Oiseaux-balades

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Balade du 15-09-2012 en mer à partir de Fouras

Balade du 15-09-2012 en mer

organisée par la LPO

                    

              

Ce matin, c'est la balade en mer, raison pour laquelle je suis venu passer quelque jours en Charente maritime.

L'embarquement est à neuf heures, mais à six, je suis déjà douché habillé, je prends un copieux déjeuner, je vérifie mon matériel, rien ne manque tout y est.

Du GPS en passant par les cartes mémoire vides pour l'APN, je nettoie ma paire de jumelles une dernière fois, regardes quelques photos prises la veille, que j'ai transféré  sur mon PC portable et c'est le départ, Fouras n'est qu'à 18 km de mon lieu de résidence autant y aller tranquille.

Dans le jardin, les éternels Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), lancent des cris stridents, une Tourterelle turque (Streptopelia decaocto), vient se poser sur le muret me regarde comme si elle attendait de la nourriture de ma part, ici comme ailleurs cette espèce et totalement imprégnée par l'homme.

Sur la route, rien de phénoménal, quelques Corneilles noires (Corvus corone), ainsi que des goélands en vol non identifié, sans être estival, le temps me semble correcte et en corrélation avec les prédictions du journal météo de la veille.

Pour être déjà venu à Fouras et avec l'aide du GPS, je trouve le parking sans soucis, j'ai une bonne quarantaine de minutes, j'en profite pour aller boire un café et manger un croissant, rien de tel pour bien commencer une balade en mer.

Il y a là, quelques personnes sur le quai, certains travaillent déjà ou encore, d'autres comme moi, flânent tranquillement,  un piaillement sur ma gauche m'avertit de la présence d'une femelle de Moineau domestique (Passer domesticus), je pose  mon sac à dos au sol pour tenter d'en extraire ma paire de jumelle.

Tenter est le mot exact, car ce matin, je n'y arriverais jamais, le moment d'incompréhension passé, j'ai la cervelle qui mouline à fond, où son passé mes Swarovski 10 X 50 ?

En retournant vers mon véhicule, je continus à réfléchir et bien sûr, je repense au dernier nettoyage sur le canapé, c'est là que je les ai oublié !

Complètement dépité, je retourne sur le point d'embarcadère pour faire bon coeur contre mauvaise fortune et pour le moment, je me sers du 100/400 comme matériel d'observation, cela fera la rue Michelle, le temps que les organisateurs arrivent.

La marée monte doucement, mais avec la puissance que rien ne peut arrêter, les Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), qui se trouvent là ne sont même pas dérangées, les eaux commencent à recouvrir l'estran recouvert d'algues sur cette portion de littoral deux petits Bécasseaux variables (Calidris alpina),  cherchent de la nourriture sur un sol jonché de coquilles vides.

Un Tournepierre à collier (Arenaria interpres), puis quelques autres arrivent en poussant leurs cris distinctifs, ils trottinent parmi les amas rocheux en cherchant leurs pitances ou en se chamaillant.

Le groupe de personnes participant à la même virée que moi commence à se constituer, il y a quelques têtes connues, quand l'un des organisateurs arrive, je lui demande s'il n'aurait pas une paire de jumelles à me prêter, mais apparemment, plusieurs autres observateurs semblent avoir le même souci que moi.

Je ne suis pas le seul à avoir oublié le précieux instrument de miroise et il n'y en a pas assez pour tout le monde, le bateau vient d'accoster et c'est le moment d'embarquer, je me trouve une place tout à l'arrière et je m'y installe le plus confortablement possible.

             

             

Sur le quai, on attend les retardataires éventuels, ce qui nous donne le temps d'observer un tournepierre pas farouche pour deux ronds, à quelques mètres du bateau, il a trouvé une moule oubliée là  et commence à la bousculer pour voir  s'il pourrait trouver un truc à avaler du coquillage bivalve couleur d'ébène.

Le limicole pince le coquillage, le retourne, mais rien ne semble faire son bonheur, normal ce dernier est vide  et l'oiseau  passe son chemin pour trouver sa pitance à quelques avec plusieurs congénères de son espèce, un Héron cendré Ardea cinerea  et vu  sa masse imposante est difficile à rater.

C'est enfin le départ, bien rodée l'équipe d'animateurs prend les choses en main pour une présentation de la balade, à l'aide d'un micro et d'une carte marine, pour nous installer tranquillement sur cette sortie, puis c'est au capitaine de se présenter ainsi que son bateau.

Alors que celui-ci avance à bonne allure, des Grands cormorans Phalacrocorax carbo,  sont observés, plus loin des Macreuses noires (Melanitta nigra),  au vol, les fous sont aussi présents et viennent de long en long tout comme les Sternes caugek (Thalasseus sandvicensis), ces dernières resteront à proximité des terres quand nous prendrons le large.

Nous rejoignons un premier site de pêche, la traine à l'arrière du bateau n'est pas très fournie jusqu'à ce que nous rejoignions le premier chalutier, nous lui empruntons quelques dizaines de goéland de différentes espèces.

Dans le groupe d'oiseaux pélagiques, assez loin, on remarque la présence furtive de trois espèces de puffins tour à tour,  puis la présence d'Océanite tempête (Hydrobates pelagicus), trois, quatre, pas plus et pas très longtemps.

Nous faisons ce qui semble être plusieurs lacets et l'un des animateurs, celui préposé au largage des appâts propose un autre site d'observation, au large de l'île Oléron, quand nous dépasserons le phare de Chassiron une Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus),  rejoindra le groupe des suiveurs puis disparaitra aussi soudainement.

Le commandant du bateau place son navire à proximité d'un chalutier, un autre est situé à bonne distance, nous allons dans sa direction, les Puffins font leurs réapparitions, d'abord un cendré, alors que notre bateau stop, c'est un Puffin majeur (Puffinus gravis), qui vient se poser tout proche de nous nous aurons la chance d'en voir plusieurs.

            

              

Les commentaires vont bon train, les photographes s'en donnent à coeur joie, nous sommes cerné par les laridés, il y en a plusieurs centaines, pour ne pas dire plus, ils semblent attendre la remontée des filets du Black Pearl.

Alors qu'à notre bord, c'est l'heure du repas, nous remarquons le manège d'un Grand labbe (Stercorarius skua) poursuivi par un Goéland marin (Larus marinus), ce dernier, n'apprécie pas du tout l'attitude de pilleur et semble avoir des idées vindicatives à l'encontre de l'oiseau qu'il poursuit, sur cette tranche de vie, c'est le monde à l'envers.

Le Black Pearl remonte ces filets et nous dérobe une bonne centaine de goélands, ce qui vu de ma fenêtre n'est pas si mal, car cela fera ça de moins à trier, le reste, toujours posé autour de nous, sur les flots calmes comme si nous étions sur une mare.

            

                            

Une animatrice recense les positions d'oiseaux à l'aide d'un GPS, elle nous apporte gentiment  quelques informations sur les espèces que nous observons, notre navire a reprit sa route alors que tout le monde à bord c'est restauré.

Julien lance des morceaux de poisson et nous assistons aux piquets des Fous de bassan (Morus bassanus) qui plongent pour attraper leurs cibles plusieurs mètres sous l'eau, c'est assez impressionnant, tout proche de nous.

Les Goélands bruns (Larus fuscus),  en petit  nombre, sont mêlés  aux argentés, un Puffin fuligineux (Puffinus griseus),   puis un autre vient au contact, nous offrant de belles observations, le ballet des plongeons reprend, les oiseaux arrivent à quinze ou vingt mètres au-dessus de l'eau et dans une position caractéristique fusent pour s'enfonce sous la surface.

             

                

Les Labbes sont toujours omniprésent, afin de  tenter de chaparder par la méthode du harcèlement ce qui semble être leur stratégie à moindre coût en terme de dépenses de calories pour se nourrir.

Un oiseau décrit de grands arcs aux ras des vagues, c'est un autre Puffin des Baléares (Pufinus mauretanicus),  il se rapproche, dans la meute, ils sont maintenant visibles à l'unité ou à plusieurs, jusqu'à trois en même temps nous en avions déjà vu dans la matinée, mais ceux-ci, sont vraiment proches, reste que l'autofocus de l'appareil souffre, ces oiseaux marins sont pratiquement au contacte des vagues et surtout hyper véloces.

                   

                 

A un moment, trois bergeronnettes grises (Motacilla alba) sortent d'on ne sait où et continuent leur route, nous espérons qu'elles ne vont pas se tromper, car sinon, au large, c'est la mort quasi assurée pour elles.

Nous sommes, si j'ai bien compris à 18 milles marins au large de l'île d'Oléron, c'est le moment du retour, nous avons toujours une quantité d'oiseaux, assez conséquente qui nous suit, chacun  à commence à s'installer pour le retour, mais malgré tout en conservant un oeil sur à la mer.

C'est une bonne idée, Nidal issa) qui se trouve à ma droite lance, assez fort pour que tout le monde ou presque entende, Puffin et  c'est un Puffin cendré (Calonectris diomedea,  cette fois-ci, l'oiseau ne se contente pas de rester plusieurs centaines de mètres en arrière de notre poupe, au que non, il nous offre un festival en coupant notre sillage jusqu'à cinq reprises.

              

                            

Alors que tout était calme à bord, c'est à nouveau l'effervescence, le superbe procellariidé se laisse magnifiquement observer puis s'en retourne tranquillement vers son domaine maritime jusqu'à la prochaine observation.

Nous repassons le Phare de Chassiron, il est situé  à l'extrémité de la pointe Nord de l'Ile d'Oléron, le site est connu par  le nom de "bout du monde".

En 2007 au mois d'avril, le site a été entièrement réhabilité les jardins à l'extérieur d'une part et un musée fut créé au premier étage, la maison des gardiens dehors, fut rénovée également d'autre part et elle reçoit des expositions temporaires ainsi que  des ateliers pédagogiques pour  faire découvrir les richesses du milieu marin, à destination des enfants, mais aussi des  adultes.

La barre de vagues, qui se trouve là est impressionnante, alors que nous sommes à plusieurs centaines de mètres nous la distinguons parfaitement, c'est pratiquement la fin de la balade maritime, d'ici à quelques dizaines de minutes nous aurons accosté, mais c'est sans conter  de  la vigilance des observateurs, en effet, un Labbe parasite (Stercorarius parasiticus), est posé sur l'eau, il décolle et nous assure par son plumage de son espèce.

Entre le port de Fouras et notre position, nous verrons des Sternes pierregarin, des cormorans, à nouveaux des rieuses et des caugek.

Une fois débarqué, sur le parking où se trouvent nos véhicules, une famille de Serins cini (Serinus serinus), sera la dernière espèce observée de la sortie.

En conclusion, une sortie en mer des plus agréables où je n'ai pas ressenti le mal de mer, la balade nous a permit sur une distance annoncée par le capitaine de 52 milles marins de voir dans des conditions quasi idylliques plus d'une vingtaine d'espèces en compagnie de pointures de l'ornithologie ainsi que d'autres personnes vraiment agréables où le mot partage eu une grande place.

Pour info, un mille marin mesure environ 1852 mètres ce qui correspond au calcul de une minute d'angle à l'équateur, donc pour cette sortie en mer, 52 milles marins multiplié par 1852 mètres, donne  un peu plus de 96 kilomètres.

Pour finir, une balade à refaire même si je sais pertinemment que chaque jour et différent, touts grands mercis aux animateurs de la LPO ainsi qu'aux  pilotes du bateau.

 



03/10/2012
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