Oiseaux-balades

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Elanion blac (Elanus caeruleus)

Autres Accipitridae

    

Chez nos voisins :  Elanion blanc,  Black-shouldered  Kite,  Gleitaar,  Elanio Común,  Grijze wouw,  Nibbio  bianco .
    

Elanion blac (Elanus caeruleus)

    

Règne : Animalia

    

Embranchement : Chordata

    

Sous-embranchement : Vertebra

    

Classe : Aves

    

Ordre : Accipitriformes

    

Famille : Accipitridés

    

Genre : Elanus

    

Espèce : Caeruleus

    

    

Desfontaines : 1789

    

    

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Visiteur estival et reproducteur rare en  France   

    

    

De 35 à 38 centimètres de longueur pour une envergure comprise entre 80 et 85 cm, accusant un poids variant de 200 à 340 grammes, en outre, ce sympathique rapace diurne qui possède pourtant des mœurs  crépusculaires en ce qui concerne la chasse, a une espérance de vie d’environ six ans.

                     

Son plumage est blanc sur les côtés de la tête, la gorge et le ventre, le dessus des ailes le dos sont, gris cendre bleutés.

                     

Les petites, moyennes et grandes couvertures, sont noires et forment ainsi des épaules un fort contraste.

                     

Les rémiges bien visibles en vol sont gris très foncé ou noire, sa queue est proportionnellement courte et un peu  échancrée.

    

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Mais ce qui frappe le plus chez  cet oiseau, c’est bien sûr son l’iris rouge rubis, qui laisse un souvenir impérissable, quand on a tenu l’oiseau dans sa longue vue au moins une fois, le noir qui entoure l’œil, forme un genre de masque et  renforce cette sensation inoubliable.

                     

Les serres, ne sont pas emplumées, Jaunes vifs comme la cire à la base du bec noir, est également .

                   

Il aime à s’installer dans les zones mixtes de culture et  assez dégagée comme les prairies ouvertes clairsemées de bosquets où il apprécie  à se fixer sur un support tel qu’un arbre mort ou encore un poteau téléphonique.

                     

Cet oiseau se reproduit habituellement en Afrique et dans quelques pays asiatiques, il est également répandu au Moyen-Orient, en Égypte dans la vallée du Nil  ainsi que  dans le sud-ouest de la Péninsule Arabique.

                     

En Europe une fois passé le détroit de Gibraltar, il s’installe en Espagne  et au Portugal, quelques couples, environ une dizaine depuis le début des années 1990 passent les Pyrénées pour venir  nicher  dans le sud-ouest de la France en Aquitaine.

                     

De taille à peine plus importante que celle du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), se rapace se nourrit de micros mammifères tels que les petits rongeurs, de gros insectes, de petits reptiles et à l’occasion de quelques petits oiseaux.

                     

À l’instar  de  cette espèce de faucon et comme d’autres rapaces, il est capable pour chasser, d’adopter la position dite du  saint esprit et donc de  faire du vol stationnaire en battant rapidement des ailes.

                     

Grégaire sur les sites d’hivernages, où l’on peut l’observer, dans des dortoirs pouvant accueillir jusqu’à plus de 500 individus, les deux membres du couple,  deviennent hyper agressifs sur leur territoire de reproduction  au moment de la nidification et défendent bec et ongles, contre toutes approches du nid que ce soit par des corvidés ou bien d’autres rapaces.

                     

Il construit souvent son nid à une hauteur variable, entre un mètre cinquante et, dix-huit mètres de haut, cela dépend du support trouvé. C’est un nouveau chaque année, mais pratiquement toujours dans le même secteur que le précédent et bien sûr non loin d’une source d’eau, mare ou petite rivière.

                     

Il n’est pas très conséquent, fait de petites brindilles dans un arbre et parfois également à même le sol sur une corniche escarpée en l’absence de tout autre point élevé, sa construction est partagée, le mâle transporte les matériaux, à charge pour la femelle la construction à proprement parlé.

                     

C’est un oiseau migrateur, qui dès son retour de ses  quartiers d’hiver, une fois le nid édifié,  la femelle y pond entre février et mars de trois à cinq œufs tous les deux ou trois jours, dont l’incubation assurée en grande partie par la femelle dure de 25 à 28 jours, durant cette période, son compagnon chasse pour elle.

                                         

Les naissances ont le même espacement que celui de la ponte, donc l’ainé peut avoir jusqu'à quinze jours de différence avec le plus jeune de la couvée, mais ne semble pas montrer d’agressivité au moment du nourrissage envers les plus petits de ses frères et sœurs.

                     

De toutes façons, la mère répartie les proies apportées par le père, de façon équitable à ses petits sans favoriser les plus âgés, cette stratégie de survie garantie plus de petits à l’envol.

                     

C’est vers l’âge de 24 jours environ que les petits possèdent la totalité de leur plumage et après des essais de musculatures sur les abords du  nid durant une semaine, ceux-ci prennent leur premier essor.

                     

Ils ne sont pas indépendants pour autant, ils apprennent à chasser et reviennent au contact du nid pour se faire nourrir durant un certain temps. Dans le cas ou la nourriture est vraiment abondante, les parents peuvent entamer une seconde nichée.

                     

En 1787, sur des notes de M. François Levaillant   le terme « blac » fût créé, pour nommer cette espèce,  personne à ce jour n'en connait la raison, mais au moins trois hypothèses raisonnables sont avancées, à savoir :

                     

Une erreur de retranscription pourrait avoir eu lieu en omettant le « n » du mot blanc.

                     

Même si la langue anglaise n’avait pas le caractère prédominant qu’elle possède aujourd’hui, ce mot pourrait être une erreur de traduction du mot « black », car cet oiseau est appelé Black-winged kite par les anglophones.

                     

Et enfin, cela pourrait être un dérivé du mot arabe « ablaq » qui veut dire : bigarré de noir et blanc, ce qu’est cet oiseau, quand on l’observe vu de dessous.

                     

Reste que même si ce nom, prête à confusion, c’est celui-ci qu’il faut privilégier, car c’est celui choisie et utilisé par la Commission internationale des noms français des oiseaux.

                     

Trois sous-espèces de cet oiseau sont à noter d’après M. Alan P. Peterson, la nominale, Elanus caeruleus caeruleus, puis  Elanus caeruleus hypoleucus  (Gould 1859) et  Elanus caeruleus vociferus (Latham 1790) pour les secondaires.

                     

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

                     

Du fait ces dernières années  d'une expansion relative  en Espagne, de plus en plus d'oiseaux passent les Pyrénées pour venir s'établir dans le sud-ouest de notre pays où quelques cas de reproduction avéré ont été constatés.

    

    

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

    

 

    

Pour une fiche plus détaillé de cette espèce, rendez vous sur  Oiseaux.net  où,  une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir.

    

    

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14/09/2013
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