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Erismature à tête blanche Oxyura leucocephala

Erismature à tête blanche (Oxyura leucocephala)

            

Règne : Animalia

            

Embranchement : Chordata

              

Sous-embranchement : Vertebra 

            

Classe : Aves

            

Ordre : Ansériformes

            

Famille : Anatidae

            

Genre : Oxyura

            

Espèce :  Leucocephala

           

              

Scopoli : 1769

      

      

Chez nos voisins : White-headed Duck, Weißkopf-Ruderente, Malvasía Cabeciblanca, Witkopeend, Gobbo rugginoso

    

J F M A M J J A S O N D

 

Espèce rare en France.            

          

                      

De 43 à 48 centimètres de  longueur, pour une envergure comprise entre  62  et 70 centimètres, accusant un poids situé pour le mâle 720 à  800 grammes, un peu plus pour la femelle puisqu’environ de 720 à 900 g.

            

Cet anatidé originaire de la région du Paléarctique, où il est nicheur, mais en population très localisées et morcelées par rapport à l’aire de répartition, est facilement reconnaissable surtout à l’aide de la forme du bec au caractère diagnostique.

            

Cette espèce au demeurant mal connue, possède en outre, une espérance de vie de douze à treize ans maximum en captivité surement un peu moins dans la nature.

            

En plumage nuptial, le mâle arbore une tête blanche, d’où le nom de l’espèce, avec cependant, le vertex noir sans toutes fois toucher l’œil, un cou marron foncé, presque noirâtre sur l’arrière formant un genre de collier sombre à la base de celui-ci, le marron du devant descend sur la poitrine ce fondant en roux sur les flancs.

            

Tout le dessus du plumage est roux, la queue, est marron foncé à noirâtre souvent tenue verticalement à 90° parfois encore plus penchée vers la tête, ou à contrario, horizontalement à la surface de l’eau, le ventre, est beige foncé.

            

Les pattes, situées très en arrières du corps, lui confère une nage subaquatique aisée, mais un décollage laborieux en courant sur l’eau, l’œil marron foncé, se détache parfaitement sur le blanc de la tête.

            

Le bec diagnostique, est  bleu électrique, il permet de lever le doute sur l’espèce grâce notamment au gros renflement qui donne une forme tout à fait particulière au culmen près du front de l’oiseau.

            

D’une importance assez conséquente, son aire de répartition n’en ait pas moins morcelée, en effet de l’Espagne, au Maroc, quelque rare individus en Tunisie encore plus occasionnel en Algérie, où les cas de nidifications sont réellement insignifiants sur l’Afrique du nord.

            

Un autre noyau se situe plus à l’Est sur la méditerranée et la Mer Noire et vers l’Asie du sud-ouest, y compris au Moyen-Orient, où la reproduction avérée est correcte.

            

La troisième zone de reproduction,  se situe au niveau des anciens pays de l’ex-URSS en Asie centrale à l’Est de la Mongolie centrale jusqu’en Chine occidentale.

            

Selon l’endroit, cette espèce est sédentaire, semi migratrice ou migratrice, quand arrive l’hiver, les déplacements et regroupements hivernaux plus ou moins dense son situés sur la Bulgarie, la Tunisie et accessoirement en Roumanie.

            

Une partie des populations, investie la Turquie ainsi qu’Israël puis vers l’Est,   le Pakistan et l’Iran.

            

Si l’espèce à nichait en France, seulement en Corse,  il semble que ce ne soit plus le cas depuis, 1966,  les observations sont  restées occasionnelles depuis.

            

Mais vers la fin des  années 1980 au niveau des mois d’hiver et dans la partie occidentale de notre pays, le nombre des données de contacts ont augmentés, le lien de cause à effet avec une augmentation ibérique est assez probable en plus du fait que le nombre d’observateurs de terrain allait en augmentant.

            

A contrario des périodes hivernales où l’espèce recherche de grandes surface dégagées, sur les aires de nidification, ce sont les zones avec des plans d’eau douce agrémenté de végétation dense sur leurs rives que l’espèce occupe en priorité.

            

A l’instar des autres membre du genre Oxyura le mâle de cette espèce à un comportement polygyne, c'est-à-dire qu’il forme un couple avec une femelle, puis une fois l’accouplement réalisé, il la laisse en charge, évidemment de la ponte, mais aussi de la couvaison et de l’élevage des canetons.

            

Dès le mois de mai, la femelle fécondée construit un nid ressemblant à une plateforme constituée de végétaux aquatiques, avec une cuvette au centre, parfois elle utilise l’ancien nid d’une foulque, toute seule puisque son compagnon l’a délaissé pour courtiser une autre belle.

            

Une fois le nid achevé, elle y dépose de cinq à dix œufs dont l’incubation dure de  25 à 26 jours en moyenne, plus de dix œufs par couvée, sont vraisemblablement la ponte de deux ou plusieurs  femelles différentes dans le même nid.

            

Les canetons nidifuges, quittent le nid dans les heures qui suivent leur naissance, ils seront volants au terme de 56 à 63 jours, il accompagne leur mère sur les lieux d’hivernage, mais il est difficile de connaitre l’âge de la maturité sexuelle tant l’espèce est mal connue.

            

Le régime alimentaire, est constitué de végétaux subaquatiques dans sa majorité, mais des insectes, larves gastéropodes de petites tailles ainsi que d’autres invertébrés qu’il sasse à l’aide de son bec, sont également au menu.

            

Du fait de l’introduction accidentelle dans les années1950  à partir de l’Angleterre, une vingtaine de pays de l’Europe de l’ouest, y compris le royaume du Maroc de l’autre côté de Gibraltar, sont envahis par sa cousine  rousse.

            

Celle-ci, au caractère plus affirmé, entame une conquête efficace du territoire européen en chassant la tête blanche, mais le risque de disparition de cette dernière sur cette partie de son aire de répartition, vient du fait  du risque de  la dilution génétique au profit de la rousse.

            

Plusieurs pays ont entamé des procédures plus ou moins efficaces pour  stopper ces fléaux par plans d’éradication de cette espèce invasive.

            

Même si la prise de conscience est réelle et commence à porter ses fruits, la tête blanche reste vulnérable dans l’ouest de l’Europe et les spécialistes de l’UICN considèrent à ce jour la tête blanche en danger.

            

En grand danger de disparition dans le sud-ouest du Paléarctique Occidental cette espèce en sursis,  est de catégorie monotypique.

            

            

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : En danger

            

            

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

 

   

 

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19/07/2013
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