Oiseaux-balades

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Erismature rousse Oxyura jamaicensis

Erismature rousse (Oxyura jamaicensis)

                                  

Règne : Animalia

                                  

Embranchement : Chordata

                                  

Sous-embranchement : Vertebra 

                                   

Classe : Aves

                                  

Ordre : Ansériformes

                                  

Famille : Anatidae

                                  

Genre : Oxyura

                                  

Espèce : Jamaicensis

               

                   

Gmelin : 1789

              

            

Chez nos voisins : White-headed Duck,  Weißkopf-Ruderent,  Malvasía Cabeciblanca, Witkopeend,  Gobbo rugginoso.

            

       

J F M A M J J A S O N D

Echappé de captivité et devenu féral en France              

               

De 35 à 43 centimètres de  longueur, pour une envergure comprise entre  53  et 62 centimètres, accusant un poids situé de 310 à 650 grammes pour la femelle un peu plus pour le mâle puisqu’environ 540 à  795 g.

              

Cet anatidé originaire de la région des deux Amériques, de l’Amérique du Nord en général et du Canada plus particulièrement, où il est nicheur dans la province du Québec entre autre et de l’Amérique du sud avec une présence en terre de feu, elle possède en outre, une espérance de vie d’environ 13 ans.

              

En plumage nuptial le mâle, a le front, le vertex, la nuque, le cou et la gorge, sont noirs profonds englobant l’œil marron très foncé, le rendant pratiquement invisible à bonne distance, les parotiques, les lores jusqu’à la base du bec, sont blancs.

              

Parfois on peut observer deux petites crêtes au sommet du crane du mâle de la même couleur que cette partie de la tête.

              

La poitrine, est marron fonce, le reste du plumage est roux, les plumes de la queue quasiment toujours dressées dans un angle de 90°, sont noires le ventre est brun roux, strié de blanc cassé.

              

Le bec, durant la période de nidification, est bleu électrique, le culmen de l’espèce, présente une ligne incurvée prononcée, il deviendra noir  à l’automne celui de la femelle est brun en toutes saisons.

              

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Les pattes, situées loin en arrière du corps, font que ce canard plongeur, possède une nage subaquatique aisée, en cas de problème, l’oiseau, préfère disparaitre sous l’eau ou s’enfuir en nageant plutôt qu’au vol.

              

Pourtant, celui-ci est puissant  rapide au point de provoquer un genre de bourdonnement, si elle s’envole de la surface, l’erismature est obligée de courir sur la surface, à l’instar d’autres canards plongeurs.

              

Son aire de répartition originelle, s’étend de la pointe de la terre de feu en bas de la zone Néotropique, jusqu’en Alaska dans le Néarctique, aussi bien en plaine que sur l’altiplano péruvien, mais aussi sur quelques îles de la Mer des Caraïbes.

              

Cette espèce possède un caractère monogame à très cours terme, en effet le couple formé et le petit territoire  dans les parages immédiats du nid trouvé, l’accouplement réussi, le mâle quitte sa compagne dans le but de tenter d’en  trouver une autre, en cas d’échec, il reviendra peut-être aider sa femelle à s’occuper de l’élevage des petits.

              

Bien sûr, à chaque fois, c’est le même rituel, le mâle, nage avec sa belle, puis face à elle, la queue toujours dressée et étalée à la manière d’un éventail, il nage rapidement, le corps sous la surface de l’eau, la poitrine en avant telle l’étrave d’un navire la tête baissée vers l’avant.

              

Parfois il utilise une autre méthode, il tambourine avec son bec sa poitrine  tant pour séduire sa futur compagne que pour montrer aux autres mâles du secteur qu’il est bien le maître du lieu.

              

Au printemps donc, selon l’endroit, entre les mois de mai et juillet, le nid est construit dans une zone marécageuse à l’abri de la végétation dense ou sur une plateforme arrimée à l’aide de végétaux secs, dont la cuvette est tapissée d’herbe sèche et de duvet du ventre de la futur mère, avec une technique qui consiste à l’agrandir en même temps que le nombre d’œufs s’élargit.

              

La femelle, dépose au rythme d’un par jour, de cinq à dix œufs dont l’incubation lui incombe seule, mais il lui arrive aussi de pondre dans le nid d’un autre anatidé, de son espèce ou pas et qui dure de 26 à 28 jours environ, les canetons nidifuges, quitteront le nid dans les quelques heures, suivant leur naissance, une fois la motricité acquise et leur duvet de naissance bien sec.

              

La recherche de nourriture et le plongeon leur sont innés, ils n’ont aucun problème majeur pour la trouver, même si leur mère reste à les protéger  et prendre soin d’eux, ils seront volants au terme de 42 à 50 jours.

              

Normalement, cette espèce ne produit qu’une couvée par saison de reproduction, sauf dans le sud de son aire de répartition où elle peut en faire une deuxième.

              

Le régime alimentaire est constitué en majorité de plantes aquatiques ainsi que de graines, de plantes vivant au fond de l’eau, mais également de crustacés de petites tailles, de larves, insectes et invertébré liés aux milieux humides qu’elle filtre dans l’eau ou la vase à l’aide de son bec.

              

Espèce invasive à partir  d’oiseaux échappés de collection en Grande-Bretagne autour des années 1950, l’espèce a fait souche et, est devenue férale, à ce jour, pas moins de 20 pays sont touchés par l’expansion  de ce fléau, y compris le Royaume du Maroc.

              

En effet, dans le sud-ouest de l’Europe, ce canard au caractère plus affirmé que celui de sa cousine à tête blanche et, qui elle et native de cette ecozone, grignote petit à petit l’espace de cette dernière.

              

Mais le caractère de gravité plus important est,  qu’elles s’hybrident entre elles créant ainsi, une extinction programmée de l’erismature à tête blanche par dilution génétique dans le sud-ouest de son aire si aucunes mesures aussi draconiennes soit’ elles ne sont pas mises en œuvre.

              

Prenant conscience du problème, plusieurs pays dont la France, ont adoptés  des mesures afin de tenter d’enrayer l’invasion galopante de cette espèce au détriment de sa cousine européenne, d’ailleurs, si l’on découvre un ou plusieurs de ces oiseaux à l’état libre, il est bon de le signaler à l’ONCF.

              

Cet oiseau se décline sous deux sous-espèces, la nominale, Oxyura jamaicensis jamaicensis, répertoriée en 1789 par Gmelin, la seconde, Oxyura jamaicensis rubida par A. Wilson en 1814.

              

Aucun risque d’inquiétude de la part des spécialistes de l’UINC pour le moment, c’est même tout le contraire, l’alarme sonne dans l’autre sens pour cet oiseau invasif qui reste un beau canard tout de même.

             

Ce canard se décline en deux sous espèces comme suit, c’est Gmelin qui en 1789 décrit Oxyura jamaicensis jamaicensis, puis 25 ans plus tard, soit en 1814 c’est au tour de A. Wilson de trouver quelques différences avec Oxyura jamaicensis rubida.

              

              

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure. 

             

              

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

   

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19/07/2013
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