Oiseaux-balades

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Balade du 12-09-2020 sur la nécropole de Thiais.

                               

Un temps superbe ce matin, pas l’ombre d’un nuage tout azimut et pas plus de bruit que cela émanant des activités humaines quand j’arrive sur la nécropole de Thiais.

                    

Même Zéphire semble être tombé sous l’emprise de Morphée, tout et calme  alors  que passe dans un vol aussi puissant que sonore plusieurs Perruches à Collier (Psittacula krameri).

                    

Un technicien du site vient à ma rencontre et après les formules de courtoisie auxquelles  les agents du site m’ont habitué, il me présente une nouvelle collègue pour que je lui explique succinctement la démarche de notre visite mensuelle.

                    

Un moment plus tard, les premiers participants arrivent les uns derrière les autres, une chance pour moi, il va y avoir du monde.

                    

Des personnes qui viennent régulièrement d’autres à l’occasion et des nouvelles qui sont là pour la découverte du site  ou pour la balade.

                    

Il manque une personne avec deux enfants, mais l’heure avançant, je dois me résoudre à débuter la balade  en commençant par délivrer quelques informations historiques sur l’endroit.

                    

Peu de chant en arrivant sur la parcelle N° 1, si ce n’est celui de la Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) puis l’instant suivant, le cri de contact du Grimpereau des Jardins (Certhia brachydactyla), rien non plus sur le jardinet extérieur et seul Aldo, réussi  à percevoir un mouvement dans les buissons.

                    

Le manque d’activité aviaire permet à notre petit groupe de faire mieux connaissance et d’en profiter pour s’animer par des anecdotes sur le thème de l’oiseau.

                    

Plusieurs petits passereaux sont détectés au mouvement, des Mésanges à longue queue ou plutôt des Orites à longue queue (Aegithalos caudatus), d’abord une puis deux  pour arriver à plus de six.

                           

Orites à longue queue (Aegithalos caudatus)

                      

Des Geais des chênes (Garrulus glandarius) sont aperçus à l’unité ou par paire, dont au moins un transporte un « objet » dans le bec, c’est aussi le cas d’une Corneille noire (Corvus corone).

                      

En passant devant le chêne de moins en moins filiforme, Oriane est capable sans autre artifice, de le nommer ce qui nous fait dire qu’elle possède une bonne vue pour avoir  reconnu la forme des feuilles de l’arbre à cette distance.

                      

Les Agents qui nous rencontrent, nous saluent courtoisement et  viennent pour certains s’informer de notre matériel de prises de vues.

                      

La balade continue avec la présence de plusieurs discrètes Mésanges charbonnières (Parus major) fréquemment rencontrées sur la matinée.

                      

Une perruche de bonne composition s’offre en spectacle pour que tout le monde puisse observer et lui tirer le portrait à l’occasion.

                      

Perruches à Collier (Psittacula krameri)

 

Quelques instants plus tard nous verrons un petit groupe de ces oiseaux dont une entièrement jaune ce qui animera les débats un moments.

                      

L’attention retombe suite à la perception du cri de contact du Pic épeiche (Dendrocopos major),  mais dissimulé dans la frondaison, l’oiseau passera d’arbre en arbre pour finalement se soustraire à notre observation.

                      

Des oiseaux passe au vol et l’un deux se pose au sommet d’un grand arbre de l’autre côté de la parcelle et  au Jizz, il m’apparaît comme un Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris).

                                   

Reste qu’un membre de notre équipée le présente comme un Grive, une musicienne, l’oiseau de dos par sa position et la couleur uniforme de son plumage dû principalement au rayonnement du soleil, me font tomber dans le panneau .

                      

Un truc me fait tiquer et je me reprends, pour revenir au sansonnet en collant mes jumelles au visage que j’étaye par la prise d’une photo qui donne un résultat assez différent de ce que l’on a de visu, mais qui confirme bien la première hypothèse.

                   

Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris).

                      

La Pie bavarde (Pica pica) est omniprésente, comme les corneilles nous restons néanmoins vigilant, car un membre du personnel du cimetière m’a déclaré avoir aperçu un oiseau avec le tour du bec blanc.

                    

Nous ne verrons pas l’ombre de la queue d’un freux, par contre le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis) est entendu de long en long et des apparitions au vol chaloupé sont assez fréquentes.

                     

Pie bavarde (Pica pica)

               

Encore une fois, des perruches couleur sinople nous survolent, pour venir à notre contact, l’épeiche se montre plus concilient que la première fois, mais nous fait tourner en bourrique en changeant de position à chaque fois que nous mettons le regard dessus.

                      

Quelques Écureuils roux (Sciurus vulgaris) sont observés au sol ou dans les branches et plus loin, d’autres perruches alarmes sur un matou errant tout gris foncé.

               

                      

Un Pigeon colombin (Columba oenas) attire l’attention de presque tout le monde et nous le suivons du regard dans un vol circulaire presque parfait jusqu’à ce qu’il soit soustrait à notre vue par l’épaisseur du feuillage.

                      

Deux autres individus de l’espèce serons observés, nous sommes bien loin des cotas recensés durant les balades précédentes ici.

                      

De gros champignons sont rencontrés  et nous sommes un peu étonnés, car le temps est plutôt sec depuis pas mal de jours, l’utilisation d’une application dédiée nous permettra de savoir de quelle espèce il s’agit et pour celle-ci,  ce sera le Bolet fissuré (Xerocomellus porosporus).

                      

Bolet fissuré (Xerocomellus porosporus).

                      

De sympathiques fleurs rose fuchsia sont apparentes de long en long, je crois reconnaitre le poids de senteur, mais plusieurs voix s’élèvent avec des noms différents suivant le stade de développement de cette plante.

                      

Le végétal en général n’étant vraiment pas mon cœur de cible, j’appelle à l’aide Aldo qui se range du côté des filles, ses connaissances personnelles en la matière dépassant de loin les miennes^^.

                    

A plusieurs reprises, un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est entendu au loin et il faudra un coup de chance extraordinaire pour pouvoir le capter des yeux quelques secondes seulement.

                      

Un Verdier d’Europe (Chloris chloris) est contacté alors qu’il vient de se percher haut et loin, puis, c’est un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) au vol qui est aperçu le temps d’une superbe photo reflex de la part de l’autre photographe du groupe.

                      

Encore un crécerelle au vol qui va se poser à l’autre extrémité de la parcelle, encore une fois, la lumière du soleil nous trompe sur la couleur du plumage.

               

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                      

Une femelle et annoncée, le doute raisonnable autorise une observation plus approfondie pour finalement se solder par la détermination d’un mâle de l’espèce.

                      

Un premier Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est entendu par son cri de contact et apparait de façon extrêmement furtive, qu’importe, nous en verrons d’autres plus tard.

                      

Nous retrouvons d’autres champignons de l’espèce déjà citer et également de superbes tournesol qui attirent notre attention, c’est un végétal peu courant ici.

                      

À quelques distances, le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est contacté une nouvelle fois et dans la même haie, un Accenteur mouchet (Prunella modularis) et contacté tout aussi brièvement et on peut dire qu’il porte bien le surnom de traine buisson à ce moment-là.

              

Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

                      

Du côté de la friche, peu d’oiseaux si ce n’est les Pigeons ramiers (Columba palumbus) déjà vu en petits effectifs, mais souvent ce matin, alors nous continuons sur le sujet des anecdotes et  autres énigmes, Oriane donne même le nom du cheval d’Alexandre le grand quand nous évoquons une partie de ses conquêtes sur les rives de l’indus.

       

Une plume trouvée au sol et appartenant à une corneille, démontre des marques décolorées liées au leucisme.

               

           

Proche du mur d’enceinte, un Merle noir (Turdus merula) fuse d‘un taillis alors que ce qui semble en être un autre s’envole dans la direction opposée, un troisième sera vu un peu plus tard.

                      

Plusieurs plumes de perruches sont découvertes ce qui atteste d’un dortoir de l’espèce dans les arbres au-dessus de nous, plus loin, nous découvrons une plumée de jeune crécerelle, mais rien n’étaye le genre de prédateur qui a mis fin à ses jours ni même si celui-ci à été prédaté.

                  

Grimpereau des Jardins (Certhia brachydactyla)

                      

Le cri de contact du Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est perçu nettement et de nouveau grimpereaux son observés dont un qui passe d’arbre en arbre ce qui nous permet de bien voir son plumage chiné et totalement mimétique.

                      

À un moment, nous pensons être sur un site de nourrissage du pigeon biset (Columba livia) car presque une trentaine d’entre eux viennent se poser autour de nous, alors qu’un participant vient de faire un geste vif.

    

Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus)

                 

Plus loin, un passereau couleur sable bondit de stèle en stèle puis se pose pour un instant, rien de moins qu’un Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) il semble  même qu’il y en est deux, l’observation qui s’en suit est magique pour tout le monde et reste assez inhabituelle pour le site

                      

Sur le retour, encore des corneilles, puis un nouveau pinson est annoncé, l’oiseau est fixé dans les jumelles pour apparaitre immédiatement comme un Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca), là aussi, c’est une rencontre rare pour la nécropole de Thiais avec pour cette fois-ci, plusieurs individus présents sur site.

     

adulte Gobemouche noir (Ficedula hypoleuca)

                      

Ces deux dernières espèces alimenterons la discussion jusqu’à la sortie ou la prise d’un encas sera proposé et nous y finirons.

                      

Les informations sur le nombre et la mention spéciale sur les espèces observées seront laissés au gardiennage juste pour le partage.

                       

Durant le repas, nous constatons que l’accenteur à rejoint le moineau chez l’américain d’en face par une superbe observation à quelques pas de nous.

                      

Nous, nous quitterons après un bon moment convivial avec la possibilité de se revoir à l’occasion ici ou sur d’autre balade.

                      

                      

1) Perruches à Collier

2) Mésange bleue

3) Grimpereau des Jardins

4) Orites à longue queue

5) Geais des chêne

6) Corneille noire

7) Mésanges charbonnières

8) Pic épeiche

9) Étourneau sansonnet

10) Pie bavarde

11) Pic vert

12) Pigeon colombin

13) Pouillot véloce

14) Verdier d’Europe

15) Faucon crécerelle

16) Troglodyte mignon

17) Rougegorge familier

18) Accenteur mouchet

19) Pigeons ramiers

20) Merle noir

21) Pigeons biset

22) Rougequeue à front blanc

23) Gobemouche noir

                      

A) Écureuil roux

B) Chat

 



17/09/2020
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