Oiseaux-balades

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Balade du 06-04-2019 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 06-04-2019

sur

la nécropole de Thiais.

   

Un soleil splendide illumine le ciel de la nécropole quand j’arrive sur site et à 8h 40, inutile de dire que je suis le premier arrivé.

   

Les Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) sont légions, animés et très bruyants, il faut dire que les vas et vient sous le préau ont commencés.

   

Il manque quelque chose à côté de ma voiture quand je la gare à la place qui m’est devenue habituelle, c’est tout simplement les buis boule, ils ont été éliminés d’une façon ou d’une autre et bien sûr j’en ai immédiatement remarqué la disparition.

   

Il y a même plusieurs Pigeons bisets (Columba livia) qui picorent dans la terre nue à l’endroit où se trouvaient les arbustes d’ornement.

   

Des Pies bavardes (Pica pica) arpente les pelouses faisant fuir un écureuil qui reviendra un peu plus tard quand les corvidés auront quitté le secteur.

   

Je reconnais le véhicule de Mihaela et d’Alain, Chantal, Kim et Dominique arrivent quelques instants après, côté volatile, l’Accenteur mouchet (Prunella modularis) et le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) se font entendre sans complexe.

   

Les Mâles chanteurs de Mésanges bleue (Cyanistes caeruleus), ne sont pas en reste, nous les entendons nettement et le cri de contact des Chardonneret élégants (Carduelis carduelis) n’est pas sans rappeler le gros groupe observé au même endroit le mois passé.

   

Je viens de rentrer du Mexique où j’ai passé quelques jours avec quelques-uns de mes collègues, mais j’attends quand même des nouvelles de cette région du monde afin d’y retourner faire une balade et en cela, je questionne Alain et Mihaela pour un complément d’informations.

   

Une Bergeronnette grise (Motacilla alba) est entendue au passage et trop rapidement aperçue, la Perruche à collier (Psittacula krameri) quant à elle, est bien présente

   

Nous démarrons la balade et avant de quitter la grande place, quand Alain est interpellé par un chant, je sors de ma discussion pour prêter l’oreille et pas de doute possible, un Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) lance son chant caractéristique ressemblant à un bruit de papier chiffonné.

   

Le passereau est très vite repéré au sommet de l’édifice du côté de la sortie, il commence à tenter d’attirer une femelle pour la saison de reproduction qui s’annonce.

   

La miroise est parfaite, j’invite Kim à tenter d’immortaliser le sympathique chanteur, car je n’ai pas mon appareil photo avec moi.

   

Un, deux puis trois Geais des chênes (Garrulus glandarius), arrivent à tour de rôle et se perchent dans les grands peupliers l’observation est facile, mais ne dure pas.

   

Les Corneilles noires (Corvus corone) sont omniprésentes, à l’unité ou à plusieurs, pour elles aussi le printemps s’annonce prometteur.

   

Franck nous rejoint quelques instants pour nous montrer quelques superbes photos qu’il a pris quelques jours plus tôt, rien de moins que des oisillons de chouette, des hulottes nées ici, sur le site de la nécropole.

   

Je fais semblant de ne pas m’intéresser et fini par céder aux caprices de la curiosité, puis quand il nous quitte, pour prendre son poste, je lui demande à la volée de nous apporter un plan pour tenter de retrouver les rapaces dans la matinée.

   

Le chant lointain d’un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est capté à l’oreille, Mihaela me lance en rigolant : à peine débuté et nous avons vu la moitié des espèces de la matinée, ce qui déclenche un bon rire parmi les participants.

   

Hormis un parterre de primevères de plusieurs couleurs, le jardinet extérieur ne présent que peu d’attrait ce matin, un reliquat de la plumée déjà observé la fois précédente, est toujours présent.

   

Bien que moins dense que sur la dernière balade ici, la population de Pigeon colombin (Columba oenas) n’en reste pas moins plus importante que les années passées à la même période.

   

Un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est aperçu, fuyant notre regard pour disparaitre au-dessus de grands marronniers.

   

Plus loin, c’est un mâle de Verdier d’Europe (Chloris chloris) qui lance son chant inimitable, le retrouver est bien plus ardu malgré l’absence de couverture foliaire.

   

De long en long nous entendons le chant du Rougegorge familier (Erithacus rubecula), Contrairement au colombidé, cette espèce me semble être en diminution chronique de ses effectifs depuis plusieurs années.

   

Michel arrive un peu plus tard pour nous rejoindre et apporter le fameux plan avec la position approximative de la découverte de Franck, ce sera même son « mot d’excuse) pour accuser son retard à la balade.

   

Encore des pigeons, des colombins déjà vu plus tôt, décidément ils sont bien présents, puis le chant d’une Grive musicienne (Turdus philomelos) interpelle une personne qui demande une confirmation et l’obtient tant l’audition est parfaitement audible.

   

Sans être trop nombreuses, les Mésanges charbonnières (Parus major) se font entendre dans la multitude de bruits en tout genre, l’une d’elle sort même d’une ancienne loge de pic puis disparait rapidement.

   

La recherche des petits rapaces dans le secteur indiqué est nul et sans objet, ce sera pour une autre fois peut être.

   

Alors que je cherche dans les arbres d’une autre parcelle, une Hirondelle rustique (Hirundo rustica) passe en nous survolant, ce sera la seule observation de l’espèce ce matin, mais la première en France pour moi cette année.

   

De l’autre côté, l’observation d’un Grand cormoran (Phalacrocorax carbo), même au passage, reste un fait assez rare pour le site.

   

Une perruche couleur sinople, taquine un écureuil roux qui n’a pourtant rien à craindre du psittacidé acariâtre, mais qui prend tout de même de la distance pour retrouver la paix du lieu.

   

Des petits cris aigus sont entendus en même temps que leurs propriétaires détectés par Alain et moi et ce sont des Mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus), Chantal en profite pour nous montrer une nouvelle fois toute l’ampleur de sa passion en s’exclamant de façon assez tonique.

   

Nous approchons de la friche, mais deux colombins, encore, sortent brutalement comme des torpilles du nichoir à hulotte qui se trouve accroche sur le platane, quand nous passons à proximité ce qui donne à penser que ces oiseaux pourraient adopter cette cavité artificielle pour installer leur future nichée.

   

Le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis) est une nouvelle fois entendu, l’espèce a bien été aperçue ce matin, mais semble rester discrète à tout point de vue.

   

Apparemment il n’y a pas encore d’arrivée qui nous laisserait observer quelques espèces de fauvettes ici ou là et la friche reste vide de tout habitant ailé.

   

Sur le sol, un large cercle est couvert de plumes, apparemment, toutes de pigeon ce qui pourrait laisser penser à une plumée, d’un colombidé.

   

 Dans cet amas plumes, il y a aussi le reliquat de ce qui a été un nid fraîchement construit de mésange, la sphère avec le trou d’envol peut facilement être reconstitué et coincé dans la mousse de l’assemblage, une plume différente des autres, car elle appartient à une hulotte.

   

Un tas de questions se pose au sujet de la destruction et comment le nid est arrivé là, quoi qu’il en soit la présence du prédateur nocturne en plus des affirmations de Frank est encore une fois confirmée.

   

Nous commençons la remontée vers la sortie, une cérémonie funéraire rassemblant beaucoup de personnes, nous ordonne de faire un écart d’au moins une parcelle.

   

Quand nous débouchons dans l’allée transversale, nous voyons au loin un technicien et là-bas au loin à environ cent cinquante mètres, le nez en l’air en train de faire une recherche visuelle apparemment.

   

C’est super loin de l’annotation laissée par Franc sur le plan, mais bon on prendra ce qu’il y a, à voir et on accélère le pas pour le rejoindre.

   

Arrivé sur place, il nous explique qu’il a entendu des corneilles crier à tout va et qu’il est venu voir de quoi il retournait.

   

Tous les membres de la balade se mettent à scruter les branches, reste que rien n‘est décelé et le dépit prend le dessus pour nous décider à changer d’endroit.

   

A un moment, j’ai l’impression assez net, que l’on me fixe et je suis le mouvement de mon intuition pour me plonger dans le regard d’une jeune Chouette hulotte (Strix aluco), celle-ci est au pied d’un arbre, immobile, comme statufiée avec seulement les yeux qui se ferment de façon cyclique.

   

J’alerte tout le monde et devant les mouvements liés à l’émotion, le rapace à peine volant trouve tout de même la force de prendre son essor pour passer de l’autre côté de la haie.

   

A plusieurs nous tentons de la suivre, elle s’est tout simplement posé au sol à quelques mètres et nous pouvons parfaitement la voir.

   

J’interpelle encore une fois et de façon énergique Kim pour qu’elle puisse prendre quelques photos, mais cette dernière se méprend sur le ton impératif de mon langage et dans un premier temps tarde à venir photographier l’oiseau statique pour le moment.

   

Ce sera chose faite quelques instants après et cela alimentera la discussion sur le retour, le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) du secteur en sera presque éclipser, mais pas totalement.

   

Encore le cri de contact du Pic épeiche (Dendrocopos major) cette fois-ci il est bien visible, leurs cousins, les verts un peu plus visibles qu’en début de matinée sont quand même moins remarqués que d’habitude.

   

Dans la Corbeautière, il y a de l’animation, si quelques Corbeaux freux (Corvus frugilegus) ont bien été identifiés aux alentours, cela n’est pas aussi aisé pour les individus présents sur les quelques nids occupés.

   

Plus loin les bisets en groupes parfois importants surpasse en nombre et de loin leur cousins les Pigeons ramiers (Columba palumbus).

   

La remontée vers la fin de la balade se fait de façon bon enfant et plus loin, quelques Linottes mélodieuses (Linaria cannabina) passent au vol et sont facilement identifiées.

   

Une nouvelle Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) ainsi qu’un Merle noir (Turdus merula) mâle chante chacun de leur côté puis un trio de Grive draines décolle du haut d’un arbre pour filer assez loin hors de notre vue.

Comme à l’accoutumée, nous finirons chez l’américain d’en face pour commenter les espèces rencontrées durant la balade.

   

Un accent plus prononcé pour cette petite chouette qui laissera pas mal de souvenir heureux aux six personnes qui m’ont accompagné ce matin.

   

Merci donc à Mihaela, Kim, Chantal, Alain, Dominique et Michel, pour le partage de cette belle promenade avec un temps assez serein et agréable.

   

1) Étourneaux sansonnets

2) Pigeons bisets

3) Pies bavardes

4) Accenteur mouchet

5) Grimpereau des jardins

6) Mésanges bleue

7) Chardonneret élégants

8) Bergeronnette grise

9) Perruche à collier

10) Rougequeue noir

11) Geais des chênes

12) Corneilles noires

13) Pouillot véloce

14) Pigeon colombin

15) Faucon crécerelle

16) Verdier d’Europe

17) Rougegorge familier

18) Grive musicienne

19) Grand cormoran

20) Mésanges charbonnières

21) Hirondelle rustique

22) Mésanges à longue queue

23) Pic vert

24) Chouette hulotte

25) Troglodyte familier

26) Pic épeiche

27) Corbeaux freux

28) Pigeons ramiers

29) Linottes mélodieuses

30) Fauvette à tête noire

31) Merle noir

32) Grive draines

 

Écureuil roux



25/04/2019
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