Oiseaux-balades

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Une balade au Parc du Teich le 27/07/2013

Une balade

au Parc du Teich le 27/07/2013

   

   

Il y a quelques jours, sur côche.fr, une série de messages passent concernant  la présence d’un limicole Nord nord-américain, il ‘agit d’un Bécasseau, je ne connais pas le nombre d’apparition en France de cette espèce, mais c’est un oiseau assez rare tout de même.


De suite, je contacte trois quatre personnes pour savoir si, elles seraient intéressées par la balade en covoiturage, mais après deux accords sur toutes les ornithologues que je contacte, ils se désistent, car le délai est trop court pour l’un comme pour l’autre.


Dommage, je décide d’y aller quand même, mais il y a un détail auquel je n’avais pas pensé, je travaille vendredi soir et il faut que je sois au même endroit lundi matin pour six heures dix  pour un job audit !


Après discussion, mon autorité m’accorde le vendredi soir, donc je partirais avec un membre de ma famille que je laisserai à quelques distances pour pouvoir me consacrer pleinement à ma passion.


Donc vendredi matin  dormage, dès que je rentre du travail puis réveil et derniers préparatifs, vers une heure du matin nous partons, bison futé voit du rouge foncé de tous les côtés en ce week-end de chassés-croisés.


Les kilomètres avalés jusqu’à la rotonde de Bordeaux et deux poses salutaires sous une tempête tropicale énergique, tout va bien, mais dès que l’on veut s’engager sur l’autoroute qui mène dans les landes et au-delà, c’est le foutoir, les gens ne sont pas très respectueux les uns des autres.


Un bouchon bloque un peu l’accès de l’A63 et il y a pas mal de resquilleurs qui ne veulent pas faire la queue et le font savoir avec des coups de klaxons, souvent en engageant violemment leur véhicule dans la fille avec  parfois des gestes tout aussi agressifs qu’obscènes, l’important c’est de pouvoir passer.


De mon côté, je vais voir un piaf qui a fait plus de dix mille kilomètres pour venir chez nous, alors même si cela m’exaspère un tant soit peu, je prends mon mal en patience et j’avance à la vitesse d’une cagouille à l’heure.


La climatisation marche parfaitement dans le C4 Picasso, d’autres sont plus à plaindre, notamment les enfants et les personnes âgées, puis des voitures de police passent en trombe en utilisant la bande d’arrêt d’urgence, puis un, véhicule de premiers secours, aucun doute il y a un accident plus loin, certainement source du ralentissement.


Le temps s’écoule  et érode la bonne attitude des conducteurs, dont certains changent de fille sans arrêt pensant traverser le bouchon plus rapidement.


Et puis un truc hallucinant se produit, sur le terreplein central qui est assez large à cet endroit, des gens sont là debout pour la plupart, d’autres assit, des pompiers, portent secours et auscultent manifestement des blessés, il y a eu un petit carambolage, mais dans l’autre sens.


Et d’un coup, dans le nôtre, plus aucune retenue, incroyable le comportement morbide des gens, qui à chaque fois qu’il y a un accident, ralentissent exprès pour voir je ne sais quelles victimes plus ou moins gravement touchée.


Quoi qu’il en soit, nous arrivons chez nos amis, bisous, café, puis, je fille, c’est que j’ai un rendez-vous important avec un américain moi, il ne faut pas que je traine.


La route qui va jusqu’à Le Teich, se passe fort bien, j’arrive même avant l’ouverture, je patiente en piquant un petit roupillon dans la voiture, mais quand j’ouvre les yeux, un peu de temps a passé.


Je prends mon équipement et après être passé à la caisse, j’entame mon périple, en moyenne, je viens une ou deux fois par an au Parc du Teich depuis 2007, mais je le connais depuis 1974 me semble t’il, alors que j’habitais tout proche en comparaison d’aujourd’hui.

 

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J’entends quelques chants dans les roselières, au-dessus de moi, volent des Hirondelles de fenêtres (Delichon urbicum), de la plateforme N°1 on peut encore observer quelques Cigognes blanches (Ciconia ciconia) sur leur nid.


Elles ont du mérite, car si ce matin il fait relativement beau, cette nuit une dépression est passé sur le pays sous forme de tempête, en témoigne les nombreux arbres cassés et autres preuves sur la route.


Quelques fauvettes (sp) furtives passent rapidement d’un buisson à l’autre, il n’y a que peu de monde et quand je rencontre un couple d’observateurs équipé de longue-vue de qualité, je leur demande s’il y a quelque chose d’attractif, tout deux me répondent en cœur que oui.


Et à force d’explication, me confirme la présence de l’oiseau que je suis venu voir, apparemment des gens de la LPO, sont sur le parc pour la confirmation de l’espèce, autant profiter de leur aide et de leurs connaissances pour ce limicole venu de la zone Néarctique, mais malheureusement, je ne les trouverais pas.


On m’a indiqué le N°9 où il se trouvait ce matin, mais d’ici là, il y a un bout à parcourir et quelle que soit la saison, il y a toujours quelque chose à découvrir dans ce havre de paix pour l’agente ailée.


Je passe d’observatoire en observatoire, les Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), sont nombreuses, quelques Goélands adultes et juvéniles, les incontournables Canards colvert (Anas platyrhynchos) sont partout d’ailleurs, je trouve une femelle de l’espèce, accompagnée de onze canetons, tous sur le même coloris et le même gabarit, quelle famille.

 

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Il reste des Martinets noirs (Apus apus) qui dessinent de larges arabesques dans le ciel, au N°5, assez loin, sur des parties émergées, les oiseaux inféodés au milieu aquatique ont trouvé là un reposoir de qualité, un Tournepierre à collier (Arenaria interpres) en plumage de transition à moins que ce soit un juvénile, arpente de long en large à la recherche de quelques nourritures.


Les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) sont aussi bien représentées, il y a également des Hérons cendrés (Ardea cinerea), sept, huit, avec trois Grandes aigrettes (Ardea alba), ce seront les seuls représentants du groupe de hérons que je pourrais observer sur cette visite.


Les Barges rousses (Limosa lapponica), sont de même en petit nombre, une petite centaine environ en paquet et des isolées çà-et-là, ainsi qu’au vol, par trois ou quatre.


A chaque fois qu’un de ces regroupements d’oiseaux décolle dans la précipitation, on peut être certain qu’un Milan noir (Milvus migrans), survole le secteur, le grand rapace est bien installé sur le parc et s’y reproduit sans trop de complexe, les proies potentielles sont nombreuses.

 

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Au niveau des canards de surface, hormis le colvert, le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), est représenté de façon parcimonieuse, c’est à peine si j’en compte une trentaine sur tout le parcourt.


Ici, une Bergeronnette grise (Motacilla alba), en phase de nourrissage de deux jeunes non émancipés, ailleurs, ce sont des Moineaux domestiques (Passer domesticus),  qui se cachent dans les haies.

 

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Un vol de Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) me fuit, à quelques distances et disparait de ma vue, en arrivant sur le N°5, je me fixe un bon moment je scrute tout azimut, c’est de ce point du parc, que les observateurs, ont vu l’espèce, arrivée d’Amérique, mais moi, je ne la trouve pas, j’en reviens donc à l’information du couple qui me l’ont situé au N°9.


Quelques Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), un Chevalier sylvain (Tringa glareola), un Combattant varié (Philomachus pugnax), une Bergeronnette printanière (Motacilla flava) des Foulques macroule (Fulica atra) malgré la saison bien avancée, il y a encore de la diversité pour qui a envie simplement d’observer.


Puis c’est au tour d’un Cisticole des joncs (Cisticola juncidis), de prendre son envol pour se reposer quelques mètres plus loin dans ces espèces de joncs vert bouteille de petites tailles de formes cylindriques et pointus.


Le niveau de l’eau, est partout assez haut, suite aux pluies récentes et surtout à la tempête de la nuit précédente le N° 6, n’apporte que peu d’observations à part des espèces déjà aperçues, avec le N°7, retour sur le plan d’eau « du grand large », sur les poteaux il y a soit un Grand cormoran (Phalacrocorax carbo), ou une rieuse ils sont tous occupés à nettoyer leur plumage.

 

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Ma longue vue Swarovski 80 HD, met bien en évidence l’œil couleur d’émeraude de ces oiseaux au plumage d’ébène, encore une occasion secrète de remercier M. Guichon, son épouse, son équipe de Bar-sur-Seine ainsi que sa fille qui a reprit les commandes du magasin de ses parents.


Des Chevaliers gambette (Tringa totanus), sont à l’abri derrière des plantes aquatiques, qui les protègent du vent, d’autres barges de la même espèce que précédemment, ainsi qu’une palanquée de mouettes, toujours des rieuses.

 

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En quelques pas, je me déplace sur le N°8, vu la configuration du lieu, je n’espère pas ajouter d’autre espèce à ma liste de la journée sur ce poste, mais c’est sans compter sur le Râle d’eau (Rallus aquaticus), qui lance son cri si caractéristique, je ne l’apercevrais pas et ce sera la seule fois où je l’aurai entendu.


En ce lieu, quelques rieuses à nouveau, deux Oies cendrées (Anser anser) trois Linottes mélodieuses (Linaria cannabina) et toujours aucune trace de la queue du piaf dont j’aimerais faire la côche.


Et je continue ainsi ma balade, entre les postes 8 et 9, sur la droite, juste en face des bancs de détente, il me semble entendre la Locustelle tachetée (Locustella naevia), je reste attentif et apparemment, c’est bien cela, en arrivant au N°9, j’y trouve des moutons encore une bergeronnette, une grise, en train de nourrir un petit.


Au loin, des Chevaliers aboyeurs (Tringa nebularia), encore des barges, un Pluvier argenté (Pluvialis squatarola), un Chevalier arlequin (Tringa erythropus), une famille de Cygne tuberculé (Cygnus olor), qui vient passer au milieu de tout ce petit monde créant un envol de quelques mètres, mais rien de bien méchant et le bécasseau de mes rêves qui ne se montre toujours pas.

 

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Dommage, je décide tout de même de continuer, encore deux linottes, en sortant de cet observatoire, le chant de la locustelle m’interpelle de nouveau, je vais faire un tour du côté de la plateforme N° 4, hormis une garzette, rien d’autre et à travers les fenêtres de la petite maison, je vois des poissons factices, accrochés à des fils et en guise de rideaux, des filets de pêche, curieux décor que voilà.

 

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J’avance vers le N°10, et encore des martinets, une rieuse puis une garzette, encore décolle devant moi d’un petit canal, il y a un bon moment que je n’ai vu de visiteur, tout est calme.


Ici, personne, j’en profite pour me poser et après quelques instants à regarder plus dans le vague qu’autre chose, un léger mouvement me fait tourner la tête vers la gauche, un petit passereau qui vient de se tremper s’apprête à faire sa toilette, c’est une Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), il me semble.


Une ribambelle de Goélands argentés (Larus argentatus) et un Goéland marin (Larus marinus), avec eux, plusieurs Courlis cendrés (Numenius arquata), sur une langue de terre à fleur d’eau, vers la droite, un autre pluvier, encore un argenté puis quatre Avocettes élégantes (Recurvirostra avosetta), se dandinent de gauche à droite en avançant le bec sous l’eau.


Sur le N°11, quelques Dizaines d’Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), passent d’un îlot à l’autre, encore des tadornes, les Échasses blanches (Himantopus himantopus), animent l’ambiance, elles sont très actives, aussi bien les adultes que les poussins de quelques jours.

 

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Au bout d’un moment, je change pour l’observatoire suivant, là, encore des étourneaux, la tempête à sévit sur la lagune Claude Quencard comme ailleurs, plusieurs petites échasse sont blessées ou mourantes.


Dans la longue vue, je distingue à 60 mètres environ, des Bécasseaux variables (Calidris alpina), une bonne quinzaine, certains ont encore la tache noire ventrale, d’autres pas, sur un amas de terre quelques mouettes, des Sternes caugek (Thalasseus sandvicensis), avec les deux Sternes pierregarin (Sterna hirundo), vues plus tôt c’est la deuxième espèce du genre que je vois ce matin.


Quelques visiteurs font leurs entrées et s’installent sur les bancs en espérant quelques miroises, d’autres, sont là pour la balade simplement, il m’arrive sans soucis, de proposer que les gens puissent regarder dans mon engin d’observation et la plupart, sont émerveillés par la qualité de ce qu’ils arrivent à voir à travers, puis l’observatoire se vide de ses occupants, je reste encore un moment.


Et je fais bien, car parmi les variables, un, un  peu plus gros se détache, un Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea), puis deux, jusqu’à quatre, je reste un moment fixé sur les petits limicoles puis un mouvement de panique fait décoller tout ça, encore un milan qui passe, pas très loin.


La lunette, est bien sûr restée sur la même partie où l’herbe est inondée et quand les oiseaux se posent, un autre limicole plus grand que les variables mais sensiblement de la taille d’un cocorli avance à découvert, je le fixe, mais je n’arrive pas à me décider, je ne l’ai jamais vu, mais je sais ce que ce n’est pas, les hypothèses, cavalent dans ce qui me sert de cervelle.


Le sourcil est marqué, le plumage plus ou moins bringé, une tache orangée en arrière des parotiques, les pattes jaunâtres à cette distance, mais un long bec, proportionnellement.


A ce moment-là, une personne entre dans l’observatoire, je pense que l’homme sans aucun équipement spécial, est arrivé à vélo, du fait du bruit que j'ai entendu, il jette un œil dans les fenestrons.


Comme la honte ne tue pas encore, je l’apostrophe, en lui demandant s’il s’y connait en ornithologie et sans hésiter,  il  se présente en me montrant le pictogramme du parc brodé sur son maillot, je suis tombé sur un gros morceau.


Le ciel doit être avec moi ce matin, ce monsieur est le gestionnaire de la réserve, je lui dis que j’ai un oiseau dans la lunette que je ne reconnais pas et il s’autorise à venir voir de lui-même.


Un cocorli m’annonce t’il, il y en a effectivement plusieurs à cet endroit, puis il se reprend et me dit :  attendez, vous avez de la chance, celui-ci c’est un visiteur rare venu d’Amérique, c’est le visiteur à ne pas manquer, de mon côté, je ne le montre pas, mais je trépigne de l’intérieur, l’observateur à l’œil vissé à ma lunette et moi dans la semi pénombre de l’observatoire, je me contente d’étourneaux qui passent devant les ouvertures d’observation.


Il me confirme l’observation en se décollant de ma longue vue à force de détails diagnostiques  comme la couleur des pattes par exemple c’est bien le Bécasseau échasse (Calidris himantopus) et juste derrière, un Chevalier guignette (Actitis hypoleucos).

 

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Puis au moment où il quitte comme il est venu le N°12, je le remercie vraiment pour son aide à la détermination de l’espèce et à peine à t’il tourné le coin que je me précipite sur ma longue vue à nouveau.


On ne vient jamais au Parc du Teich pour rien, mais là encore une fois, une superbe côche,  à condition que je réussisse au moins une bonne photo, mais le piaf est vraiment loin, je vais donc tenter une digiscopie, que n’ai-je le talent de mes maîtres, enfin, il faut faire avec ses compétences.


Des visiteurs font leur entrée et je leur propose la lunette, ceux là aussi auront la côche, Ce qui n’est pas donné un jour et perdu pour toujours, un leitmotiv que j’applique en permanence et puis pour être honnête avec moi-même, si on ne me l’avait pas  confirmé, j’aurai pu passer sans le reconnaitre avec certitude.


J’ai ma côche, mais je reste encore un bon moment pour savourer le plaisir, au bout d’un temps plus ou moins long, alors que je discute avec des gens, l’oiseau décolle, fait un grand arc de cercle vers la droite comme s’il allait vers le N° 11 et au-delà et je finis par le perdre de vue.


Je reste encore dix minutes et à l’instant où je sors, je croise des observateurs également équipés de longue vue, un père et son fils venus de Camargue, ils me demandent si j’ai vu l’oiseau je leur explique la situation, leur montre les photos sur l’APN, mais cela ne les satisfait pas plus que cela, je leur souhaite bonne chance pour le trouver, puis j’avance vers la tour panoramique Au N°13.


Panoramique, c’est le mot, un axe vers le Bassin d’Arcachon, un autre vers le Delta de la Leyre, que j’ai descendu en canoë quand j’étais adolescent, un autre axe sur la réserve, c’est magique.


Au bout d’un moment, je descends de mon perchoir, j’avance à découvert vers le N°14, des Hirondelles rustiques (Hirundo rustica) et d’autre de l’espèce vue précédemment, des cygnes, des tadornes encore, des aigrettes, une grande et des garzettes, les milans font entendre leurs cris plaintifs et reconnaissables, des Verdiers d’Europe (Chloris chloris), filent pour se fixer au sommet de petits arbres.


Je continue ma balade, à ce moment-là, on passe sous le couvert des arbres, des oiseaux passent rapidement d’une branche à l’autre, ici un Pinson des arbres (Fringilla coelebs), là une famille de Mésanges charbonnières (Parus major), une Sitelle torchepot (Sitta europaea), quelques Pigeons bisets (Columba livia).

 

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En montant au 15, une autre vision du parc, on est en surplomb par rapport à la vasière en contrebas, elle porte bien son nom, avec les gens qui sont là, nous pouvons observer deux Spatules blanches (Platalea leucorodia) en recherche de nourriture dans le même mouvement pendulaire que celui des avocettes vues plus tôt sur le parcours.


Un couple de Tarriers pâtres (Saxicola torquatus), se montre pas trop farouche et se laisse un moment observer, le mâle prend la pose et je peux le fixer dans la lunette pour le plaisir des gens et le mien.


Jusqu’au N°19, rien de nouveau, à ce moment-là, je rencontre à nouveau un jeune couple franco espagnol très agréable, nous finissons la balade ensemble, la plateforme N° 3, n’apporte rien de nouveau, envahie par une roselière à l’expansion galopante, elle n’offre plus que quelques trous d’eau pour plusieurs mâles colverts en plumage d’éclipse.


Le N° 20 est partiellement inondé suite à la tempête nocturne, mais nous nous fixons tout de même, une Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus), couve sur son nid, juste sous nos yeux, des Fauvettes à tête noire (Sylvia atricapilla), cherchent à manger sur le murier de gauche, un Pic-vert (Picus viridis) coupe l’air pour aller se percher plus loin sur un arbre.


Un jeune Merle noir (Turdus merula), rejoint les fauvettes ainsi qu’un Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), arrivé entre temps sur le même buisson, à moins de dix mètres de notre position.


Une grive (sp), suivie d’une autre, traverse à quelques distances l’espace libre devant nous.


Je détecte un Martin pêcheur d’Europe (Alcedo atthis), d’abord au cri puis à la vue, il passe comme un éclair trop rapide.


Dans la zone pédagogique, un Rougegorge familier (Erithacus rubecula), nous signale sa présence et se montre furtivement, un Pigeon ramier (Columba palumbus), décolle d’une espèce de lierre, mais y revient après avoir décrit un arc de cercle.


Un autre détail à prendre en compte ici, les moustiques sont très, mais alors vraiment très mal nourris, alors quand une personne sans protection arrive, les bestioles voraces se jettent sur lui afin de la cannibaliser, la solution trouver des vêtements appropriés et dans la mesure du possible un écran contre les piqûres d’insectes.


Avec le couple de visiteur, nous faisons une halte à la sortie du parc pour partager un chocolat chaud et des cafés, nous nous quitterons sur le parking, le monsieur me faisant la promesse de revenir sur le parc qu’ils semblent avoir trouvé tout deux comme enchanteur.


Le retour vers la capitale se fera bien plus sereinement que l’aller, avec presque soixante espèces observées  et une côche américaine pour moi et tous ceux qui l’ont vue dans ma lunette, avec plein de souvenir de cette journée au Parc du Teich.



31/07/2013
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