Oiseaux-balades

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Balade du 13-04-2013 sur la nécropole de Thiais

Balade du 13/04//2013

sur la nécropole de Thiais.

 

 

Huit degrés centigrade et un ciel azuré à peine couvert de nuages quand j'ouvre les volets, superbe, la météo est avec nous. 

Même si le ciel n'est toujours pas menaçant, il s'est rempli de nuage le temps du trajet et quand j'arrive sur la nécropole, Zéphir semble également réveillé.

Franck est en faction à la barrière avec un autre technicien, pour recevoir les visiteurs, nous nous saluons et je vais me garer à la place qui m'est devenu familière en face de la conserverie.

Je retourne près de l'entrée pour glaner quelques informations auprès de ce type qui m'est apparu si sympathique au cours des années, je présente également mes civilités à son collègue, le temps de quelques échanges et je note tour à tours avec une certaine joie, la présence de plusieurs Moineaux domestiques Passer domesticus, sur le fronton du préau.

Des Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris, qui ont également investi les cavités à leurs tailles  sous ce dernier, avec des signes de nidification évidents mais également le chant d'un Rougequeue, son chant me semble curieux, un vol d'environ une quinzaine de Chardonnerets élégants Carduelis carduelis, vient s'accrocher aux sommets des grands peupliers d'Italie devant la conserverie.

Quelques verdiers d'Europe Chloris chloris, ici ou là, Dominique arrive et nous partageons le vol rapide et puissant de cinq Perruches à collier Psittacula krameri, Christiane puis Lucile arrivent sur cet entrefaite.

 

 

Une Corneille noire Corvus corone est bien visible sur le toit de la conserverie, dès que tout le monde se tourne vers elle, elle s'envole, le cri du rougequeue se fait entendre à nouveau.

C'est Lucile qui nous l'offre en s'écriant, un Rougequeue à front blanc Phoenicurus phoenicurus, mais l'oiseau reste invisible à tous, tant le mimétisme sur fond de feuilles rouges naissantes est profond.

 

Puis de nouveau le chant et le passereau, passe d'un peuplier  à un autre, la difficulté pour le repérer reste la même quant à la couleur du fond, seul son mouvement a trahi sa position, c'est bien un mâle de « front blanc ».

Depuis que je viens sur la nécropole de Thiais, je n'ai pas souvenir d'en avoir vu,  je remercie Lucile pour cette observation, fort sympathique et notre groupe se rapproche un peu du petit oiseau haut perché au demeurant pour une observation magique et plus détaillée.

Certains d'entres nous éprouvent encore quelques difficultés à repérer l'oiseau, à ce moment-là Mihaela et Alain nous rejoigne et c'est reparti pour une séance d'explications pour que tout le monde puisse bien miroiser ce nouvel hôte temporaire du cimetière.

 

Cela fait un bon moment que nous sommes là, notre petit groupe n'a fait que quelques pas, quand il s'envole pour se soustraire à notre vue, en lieu et place de la corneille, un cousin du précédent est observé quelques secondes, un Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, la raison pour laquelle, plus tôt le chant de cette espèce nous apparaissait comme bizarre, en fait nous avions l'émission sonores des deux espèces en simultanée.

On commence vraiment la balade en nous dirigeant vers la parcelle N°1, un autre petit passereau, pas souvent aperçu sur le site se fait entendre et qui plus est, par la présence de plusieurs mâles chanteurs, ce sont des Pouillots fitis Phylloscopus trochilus, il y en a au moins sept.

Un  Rougegorge familier Erithacus rubecula, est aperçu au milieu des sansonnets au sol, bondissant pour prendre le couvert  sous une haie, à notre approche, un autre individu, sera entendu plus tard sur la balade.

La bergeronnette qui a passé une partie de l'hiver ici ne semble plus être présente, alors que nos avançons sur l'Avenue A, un Pic vert Picus viridis, décolle devant nous à quelques mètres, il vient de quitter sa loge fraîchement percée, en témoigne la myriade de petits copeaux de bois, qui jonche le sol.

Les grimpereaux se font entendre, mais reste souvent difficile à repérer, la lumière est devenue quelque peu blafarde et n'aide pas à l'observation de l'agente ailée, perchée au-dessus de nous.

Le Pouillot véloce Phylloscopus collybita, est bien présent et  on l'entend grâce à son chant distinctif, parfaitement reconnaissable par tous, mais pour l'observation nous n'en verrons que quelques-uns, les Pigeons biset Columba livia, quant à eux, sont bien représentés.

Les cris de contact du Pic épeiche Dendrocopos major, entendu précédemment, se transforment en cris de poursuite, d'abord invisible, nous voyons deux Mâles se poursuivre sur de longues distances.

 

Incroyable scène de pariade pour la possession d'un territoire en vue de bien entamer la saison de reproduction, puis quelques instants plus tard, c'est une course poursuite entre un mâle et une femelle de la même espèce, puis l'inverse.

Nous ne savons plus où donner de la tête, nous sommes subjugués par ce ballet aérien qui n'en finit pas, mais  ponctué de cris et de pose où nous pouvons tout de même détailler les protagonistes de cette chorégraphie pour assurer la pérennité de l'espèce.

Cela dure un bon moment, puis j'entends une Bergeronnette grise Motacilla alba, mais je n'arrive pas à l'observer, car elle est en vol et suis incapable de la localiser, Lucile s'acquittera de cette tâche quelques temps  peu plus tard.

Une paire de Geais des chênes Garrulus glandarius, viens au contacte, en curieux puis nous survole pour disparaitre rapidement, nous en verrons un autre un peu plus tard.

Un rapace est repéré au-dessus des arbres à travers les branches dénudées, mais la taille et les ailes parfaitement digitées nous apprennent qu'il s'agit d'un Epervier d'Europe Accipiter nisus.

A partir de là, le festival des Ecureuil roux Sciurus vulgaris commence, d'abord un timidement et ce sera le seul mammifère observé de la matinée puis nous passons à autre chose, car le festival des épeiches continu même si les oiseaux sont assez durs, voir impossible  à pixéliser en vol, le spectacle lui est saisissant.

Un Roitelet à triple bandeau Regulus ignicapilla, est repéré, il émet un curieux cri, ne reste que quelque instant en place, mais la photo tranchera tout net, c'est bien un triple bandeau.

Au milieu de ce tumulte, un gardien passe à vélo et fait décoller un couple de pigeons, ce sont bien des Pigeons colombins Columba oenas, ils partent dans une grande parabole pour venir se reposer sur le même arbre et comme je les ai suivis à l'aide de mes  jumelles, je peux les repérer facilement, une fois posé, l'un deux, bien dégagé, nous offre tous les critères diagnostiques de l'espèce.

 

 

Un nouvel oiseau de proies, cercle haut au-dessus des arbres, l'épervier est revenu, non celui-ci, a une queue un peu  plus courte en proportion et les tailles, malgré la distance nous apparaissent comme bien plus imposantes de plus les ailes de celui-ci, sont bien pointues, comme des faucilles.

Il s'agit en fait d'un Faucon pèlerin Falco peregrinus, certainement l'un de ceux d'Ivry tout proche, à vol d'oiseau m'affirme Christiane, quel moments, même s'ils furent courts et apportèrent quelques regrets à certains quant à la durée d'observation.

Un mâle de Mésange bleue Cyanistes caeruleus, tente de se faire entendre au milieu du vacarme des chants parasites de l'étourneau, pas de doute le printemps est bien là.

Encore des bergeronnettes, encore des grises au vol et l'observation des écureuils reprend, difficile de faire autrement, jusqu'à une dizaine d''individus en même temps, il y en a au sol, dans les arbres se poursuivant le long des troncs la tête en bas, ou tout simplement, se nourrissant au sol, l'agente féminine de notre groupe y voit même une ribambelle de petits !

Avec l'hiver qui a nettement tardé cette année, cette espèce de petit mammifère arboricole ne faisant qu'une portée en général par an et  ceux-ci,  étant déjà  de tailles adultes, cela aurait donné des naissances début mars voir même mi-février, tout reste possible, mais avec les températures négatives de cette époque et les tombées de neige, mais je ne suis pas un spécialiste loin s'en faut.

 

Nous avançons vers la friche, de temps à autres, nous croisons la route d'un des techniciens de la nécropole qui nous salut gentiment et nous continuons notre balade, ponctué  d'observations sympathiques, ici un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, localisé  à l'aide de son chant, tentant de faire le beau sur une barre métallique, une Pie bavarde Pica pica, vole comme au ralenti, presque en faisant du sur place ce qui amuse certains d'entres nous.

Une Grive musicienne Turdus philomelos, nous fuit au vol alors que plusieurs de ses cousins, les Merles noirs Turdus merula,  se poursuivent dans des jeux de possession incessants pour l'acquisition d'un coin où élevé la future couvée.

Une seule Hirondelle rustique Hirundo rustica, est aperçue haut et loin au-dessus d'une autre parcelle, c'est que le cimetière, malgré sa superficie, n'offre pas de site favorable à la reproduction de cette espèce.

Un passereau bouge devant nous, mais malgré tous nos yeux braqué sur lui, nous n'arriverons pas à l'identifier ni à le localiser quand il s'envolera pour un refuge inaccessible à notre vue.

Ici des Pigeons ramiers Columba palumbus, encore des corneilles, le long de l'A86, nous apercevons un geai, puis une perruche, rien de nouveau par rapport à ce que nous avons déjà vu.

 

Un peu plus loin aux faîtes des arbres qui bordent une parcelle, une petite colonie de corneilles semble s'être installée pour nicher, en tout cas plusieurs nids sont déjà construits et des corvidés transportent des matériaux dans cette direction.

Des Grimpereaux des jardins Certhia brachydactyla, se signalent par leurs cris facilement reconnaissables, cette fois-ci, malgré le contre-jour, nous les observerons aisément.

La perruche jaune est toujours sur site à moins que ce n'en soit une autre de la même couleur.

J'entends le chant d'un oiseau que je crois reconnaître, on m'annonce un troglodyte, je le repère, c'est bien ce que je pensais, un Accenteur mouchet Prunella modularis, cela fait plaisir à voir il parait qu'il y en a moins en île de France, de plus, placé au sommet d'un arbrisseau à quelques mètres, il est parfaitement visible, tout le monde l'observe avec plaisir.

 

Nous sommes sur la fin de la matinée, assez synchrone par rapport à d'habitude, nous finissons derrière la conserverie, certains d'entres nous s'accrochent encore à un mâle de verdier chanteur, quant à moi,  un autre cri m'attire.

Loin en arrière plan du fringile précité, un piaf bouge accroché sous une branche,  il est fixé dans les oculaires et c'est une superbe femelle de Pic épeichette Dendrocopos minor, de quoi finir en beauté.

Une dernière Mésange charbonnière Parus major et nous nous retrouvons devant la conserverie où un groupe encore plus important de chardonnerets s'envole, jusqu'à une trentaine d'oiseaux.

Les fitis, sont toujours là, une Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla femelle, est photographiée  alors que justement je tentais un pouillot, la surprise est superbe, une Grive draine Turdus viscivorus, est repérée au sol, seul l'approche d'une passante la fera décoller, mais sans réelle conviction tellement l'espèce est peu farouche ici.

C'est sur cette dernière observation et le décompte des espèces que nous nous quitterons avec un constat de 33/34 espèces,  quant à moi, ayant oublié mon portefeuilles à la maison en partant ce matin, je ne mangerais pas chez l'américain d'en face comme à mon habitude.

Une balade bien sympathique avec des espèces, rarement vue et des participants charmants, bien sûr manquent les absents, mais ce sera pour une autre fois.

D'ailleurs, la prochaine balade prévue le 11/05/2013, il y a un os de taille, je ne serais pas revenu des Baléares où je vais  passer un petit moment !!

Donc, je propose de reporter la balade à la semaine suivante s'il y a des volontaires ou de l'annuler tout simplement s'il n'y a personne de libre ce jour-là.

 



16/04/2013
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