Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Séjour en Équateur : Jour 12

                     

Hier soir, nous sommes arrivés dans la banlieue proche de Quito et nous, nous sommes installés dans le sublime hôtel San José de Puembo, celui là même où nous avions déposé Malou   qui ne pouvait nous suivre en haute altitude deux jours plus tôt.

              

Ce matin, comme à mon habitude, je m’offre une Balade matinale en solo alors que tout ou presque est encore endormi dans l’hôtel et donc je pars me promener dans son parc somptueux.

              

En passant à l’accueil, la personne se trouvant là me fait un signe de la main et me tend avec un grand sourire une fiche descriptive des espèces que l’on pourrait rencontrer dans le parc de l’hôtel.

              

Un hotel de haute qualité, plutôt orienté ornitho^^

              

Pour une première rencontre matinale du jour, ce sont des Merles Géant (Turdus fuscater) qui arrachent de la pelouse des vers puis les emportent on ne sait où.

              

Une bonne dizaine de Tourterelles oreillardes (Zenaida auriculata) positionnées de façon stratégique autour de l’enclos des gallinacés domestiques pour attendre la personne qui vient apporter de la nourriture à la bassecour chaque matin.

   

Merles Géant (Turdus fuscater)

              

Sur le sol du Parking, quelques Sicales bouton d’or (Sicalis flaveola), se chamaillent puis finissent par se calmer et vont se percher sur les petits arbres d’ornement.

              

Un Pic de Rivoli (Colaptes rivolii) est également présent, mais nettement moins démonstratif en continuant sagement à ranger son plumage tout en restant perchées sur sa palme.

              

La vie aviaire commence à s’animer, un mâle de Moucherolle de Gould (Pyrocephalus obscurus) apparait puis me fuit comme si j’avais la peste, un Troglodyte familier (Troglodytes aedon) se camoufle derrière un tas de branches dénudées.

              

En arrivant sur le terrain de foot, je vois « tomber » quelque chose en ombre chinoise sur ma droite alors que je tentais de reconnaitre un passereau qui se faufilait dans un buisson d’ornement.

              

Je laisse le buisson à son passereau et je scrute le terrain à découvert pour de suite me focaliser sur la forme rousse plus ou moins aplatit au sol à bien 50 mètres.

              

Des Tyrans mélancoliques (Tyrannus melancholicus), quelques tangaras et une paruline non identifiés, puis plus loin, sur la pelouse un petit rapace décolle du sol, une Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius), l’absence de gris sur les couvertures me dit que c’est une femelle.

              

Je reste un moment à la contempler, Quelques minutes sur l’arrête d’un bâtiment, l’instant d’après au sommet d’une perche toujours avec le reste de son lézard, capturé quelques instants plus tôt sur le terrain de foot.

              

Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius)

              

Quatre Tyrans quiquivi (Pitangus sulphuratus) passent de branche en branche en lançant des cris plutôt pour signaler leur présence que pour montrer leur agressivité.

              

Je rejoints mes compagnons de voyage pour un petit déjeuner, il ne faut pas trainer, car ce matin, nous rendons les chambres pour filer à l’aéroport, notre destination la ville de Coca sur le bord de la rivière Napo, l’un des plus gros affluents du fleuve Amazone.

              

Quelques Canards, des Cormorans vigua (Phalacrocorax brasilianus) et un Anhinga d'Amérique (Anhinga anhinga) sont aperçus sur le bassin d’un parc public sur la route qui nous emmène vers la zone aéroportuaire.

              

Plus loin, des Urubus noirs (Coragyps atratus) volent lentement à l’approche du terminal et des Moineaux domestiques (passer domesticus) seront les derniers oiseaux observés avant notre installation dans l’avion.

              

C’est également là que nous quittons avec un petit pincement au cœur, Mauricio, notre chauffeur en effet le reste du voyage sera fait en canot à moteur ou encore avec des balades pédestres dans la forêt.

              

Les formalités d’embarquement sont réduites à leurs plus simples expressions pour ce vol intérieur qui ne dure pas plus d’une heure pour passer d’un côté à l’autre de la cordillère et le contraste est réellement saisissant de verdure.

           

Et de l'autre côté, coule une rivière!

        

Pas le temps de s’ennuyer pour ce vol intérieur qui plus est de qualité et le pilote nous dépose à destination comme sur un nuage.

              

A la descente de l’avion, l’air est un peu lourd bien que le temps soit assez beau, notre moyen de transport est un hybride entre un poids lourd et je ne sais trop quoi.

             

Bus de transport local!

                               

Une espèce de canion d’un autre âge « reconditionné » et customisé comme le char de Ben Hur pour servir de moyen de transport collectif, nous attends sous un soleil radieux afin de nous emmener vers notre troisième moyen de transport la pirogue.

          

Roue cloutée^^!

             

Julien à parfaitement préparé notre voyage, mais il est loin d’être responsable de la situation climatique et puisque l’on parle du temps, de ce côté des montagnes, il est vraiment et rapidement changeant.

              

En quelque minutes le ciel commence à se remplir de gros et vilains nuages fortement menaçants.

              

Le personnel de la société de transport fluvial propose à ceux qui n’en ont pas, une paire de bottes puis commence à emballer tous nos bagages dans des sacs poubelles.

               

La pluie arrive, vite!

             

De mon côté, je regarde les Hirondelles à ceinture blanche (Atticora fasciata) un Martin-pêcheur d’Amazonie (Chloroceryle amazona) et quelques passereaux non identifiés, d’autres hirondelles.

 

On ne tarde pas à comprendre l’intérêt des sacs en plastique sur nos bagages, le ciel d’un bleu d’azur il y a quelques minutes, est devenu tout gris sombre, à croire qu’il va bientôt faire nuit.

              

L’instant d’après, une ondée diluvienne tombe sur la région, le crépitement sur les tôles ondulées qui forment les toits, et tout bonnement assourdissant, mais les personnes du cru semblent le tolérer assez bien.

          

Et bien il pleut fort!

           

Nous sommes deux ou trois à avoir oublié nos ponchos anti-pluie à la maison et on nous propose d’aller en ville pour en acquérir ce que nous acceptons immédiatement.

 

Le temps d’aller jusqu’à la voiture et nous sommes trempé jusqu’aux os, voir même plus loin.

              

Alors que l’on pourrait se faire assommer par une seule goutte d’eau tellement elles sont grosses, des enfants courent sous la pluie en s’amusant sans plus de surveillance que cela.

              

L’averse locale cesse et nous pouvons rendre place à bord de la pirogue qui nous transporte à notre prochain lodge dans la forêt amazonienne.

              

Des Hirondelles à gorge rousse (Stelgidopteryx ruficollis) ont rejoint les premières et reprennent leur ballet aérien au-dessus de la rivière qui fait bien 150 mètres de large à cet endroit.

              

L’embarcadère à peine quitté, nous observons un Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) plane majestueusement, une Grande aigrette au bord de l’eau en pêche et plusieurs Pigeons rousset (Patagioenas cayennensis) au vol, plusieurs toucans seront aperçus, des tyrans ici ou là.

              

La vitesse de la pirogue ne facilite pas le contact visuel et c’est à peu près tout ce que nous pourrons voir durant cette première navigation, mais le plus jeune guide désigne un Milan à queue fourchue (Elanoides forficatus) qui vole au-dessus de la forêt.

              

Nous scrutons les berges et îlots au passage, mais à par une Aigrette neigeuse (Egretta thula) il n’y aura rien d’autre.

              

Puis l’embarcation ralentit et après quelques manœuvres pour couper le flux de la rivière au bon endroit, notre pilote s’approche d’un bras navigable à l’entrée duquel un panneau nous annonce la proximité de notre nouveau lodge.

                         

              

Celui-ci est installé dans la réserve écologique Yarina et quelques instants après avoir déposé nos bagages dans nos chambres, enfilé nos bottes, une première balade pour un premier contact avec la forêt nous est proposée par julien et les guides équatoriens.

              

Devant la mienne, un énorme lézard ''vert'' prend le soleil et se bouge à peine à mon approche, puis notre petit groupe se met en route vers le fond du jardin et là, en un instant c’est un mur végétal de presque cinquante mètres de haut qui se dresse devant nous.

                             

Après quelques dizaines de mètres, l’un des animateurs de la promenade, montre un oiseau situé à une hauteur assez importante, collé à une branche, c’est un Pic jaune (Celeus flavus) que l’on a du mal à déceler du fait de la couleur de son plumage.

   

Pic jaune (Celeus flavus)

              

Qui plus est, ici, les arbres font en moyenne plus de 40 mètres de haut alors les observations dans ce milieu fermé restent ardues, même avec des guides compétents dans un milieu aussi dense et surtout leur réelle envie de partager leur passion qui est aussi la notre.

              

Pour le moment, l’objectif 150/600 Sport de sigma fait des merveilles, seul problème, est de taille, il n’est absolument pas étanche, dommage pour une enseigne qui déclare concevoir du matériel pour la photo en tout temps^^

              

Nos pérégrinations forestières continuent pour contacter le Grimpar talapiot (Dendroplex picus), mais comme le groupe est assez étendu sur le petit chemin en sous bois, ceux d’entre nous situés à l’arrière, ne voient pas la même chose que ceux de devant.

     

Grimpar talapiot (Dendroplex picus)

              

Les guides locaux arrivent à mettre une superbe espèce de manakin possédant une calotte rouge dans l’objectif de la longue vue, mais une participante juge qu’elle peut rester plus longtemps à regarder ces joyaux forestiers et prive bon nombre d’autres amateurs de cette observation.

              

Le premier contact avec la tour d’observation apportera la miroise de plusieurs Geai violacé (Cyanocorax violaceus), toucans et autres petits passereaux frugivores ainsi que plusieurs papillons gros comme une main d’homme.

              

Nos Pas, nous conduisent plus loin avec des pauses pour l’écoute et tenter d’apercevoir furtivement de petit oiseaux en les localisant à l’aide de leur chant.

               

Passereau inconnu!

               

Il commence à faire plutôt sombre et c’est le moment pour nous de quitter cette cathédrale végétale pour aborder un sentier plus ouvert et de déboucher sur une zone marécageuse avec un chemin de bois qui serpente à 30 centimètres au-dessus de la zone humide.

              

Nous avons de suite l’impression qu’il y a plus de vie ici, en effet une colonie de Cassiques roussâtres (Psarocolius angustifrons) semble animer les débats et subit la pression de quelques cousins que sont les Cassiques cul-rouge (Cacicus haemorrhous).

              

Nettement plus bas, plusieurs Tyrans licteur (Philohydor lictor) se posent sur de larges feuilles pour y capturer des invertébrés invisibles de notre position et qui commencent à sortir à la faveur de la pénombre qui commence à s’installer.

              

Des cris de contacts nous annoncent une nichée qui réclame sa pitance à l’arrivée de l’un des parents et nous avons la chance d’observer un Pic à chevron d’or (Melanerpes cruentatus) qui grimpe le long d’une chandelle sur laquelle le couple à creusé sa loge.

 

Un peu plus loin, le plus âgé des guides locaux, nous demande un peu de concentration, il s’agît d’observer une espèce phare du voyage en ce qui me concerne, rien de moins qu’un Grand ibijau (Nyctibius grandis).

              

La chose reste peu aisée avec un oiseau totalement mimétique, parfaitement immobile et à une hauteur assez importante, mais Julien, lui a le talent pour nous aider à voir l’oiseau au mieux des conditions.

                        

Grand ibijau (Nyctibius grandis)

              

Sur le retour vers le lodge, plusieurs espèces de Thraupidés sont aperçus tel que les Tangaras évêques (Thraupis episcopus) qui ici portent une plage blanche au niveau des scapulaires, ainsi que des Tangaras à bec d’argent (Ramphocelus carbo), surtout des femelles.

              

Ce seront les dernières espèces avant de prendre notre repas puis d’aller rejoindre Morphée, reste que le bruissement permanent de la forêt toute proche ainsi qu’une averse aussi tonique que locale me tiendront éveillé encore un moment.

              

1) Merle Géant

2) Tourterelle oreillarde

3) Sicales bouton d’or

4) Pic de Rivoli

5) Moucherolle de Gould

6) Troglodyte familier

7) Tyrans mélancoliques

8) Crécerelle d’Amérique

9) Tyrans quiquivi

10) Cormorans vigua

11) Anhinga d'Amérique

12) Urubus noirs

13) Moineaux domestiques

14) Hirondelles à ceintures blanche

15) Martin pêcheur d’Amazonie

16) Hirondelles à gorge rousses

17) Sarcoramphe roi

18) Grande aigrette

19) Pigeons rousset

20) Milan à queue fourchue

21) Aigrette neigeuse

22) Pic jaune

23) Grimpar talapiot

24) Geai violacé

25) Cassique roussâtre

26) Cassique cul-rouge

27) Tyrans licteur

28) Pic à chevron

29) Grand ibijau

30 Tangara évêques

31) Tangara à bec d’argent

 

 



07/07/2020
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