Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade du 05-03-2022 sur la nécropole de Thiais.*

                                   

Ce matin, le ciel est plutôt encombré, mais pas menaçant, voire lumineux sur les Coteaux d’Argenteuil alors que je mets le nez dehors.

                                   

La promesse de rencontrer des personnes à la balade mensuelle et surtout le fait de revoir des amis que je n’ai pas vus depuis plus de deux mois pour cause d'absence à la dernière balade ici, m’autorise à afficher un grand sourire.

                                   

De plus, les presque 50 kilomètres qui séparent mon domicile de la ville de Thiais se passe à merveille malgré le flux important de véhicules sur la route.

                                   

Une fois sur place et les salutations échangées avec les techniciens présents à l’entrée, je commence par écouter pour reconnaitre immédiatement l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) qui commence à force de chants, les préparatifs pour la nouvelle saison de reproduction qui s’annonce.

                           

Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)

                                                   

Au loin le rire sarcastique du Pic vert (picus viridis) se fait entendre, plus proche, ce sont des Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) qui animent le haut des grands peupliers.

                           

Le cri d’une Sittelle torchepot (Sitta europaea) est perçu par Joëlle que je confirme l’instant d’après, le passereau arboricole ne sera pas retrouvé et passera à la trappe avec l’attention portée sur d’autres passereaux peu courants ici.

                           

Donc, Joëlle en tête, les Participants arrivent les uns après les autres, nous serons plus de quinze, et avec le nombre de 17 personnes, nous établissons un nouveau record de fréquentation journalier.

                           

Les présentations se font facilement, et dans la bonne humeur, c’est qu’ici nous sommes tous des débutants.

                           

Avec l’écoute d’un chant particulier pour signaler la présence de Verdiers d’Europe (Chloris chloris) ou plus rares, celle de Tarins des aulnes (Spinus spinus), l'attention se porte sur les arbres voisins.

                                 

Tarins des aulnes (Spinus spinus)

                                          

Dans le groupe des fringiles qui sont perchés dans les grands peupliers, plusieurs hivernants sont actifs et les personnes présentes se déplacent vers le bâtiment de la conservation.

                           

Effectivement, ces tarins sont assez difficiles à repérer et surtout dans un parfait contre-jour, puis certains d'entre-eux se péplacent un peu à découvert.

                 

Plusieurs Geais des chênes (Garrulus glandarius) sont vus par paires ou plus, mais l'un entre eux, est encore isolé, en position de repos.

                           

Un Héron cendré (Ardea cinerea) est contacté alors que d’un vol lourd, il passe au-dessus de la maison de Franck, puis disparait rapidement vers l’est.

                           

Héron cendré (Ardea cinerea)

                              

En direction de la parcelle N°1, un rassemblement de plus d’une trentaine de Corneilles noires (Corvus corone), anime bruyamment l’atmosphère.

                           

Les bonnes vieilles Perruches à collier (Psittacula krameri) nous sont encore une fois fidèles, l’espèce est abondante ce matin.

                           

Au-dessus de nous passe une Bergeronnette grise (Motacilla alba) que l’on peinera à localiser au vol.

                           

Notre groupe se met en mouvement avec Michel qui ferme la marche, face au porche de « sortie », un Rougegorge familier (Erithacus rubecula) est rapidement repéré.

                        

Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

                           

Pendant un moment, il captivera l’assistance, puis l’attention se portera vers un Merle noir (Turdus merula) mâle avec un bec très coloré en orange vif.

                           

Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est contacté de long en long aussi bien au chant qu'après l'avoir vu et quelques explications seront apportées pour cette espèce quant à sa capacité à posséder plusieurs « dialectes ».

                        

Perruches à collier (Psittacula krameri) pour un échange de nourriture.

                          

Au vu du groupe que nous formons, la décision de ne pas passer au jardinet extérieur est prise, nous zappons également la zone technique pour continuer plus avant.

                           

Encore des Grimpereaux des jardins (Certhia brachydactyla) entendus, mais un seul d’aperçu, par contre les Mésanges charbonnières (Parus major) sont en nombre plus important.

                           

Un rapace est repéré dans le ciel ce qui créait immédiatement un mouvement de foule pour tenter une meilleure observation collégiale.

                           

Épervier d’Europe (Accipiter nisus) houspillée par une Corneille noire (Corvus corone)

                           

En définitive, ce sera un Épervier d’Europe (Accipiter nisus), une femelle et cela sera confirmé par une prise de vue médiocre, mais impartiale.

                           

L’accent est mis sur les différents types de nichoirs qui ont été installés déjà quelques années auparavant, avec force de commentaires sur le diamètre du trou d’envol.

                           

Pour les fabrications destinées à la hulotte, chaque porte ouverte démontre l’inutilité du nichoir si ce n’est pour le Pigeon colombin (Columba oenas) qui occupe volontiers ces cavités artificielles mises à disposition.

                           

Une nouvelle mésange est aperçue que je qualifierais de « charbonnière élégante » le plus sérieusement du monde, ce qui déclenchera l’émotion chez quelques railleurs domestiques.

                           

Reste que lorsque l’on sort une chose pareille, il vaut mieux le faire au milieu du désert à des kilomètres d’une oreille captive de toute erreur de syntaxe, au risque de déclencher le rire des moqueurs présents.

                           

M’enfin, la balade continue en baissant au maximum les oreilles et Michel arrive en sauveur avec le cri de contact d’un Pic épeichette (Dryobates minor).

                           

Personnellement, j’arriverais à bien voir avec l’aide de Laurence le deuxième individu, mais aurais plus de mal pour le pixeliser.

                   

Écureuils roux (Sciurus vulgaris)

                           

De long en long, des Écureuils roux (Sciurus vulgaris), parfois presque noirs s’agitent au sol avant de retrouver la protection des arbres qui leur est propre.

                           

Un cri suraigu m’attire vers la parcelle du grand cèdre foudroyé, rien de moins qu’un Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) assez remuant et qui finira par disparaitre sans vraiment nous fuir.

                           

Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapilla) 

                           

Nous revenons sur nos pas, car un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) vient d’être localisé, le passereau lance à qui veut l’entendre qu’il est bien présent, à un congénère non désiré ou à une future compagne convoitée.

                           

Un peu plus loin, une première puis une seconde Grive musicienne (Turdus philomelos) sont entendues clairement et confirmé par plusieurs ouïes aussi tendues qu’affutées, mais à des positions opposées par rapport à la nôtre.

                                                       

Des recherches nous permettront de trouver une cousine sous la forme d’une Grive draine (Turdus viscivorus) entendue également plus tôtet se nourrissant de boules de gui.

                           

Levant les yeux au ciel, Laurence capte du regard quelques Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), les laridés au vol tranquille se laisse porter par un courant d’air invisible.

                                                        

Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus)

                      

Paola découvre une ruche sauvage qui s’est installée dans une ancienne loge de pic et qui commence à s’animer en cette fin d’hiver.

                           

En ce qui concerne les Colombidés, le Pigeon ramier (Columba palumbus) un instant oublié, fait une nouvelle apparition ce qui permet de mettre en avant ses critères diagnostique en avant.

                  

Pigeon ramier (Columba palumbus)

                           

La zone de la friche diminue comme peau de chagrin laissant place à des parcelles occupées par des plantations d’arbustes d’ornement et c’est l’occasion de contacter le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) à au moins deux reprises.

 

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)

                           

Du côté du portail vert, deux Orites à longue queue (Aegithalos caudatus) sont contactées, un autre un peu plus tard, mais pas de ronde hivernale.

                           

Les Pies bavardes (Pica pica) sont plus présentes par ici ainsi que les Pigeons bisets (Columba livia)  et la remontée vers la sortie nous offre une Buse variable (Buteo buteo) harcelée par des corvidés acariâtres.

                      

Buse variable (Buteo buteo) harcelée par des corvidés acariâtres

                           

Des Accenteurs mouchets (Prunella modularis) et des Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) déjà vus et entendus, sont à nouveau contactés, tout comme le Pic épeiche (Dendrocopos major) qui passe au-dessus des arbres pour plusieurs individus comme sur un couloir migratoire.

                           

Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) sera également l’une des dernières espèces contactées à nouveau pour clôturer notre liste qui d’ailleurs sera parsemée d’oublis pour ce qui est de la mienne au moment de faire le log devant l’assemblée.

                           

Superbe observation collégiale juste avant la fin de la balade. Geais des chênes (Garrulus glandarius)

 

On ne m’en tiendra pas rigueur apparemment et à quelques-uns, nous finirons chez l’Américain d’en face pour une collation avant de se promettre de se revoir le mois prochain.

                           

Une femelle d’épervier sera parfaitement observée cerclant au-dessus de l’entrée principale alors que la plupart des jumelles et APN sont rangés, restera le souvenir d’une belle et dernière miroise.

 

                           

Avec 34 espèces contactées, nous trouverons que ce fut une sympathique matinée de prospection ornithologique pour la nécropole de Thiais et en bonne compagnie qui plus est.

                           

01 Étourneau sansonnet

02 Pic vert

03 Sittelle torchepot

04 Chardonnerets élégants

05 Verdiers d’Europe

06 Tarins des aulnes

07 Geais des chênes

08 Héron cendré

09 Corneille noire

10 Perruches à collier

11 Une Bergeronnette grise

12 Rougegorge familier

13 Merle noir

14 Pinson des arbres

15 Grimpereaux des jardins

16 Mésange charbonnière

17 Épervier d’Europe

18 Pigeon colombin

19 Pic épeichette

20 Roitelet triple bandeau

21 Pouillot véloce

22 Grive musicienne

23 Grive draine

24 Mouettes rieuses

25 Pigeon ramier

26 Faucon crécerelle

27 Pies bavardes

28 Orites à longue queue

29 Pigeons bisets

30 Buse variable

31 Accenteurs mouchets

32 Mésanges bleues

33 Pic épeiche

34 Troglodyte mignon

 



17/03/2022
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