Oiseaux-balades

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Oie de Ross Anser rossii

Autres oies : Oie des neiges Anser caerulescens  ,  Oie rieuse Anser albifrons  Oie naine Anser erythropus  ,  , Oie à bec court  Anser brachyrhynchus  ,  Oie cendrée  Anser anser , Oie à tête barrée  Anser indicus  cygnoides  Anser cygnoides.

           

            

Chez nos voisins : Ross's Goose, Zwergschneegans, Ansar de Ross, Ross' gans, Oca di Ross.

                 

                  

Oie de Ross (Anser rossii)

          

Règne : Animalia 

          

Embranchement : Chordata 

          

Sous-embranchement : Vertebra 

          

Classe : Aves

          

Ordre : Ansériformes

          

Famille : Anatidae 

                                                               

Genre : Anser

          

Espèce : Rossii

       

       

Cassin : 1861

     

     

J F M A M J J A S O N D

             

              

De 57 à 64 centimètres de longueur, pour une envergure, située entre 135 et 170 cm et accusant un poids compris de 1600 grammes à 1800g environ.

          

Facilement reconnaissable à tout moment de l’année, un individu à quelques distances, peut toutes fois, être confondu avec une Oie des neiges de très petite taille.

          

Cette espèce, possède en forme blanche, un plumage entièrement banc immaculé y compris le dessous, à l’exception des rémiges primaires de la N° 2 à la N°10, formant ainsi un contraste saisissant visible bien sûr en vol, mais également posé au sol ou sur l’eau.

          

 

          

Sous sa forme dite bleue qui reste cependant extrêmement rare, l’oiseau garde la tête, le cou, le ventre et le croupion blanc alors que le reste du plumage et de couleur gris-brun, le dos et les ailes, quant à eux sont gris plus foncé, cette forme ressemble également à l’oie des neiges, dont elle semble posséder des gênes dut à des hybridations par le passé.

          

Apparemment, les deux formes, blanche et bleue, possèdent un bec de même couleur rose-rougeâtre avec de petites protubérances, plus étendu chez les oiseaux âgés, l’onglet est quant à lui, rose pâle, formant un contraste avec le reste du bec,  les pattes, étant également de cette teinte rose-rougeâtre.

          

Cette oie, comme tous ou presque des anatidés, perd toutes ses plumes de vol en même temps lui interdisant momentanément de prendre son essor, de ce fait à l’instar d’autre espèce on assiste en en juillet et aout, à des rassemblements colossaux  sur les grandes étendues d’eau, appelés rassemblements de mue.

          

Comme pour sa grande cousine des neiges, il semble que les zones de reproductions et d’hivernage, soit bien différentes, de plus,  trois  groupes de populations différentes de  cette petite oie sont présentent   sur l'aire de répartition  et passe l’hiver  principalement  en Californie, au Nouveau-Mexique, au Texas et au Mexique, un nombre croissant hivernant en Louisiane et en Arkansas.

          

Depuis l’avènement de la mondialisation et  du fait des pratiques agricoles humaines intensives, cette espèce investit  de nos jours une zone bien plus vaste  que par le passé, parfois  mêlée à des bandes de sa grande cousine des neiges en famille ou en individus isolés.

          

Les lacs d’eau douce ainsi que les lagunes d’eau saumâtres ou salées sont  occupées indifféremment pour se nourrir, les immenses champs de céréales sont également visités.

          

C’est une espèce au caractère grégaire et sociable assez affirmé, en hiver, les rassemblements peuvent assurément atteindre plusieurs milliers d’oiseaux.

          

L’espèce au vol puissant  et groupé comme tous les gros anatidés, n’adopte pas de façon obligatoire la formation en V caractéristique des oies grises, mais les oiseaux situés à l’avant comme leurs cousines, changent de place pour s’économiser durant les voyages allés et retour.

          

Même si cette espèce niche de plus en plus sur le pourtour de la côte ouest de la baie d’Hudson ainsi que sur les îles de Southampton Baffin et Bancks, le plus gros des effectifs se reproduit dans la baie de la reine-Maud.

          

Cette oie vraiment sociable sur ses sites de nidification, situés au nord-ouest du Canada avec environ 90% des couples nicheurs dans le  refuge du Golf de la reine-Maud, accepte l’installation d’autres espèces oies comme Anser caerulescens, ou même des bernaches genre branta,  ce qui peut conduire parfois à des cas de couples mixtes et  d’hybridations avérées.

          

Vers le mois de mai, en couple déjà formé, c’est le retour sur les sites de nidification dans la région de la toundra arctique, en colonies  denses, celui-ci est installé dans une cuvette, tapissée d’herbe sous un buisson ou dans un amas rocheux, avec bien sûr les plumes du ventre servant à protéger les œufs et à découvrir les plaques incubatrices de la future mère.

          

La femelle une fois l’ouvrage terminé y dépose de quatre à six œufs quelle couve seule, dont l’incubation, dure environ 24 jours pendant que son compagnon, surveille et défend les abords du nid.

          

Les oisons nidifuges, pourront quitter le nid dans les deux jours qui suivent leur naissance, une fois le sens de la motricité acquit et  s’ils survivent aux prédateurs naturels tels que les rapaces, laridés et les renards polaires entre autres, ils bénéficieront d’une alimentation copieuse et riche sur une période de cinq à six semaines.

          

Au terme de ce laps de temps, ils seront volants, mais ne trouveront leur émancipation qu’au printemps suivant passant l’hiver dans la cellule familiale qui les a vu naitre.

          

Même si pendant leurs premières semaines les jeunes oies capturent et mangent des insectes et autres petits invertébrés, cette espèce est exclusivement végétarienne, durant la période hivernal, les grains de maïs et d’autres céréales, glanés dans les champs cultivés améliorent l’ordinaire.

          

On remarque parfois une couleur ocrée sur la tête, le cou et le ventre de cette espèce, mais cela est plus rare que chez l’oie des neiges et beaucoup moins net du fait de comportement alimentaire différent.

          

Le recensement  de cette espèce d’oie, était pratiqué chaque année sur  une seule des leurs nombreuses colonies nicheuses, mais fut arrêté en 2007.

          

Les comptages par estimation, ont démontré, que l’espèce entre 1998 et 2007 avait  progressé d’environ neuf pour cent en moyenne.

          

Cette année là, Des biologistes ont estimé à 400 000 le nombre de couples à avoir niché aux abords du lac Karrak, soit une progression d’environ 15% par rapport à l’année précédente.

          

La prospection sur le terrain, les inventaires ainsi que des moyens photographiques aériens détaillés  en compléments sont effectués de long en long afin de déterminer les proportions d'Oies de Ross et d'Oies des neiges mêlées dans les colonies.

          

Un détail à noter, dans la 2ème version du guide ornithologique anglais Collins bird guide, l’Oie de Ross, à la page 422, est présentée sous le nom binominal : Anser Rossii, le guide ornitho de delachaux & niestlé version 2010, parfaite traduction de l’ouvrage d’outre Manche reprend cette appellation, mais sur plusieurs sites internet dont oiseaux.net et WikipédiA, le nom binominal de cette espèce est Chen rossii.

          

Du fait d’une population mondiale estimée, à 1 100 000 individus, cette espèce  monotypique, c’est-à-dire ne possédant pas de sous-espèce, ne présente pas d’inquiétude de la part des spécialistes de l’UICN.

   

       

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure

     

     

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

   

       

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08/06/2013
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