Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade au Costa Rica - J11

                            

Pour ce onzième jour au Costa Rica, je me réveille bien sûr, avec le chant des oiseaux, mais plus inhabituel, avec celui de la ferme.

                            

En effet, le propriétaire de l’hébergement dans lequel nous sommes arrivés hier en milieu d’après-midi, possède entre autres un petit cheptel de bovidés avec quelques tout jeunes veaux.

                            

Comme au quotidien, je cherche « pas longtemps » le premier oiseau de la journée et pour ce matin, c’est un Merle fauve (Turdus grayi) qui décolle alors que je referme la porte de la chambre derrière moi.

                            

Le Toucan tocard (Ramphastos ambiguus) suit de peu, et moins ordinaire, un écureuil local joue à l’équilibriste sur un fil électrique de servitude.

                            

Au sommet d’un arbre, un Caracara du Nord (Caracara plancus cheriway) se nettoie les serres, dans les jumelles, c’est une superbe observation, pour la photo, il faudra revenir.

                            

Pour la possession d’une perche, un Tyran quiquivi (Pitangus sulphuratus) en chasse un autre, certainement le perchoir idéal pour surveiller son territoire.

                            

Alain encore une fois et au taquet, il arpente déjà le jardin à la recherche lui aussi de l’agente ailée, l’espèce que l’on n'a pas encore rencontrée.

                            

Nous faisons ensemble quelques pas sur le chemin, et observons, entre autres, ce que nous pensons être un tyranneau.

                            

Finalement, ce n’est qu’avec l’aide de mon ami jean de oiseaux.net et de quelques spécialistes sur BirdForum que j’obtiendrais le nom de Moucherolle à ventre jaune (Empidonax flaviventris).

                            

Mon compagnon du moment, prudent, me conseille de montrer la photo à Sylvère qui saura statuer avec certitude.

                            

La vie commence à s’animer comme à chaque aurore et la rotation des espèces nocturnes pour les diurnes, se ressent par les bruissements différents.

                            

Une forme assez grosse arrive au sommet d’une chandelle, un superbe Cassique de Montezuma (Psarocolius montezuma) vient de se poser là, plus haut, nous sommes survolés par plusieurs couples d’Amazones à diadème (Amazona diadema).

                            

Assez loin de notre position, un tyran pitangua (Megarynchus pitangua) semble émettre des sons, que l’on n'entend pas, et un mouvement plus proche me permet de pixéliser médiocrement un premier Tangara ceinturé (Ramphocelus sanguinolentus).

                            

Sur le Chemin, outre le merle, le Râle de Cayenne (Aramides cajaneus) se balade tranquillement et à chacun de nos pas, nous entendons des frottements d’ailes dans le paquet de bambou haut de plusieurs mètres qui servent de coupe-vent.

                            

Comme si cela nous manquait et que nous craignions que la journée ne soit pas la même que les autres, nous plaisantons sur l’inratable Urubu noir (Coragyps atratus), alors qu’un autre est perché au sommet d’un arbre.

                            

Alain coupe par le jardin quand je continue à progresser sur le chemin et de mon côté, j’accroche du regard, le Vacher géant (Molothrus oryzivorus), le Toucan à carène (Ramphastos sulfuratus).

                            

Une forme diffuse par transparence derrière un arbre qui ne peut être qu’un rapace est localisé, l'instant d'après li plonge vers le sol est disparait.

                            

Les participants arrivent les uns après les autres, et nous leur montrons les restes d’un serpent corail qui aurait été tué par le chat blanc au trois quarts aveugle.

                            

Les autres étant trop jeunes pour s’attaquer à ce genre de reptile, se sont contenté d’en consommer une partie selon les explications de notre hôte.

                            

Le déjeuner est pris comme d’habitude en communauté, chaque apparition de volatile est sujette à commentaires et force d’explications pour ceux qui ne captent pas de suite les individus signalés.

                            

La Paruline à flancs marron (Setophaga pensylvanica) ainsi que l’Elénie à ventre jaune (Elaenia flavogaster) anime en quasi-permanence les buissons et arbuste d’ornement et l’apparition d’un Tyran à tête grise (Myiozetetes granadensis) ne surprend personne.

                            

Le premier repas de la journée terminé, nous allons au point de rassemblement pour le départ de la balade matinale à pied et le sujet des discussions portent sur le « corail » mort dans le jardin.

                            

Non pas qu’un serpent mort soit exceptionnel, mais un de cette espèce mort, veut dire qu’il y en a d’autres de vivants par ici.

                            

Par conséquent, la logique confirme qu’il faut avoir un minimum d’attention où l'on met les pieds.

                            

Tout à nos échanges, un Épervier bicolore (Accipiter bicolor) est annoncé pour mon malheur, les réglages de mon APN sont désastreux et de plus, je ne comprends pas les explications pour localiser le rapace.

                            

Scrutant avec frénésie, je finis par le voir au travers de mes jumelles, reste que pour la photo, il me faudra la chance d’une nouvelle rencontre, cette recherche m’offre également le Tyran mélancolique (Tyrannus melancholicus).

                            

Finalement, l’oiseau de proies change de place et se pose sur un arbre dénudé et la miroise devient nettement meilleure, mais pas les photos, qui sont complètement cramées, et qui seront assez dures à récupérer.

                            

La promenade débute donc sur le sentier par l’observation de fourmis coupe-feuilles, qui en longue procession, transportent chacune un élément qui servira à la colonie afin de cultiver des champignons pour se nourrir.

                            

Nous progressons sur un chemin qui a tendance à se refermer au fur et à mesure que nous avançons sur la forêt, les ornières qui y sont gravées pourraient facilement bloquer une voiture citadine sans problème.

                            

Un Aigle tyran (Spizaetus tyrannus) se détache dans le ciel et est suivi du regard durant un petit moment.

                            

C'est l’un des rapaces qui passent assez souvent ici suivant les dires de notre hôte, dommage pour la hauteur à laquelle il vole.

                            

Un Moucherolle huppé (Mitrephanes phaeocercus) nous apparait, alors que la pente du terrain augmente sensiblement pour voir notre groupe s’étirer et même Gérard disparaitre au loin, accompagné d’Alain.

                            

Pour ma part, je prends de la distance avec le reste du groupe, mais je ne parviens pas à rattraper les deux échappés qui disparaissent tout là-bas à la tournure du premier virage.

                            

Un Cardinal à ventre blanc (Caryothraustes poliogaster) est aperçu plus qu’observé, à vrai dire, il y en a plusieurs, le plus souvent dans un contre-jour total, car perchés dans la frondaison à bonne hauteur.

                            

Un premier bruissement me fait lever les yeux vers la canopée, dans un premier temps, je ne distingue rien et pour cause, la bestiole qui se trouve là s’est arrêté.

                            

Le sapajou capucin (Cebus capucinus), parce que c'en est un, s’est immobilisé et me fixe avec curiosité, puis parcours quelques mètres dans les branches.

                            

Il recommence à me regarder, cette fois-ci, il est dans l’axe de mon objectif et je m’interdis tout geste brusque pour tenter une photo, ensuite, je prends mes jumelles pour m’apercevoir qu’il y en a d’autres.

                            

Plus loin, j’en reviens aux oiseaux de petites taille pour ceux que je vois, et les évolutions des Chlorospin des buissons (Chlorospingus flavopectus) m’amusent un peu.

                            

Ma progression reprend, et de tonitruants Cassiques à tête brune (Psarocolius wagleri) traversent en volant bruyamment devant moi, et au bout d’un moment, je fais une petite pose pour laisser le groupe me rejoindre.

                            

Sylvère m’annonce plusieurs espèces rencontrées, à me faire regretter d’avoir pris de la distance sur le groupe, mais bon, ainsi va la vie.

                            

Pour l’heure, un sublime Morpho passe à proximité, plusieurs personnes essaient de le pixeliser, le papillon de son côté, possède une puissance phénoménale et nous devons lui concéder plusieurs dizaines de mètres en un instant.

                            

Nous aurons la chance pour en voir quelques autres, mais beaucoup moins pour les photographier.

                            

Plusieurs espèces d’oiseaux sont aperçues plus qu’observées, certaines ne seront jamais identifiées, en revanche les bruyant Touis à menton d’or (Brotogeris jugularis) le seront avec certitude tout autant que le Tangara des palmiers (Thraupis palmarum).

                            

C’est aussi le cas du Microtyran chevelu (Lophotriccus pileatus) qui bien qu’ayant une taille minuscule est sur le champ repéré puis identifié.

                            

À chaque percée sur le ciel, nous scrutons pour enfin, détecter un premier rapace, un Aigle orné (Spizaetus ornatus) volant à une hauteur sidérale même pour mon télézoom.

                            

L’instant d’après, c’est un autre rapace qui fait brièvement son apparition, un Caracara à tête jaune (Milvago chimachima), puis, une Buse blanche (Pseudastur albicollis).

                            

Nous verrons cette dernière, festonner pour prendre de la vitesse et fondre sur une proie invisible de notre position.

                            

Dans la canopée, un Piranga bifascié (Piranga leucoptera) se laisse observer quelques secondes et un nouveau cassique, celui de Montezuma nous survole et de nouveau des Tangaras évêque (Thraupis episcopus).

                            

Restant un peu à la traine pour admirer quelques beaux papillons ainsi qu’un lézard qui file rapidement, je perçois un mouvement pour me retrouver dans l’axe d’un Chlorospin à gorge grise (Chlorospingus canigularis).

                            

L’oiseau n’est pas si commun que cela et plus tard, en me penchant sur la photo, je constaterais que le second mouvement capté, était celui d’une Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera).

                            

Je passerai à autre chose quand notre guide me demandera de vérifier mes photos de rapaces aussi minables soient-elles, afin de pouvoir confirmer les trois grands oiseaux de proies observés plus tôt.

                            

Dans un nouveau passage à découvert, c’est un couple ou une paire d'Urubu à tête rouge (Cathartes aura)  qui est aperçu.

                            

Là aussi la hauteur à laquelle les oiseaux évoluent ne me permettra pas de faire de belles photos, restera le sympathique souvenir de la rencontre.

                            

Sur le chemin du retour, le moucherolle toujours le huppé avec ses acrobaties, puis encore des singes araignées dans les arbres, de petit oiseux colorés et le retour au point d’hébergement pour le repas de midi.

                            

Dans les verveines d’ornement, la Coquette à queue fine (Discosura conversii) butine, alors que le Saltator des grands bois (Saltator maximus) mange des baies et plus loin dans le jardin, un Calliste à coiffe d’or (Stilpnia larvata) cherche lui aussi de quoi se restaurer.

                            

L’excellent repas est animé de discussions sur les superbes rencontres ainsi que sur les moins faciles et l’apparition d’un écureuil local, assez curieux, amuse tout le monde.

                            

Le Mammifère arboricole tient tout le monde en haleine, et donc une Paruline obscure (Leiothlypis peregrina) passe pour inaperçue à ce moment-là, comme le Tangara à croupion rouge (Ramphocelus passerinii) qui passe d’un arbuste à l’autre.

                            

Encore des Chlorospins ceux des buissons et puis des Parulines, en plumage nuptial avec les flancs marron, quelques Callistes safran (Tangara icterocephala) et bien plus haut, des Martinets du Costa Rica (Chaetura fumosa).

                            

À la fin du repas, une pose est instaurée, certains en profitent pour aller dans leur chambre, d’autres pour communiquer avec leur famille via le Wifi à disposition.

                            

J'attends de ce fait mon tour et j’en profite pour prospecter dans le sentier sur lequel j’accroche du regard le Troglodyte familier (Troglodytes aedon) puis le Sporophile variable (Sporophila corvina) et l’Ariane à ventre gris (Amazilia tzacatl) qui passe de fleur en fleur.

                            

Les affaires courantes traitées par internet étant terminées, nous entamons une balade en restant sur le chemin d’axés qui nous a mené ici, et nous découvrons ainsi, un curieux nid de guêpes construit à plus d’une quinzaine de mètres du sol.

                            

Côté ornithologie, une palanquée de petits oiseaux est repérée sur le bord du chemin, se nourrissant de ce qui semble être des graminées.

                            

Des sporophiles, encore des variables, sont reconnus immédiatement, ensuite, moins courant pour nous, une autre espèce, un Sporophile Petit-louis (Sporophila minuta) ainsi que des Tohi ligné (Arremonops conirostris) et d’autres petits oiseaux.

                            

Deux Colombes rousses (Columbina talpacoti) décollent des herbes basses où elles passaient cependant inaperçues pour aller se réfugier quelques mètres plus haut, un Tityre masqué de bouge pas et nous observe de sa branche.

                            

Sylvère repère un Grimpar de Souleyet (Lepidocolaptes souleyetii) puis au virage suivant, son attention est attirée par un Dacnis à cuisse rouge (Dacnis venusta).

 

La miroise continu avec le repérage d’un nouveau Tangara, un autre ceinturé de toute beauté malgré la distance qui nous sépare.

                            

Un nouvel urubu, nous survol bien moins haut que le précédent, sa tête rouge et les marques claires sous alaires, trahissent son espèce avec assurance.

                            

Puis un Toucan, celui à carène s’envole à notre approche, il est aussitôt remplacé par un autre Cassique, celui à  tête brune pour quelques secondes.

                            

Le ciel devient menaçant et même un début d’averse locale débute, l’après-midi étant bien avancée, tout le monde s’accorde pour remonter vers l’hébergement et de faire décoller un petit groupe de Bruants chingolo (Zonotrichia capensis).

                            

Encore quelques passereaux non reconnus, puis une Petite buse (Buteo platypterus) juste avant la vraie pluie et un Splendide Sucrier à ventre jaune (Coereba flaveola) et aperçu, ensuite un Oriole du nord (Icterus galbula).

                            

Après un petit moment de détente, ce sera l’heure du repas avec l’arrivée au dortoir de six Pénélope panachées (Penelope purpurascens), en face de la porte de notre chambre et ce sera la dernière espèce avant le log journalier.

                            

Notre liste s’allonge avec les oubliés comme, la Buse barrée (Morphnarchus princeps) le Faucon des chauves-souris (Falco rufigularis), la Pione à couronne blanche (Pionus senilis) un Piaye écureuil (Piaya cayana) Colibri féérique (Heliothryx barroti), le Pic enfumé (Leuconotopicus fumigatus) le Tyran olivâtre (Myiarchus tuberculifer), le Tityre à tête noire (Tityra inquisitor) le Manakin à fraise (Corapipo altera) le Viréo à gorge jaune (Vireo flavifrons), le Vireon menu (Pachysylvia decurtata), une Grive des bois (Hylocichla mustelina), une Parulie à joues noires (Setophaga pitiayumi), une Paruline à gorge orangée (Setophaga pitiayumi), une Paruline flamboyante (Setophaga ruticilla), La Paruline noir et blanc (Mniotilta varia), la Paruline des ruisseaux (Parkesia noveboracensis) une Paruline ardoisée (Myioborus miniatus) les Tangaras loriot (Chrysothlypis chrysomelas), un Tangara vermillon (Piranga rubra), un Calliste tiqueté (Ixothraupis guttata), des Callistes rouverdin (Tangara gyrola) des Organistes olive (Euphonia gouldi), et un Oriole monacal (Icterus prosthemelas) pour finir, sauf les non identifiés et vraiment oubliés.

                            

sapajou capucin

singes araignées

 



04/08/2022
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