Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade du 02-07-2022 sur la nécropole de Thiais.*

                         

Ce matin, c’est une première pour ma part, je suis tout simplement en retraite depuis deux jours et c’est à Thiais que j’inaugure cette nouvelle vie.

                           

Ayant anticipé les départs des juillettistes, j’arrive vers 8 h 15 devant la nécropole aux portes closes, avec un ciel lumineux et pas l’ombre de la queue d’un nuage à l’horizon.

                           

Le temps, c’est ce que j’ai le plus en ce moment, alors je le prends pour observer les premières Corneilles noires (Corvus corone) de la matinée.

                           

Elles seront omniprésentes sur la durée de la balade avec un beau spectacle en fin de parcours partagé.

                           

Pour l’heure, le temps passe et l’accès m’est autorisé par le technicien de faction et après quelques salutations courtoises, je gare mon véhicule sous les arbres afin de le préserver des rayons ardents que Ra ne manquera pas d’envoyer vers midi.

                           

En retournant vers la grande place, j’aperçois un Goéland argenté (Larus argentatus) volant dans ma direction puis disparaissant au passage des grands peupliers.

                           

L’instant d’après, c’est un vol de six Perruches à collier (Psittacula krameri) vraiment loquasses qui passent en trombe et mon attention se reporte ensuite sur un regroupement d’environ 40  Martinets noirs (Apus apus).

                           

Des mouvements m’attirent vers l’arrière du bâtiment de la conservation, où je localise deux Gobemouches gris (Muscicapa striata) je les suis un moment, mais ils s’éloignent pour de bon.

                           

Retournant sur la place, je vois arriver Delphine, qui à son tour range sa voiture à l’emplacement habituelle, je lui conseille donc de la mettre à proximité de la mienne bien à l’ombre.

                           

Dans ce coin-là, plusieurs Grimpereaux des jardins (Certhia brachydactyla) sont entendus, les localiser à la vue reste une vraie gageure par l’imposante couverture foliaire en place.

                           

Franck vient nous saluer, puis repart, ce matin il travaille, alors il ne sera pas des nôtres.

                           

Après quelques instants, Claire et Angelina arrivent toutes deux avec un grand sourire accroché au visage et cette dernière n’a que douze ans, mais se montre particulièrement intéressée pas la nature en général, les oiseaux en particulier.

                           

Il y a fort à parier que si elle persiste dans ce qui semble bien déjà être une passion, elle devienne d’ici à quelques années une pointure dans ce domaine.

                      

Martinets noirs (Apus apus)

                           

Après quelques présentations, un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est entendu puis, un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) cercle au-dessus de la grande place en quête de sa pitance.

                           

Un dernier coup d’œil sur les martinets et une fois n’est pas coutume, nous prenons par-derrière la conservation, pour tenter de retrouver les gobe-mouches, mais également pour avoir le soleil dans le dos au retour.

                           

À peine engagé sur l’allée L, un petit passereau et contacté au sol, on se fixe, puis on attend pour voir sa réaction.

                                          

Accenteur mouchet (Prunella modularis)

                           

Il avance par petits bonds le long de la haie de buis, un Accenteur mouchet (Prunella modularis), peut-être deux et le traine-buisson avancera même dans notre direction pour finir par se réfugier dans le couvert végétal.

                           

Le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis) est entendu plusieurs fois Des Merles noirs (Turdus merula) fusent de partout.

                           

On aura même la chance d’entendre différents types chants ou de cris de contact de l’espèce, des mâles et des femelles, ainsi que de voir ce qui ressemble à une parade puis à des courses poursuites entre mâles.

                   

Pic vert (Picus viridis)

                           

Sur une parcelle, Delphine repère un premier pic, encore un vert, finalement ils seront quatre, des juvéniles et nous resterons un bon moment pour une miroise collégiale.

                           

Des Mésanges charbonnières (Parus major) ici ou là, des Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) en veux-tu en voilà et des perruches, avec ou sans collier selon l’âge.

                           

Un autre oiseau plutôt cendré dans la lumière du soleil nous apparait comme une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto), mais elle ne restera que quelques instants en place.

                 

Tourterelle turque (Streptopelia decaocto)

                           

Que ce soit au sol, perchées sur une branche ou en vol, les Pies bavardes (Pica pica) sont partout, toutefois sans exercer de trop grosse pression par leurs effectifs

                           

Des Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) sont aperçues et une Grive draine (Turdus viscivorus) décolle d’un monument pour aller se cacher dans l’épaisseur du feuillage et ne sera pas retrouvée.

                           

Parfois, la présence d’un Écureuil roux (Sciurus vulgaris) déclenche l'émoi chez la toute jeune participante, il faut dire que le petit mammifère arboricole attire la sympathie de tous, à tous les coups.

                            

Écureuil roux (Sciurus vulgaris)

                           

Plus loin, à la recherche d’une espèce, ce seront des Orites à longue queue (Aegithalos caudatus) qui seront localisées par Delphine, c’est même elle qui en réussira la meilleure prise de vue.

                           

Le chant d’un Pinson des arbres (Fringilla coelebs) nous parvient et nous rappelle celui déjà entendu plus tôt sur la balade.

                           

Des Pigeons colombins (Columba oenas) nous fuient de long en long,et partent dans de grands vols circulaires pour revenir quasirmrnt à leur point de départ.

 

Une occasion de parler des critères diagnostique sur les trois espèces présentes sur le site.

                           

À l’approche de la friche, ce sont des Pigeons ramiers (Columba palumbus) qui décollent du sol, à nouveau un crécerelle et des sansonnets puis le pic couleur sinople traverse les parcelles de son puissant vol chaloupé.

                           

Un premier Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) et entendu, le sonneur d’écus sera retrouvé avec facilité plus tard, à présent, le chant d’une Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) est captée à l’oreille avec certitude.

                           

Des papillons blancs, par la suite d’autres avec des taches noires nous approchent, et avec Delphine nous tentons des prises de vues, mais avec des 150/600, le résultat reste moyen.

                   

                           

Comme pour l’orite, la jeune photographe fera de meilleures photos que moi et me les enverra par mail plus tard.

                           

Puis, lors d'une pose pour parler des inconvénients et surtout des qualités de la Renouée du Japon (Reynoutria japonica) vue de ma fenêtre, un oiseau est entendu.

                           

Delphine, utilise une application pour identifier l’espèce et rien de moins qu’une Fauvette des jardins (Sylvia borin) est annoncée, et comme j’adore cette espèce, l’envie de la rencontrer est assez vive.

                           

On se met à tenter de la chercher et un passereau apparait, mais il s’agit d’une cousine, une Fauvette grisette (Curruca communis) qui reste uniquement quelques secondes.

                  

                           

Cependant, nous continuons à tendre l’oreille, puis alors que nous allons lâcher l’affaire, elle est enfin captée du regard.

                           

D'abord, en ombre chinoise, ensuite le mâle chanteur continuant ses vocalises, nous avons le temps pour une meilleure observation, qui demeure tout de même en contre-jour.

                           

Prise par des obligations, Delphine nous quitte, et nous continuons en contournant la butte aux renards en direction du portail vert.

                    

                           

Franck nous avait informés de la présence de renardeaux, mais au demeurant fort discret, nous n’en verrons pas sur cette balade.

                           

Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) et entendu puis aperçu un poil de seconde, un pouillot, un véloce vient se mettre bien en évidence, ensuite disparait par mimétisme dans les végétaux coupés, qui se trouvent là.

                           

Plus loin, les cris de contacts de rapaces nous font lever la tête, des crécerelles semblent se lancer des défis aériens en se fonçant mutuellement dessus.

                  

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                           

Ensuite tout se calme et à force de commentaires, nous évoquons le magnifique ballet auquel nous venons d’assister.

                           

D’autres sons nous parviennent, cette fois, le petit rapace et accompagné d’une corneille, bien plus imposante par la forme et par la taille.

                           

Cependant, ce n’est pas le clou du spectacle, un oiseau encore plus gros et de loin, les devance.

              

3 Vs 1

                          

À vrai dire, la corneille rejointe rapidement par une autre et accompagné du faucon, harcèle une Buse variable (Buteo buteo), là aussi la chorégraphie est sublime, nous sommes tous trois aux anges.

                           

3 Vs 1

                           

Puis alors que les corneilles cessent leurs attaques, le falconidé et la buse prennent de l’altitude en montant dans les pompes et moi de penser que Delphine nous manque pour cette splendide tranche de vie.

                           

Tout à nos exclamations de joie pour cette magnifique rencontre, le Geai des chênes (Garrulus glandarius) trop rapidement aperçu passera pratiquement à la trappe, tout autant que cet Épervier d’Europe (Accipiter nisus) filant lui aussi trop à vive allure derrière les grands platanes.

                           

Sur le retour, Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) et la Grive draine, déjà entendu, compléteront cette liste de rencontres bien fournie.

                           

Un autre crécerelle se perchera un instant au-dessus de la voie et ce sera une nouvelle occasion de bien l’observer.

               

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                           

Au moment du log, le Pigeon biset (Columba livia)  et un éphémère Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) sur le toit de la conservation clôtureront notre liste pour la matinée.

                           

Je finirais seul chez l'américain d’en face, pour avoir la chance d’y rencontrer une autre tourterelle, le piaf et un nouveau traine buisson.

                           

En espérant rencontrer à nouveau Angelina, afin de constater ses futurs progrès dans cette passion, qui est la nôtre.

                           

1) Corneilles noires

2) Goéland argenté

3) Perruches à collier

4) Martinets noirs

5) Gobemouches gris

6) Grimpereaux des jardins

7) Chardonneret élégant

8) Accenteur mouchet

9) Faucon crécerelle

10) Pic vert

11) Merles noirs

12) Mésanges charbonnières

13) Étourneaux sansonnets

14) Tourterelle turque

15) Pies bavardes

16) Mésanges bleues

17) Grive draine

18) Orites à longue queue

19) Pinson des arbres

20) Pigeons colombin

21) Pigeons ramiers

22) Pouillot véloce

23) Fauvette à tête noire

24) Fauvette des jardins

25) Fauvette grisette

26) Troglodyte mignon

27 Buse variable

28) Geai des chênes

29) Épervier d’Europe

30) Rougegorge familier

31) Grive draine

32) Pigeon biset

33) Rougequeue noir

                           

A) Écureuil roux

 



04/07/2022
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