Oiseaux-balades

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Balade du 14-04-2012 sur la nécropole de Thiais

Balade du 14-04-12

sur

la nécropole de Thiais

 

Quand je descends de ma colline, le temps est chagrin, il tombe même une petite averse, mais avec de grosses gouttes.

Une fois, passé la Seine, plus rien ne tombe des cieux, mieux une fois sur l'A86, j'entrevois quelque zone bleues à travers le ciel presque totalement gris.

Bison futé a prévu un samedi chargé, je pars donc de bonne heure,  mais sur l'autoroute, il n'y a que peu de circulation et le trajet se fait sereinement.

J'arrive donc  vers huit heures vingt juste pour me faire ouvrir les portes de la nécropole et je suis accueilli par Franck et une autre technicienne du site, avec un chaleureux sourire, tous deux me souhaite la bienvenue et je vais garer ma voiture à la place habituelle.

Je discute, quelques instants, avec les deux personnes de l'accueil, puis, note les informations  de présences de certains piafs et je commence ma matinée de miroise.

Malheureusement, Francs, est de service ce matin, peut être aurons-nous la chance de croiser son chemin durant son travail, en attendant, un  Rouge queue noir  (Phoenicurus ochruros), mâle se fait entendre  du côté de la sortie du cimetière.

En le plaçant dans mes jumelles, je m'aperçois qu'une femelle de cette espèce, est posée  juste au-dessus du porche à quelques mètres, je peux aisément la comparer au niveau de  la taille avec un Etourneau sansonnet  (Sturnus vulgaris), qui chante juste à côté.

Je fais un petit tour, histoire de tester la paire de jumelles, qui me fut prêtée par  la société Katogroup pour tenter de faire un test sur leur modèle puis d'en donner mon avis, je vais donc l'essayer, la montrer à plusieurs personnes, puis faire un article d'ici à quelques temps.

 

 

Mais pour le moment, le sujet  qui m'intéresse, est l'observation sur le site où je me trouve, des Pies bavardes (Pica pica), des Corneilles noires (Corvus corone) , plus d'une quinzaine de Moineaux domestiques (Passer domesticus), il me semble que cela faisait un moment que je n'en avais pas vu autant à la fois sur la nécropole.

Quelques Pigeons Bisets (Columba livia), une Mésange bleue (Cyanistes caeruleus), les superbes perruches vertes, sont présentes et très loquaces comme d'habitude.

C'est le moment que Daniel, choisit pour faire son entrée, il a téléphoné pour « réserver une place » dans la balade et, il est là, nous faisons tranquillement connaissance en regardant Franck qui démarre sa tournée sur son vélo aux pneus moins usés que ceux de son scooter.

 

 

Quelques instants  plus tard, deux oiseaux arrivant directement de l'entrée dans un vol onduleux me font penser à une espèce, que nous n'avons vu qu'une fois ici, mais je me suis trompé, ce ne sont que deux Geais des chênes (Garrulus glandarius), l'un derrière l'autre.

Catherine arrive et, après les câlins d'usages, on se renseigne pour savoir comment l'on va réciproquement, Anna et Hervé viennent se garer à côté de nous, suivis  par  Corentin, le tous jeune observateur de la balade précédente, accompagné par  son papa Olivier.

Nous sommes heureux de nous retrouver pour la balade, d'autant que le  temps s'améliore, à ce moment-là, un puis deux Eperviers d'Europe (Accipiter nisus),  sortent des limites du cimetière et cerclent au-dessus de la nationale.

Notre petit groupe semble au complet alors nous décidons de façon collégiale de nous diriger vers le carré militaire de la Serbie, ici, rien de transcendant si ce n'est le cliquetis d'un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), plus ou moins accompagné par  un premier Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula), qui chante fort pour affirmer sa possession territoriale.

 

 

Nous reverrons et entendrons ces deux espèce de manière éparse, les perruches sont toujours aussi bruyantes dans les hautes branches, nous passons au pied d'un arbre dont le sol est couvert de copeaux.

Immédiatement  je lève le regard pour apercevoir, le bec d'un oiseau, reculer au fond d'une loge toute fraiche, l'observation en contre-jour est bien trop furtive pour que je puisse affirmer l'espèce.

 

 

Catherine, en tout bien tout honneur m'offre sa main, pleine de copeaux, afin de me montrer la fraicheur et la taille des morceaux de bois arrachés à l'arbre par le constructeur du nouvel abri.

Notre petit groupe prend un peu de distance et attendons quelques instants, mais soit nous n'avons pas vu l'oiseau sortir de la loge, soit il reste au fond de celle-ci.

 

 

Nous poursuivons, un peu plus loin, plusieurs corneilles évoluent dans des ballets aériens bruyamment, en fait, elles s'en prennent à un couple d'éperviers, ceux-ci sont sur leur territoire, l'absence de couverture foliaire  nous aide même à découvrir leur nid sans conteste.

Ce sont, certainement les mêmes, que nous avons observé au moment où nous discutions, en face du conservatoire, un troisième rapace de cette espèce est aperçu à son tour.

Nous croisons un premier agent du lieu puis quelques instants après, un second, ils sont sur leur temps de travail, alors ne reste pas avec nous.

Un premier Pigeon colombin (Columba  oenas), est observé, posé puis au vol, nous n'en verrons que trois sur la balade, les Pigeons ramier (Columba palumbus), décollent avec le claquement caractéristique de leurs ailes

Olivier, aperçoit au sol une plante, il s'agit d'une sorte  d' orobanche, un genre de végétal herbacé parasite, sans chlorophylle, tout le groupe écoute ses explications ainsi que les compléments, apportés par Daniel, c'est vraiment super ces groupes de balades, où chacun apporte son lot d'informations pour le plaisir de tous.

 

 

Nous tenterons une photo sur un brin de cette plante, Olivier, plus attentif que les autres sur ce sujet, en découvrira à quelques pas, des centaines !

Plus loin, un nouveau troglodyte nous amuse dans une haie, un premier traine buisson, puis encore des mésanges, un autre Accenteur mouché (Prunella modularis), est aperçu, il reste camouflé sous un buisson, Olivier tente une approche par contournement, alors qu'Hervé aimerai se servir  de son tout nouveau matériel photo.

Quant à moi, je fais un tir unique sur le piaf, la photo est vraiment nulle, mais largement suffisante pour lever le doute sur l'identité du petit passereau.

En arrivant sur le carré du cèdre étêté, une franche rigolade démarre quand je le confonds, avec un cyprès, puis le sérieux revient, avec l'écoute d'un cri  que l'on a du mal à identifier, c'est tout simplement une Grive draine (Turdus viscivorus), isolée qui prend son envol à notre approche.

Ensuite, un premier Pinson des arbres (Fringilla coelebs), un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita), qui vient vraiment presque à notre contact, quelques Mésanges charbonnières (Parus major), une Perruche à collier  (Psittacula krameri), vient se poser assez près de nous et nous pouvons l'observer à loisir sans l'effaroucher et même lui tailler le portrait.

 

 

Mais le fort mimétisme dans ce début d'émergence de végétation donne du fil à retordre à Hervé pour localiser la bestiole sinople, si dans un jeu de cache-cache, vous avez perdu, une perruche verte, chercher le bec pourpre.

Nous arrivons enfin sur le site du supposé nid de faucon crécerelle, il y a bien un nid de corvidé, mais rien de tangent pour affirmer qu'il est devenu possession du rapace précité.

Nous nous éloignons simplement, à ce moment-là, nous entendons clairement les cris de deux petits oiseaux de proies, nous nous retournons pour les apercevoir.

Ils sont superbes, nous nous asseyons dans l'herbe, nous sommes à cinquante, soixante mètres environ, l'observation est grandiose, Olivier est volontaire pour imiter une vache ou un mouton qui broute un peu plus loin.

La femelle s'est tranquillement posée sur son nid, alors que son compagnon patrouille au-dessus de la cime des grands arbres, nous quittons les lieux, pour ne pas provoquer l'abandon du nid par  l'oiseau très peu furtif tout de même.

 

 

Un peu plus loin, un Bruant zizi (Emberiza cirlus), se fera entendre, le chant reconnu facilement par plusieurs personnes, ne donnera pas la position exacte du petit fringile, d'autant que Olivier nous offre à ce moment-là des Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), au sommet d'un arbre, un Verdier d'Europe (Chloris chloris, puis c'est à mon tour d'apercevoir quelques Linottes mélodieuses (Carduelis cannabina), mais nous, nous éloigerons par respect pour une personne qui se recueille sur une tombe.

Encore une fois, Anna a pensée à amener des tartelettes, Olivier et Corentin, des petits gâteaux fait maison, une autre personne du pain d'épice également fait maison, succulent, Daniel quant à lui  me fait gouter une pâte d'amandes exotique, délicieuse, il n'y a que moi qui ne suis venu qu'avec mon estomac vide !

Plusieurs Pics-verts  (Picus viridis), seront aperçus surtout  durant leurs vols puissants et ondulants, traversant les parcelles ici ou là, sur la friche, que peu d'habitants, si ce n'est quelques rapaces, détectés par la vue étonnante de Corentin, ce gamin doit avoir 18 à chaque il minimum, à se demander, à quoi lui servent ses jumelles !

Près du grand portail vert, là, on sent bien qu'i y à de la vie, rouge gorges, accenteurs, troglodytes, ils sont tous présent, un couple de Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), est en train de s'installer, le mâle est vraiment très territorial et vient tourner autour de nous un instant.

 

 

La coupe des arbres, dont les branches entassées offre une montagne d'abris à toute une population d'insectes dont les oiseaux ne peuvent que profiter, espérons que le tas de bois ne bougera plus jusqu'à la  fin  juillet.

Nous remontons vers le dépôt de gravier, puis arrivons dans le secteur des bennes, plusieurs couples de Merles noirs (turdus merula), seront vus, d'autres bisets, d'autres ramiers.

Au sol, nous trouvons des billets de banque factices utilisés à ce que l'on m'a dit pour les cérémonies asiatiques comme offrandes.

 

 

A ce moment-là, la vraie surprise de la balade, alors que notre groupe se scinde en deux, nous repérons un deuxième nid de crécerelles de façon fortuite.

Cela fait réellement plaisir, la nourriture doit être vraiment abondante pour offrir la possibilité de reproduction à deux couples de rapaces de la même espèce, sur un site aussi rapproché.

Puis c'est le début du retour, un Pic épeiche (Dendrocopos major), se laisse nettement entendre, puis des espèces, déjà vues auparavant, se laissent à nouveau observer, l'indice de  nidification des sansonnets, est proche du 20 sur 20, une autre Grive musicienne (Turdus philomelos),  laisse entendre son répertoire aussi mélodieux que varié.

Nous passons dans le secteur où nous avons observé la bécasse à la sortie précédente, une occasion de râler de plus pour moi, ce diablotin de Corentin me glissera un dessin dans mon calepin  dont je ne verrai la vraie signification que le lendemain !!!

 

 

 

Reste qu'il est un peu tard, nous finissons la balade et de façon unanime décidons de terminer cher l'américain d'en face comme à notre habitude, où durant le repas nous reparlerons de nos observations.

Puis un peu plus tard, chacun retournera dans son coin en attendant la prochaine balade sur un bilan plus que positif, temps superbe pour un printemps, vent  faible à nul, 28 espèces contactées où les rapaces, se sont taillé la part du lion, que des personnes présentes, vraiment sympathiques, y compris les techniciens de la nécropole.



17/04/2012
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