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Busard des roseaux Circus aeruginosus

Autres busards du site :  Busard saint Martin  Circus cyaneus , Busard cendré   Circus pygargus.

    

Chez nos voisins : Marsh Harrier, Rohrweihe, Aguilucho Lagunero Occidental, Bruine kiekendief, Falco di palude.

    

Busard des roseaux   (Circus  aeruginosus)

    

Règne : Animalia 

    

Embranchement : Chordata

    

Sous-embranchement : Vertebra

    

Classe : Aves

    

Ordre : Accipitriformes

    

Famille : Accipitridés

    

Genre : Circus

    

Espèce : Aeruginosus

    

    

 Linnaeus : 1758 

    

    

De 48 à 56 centimètres de longueur pour une envergure comprise entre 120 et 135 cm, accusant un poids de 400 à 650 grammes pour le mâle, un peu plus pour la femelle puisque situé entre 500 et 800 g, avec de telles mesures, c’est le plus grand busard sur les quatre espèces qui vivent sur les terres de l’Union Européenne en outre, cette espèce possède une espérance de vie de l’ordre de 17 ans environ.

                                     

Le mâle en plumage mature possède un plumage sur trois couleurs, l’ensemble étant brun foncé sur le dessus du dos et une partie de la couverture alaire  (petites, moyennes et grandes).

                     

Les plumes de la couverture primaire ainsi que les Rémiges  secondaires et  tertiaires, sont grises ce qui contraste profondément avec le noir des primaires. Les rectrices sont également grises argent.

                     

Le plumage de la femelle quant à lui est plutôt uniforme dans le brun cendré, mais la couleur crème de sa gorge de son front ainsi que de sa calotte jusque sur  la nuque permet  part contre une identification facile de l’oiseau par un observateur, même novice.

                     

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À grande distance, on peut tout de même le confondre avec d’autres rapaces et particulier avec le Milan noir (Milvus migrans), à l’observation, la queue n’est pas échancrée ce qui permet de lever le doute raisonnable.

                     

Il porte également le nom de Busard  harpaye, c’est un oiseau sociable qui constitue des dortoirs pour dormir, le soir venu.

                     

Ce rapace un peu plus grand qu’une Buse variable (Buteo buteo) avec des ailes plus fines  et des formes plus élancées ainsi  qu’une queue plus longue   s’en distingue en vol par une position des ailes en forme de V assez profond.

                     

C’est vers le début du mois de mars  que  cette espèce  revient aux zones de nidification, après une parade nuptiale complexe qui ressemble un peu à celle d’autres espèces de busards, que le nid est construit.

                     

Au cœur d’une roselière, dans une prairie humide ou près d’un cours d’eau, mais pratiquement toujours au sol, il est édifié par la femelle alors que son conjoint et chargé d’apporter les matériaux nécessaires et bien sûr, c’est  elle qui pond entre avril et mai de  trois à six œufs qu'elle couve seule et dont l’incubation, dure 30 à 33 jours environ.

                     

Pendant l’incubation et durant les premières semaines après la naissance des poussins, le mâle chasse pour elle et pour ses petits, puis lorsque les jeunes grandissent, la femelle chasse aussi. Les petits  sont  volants au bout de 40 à 50 jours, mais conservent  des liens avec leurs parents notamment pour le nourrissage plusieurs semaines après leur départ du nid.

                     

A noter que les petits de cette espèce, ayant souvent, entre deux et douze jours de différence, ne souffre pas du syndrome de cannibalisme et les petits d’une même nichée ne démontrent pas d’agressivité entre eux.

                     

Son régime alimentaire est composé de petits mammifères, jeunes  oiseaux  comme par exemple ceux des Gallinules poules d’eau (Gallinula chloropus) ou des Foulques macroules (Fulica atra) , d'œufs d'oiseaux aquatiques, poissons, batraciens, insectes, mais en règles générales, ce sont les proies jeunes, malades, ou affaiblies sur lesquelles il jette son dévolu.

                     

Comme tous les oiseaux inféodés aux zones humides, il est touché de plein fouet par la destruction ou la dégradation de celles-ci et donc, même s’il est assez commun partout, ses effectifs sont en régression depuis plusieurs années.

                     

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

                     

                     

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

                     

                     

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net  où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

                     

 

                     

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09/09/2013
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