Oiseaux-balades

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Endémiques de Madère : jour 3

                             

Cette journée commence comme une journée ordinaire, c’est-à-dire douche et balade vers l’estuaire pour y rencontrer pêlemêle  les mêmes Tournepierres à collier (Arenaria interpres) et autres Tourterelles turques (Streptopelia decaocto).

                             

Des  Goélands, puis, l’Aigrette Garzette (Egretta garzetta) toujours en situation de pêche ou encore le Chevalier gambette (Tringa totanus).

                             

Deux nouvelles découvertes par la présence d’une, puis, d’une seconde Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus) et de plusieurs Canards colvert (Anas platyrhynchos) nous enchantera un moment.

                             

Les Astrilds ondulés (Estrilda astrild) ainsi que le Merle noir (turdus merula) sont aussi contactés et sur le chemin du retour vers l’hôtel pour le déjeuner, les immanquables Martinets unicolores (Apus unicolor)

                             

Le repas matinal pris et le temps que Julien amène le minibus, nous avons la chance d’apercevoir une Buse variable (Buteo buteo) montant au-dessus des parties rocailleuses assez éloignées tout de même.

                             

Dans un jardinet jouxtant la petite place, des Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) ainsi qu’un Serin des Canaries (Serinus canaria) sont observés dans les branches d’un arbre fruitier.

                             

Une Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) est également entendue, une ombre furtive sera plus ou moins détectée, mais rien de plus pour l’espèce et pour ce matin

                             

Luc et moi nous préparons à tenter de les pixéliser, mais le groupe mixte de fringiles s’éparpille puis s’envole hors de notre vue.

                             

Notre guide arrivé, nous filons sur un port pour embarquer sur un voilier touristique, La Bonita da Madeira qui nous emmènera vers l’île désertas, pour une balade terrestre.

                             

En attendant l’heure,  au bout de la jetée et avant de monter à bord, des Sternes pierregarin (Sterna hirundo) sont bien vues par tous et une Fauvette à lunette (Curruca conspicillata), observée par notre guide.

                             

Des Goélands leucophées (Larus michahellis), encore des tournepierres et des bergeronnettes, puis c’est le contrôle sanitaire et nous embarquons.

                             

Les personnes de notre groupe, sont installées sur tribord au contact du bastingage, Michel et moi sommes vers la proue à quelques mètres, lui sur des matelas, moi posée sur le couvercle en bois d’une écoutille.

                             

L’un des membres d’équipages, fait un tour puis c’est le départ laissant le port derrière nous dans la joie et la bonne humeur de tous les passagers.

                             

Dans la baie, le bateau s’éloigne tranquillement sur une mer calme de son point d’attache et nous sortons de la zone de protection des digues.

                             

Au bout d’un moment difficile à apprécier pour moi, les vagues deviennent plus grosses et des éclaboussures arrivent jusque sur le pont.

                             

Cela n’empêche pas  d’observer les Puffins boréal (Calonectris borealis) ou les Pétrels des désertas (Pterodroma deserta) qui accompagnent un temps  notre navire.

                             

Reste qu’à un moment, une vague plus capricieuse que les autres, envoie une forte secousse puis l’instant d’après, je suis projeté je ne sais où avec mon support que je croyais solidaire du bateau.

                             

L’atterrissage est cataclysmique pour moi, je percute violemment avec l’épaule et la tête une partie de l’infrastructure.

                             

Je suis un peu sonné et mes esprits revenant peu à peu, je constate une douleur générale réellement effroyable, en fait dans le choc, je viens de me déboiter l’épaule.

                             

Michel réussi par miracle à attraper mon appareil photo avant qu’il ne passe par-dessus bord et Julien fonce à mon secours et reste auprès de moi tout le temps.

                             

Devant la situation, le capitaine décide de faire demi-tours et de contacter les services médicaux pour que je sois pris en charge.

                             

Bien que parfaitement entouré le temps passera à la vitesse d’une éternité pour rejoindre le port et Michel m’accompagne à l’hôpital.

                             

Le bras est remis à sa place et un antidouleur suffisamment puissant m’est injecté on m’informe de la  situation à suivre et du ressenti qu’il y aura dans les quelques jours.

                             

Michel est là, encore, à ma sortie des urgences et bien qu’encore un peu groggy, je demande ce qui s’est passé et en attendant l’arrivée de julien, il m’explique les faits.

                             

Une fois que Juju nous a rejoint, la première urgence est de passer à table pour le partage d’un repas,  car je meure de faim et c’est peu de le dire.

                             

Julien m’explique ma situation quant à un retour anticipé, mais je réfute les arguments, on est des garçons, on y est on y reste.

                             

La première chose que je fais en rentrant à l’hôtel est de présenter mes excuses à l’ensemble du groupe pour lui avoir pourri la journée et julien de prendre mes médicaments à la pharmacie du coin.

                             

En attendant l’heure du repas, je reçois quelques conseils avisés de notre guide ainsi que quelques mises en gardes, voire une petite leçon de morale quant à ma façon d’appréhender mon nouvel état de santé.

                             

Puis, avec Michel et quelques autres, nous allons faire une balade près du canal à la recherche des Astrilds pour espérer une meilleure miroise que ce matin.

                             

Je suis encore sous l’influence de l’antidouleur administré à l’hôpital, mais mes réflexes visuels reviennent peu à peu.

                             

Le soir, nous irons à quatre, manger une glace en face de l’hôtel et ainsi me remonter le moral, reste que la nuit sera réellement pénible à  supporter pour moi.

                             

Comme si ce n’était pas suffisant,  nous serons réveillés Michel et moi par des cris étranges émanant de la rue en contrebas, nous laissant réellement perplexes.

                             

1) Tournepierre à collier

2) Tourterelles turques

3) Aigrette Garzette

4) Chevalier gambette

5) Gallinule poule d’eau

6) Astrilds ondulés

7) Merle noir

8) Martinets unicolores

9) Buse variable

10) Chardonnerets élégants

11) Serin des Canaries

12) Fauvette à tête noire

13) Sternes pierregarin

14) Goélands leucophées

15) Fauvette à lunette

16) Puffins boréal

 

 



23/09/2021
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