Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade du 07-05-2022 sur la nécropole de Thiais.*

                       

C’est bien avant l’heure que je me présente devant la nécropole ce matin, car la circulation a été particulièrement fluide.

                                

Bien sûr, les portes du cimetière ne sont pas ouvertes avant 8 h 30 et je me dois de patienter comme tout un chacun.

                                

Franck, est présent avec un autre Technicien du site et après un échange de salutation, j’apprends que la huppe, la fasciée a été rencontrée par plusieurs agents du personnel du cimetière.

                                

Ce n’est pas tout, car il a été également entendu, mais sans le voir un coucou^^.

                 

Pour l’heure, je me contenterais de Corneille noire (Corvus corone) et d’Étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris).

                                

8 h 30, la porte Nord s’ouvre et je vais garer ma voiture sur la grande place qui sera la seule à occuper l’endroit pour la demi-heure à suivre.

                                

Le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis) se fait entendre et un premier individu se montre assez loin au sol sur une pelouse rase, deux Goélands argentés (Larus argentatus) passent nonchalamment.

                  

Goélands argentés (Larus argentatus)

                                

Pas l’ombre de la queue d’un nuage à l’horizon, mais la lumière est moyenne, j’espère mieux rapidement pour le plaisir de tous.

                                

De la grande place, on entend distinctement une Grive musicienne (Turdus philomelos), je me dirige donc vers la parcelle N°10.

                       

Un Rougegorge familier (Erithacus rubecula) mâle et chanteur y occupe activement l’endroit, cependant plus de trace du turdidé entendu plus tôt.

             

Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

                                

À mon retour près du C4, Sylvain, l’un des participants est déjà en train d’observer les sansonnets ainsi que les Pigeons bisets (Columba livia), qui font les beaux tour à tour au-dessus du préau.

                      

 

Étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris) 

 

                                                   

Aurélie, puis Mihaela et Alain, Sophie et Romain enfin Aldo arrivent les uns derrière les autres pour cette balade printanière.

                                

Un échange de civilités et de présentations, ensuite neuf heures passées, c’est le départ pour la balade de la matinée, où Laurence nous rejoint après quelques minutes.

                                

Le Merle noir (Turdus merula) est aperçu et plusieurs Mésanges charbonnières (Parus major) observées vers la parcelle N°1 que pour une fois, nous laissons sur notre gauche.

               

Merle noir (Turdus merula)

                                

La promenade ornithologique commence doucement, le carré militaire ne donne rien en termes d'espèce aviaire, la prospection de l’if devant le Jardinet extérieur reste stérile.

                                

Alors que depuis la petite allée, nous captons facilement le chant de la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), nous apercevons une personne au milieu de l’espace privé, rien de moins que madame la conservatrice.

                                

Tandis que je pensais que son conjoint nous rejoindrait pour la matinée, ce dernier étant indisponible, elle se propose de nous accompagner.

                                

Il va donc falloir être prudent et prendre garde à ne pas dire trop d’âneries sur le site.

                                

En un rien de temps, notre dernière participante fait le tour et arrive avec un grand sourire rivé au visage pour découvrir une autre facette de son lieu de travail.

                                

Les Perruches à collier (Psittacula krameri) viennent au contact, c'est de ce fait l’occasion d’un petit débat sur cette espèce que je considère personnellement plus comme en extension accidentelle de son aire de répartition qu’envahissante.

                   

Perruches à collier (Psittacula krameri)

                                

En effet, ce Psittaculidé considéré dans notre pays, à juste titre comme exotique par les spécialistes du sujet, est devenue férale dans plusieurs parties du monde.

                                

En France, cette perruche occupe une niche écologique qui n’était pas assujettie à une espèce en particulier et de ce fait ne cause en réalité que peu de tort à de rares autochtones du monde animal.

                                

Nous passons devant ce superbe chêne dont Laurence me redonne le nom avec malice, je lui demande de me l’écrire sur la feuille d’émargement puisqu'elle endosse avec complaisance, le rôle de scribe pour la matinée.

                                

Cet arbre au port assez filiforme, pour qui j’ai presque un genre d’affection, porte donc le non de «Quercus robur fastigiata», un chêne pédoncule pyramidal.

                                

L’accent est ouvert sur les différentes formes de troncs et de leur écorce qui sont aussi différentes qu’il a d’essence sur ce superbe site de 103 hectares.

                                

Une question est abordée sur la pose des nichoirs à hulotte, sur leur utilité et le fait que certains sont ouverts à tous les vents.

                                

Un Écureuil roux (Sciurus vulgaris) est aperçu glanant au sol à bonne distance, quelques instants plus tard, nous en observerons au moins trois.

                  

Écureuil roux (Sciurus vulgaris)

                                

Certainement issus d'une portée, récente en témoigne l'aspect des petits mammifères arboricoles.

                                

Plus loin, en arrivant sur le grand espace dégagé dans l’axe de l’entrée, une forme est détectée et les jumelles au visage, confirment une belle femelle d’Épervier d’Europe (Accipiter nisus) en chasse.

                                

Les Geais des Chênes (Garrulus glandarius), sans être vraiment nombreux, affichent une présence assez remarquée, tout comme les Pies Bavardes (Pica pica).

                                

Une grive est repérée, mais pas identifiée, cela occulte le premier contact auditif avec l’Accenteur mouchet (Prunella modularis) qui bien que revu sera omis de la liste avant le LOG.

                                

Le Pouillot Véloce (Phylloscopus collybita) est à deux doigts de subir le même sort, en revanche il est rattrapé par son chant caractéristique qui atteint l’oreille attentive des habitués.

                                

La couverture foliaire bien avancée, cache bien la présence des oiseaux, quelle que soit leur taille, le Pigeon colombin (Columba oenas) n’échappe pas à la règle même si ses effectifs ont bien augmenté ces dernières années.

                                

Les premiers Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) sont parfaitement entendus, les Pinsons des arbres (Fringilla coelebs) un peu moins, mais avec certitude toute fois.

                                

La balade progresse lentement, pourtant, elle créait un réel intérêt chez le jeune Romain entre autres ainsi que pour Sophie et madame la conservatrice.

                                

Quelques pas plus tard, un rapace est aperçu dans un vol rasant à quelques mètres du sol, il est suivi du regard et il finit sa trajectoire au sommet d’un conifère d’ornement.

             

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                                

Il est de dos et reste parfaitement identifiable pour une femelle de Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) en phase de chasse à peu de distance de notre position.

                                

D’ailleurs, elle scrute le terrain sous elle avant de fondre sur ce qui semble être un micromammifère de couleur sombre qu’elle enserre avant de prendre son essor pour aller dépouiller sa victime.

                    

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                                

Elle est suivie et, est vue, se posant assez loin, avec comme, repère un Pigeon, un colombin au repos, quelques mètres plus haut dans le même arbre.

                                

Notre groupe change de direction pour ne pas déranger un regroupement de personnes venant célébrer des funérailles.

               

Toujours bien accompagné!

                                                              

Ce qui nous donne l’occasion d’apercevoir un autre oiseau de proies et un nouvel épervier est annoncé.

                                

En réalité, l'observation des ailes en forme de faucille, désigne un falconidé et un doute sérieux s’installe chez certains.

                                

Concrètement, ce n’est pas un crécerelle, mais bien un Faucon hobereau (Falco subbuteo) que nous avons là.

                  

Faucon hobereau (Falco subbuteo)

                                

Comme il cercle le plus souvent à contrejour, il n’avait pas été correctement défini à la première approche, puis glissant bientôt au-delà des arbres, il se soustrait trop rapidement à notre vue.

                                

L’émoi dure un moment et une photo réflexe permet malgré sa piètre qualité de lever tout doute sur le sujet, et ainsi de confirmer le sublime et rare prédateur aviaire sur le site de Thiais.

                                

Passant à l’ombre, la température chute aussitôt, mais nous prenons le temps de regarder les trous d’envol des loges anciennes ou récentes, toutes orientées vers le sud.

 

Des copeaux tout neufs, nous permettront d’en localiser une fraîchement creusée, et Laurence de découvrir à ce moment-là des mésanges Orites à longue queue (Aegithalos caudatus) ce qui nous amusera Alain, Mihaela et moi.

                                                

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

 

Madame la conservatrice nous apporte des informations intéressantes sur des questions posées par quelques participants, ce qui nous autorise également à avoir une petite idée de son état d’esprit quant à la gestion de son lieu de travail.

                                

À un moment, la « friche » encore assez loin est en ligne de mire, nous avançons vraiment tranquillement et c’est peu de le dire, ce qui nous permet de capter de nouveau le chant du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes).

                                  

Des arbres avec des feuilles roses, quoi de plus sympathique ?

                                

Les fringiles sont bien représentés avec à nouveau des Pinsons et des Chardonnerets, puis des Verdiers d’Europe (Chloris chloris).

                                

D’abord, invisibles, mais au chant imitable, par la suite nous arrivons sur l’espace dans lequel la végétation pousse librement.

                                

La Renouée du Japon (Reynoutria japonica), est considérée à raison comme envahissante expansive,  plafonnant vers trois mètres de hauteur, assez dense et se développant à partir d’un rhizome pugnace.

                                

Reste que malgré tous ces arguments qui ne souffrent d’aucune ambigüité, la plante ligneuse aux nœuds extrêmement marqués, offre pourtant par ses tiges creuses, le gîte et le couvert à bon nombre d’insectes, micromammifères et passereaux.

                                

Il y a aussi des ronciers de tailles différentes et des arbustes plus ou moins épars

                                

C’est dans ce contexte que le chant d’une Fauvette grisette (Curruca communis) est entendu et Alain de la localiser pour plaisir du premier auditeur qui ne voulait pas la garder pour lui.

                                

L’Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta) est, lui aussi, capté à l’oreille.

                                

C'est encore Alain qui le trouve, sa vue étant complémentaire de l’ouïe d’une autre personne.

                                

Loin dans les plantations alignées de buissons d’ornement, des Pigeons ramiers (Columba palumbus) nous fuient.

 

Les critères diagnostiques sont évoqués pour les personnes qui ne savent pas encore différencier les trois espèces présentes en ce lieu.

                                

Rattrapé par des obligations personnelles, Sophie et Romain nous quitterons là sans doute ravi de leur matinée de partage avec nous.

                                

Nous continuons le long de l’enclos où sont déposés les gravats usés, l’Accenteur se fait entendre de nouveau.

                                

Une série de flaques d’eau attire notre attention.

                                

De petits oiseaux y sont présents pour leur toilette matinale comme les charbonnières et les chardonnerets.

                                

Par ailleurs, il y a également deux puis trois Fauvettes des jardins (Sylvia borin) facilement reconnaissable à leur plumage quasiment uniforme, pour une observation à environ 20 m.

                                

Proche du portail vert, plusieurs Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) sont entendues et observées tout comme le pouillot, le véloce.

                                

De retour dans la zone de plantation, nous voyons un couple de crécerelles, monter dans les pompes en un minimum d’effort.

                                

En tentant de reformer le groupe qui s’était scindé en deux plus tôt, nous traverserons une parcelle et Laurence découvrira un essaim d’abeilles tout à fait pacifiques pour le plaisir de la rencontre.

                  

Un éssaim d'abeille, à moins d'un mètre du sol

                                

Puis, en remontant, Le Pic épeiche (Dendrocopos major) déjà contacté au vol par Laurence, sera de nouveau entendu ainsi que bien plus rare ici, le piaillement du Moineau domestique (Passer domesticus) nous parviendra.

                                                       

Ce sera la dernière espèce contactée ce matin et après la lecture du LOG, nous prendrons congé de madame la conservatrice en émettant des vœux de prompt rétablissement pour son conjoint, et ainsi le voir participer prochainement à une balade.

 

En passant derrière la conservation, un couple de Geai est aperçu, les superbes corvidés restent un moment pour notre plaisir.

                           

Geais des Chênes (Garrulus glandarius)

                               

À quelques-uns, nous finirons chez l’américain d’en face, puis de se donner rendez-vous pour une prochaine balade mensuelle.

                                

                                

1) Corneille noire

2) Étourneau Sansonnet

3) Pic vert

4) Goélands argentés

5) Grive musicienne

6) Rougegorge familier

7) Pigeon bisets

8) Merle noir

9) Mésanges charbonnières

10) Fauvette à tête noire

11) Perruches à collier

12) Épervier d’Europe

13) Geais des Chênes

14 Pies Bavardes

15) Accenteur mouchet

16) Pouillot Véloce

17) Pigeon colombin

18) Chardonnerets élégants

19) Pinsons des arbres

20) Faucon crécerelle

21) Faucon hobereau

22) Orites à longue queue

23) Troglodyte mignon

24) Verdiers d’Europe

25) Fauvette grisette

26) Hypolaïs polyglotte

27) Pigeons ramiers

28) Mésanges bleues

29) Fauvettes des jardins

30) Pic épeiche

31) Moineau domestique

                                

A) Écureuil roux

B) Chat domestique (zone technique)

 



13/05/2022
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