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Ibis chauve Geronticus eremita

Autres Ibis du site : Ibis falcinelle  Plegadis falcinellus Spatule blanche Platalea leucorodia , Ibis sacré  Threskiornis aethiopicus , Ibis rouge  Eudocimus ruber Ibis blanc Eudocimus albus , Spatule rosée Platalea ajaja.

  

   

Chez nos voisins : Northern Bald Ibis, Waldrapp, Ibis Eremita, Heremiet ibis , Ibis eremita.
    

    

Ibis chauve  (Geronticus eremita)

  

Règne : Animalia

  

Embranchement : Chordata 

 

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Pelecaniformes

 

Famille : Threskiornithidés

  

Genre : Geronticus

  

Espèce : Eremita

  

  

 Linnaeus : 1758

  

  

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Issu de captivité en France.

  

  

De 70 à 80 centimètres de longueur, pour une envergure située de 125 à 135 cm et accusant un poids de 1000 à 1500 grammes, l’espérance de vie de cet ibis est de 20 à 25 ans en liberté, plus de trente en captivité, c’est l’un des oiseaux les plus menacés  de la zone du Paléarctique occidental.

 

Son plumage est noir, avec des reflets, verts-bouteille, brun ou pourprés iridescents, quant à sa tête,   bien sûr elle est Chauve d’où il tire son nom et  enfin, il arbore sur l’arrière du vertex un genre de huppe faite de plusieurs plumes tombants vers l’arrière du cou !

                      

IMG_2949.JPGBioparc de Doué-la-Fontaine

                       

 

Ses pattes ainsi que son bec, sont rouges, il arbore sur le front une zone grise-foncée, sur la peau nue.

 

Il est assez grand mais, court sur pattes, il possède en outre une longue queue qui au vol dissimule justement ses pattes contrairement à l' Ibis falcinelle (Plegadis falcinellus) ce qui permet de les différencier nettement.

                

Il n’existe pas de signe évident du dimorphisme sexuel chez cette espèce si ce n’est une légère différence de la longueur des becs, dix centimètres de plus pour le mâle, tant au Maroc qu’en Turquie.

 

Cette espèce n’est pas présente à l’état libre en France, l’observation d’un de ces oiseaux, ne peut être dut qu’à un échappé même si un erratique est toujours possible, mais il lui faudrait traverser le détroit de Gibraltar, remonter tout le territoire de l’Espagne, franchir les Pyrénées pour enfin arriver dans notre pays, de biens grands obstacles.

                

Les comptages démontrent même, qu’il y ait plus d’oiseaux de cette espèce en captivité répartis dans le monde qu’à l’état sauvage tous sites confondus.

                

Il semble d’ailleurs qu’il est disparu d’Europe il y a environ 400 ans, où il vivait à l’époque, le plus vieux fossile trouvé de cette espèce d’oiseau fut estimé à 1,8 million d’années !

 

Il niche en colonies en milieu sec, zone montagneuse  semi-aride par exemple à proximité de l’eau courante ou dans les falaises côtières en effet il ne niche pas comme les autres espèces d’ibis au sol ou dans les arbres, mais dans des renfoncements et autres anfractuosités à flancs de falaise, mais pas avant l’âge de trois  ans pour les plus précoces et quatre voir même cinq ans pour les autres, ce qui correspond à la maturité sexuelle de cette espèce.

                    

Entre avril et mars, la femelle dépose ses œufs dans le nid, dont l’incubation dure de 24 à 28 jours, les jeunes prennent leur premier essor entre 40 et 50 jours, mais restent au contact de la colonie, certains jeunes reviennent et utilisent leur nid de naissance jusqu’à tard dans la saison  c’est une espèce grégaire.

 

Cet oiseau est migrateur, mais ses quartiers d’hivernages sont mal connus, on sait qu’il descend vers le sud, mais les informations sont rares par rapport à ses déplacements.

 

Il se nourrit d’insectes et d’invertébrés  qu’il  trouve sur les sols arides, les champs, aux bords des oueds, il recherche la plupart du temps ses proies par sondage en piquant le sol de l’extrémité de son bec, celui-ci doit être donc assez meuble pour qu’il puisse mener sa quête quotidienne de nourriture à bien.

 

Les vols planés ne sont pas impossibles chez cette espèce qui semble faire de longs trajets pour se nourrir en dehors de la période de nidification,  à plus ou moins 60 km de la colonie sans compter les survols de zones arides, désertiques où les oiseaux se doivent de s'économiser.

 

À l'état sauvage, les derniers groupes de cette espèce se sont réfugiés dans le parc national  du Souss Massa  au royaume du Maroc un peu au sud d'Agadir. Il existe aussi deux autres implantations pour cet oiseau qui sont d'une part la Syrie où il fut découvert en 2002 et la Turquie. 

 

Au Maroc, cet ibis trouve là, l’un de ses derniers sanctuaires, surveillé par les agents du parc. Il est malheureusement recensé parmi les espèces en danger critique d’extinction, en effet en 2004, sa population fut estimée à 420 individus libres !

 

A noter que des zoos Français, autrichiens et espagnols, entres autres  se démènent pour tenter de sauver et de réintroduire cette espèce où il était présent jadis

 

Une volière aux dimensions assez conséquentes à même était construite dans une zone protégée sur le camp militaire d’El Retin avec des critères draconiens de plusieurs ordres, notamment celui du dérangement.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : En danger critique d'extinction.

  

  

Pour une fiche plus détaillé de cette espèce, rendez vous sur  Oiseaux.net  où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

  

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03/09/2013
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