Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade en Afrique du Sud - J3*

                      

Ce matin, tout le monde à l’œil vif alors que le jour n’est pas encore levé, car qu’aujourd’hui, c’est la fameuse balade en mer, avec l’espoir affiché de pouvoir rencontrer des Albatros, quelle que soit l’espèce.

                      

En effet, le clou du séjour prévu sur quatre jours permutables, n’est possible que sur une météo, sinon clémente, tout au moins acceptable par les organisateurs qui ne prennent aucun risque avec notre santé.

                      

Il faut dire, que cette fameuse balade en mer, est située au large du Cap de Bonne-Espérance et qu’ici quand on vous dit que la mer est mauvaise, il vaut mieux rester à terre.

                      

Alexandre qui avait pris une extension d’une semaine, avait pu faire une sortie sur les deux qu’il avait prévu et avait contacté 24 espèces selon ses indications.

                      

Donc après le déjeuner, en route pour le port de Simonstown, sur place, le lieu est quasi désert, puis au bout d’un moment, des équipages et de petits bateaux se déplacent sous nos yeux.

                      

Dans l’un des arbres du parking au-dessus de notre bus, des Moineaux domestiques (Passer domesticus) passent de branche en branche, plus loin une Bergeronnette du Cap (Motacilla capensis ) arpente le bitume.

                      

Il y a de plus en plus d’activités et au terme d’une courte attente, notre capitaine pour la journée arrive sur nous afin de se présenter.

                      

Ce faisant, nous accédons à la zone dans laquelle sont amarrés les navires et personnellement, à la suite de ma mésaventure de l’année dernière, j'eus préféré une plus grosse embarcation.

                      

Reste qu’il est trop tard pour faire demi-tour, donc haut les cœurs, on y est, on y reste, et les consignes de sécurité claires et nettes énoncées, tout le monde monte à bord.

                      

En plus du Pilote, nous serons accompagnés d’un genre de guide local, qui va s’avérer être une véritable pointure dans l’identification des différents oiseaux pélagiques observés.

                      

Tout le monde étant à bord, c’est le départ et à peine en mouvement, le Goéland dominicain (Larus dominicanus) ainsi que la Mouette de Hartlaub (Chroicocephalus hartlaubii) sont contactés en vol ou posés sur les superstructures du port.

                         

Goéland dominicain (Larus dominicanus)

                                               

Une autre espèce bien visible et c’est peu de le dire, est le Cormoran du Cap (Phalacrocorax capensis) des dizaines posées et un peu plus tard, des milliers dans une file à flot continu, volant plus rapidement que n’avance notre bateau.

                      

Au fur et à mesure de notre progression, nous quittons la zone de protection de la péninsule et avançons sur un océan relativement calme.

                      

Il n’y a plus qu’à trouver un bateau de pêche en action dans la mesure du possible.

                      

En effet, après une météo défavorable ces derniers jours, peu ou pas de bateaux sont sortis à la mer et l’idée serait d’en « accrocher » un, pour profiter d’une meute éventuelle.

                      

Mais, curieusement, il n’apparait aucun bâtiment de pêche à l’horizon, ni même sur les fréquences radios.

                            

                      

Le skipper tente de trouver un bon coin, mais en haute mer, il n’y a pas réellement de règle.

                                                        

Après plusieurs virées de bord, l’animateur se décide pour une technique artificielle qui consiste à tenter d’appâter les oiseaux pour créer une meute rien qu’à nous.

                      

Seul un énorme porte-conteneurs croise au loin notre route et l’animateur se voit obligé d’utiliser un genre de radeau dérivant avec morceau de poissons non comestible.

                      

Un liquide qui n’est pas sans rappeler l'odeur de celui utilisé par les personnes de la LPO lors des balades dans les pertuis charentais est également utilisé.

                        

Puffins à mentons banc (Procellaria aequinoctialis)

                      

Les Puffins à mentons banc (Procellaria aequinoctialis) sont les premiers à montrer le bout du bec, puis des Dominicains reviennent,

                      

Ici, le bateau bouge, l’océan bouge et les oiseaux bougent, ici tout bouge sauf l’immensité de la situation et notre taille par rapport à celle-ci.

                                      

Albatros de l’Océan Indien (Thalassarche carteri)

                      

Reste que la chance commence à nous sourire, un premier Albatros de l’Océan Indien (Thalassarche carteri) autrement appelé Albatros de Carter, est contacté, on se demande comment à une distance incroyable et le géant des mers vient dans notre direction.

                      

C’est l’effervescence à bord, pour ma chance, il nous arrive droit dessus et qui plus est de mon côté du bateau.

                       

À la suite d'un suivi à travers mes jumelles, ni une ni deux, je tente de l’ajuster avec le télézoom.

                      

Je crois avoir une photo réussie, de toute façon, en un coup d’aile, le superbe oiseau à l’envergure démesurée a viré, puis est passé de l’autre côté.

                      

Bien sûr, pas question pour moi d’aller faire le pitre avec si peu d’équilibre.

                      

Je reviens donc aux fondamentaux à savoir observer ce que j’ai sous le nez et il y a de plus en plus d’oiseaux autour de nous sans créer un véritable débordement.

                      

Les Damiers du Cap (Daption capense) sont les plus nombreux avec plusieurs radeaux de cette espèce à plus ou mois longue distance de notre embarcation.

                             

Damier du Cap (Daption capense)

                      

De long en long, des Puffins fuligineux (Ardenna grisea) sont signalés, se déplaçant au ras des flots et parfois venant dans notre direction.

                      

Le skipper semble aussi affuté en termes de reconnaissance des espèces pélagiques, de plus, il possède une vue étonnante pour repérer les oiseaux à des distances sidérales.

                      

Occasionnellement, il lance un nom et pointe du doigt, il faut, avec le bruit ambiant, l’accent, comment dire, assez rauque, la barrière de la langue, d'abord regarder la direction sur laquelle pointe le doigt pour avoir le plaisir d’observer un Albatros à cape blanche (Thalassarche cauta).

                           

Albatros à cape blanche (Thalassarche cauta)

                                        

L’autre souci, c’est que certains de ces voiliers au long cours porte parfois deux patronymes en français et bien sûr un en anglais.

                      

Malgré tout, faisons avec et pour le moment, c’est un Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris) qui se détache sur l’horizon, quand il survole notre bateau à quelques mètres au-dessus, l’émotion est palpable.

                    

Albatros à sourcils noirs (Thalassarche melanophris)

                                          

Reste qu’il faut se remettre à observer, car les damiers décollent en masse, un Labbe antarctique (Stercorarius antarcticus) fait son apparition et tel un rôdeur en mal d’un mauvais coup.

                      

Il passe en revue l’assemblée d’oiseaux sous ses ailes, afin de saisir une occasion de se livrer au cleptoparasitisme alimentaire.

 

Labbe antarctique (Stercorarius antarcticus)

                                                   

Quelques minutes plus tard, un Pétrel géant (Macronectes giganteus ) de forme claire arrive d’on ne sait où puis tourne rapidement autour de nous et disparait avant que je n’aie eu le temps de déclencher la moindre prise de vue.

                      

Le calme revient progressivement et une Océanite de Wilson (Oceanites oceanicus) est capté du regard à une bonne distance se dirigeant vers le radeau d’appâts.

                                     

Océanite de Wilson (Oceanites oceanicus) le petit qui vole^^

                      

Alors avec les mouvements de houles, la taille de l’oiseau et sa vélocité, le garder dans les jumelles est la solution immédiate pour une belle observation des critères diagnostiques.

                      

L’instant d’après, parmi la multitude, le plus gros oiseau de la journée nous rend visite, avec une envergure pouvant atteindre trois mètres, l’Albatros royal du nord (Diomedea sanfordi) ne possède pas d'égal ce matin en l'absence du hurleur.

                                 

Albatros royal du nord (Diomedea sanfordi)

                      

Les oiseaux sont nombreux autour de nous, pour peu d’espèces, les albatros sont magiques à chaque passage, et le pétrel, le Géant revient comme pour nous donner une nouvelle chance de l’immortaliser et amerri à quelques distances.

                      

Le repas de midi est pris à bord, c’est du fait maison qui tombe à pic en plus d’être excellent.

                                   

L’animateur prévient, que tout doit être mangé, ce à quoi l'on ne se fait pas prier.

                              

Pétrel géant (Macronectes giganteus )

                      

Nous sommes à la dérive, maitrisée, autant que le radeau d’appâts sur lequel nous gardons un oeil en permanence.

                      

À un moment, la décision est prise de rentrer à terre, nous laissons donc derrière nous tous ses oiseaux du bout du monde dans leur milieu.

                  

                      

Sur le chemin du retour, le Fou du Cap (Morus capensis) est enfin aperçu puis en nous approchant du continent, mais trop loin et du mauvais côté pour être photographié.

                                        

Cormorans à poitrine blanche (Phalacrocorax lucidus)

                                              

Des Cormorans à poitrine blanche (Phalacrocorax lucidus) sont observés nous accompagnant un moment tout autant que des mouettes et des goélands déjà vus ce matin.

                      

Notre Pilote nous emmène vers le gros bloc de rocher des Cormorans des bancs (Phalacrocorax neglectus) où plusieurs couples ont entamé la reproduction sur leurs curieux nids surélevés.

                                        

Cormorans des bancs (Phalacrocorax neglectus)

                      

Plus bas sur d’autres rochers, des Otaries à fourrure (Arctocephalus pusillus pusillus) font la sieste, leur rythme de vie étant calqué sur celui des marées, elles sont paisiblement installées au soleil austral.

                                               

Otaries à fourrure (Arctocephalus pusillus pusillus)

                                           

Dans le port de Simonstown, celui de notre départ, des Cormorans couronnés (Microcarbo coronatus)  sont alignés et rangent leur plumage avant la prochaine partie de pêche.

                           

Sur les toits, quelques Pigeons roussard (Columba guinea) sont bien visibles, se réchauffant également au soleil ou se faisant la cour.

                            

                      

Nous quittons notre pilote et notre accompagnateur avec les remerciements mérités pour cette merveilleuse balade en mer, et de poursuivre notre voyage vers notre prochaine étape.

                      

En quittant la marina, des Pigeons biset (Palumba livia) sont aperçus sur la pelouse et un Cossyphe du Cap (Cossypha caffra ) chante dans un arbrisseau.

                            

Pigeons biset (Palumba livia) le même qu'à la maison

                      

Sur la route, un improbable Canard colvert (Anas platyrhynchos) est contacté trop rapidement, Gérard qui est concentré sur sa conduite n’en fera pas encore la coche ici.

                      

Avant de rejoindre notre hébergement à Hermanus, nous allons sur le front de mer, ou nous pouvons apercevoir jusqu’à cinq Baleines franches australes (Eubalaena australis) que l’on peut notamment repérer avec l’aide de leurs souffles qui sort de leur évent.

                                             

Baleines franches australes (Eubalaena australis)

                                              

Le promontoire nous permet de contacter, des Hirondelles isabeline (Ptyonoprogne fuligula) qui volent le long de la partie rocheuse ainsi que ces fameux mammifères que sont les Damans du Cap (Procavia capensis).

                      

Un peu avant de quitter les lieux, une Tourterelle à collier (Streptopelia semitorquata), un Souimanga chalybé (Cinnyris chalybeus) des Moineaux mélanure (Passer melanurus) et un Tisserin du Cap (Ploceus capensis) seront observés brièvement sur les buissons du parking.

                                

Une Œuvre d'art !

                                         

Le log du soir après le repas ne nous apportera rien de plus et ce sera sur de belles pensées sur cette sortie en mer que nous regagnerons nos chambres respectives.

                      

1) Moineau domestiques

2) Bergeronnette du Cap

3) Goéland dominicain

4) Mouette de Hartlaub

5) Cormoran du Cap

6) Puffins à mentons banc *

7) Albatros de l’Océan Indien *

8) Albatros à cape blanche *

9) Albatros à sourcils noirs *

10) Labbe antarctique *

11) Petrel géant *

12) Océanite de Wilson

13) Albatros royal du nord *

14) Fou du Cap

15) Cormorans à poitrine blanche

16) Cormorans des bancs

17 Cormoran couronné

18) Pigeon biset féral

19) Canard colvert

20) Hirondelles isabeline

21) Tourterelle à collier

22) Souimanga chalybé

23) Moineaux mélanure

24) Tisserin du Cap

                      

A) Otaries à fourrure

B) Baleine franche australe

C) Damans du Cap

 



06/10/2022
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