Oiseaux-balades

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Oie des neiges (Anser caerulescens)

Oie des neiges (Anser caerulescens)

               

Règne : Animalia

                       

Embranchement : Chordata

                       

Sous-embranchement : Vertebra 

                       

Classe : Aves

                       

Ordre : Ansériformes

                       

Famille : Anatidae

                                                                          

Genre : Anser

                       

Espèce : Caerulescens

                  

                    

Linnaeus: 1758

                      

             

Chez nos voisins : Snow Goose Schneegans, Ansar Nival, Sneeuwgans, Oca delle nevi. 

         

           

J F M A M J J A S O N D

                       

Echappé de captivité en France

                    

                  

Une longueur de 66 à 84 cm pour une envergure de 135 à 170 cm et accusant un poids de 2500 grammes pour la femelle à 2700 g pour le mâle et  pouvant aller jusqu’à 3500 g, Mais les jeunes à leur premier automne sont nettement moins lourds.

                  

Cette espèce possède en outre une longévité d’environ 25 années, si elle ne fait pas une rencontre fâcheuse avec un chasseur ou un prédateur, les biologistes fixent à 16 ans la moyenne pour un oiseau sauvage.

                       

Sous sa forme claire, cette espèce est entièrement  blanche à l’exception des rémiges primaires qui, elles sont noires-charbon et forment un contraste important avec le reste du plumage.

 

 

EOS 1 D MARK III  100/400 L IS USM  1: 4.5-5.6  F6.3 1/400s                        Ker anas

 

Reste que sous cette forme, certains individus arborent sur le cou et la tête, une teinte légèrement roussâtre, cela est dut à leur façons de se nourrir.

                     

La seconde forme, dite sombre, elle est en réalité pratiquement entièrement grise, seule une partie du cou ainsi que la tête dans sa totalité sont blanches, sous cette couleur, l'oiseau est aussi appelé oie bleue.

                                     

Le bec est rose avec une pointe blanche, étroit, placé assez haut, il possède un écartement entre ces deux mandibules où l’on peut voir des denticules cet espacement donne  l’impression que l’oiseau adopte un sourire perpétuel, les pâtes sont également entièrement de cette couleur.

                  

Grégaire à l’excès, cette oie  reste  en vaste groupe  et même durant la période de nidification on la retrouve dans des colonies de quelques dizaines de nids à plusieurs centaines, voir plusieurs milliers, c’est aussi l’oie qui niche le plus au nord par rapport à toutes les autres espèces de son genre.

                                                                    

Les rassemblements au Québec sur les sites proches de  Baie-du-Febvre,  comptent jusqu’à 500 000 individus en même temps au mois d’avril.

                     

La saison de reproduction au cœur  de la toundra dans l’extrême arctique commence au début de juin et se poursuit jusqu'aux premiers jours de septembre.

                    

Que ce soit à l’intérieur des terres ou sur les côtes, dans les immenses prairies humides ou au contraire sur les zones de collines, l’impératif et de trouver à profusion, des graminées aussi bien en variété qu’en quantité ainsi que des carex, conditions sine qua non, pour l’installation sur l’aire de reproduction.

                     

Ce n’est qu’à l’âge de deux ans qu’intervient la maturité sexuelle de cette espèce, mais certains oiseaux ne se reproduisent pourtant pas avant l’âge de quatre ans.

                         

Le couple est uni pour la vie et il est assemblé quand il arrive sur le site de nidification, puis après une dizaine de jours, la construction du nid débute, sur un monticule au milieu d’une partie humide à flanc de colline, ou encore sur les pentes protégées des failles ou ravins.

                

C’est la femelle qui choisit l’emplacement et qui le construit seule, dans une petite dépression au sol ou une cuvette grattée à même la terre et garnie d’herbes sèches de mousse et de plume de son ventre, son compagnon  n’étant jamais très éloigné

                

Le nid terminé, la femelle y dépose de quatre à cinq œufs à 36 heures d’intervalles en moyenne, pour une seule couvée par an, dont l’incubation dure 24 jours environ, le mâle montant toujours la garde à proximité.

                

Quand elle quitte son nid pour aller se nourrir, elle recouvre ses œufs avec le duvet qu’elle a prélevé sur son ventre afin de découvrir les plaques incubatrices

                  

Les oisons, sont bien sûr nidifuges, à peine 24 heures après leur naissance, ils sont capables d’entamer une marche de plus de 30 kilomètres, qu’ils effectuent en quatre jours, alors qu’ils ne pèsent guère plus de 100 grammes à ce moment-là.

                    

Correctement nourris, ils profitent rapidement pour atteindre deux kilogrammes à six semaines, leur plumage est  gris et blanc,  c’est à cette période qu’ils prennent leur premier essor, ils resteront toutefois dans la cellule familiale jusqu’au printemps prochain.

                    

Ils pourront alors entamer la migration vers le sud en plusieurs étapes dont certaines, longues de plus de mille kilomètres et en vol de croisière, cette espèce, peut avancer à 45 km/h, sur une distance de 1000 km sans escale,  mais si cela s’avère nécessaire, elle peut augmenter sa vitesse  jusqu’à 95 km/ !

                  

Lors de la mue où comme beaucoup d’anatidés, cette oie, perd toutes ses plumes de vol, sa faculté à se déplacer très facilement à terre lui permet de distancer presque tous ces prédateurs terrestres.

                   

Un détail à noter, dans la 2e version du guide ornithologique anglais Collins bird guide, l’Oie des neiges, aux pages 14 & 15, est présentée sous le nom binominal : Anser caerulescens, le guide ornitho de delachaux & niestlé version 2010, parfaite traduction de l’ouvrage d’outre Manche reprend cette appellation, mais sur plusieurs sites internet dont oiseaux.net et WikipédiA, le nom binominal de cette espèce est Chen caerulescens.

                  

Les prédateurs naturels de cette espèce, sont les labbes de différentes espèces, les  Grands corbeaux, les Faucons gerfauts, les renards polaires et les loups, qui exercent une forte pression notamment lors de l’effondrement cyclique des populations de lemmings et les prédateurs spécifiquement inféodé à cette espèce de rongeur, ce rabattent vers cette espèce d’oie.

                     

Pour pallier à cette prédation, cette oie à l’instar de certaines bernaches s’installe dans la zone d’influence des Harfangs des neiges Bubo scandiacus afin de trouver une protection pour  sa progéniture, même si parfois ce rapace devient prédateur également.

                    

L’aménagement de refuges sur les axes de migration, le changement des habitudes alimentaires ainsi qu’une législation plus contraignante appliquée aux prélèvements cynégétiques a permis de passer en cent ans d’un effectif mondial d’environ trois mille individus à plus de 800 000.

                 

Cette espèces se décline en deux sous espèces,  Anser caerulescens caerulescens décrite par Linnaeus en  1758, puis en 1927 Kennard découvre quel que différences sur Anser caerulescens atlanticus.

                   

                    

Du fait de sa répartition mondiale, cette espèce  d’oie ne suscite pas d'inquiétude de la part des spécialistes de l'UICN.

                  

               

Son statut de conservation à l'UICN est jugé : Préoccupation mineure

          

          

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

    

   

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06/06/2013
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