Oiseaux-balades

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Balade du 02/06/2018 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 02/06/2018

sur

la nécropole de Thiais.

 

Aux vues des mails et messages téléphoniques reçus cette semaine, il devrait y avoir du monde pour la balade de ce matin à Thiais.

     

Il y a même déjà des participants quand j’arrive sur site, Deux Christine et deux Catherine, Mihaela et Alain qui arrivent, Patrick puis Josette ferons formerons le reste du groupe.

     

Le ciel est couvert de gros nuages, mais avec de grosses portions de ciel bleu, donc rien de menaçant pour le moment et surtout, il n’y a pas de vent.

     

Il manque quelques participants chers à mon cœur, reste que ceux qui sont là, sont d’agréable compagnie.

     

Comme à notre habitude, surtout la mienne d’ailleurs, nous nous dirigeons vers la parcelle N°1, le but étant d’avoir le soleil dans le dos quand nous serons en fin de matinée.

     

Juste avant le départ, Franck vient nous saluer, il est en tenue et donc, nous ne le verrons pas durant nos pérégrinations.

     

Aucune vraie information en matière de présence insolite, rien que du banal et de l’ordinaire.

     

A vrai dire, une fois par an, un œdicnème, cela suffit pour un site comme celui de Thiais, sinon ce serait de la gourmandise.

     

Reste que pour le moment présent, il y a toujours des Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) en parade pour certains, d’autres qui arrivent au vol pour disparaître dans les anfractuosités du préau.

   

UE8A8344 biset entrée.jpgPigeon biset (Colomba livia)
     

Chose peu ordinaire pour un oiseau courant, c’est le Pigeon biset (Colomba livia) qui trône au sommet de la grande porte principale et les oiseaux de l’espèce sont en nombre.

     

Plusieurs fois le Pic vert (Picus viridis) est entendu par son rire sarcastique, mais il nous faudra avancer dans la matinée pour des observations plus concrètes.

     

Le mois dernier, une grande quantité des nichoirs installés, étaient investis pour la plupart par des couples de Mésanges charbonnières (Parus major).

     

Ce petit passereau coloré semble encore avoir réussi son pari pour la pérennité de son espèce, avec l’aide des humains bien sûr pour la mise  dispositions d’un grand nombre de cavités artificielles.

  

UE8A8350 Mesange charbonnière juénile.jpgMésanges charbonnières (Parus major)
     

Des cris de contact, des chants des appels de petits qui quémandent, elle est absolument partout et il n’est pas difficile pour les apprentis passionnés de notre groupe, de faire la différence entre mâles, femelles et juvéniles de quelques jours.

     

Alors que nous avançons doucement, un deux puis quatre et enfin six Geais des chênes (Garrulus glandarius) passent sur notre droite.

     

Le vol est lent est à entre trois et cinq mètres du sol, cela fait une superbe miroise, pour tous.

   

UE8A8367 Geai au sol.jpgGeais des chênes (Garrulus glandarius)
     

Resté en arrière nous constatons que l’un des corvidés c’est posé juste derrière une haie, avec Alain et quelques autres, nous revenons sur nos pas et nous admirons le superbe oiseau au sol à la recherche de quelques pitances.

     

Les autres oiseaux, plus hauts dans les branches, se chamaillent et se poursuivent, dans une sorte de parade bruyante.

     

Plus loin dans l’allée qui borde la parcelle N°1, il y a une grande quantité de plumes au sol.

      

UE8A8370 plumée.jpgPlumée au sol
     

Ce ne peut être qu’un acte de prédation.

     

Catherine, qui a pris le soin d’amener des petites enveloppes vides, collectes plusieurs de ces restes ayant appartenu il y a encore peu à un volatile.

     

C’est l’occasion de se pencher sur le prédateur potentiel et d’expliquer les différentes méthodes pour plumer une victime, entres les carnassiers et les oiseaux, rapaces ou autres comme par exemple, les corvidés.

     

Le corps de la victime n’est pas présent, mais les rectrices ainsi que les plumes de la poitrine nous indiques qu’il s’agit probablement d’une grive, très certainement une musicienne.

     

Une trentaine de mètres plus loin, nouvel arrêt sur un autre tas de plumes, le même oiseau prédaté, un autre, en tout cas il y a du sang frais sur celles-ci.

     

D’autres geais sont observés et éclipse quelque peu notre découverte, la densité de l’espèce de corvidé a temporairement augmenté comme chaque année sur ce site.

    

UE8A8372 grue.jpg
     

Espiègle, je refais le coup de la grue du mois passé, mais je n’en ai pas le même échos, il faut dire que le jeune homme vivace d’esprit qui avait répondu à ma plaisanterie, n’est pas présent ce matin, dommage pour nous.

     

Décidément, le geai est partout et pas furtif pour un rond, bien sûr une bonne quinzaine de mètres nous séparent, mais l’un deux prend bien le temps de nous observer du haut d’un panneau indicateur.

    

UE8A8377 Geai panneau.jpgGeais des chênes (Garrulus glandarius)
     

Un Écureuil roux (Sciurus vulgaris) se laisse observer quelques instants par les participants qui sont à l’avant de notre groupe.

     

Une photo complètement floue de l’animal n’entamera même pas ma bonne humeur et ira compléter ma collection de prises de vues ratées.

     

Plus loin un premier Chat domestique, mais errant, passera dans l’allée.

     

Une occasion de rappeler sans chiffre précis l’énorme prédation causée par ce si sympathique animal domestique sur la gente ailée et partout dans le monde quand il est laissé libre de ses agissements.

     

A chaque observation d’une nouvelle espèce, je cherche durant quelques secondes, mon carnet personnel et mon stylo, je n’arrive pas à me rappeler sur l’instant que c’est Alain qui s’est courtoisement proposé d’inscrire la liste.

     

Entre le partage des explications suites aux questions posées et tenter de capter du regard ou de l’oreille les espèces rencontrées, pour justement les partager, il peut parfois y avoir des oublis dans la liste, après il faut faire fonctionner sa mémoire au moment de la relecture de la liste.

     

Plus tard et plus loin, une première Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est aperçue, plusieurs serons entendues et observées durant la matinée.

     

Le roucoulement caractéristique du Pigeon colombin (Columba oenas) est perçu à l’oreille, près de l’allée des grands platanes où ils savent trouver des cavités assez grandes pour y installer leur nids.

     

A ce moment-là, même si nous n’entendons plus les cris stridents des Martinets noirs (Apus apus), nous en voyons de temps en temps voler à plus ou moins grandes hauteurs.

     

Les deux carrés militaires ne nous ont pas été favorables ce matin en matière d’observation ornithologique, pas plus que le jardinet extérieure et encore moins la zone technique.

     

Le chant puissant du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) et amplifié par l’humidité de l’air, nous finissons par découvrir un mâle chanteur sur un petit conifère, parfaitement visible.

     

A quelques distances, nous entendons le vacarme, créé par un groupe de sept Perruches à collier (Psittacula krameri) harcelant un écureuil.

     

Une première Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) est aperçue, le chant d’une deuxième est entendu mais l’oiseau n’est pas trouvé au moment où le premier fini par s’envoler à bonne distance.

     

Le mammifère arboricole n’a aucune difficulté pour s’écarter du paquet de mégères acariâtre du moment, pour nous la scène est devenue coutumière.

     

Dans la parcelle suivante, entre autres chants,  celui du colombin à nouveau et l’instant d’après, deux pigeons de l’espèce s’éloignent en décrivant un grand arc dans le ciel.

     

Ici ou là, des Merles noirs (Turdus merula) fusent et on entend même une femelle alarmer derrière nous, alors qu’un bon vol de sansonnets est observé se posant au sol et il y a là, des adultes, mais également pas mal de juvéniles.

     

Alain repère un oiseau qui chante au sommet d’un arbre, à l’aide des jumelles, nul doute est permis, c’est bien une Grive draine (Turdus viscivorus), mais avant que l’ensemble des participants ne l’observent, elle s’envole.

   

UE8A8416 grive draine.jpgGrive draine (Turdus viscivorus)
     

Par chance, nous arrivons à la suivre des yeux et elle va se percher une nouvelle fois au plus haut point d’une rangée d’arbres.

     

Elle est un peu plus éloignée, mais reste parfaitement identifiable avec l’aide des jumelles et on peut la voir reprendre son chant.

     

Le cri de contact du Pic épeiche (Dendrocopos major) est parfaitement entendu l’oiseau reste assez ardu à trouver, puis un peu plus loin le martèlement reconnaissable  d’un pic autre est entendu.

     

L’oiseau semble frapper de l’intérieur d’une loge et se moquera éperdument de notre présence en continuant son travail de forage à moins que ce ne soit un jeune qui lance ainsi des appels en direction de ses parents.

     

A bonne distance, un groupe de pies est en train de glaner au sol, un puis deux écureuils se mêlent à la partie en bonne intelligence semble-t-il!

     

Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) comme la charbonnière est absolument partout et les manifestations de son chant sont perceptibles d’assez loin.

     

Plusieurs fois nous apercevons des pics, des verts, de leur vol puissant et chaloupé, sauf un avec un ascension droite et tendue et qui va se percher haut dans un arbre.

     

A l’approche de la friche, hormis les Corneilles noires (Corvus corone) pas trop d’oiseau en vue, mais à moins de vingt mètres de nous, un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) s’envole et disparaît dans un virage derrière l’écran de verdure.

     

L’émotion passée, on se ressaisie, le chant râpeux de la Fauvette grisette (Sylvia communis) est capté, mais l’oiseau reste invisible, même si l’on devine à plusieurs reprises sa silhouette dans les branches.

     

Encore une fois, le chant du Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) nous parvient, inimitable il est reconnu par presque tous, alors que pour le Verdier d’Europe (Chloris chloris) c’est une autre paire de manche.

  

Sans un bruit, un petit oiseau sombre saute de branche en branche et en arrivant dans la lumière, son plumage devient un peu plus coloré et nous pouvons reconnaître facilement un jeune Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula).

     

UE8A8430 rougegorge juvenolie.jpgRouge-gorge familier (Erithacus rubecula)
     

Dans ce secteur de la nécropole, nous recherchons plutôt les Fauvettes, Mais c’est encore le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) qui se manifeste de nouveau, un Accenteur mouchet (Prunella modularis) se montre une seconde lance un début de chat puis s’envole pour disparaître rapidement.

     

Le Roitelet huppé (Regulus regulus) à peine audible pour certains est capté à l’oreille pour les autres et enfin la première Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) se montre par la présence d’un superbe mâle chanteur.

     

Les Renouées ont une nouvelle fois remplie leur rôle protecteur pour l’avifaune de petite taille en assurant le gîte et le couvert.

     

D’ailleurs, en arrivant vers le portail vert, la Fauvette des jardins (Sylvia borin) est à nouveau entendue et enfin admirée, puis supplanté par la présence de l’Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) leur cousine tête noire n’est pas loin non plus.

    

UE8A8428 Hipolais.jpgHypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta)
     

Le ronronnement mécanique de la A86 atténue quelque peu le chant des oiseaux en limite séparative du cimetière, même la couverture foliaire de la végétation n’arrive pas masquer le vacarme crée par les véhicules en mouvement.

     

En nous éloignant nous apercevons au vol un nouveau crécerelle, des Pies bavardes (Pica pica) ainsi que de nouvelles corneilles.

     

Les Pigeons ramier (Columba palumbus) ne sont pas en reste, l’espèce est omniprésente sur le site, et certainement reproductrice comme les années passées.

     

En remontant vers la sortie, le chant puis la silhouette d’un passereau sont captés, reste que l’oiseau et perché en dehors du périmètre de notre balade, loin sur le parking du centre commercial adjacent. C’est une fauvette , encore une grisette.

     

J’invite tout le monde à monté sur le «trottoir» qui nous permet une bonne observation et également de percevoir le chant d’un autre mâle qui lui répond et qui se trouve dans l’enceinte de la nécropole.

     

Ce sera la dernière mention notable, pour le reste, nous ne verrons pas de nouvelle espèce.

     

La balade finira chez l’américain d’en face avec la promesse de se revoir le 30 juin si tout va bien.

 

Nous garderons en mémoire cette matinée où les geais ont dominé par leur présence, ainsi que les  fauvettes du fond de la nécropole.

 

 

1) Étourneaux sansonnets

2) Pigeon biset

3) Pic vert

4) Mésange charbonnières

5) Geais des chênes

6) Mésange bleue

7) Pigeon colombin

8) Martinets noirs

9) Troglodyte mignon

10) Mésange à longue queue

11) Perruches à collier

12) Merles noirs

13) Grive draine

14) Pic épeiche

15) Pinson des arbres

16) Corneilles noires

17) Faucon crécerelle

18) Fauvette grisette

19) Pouillot véloce

20) Verdier d’Europe

21) Grimpereau des jardins

22) Accenteur mouchet

22) Roitelet huppé

23) Fauvette à tête noire

24) Fauvette des jardins

25) Hypolaïs polyglotte

26) Pies bavardes

27) Pigeons ramier

28)  Rouge-gorge familier

 

Écureuil roux 6

chat domestique 4



22/06/2018
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