je tente en conséquence de photographier l'oiseau dans des gestes aussi mesurer qu'excités.

                        

Râle d’eau (Rallus aquaticus)

                

Puis le rallidé repart se mettre à l'abri de la roselière, nous tentons de le suivre, il réapparait pour aller se cacher définitivement dans son milieu de prédilection.

                      

Les quelques photos apparaissent exploitables bien que fortement bruitées, il sera toujours temps de voir cela à la maison après avoir séché le matériel le vêtement et les os

                                     

Cela dit, restera la mémoire d’une belle balade humide certes mais à trois, avec avec des rencontres incroyables que nous n’oublierons pas de ci-tôt et le chiffre inattendu de 30 espèces rencontrées pour notre bonheur.

                              

1) Grand cormoran

2) Bernache du Canada

3) Mouettes rieuses

4) Goéland argenté

5) Pinson des arbres

6) Choucas des tours

7) Canards souchets

8) Foulques macroule

9) Gallinules poules d’eau

10) Râle d’eau

11) Pies bavardes

12) Héron cendré

13) Grèbe huppés

14) Mésanges bleues

15) Grèbes castagneux

16) Canard colvert

17) Troglodyte mignon

18) Epervier d’Europe

19) Grive musicienne

20) Mésanges charbonnières

21) Orites à longue queue

22) Roitelet huppé

23) Bergeronnette grise

24) Pics verts

25) Perruche à collier

26) Ouette d’Egypte

27) Geais des chênes

28) Pigeons bisets

29) Pic épeiche

30) Mésanges huppées

              

A) Écureuil roux

 



17/01/2022
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