Oiseaux-balades

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Balade du 04-09-2010 sur la nécropole de Thiais

Balade du 04/09/2010 

sur

la nécropole de  Thiais 

 

 

Ce matin à la maison et malgré un coup de fil vraiment matinal à peine rentré de mon travail, je prends un peu de retard et j'arrive à neuf heures piles sur la nécropole, je saluts le technicien à l'entrée qui me signale que je suis attendu et en allant garer ma voiture, je m'aperçois que du monde est déjà là, plein de monde !

Le ciel est dégagé, un beau soleil commence à darder ses rayons sur le cimetière, tout est parfait dans notre petit monde !

Des groupes de bisets en vol de plusieurs dizaines filent à pleine allure en direction du nord ! Une Mésange huppée (Parus cristatus) nous laisse entendre son chant caractéristique et pendant que nous faisons les présentations, je montre le nouveau « guide ornitho » de chez Delachaux et Niestlés, il est superbe et semble plaire à tout le monde.

 

 

Franck qui est en poste ce matin  dans les allées pour une ronde, passe par l'entrée et me voyant vient à ma rencontre pour me fournir quelques indications sur la présence de petits passereaux en halte migratoire sur le site et le remerciant, je dirige le groupe vers la parcelle 123 pour tenter d'apercevoir les oiseaux décrits plutôt et dont j'avais reçu une photo par mail quelques jours auparavant.

Le son du cri des Perruches à collier (Psittacula krameri) nous font bifurquer,  des Grives draine (Turdus viscivorus) sont aperçues, d'autres bisets ainsi que des ramier, un hobereau nous offrira une fugace observation en plein contre-jour, le Pic vert (Picus viridis) sera vu et entendu à de multiple reprises.

Encore une fois les perruches seront les stars de la promenade, elles sont partout et nous pouvons à loisir les observer dans le ciel azuré de leur vol puissant, mais aussi dans certains arbres où elles prélèvent les bourgeons pour s'en nourrir.

Un premier grimpereau sera entendu, nous en verrons deux ou trois un peu plus tard de façon parfaite, des mésanges de ci-de là, un rouge-queue noir femelle sur un minéral, des Geais des chênes Garrulus glandarius, des pies, des corneilles  viennent enrichir notre liste pourtant bien maigre jusque là.

Un passage entre  du tas de gravier  et celui de bois nous permettra de voir décoller une Bergeronnette grise (Motacilla alba) , le faucon crécerelle sera aperçu dans un vol fuyant, nous ne verrons pas l'espèce indiquée par l'agent du cimetière un peu plus tôt, un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) un peu espiègle glissera de branches en branches pour finir par disparaitre, malgré cela la balade traine en longueur, que très peu d'oiseaux à entendre ou voir.

L'heure tourne, et l'apparition d'un rouge-gorge, d'un lapin, et de quelques merles ne changeront pas grand-chose à la situation !

Avec Claudine nous décidons d'aller faire un tour vers la parcelle n° 3, puis de prolonger vers la 8, c'est à ce moment-là, que Susan et sa fille décide de nous quitter, nous sommes tous un peu désolés pour elles, car elles faisaient la sortie de Thiais sur les conseils de la tante du jeune Albin que nous avions rencontré à la sortie du mois d'aout et qui elle, était ravie par la diversité des espèces aperçues en plus de leurs quantités !

Arrivé à la division 16, certains d'entres nous s'interrogeraient sur le monument qui se trouve là avec seulement trois noms inscrit dessus, plus tard en regardant le plan j'y verrais à cet emplacement  la lettre B qui me fournira l'indication d'une catastrophe aérienne en 1974 sur Ermenonville.

Une superbe femelle de crécerelle fera une belle démonstration de vol entre les arbres,

Il est environ treize heures, nous décidons d'en finir avec cette sortie somme toute, assez maigre et tournons sur notre droite, quand on aperçoit un piaf inconnu, nous nous rapprochons et là, magie de l'ornithologie, nous identifions un Gobemouches gris (Muscicapa striata), puis un deuxième, alors qu'un peu plus tôt dans la matinée, je me plaignais de ne pas en avoir vu depuis un petit moment, jusqu'à six individus de cette espèce évoluent à la cime des arbres.

Nous prêtons une paire de jumelle au technicien qui faisait un parcours dans ce secteur afin de pouvoir partager l'instant, après tout, nous sommes sur son lieu de travail et vu la gentillesse et la courtoisie dont nous faisons l'objet, c'est un vrai plaisir de voir le visage de ces personnes s'illuminer devant nos explications nous restons un bon moment à les miroiser alors  que le technicien se voit obliger de poursuivre sa ronde, il travaille, nous non !

Les conversations vont bon train sur cette espèce de passereau, et  les perruches viennent de perdre une place au hit parade !

Nous nous rapprochons de la sortie, un Pic épeiche (Dendrocopos major) se fait entendre, il avait été aperçu plus tôt déjà.

À ce moment là, dans un peuplier de petite taille, une forme bondit de branches en branches, des Mésanges bleues Parus caeruleus, puis avec un peu d'attentions un nouveau passereau est aperçu, un Hypolaïs polyglotte (Hippolais polyglotta), il sera rejoint par un autre, pas furtif pour deux ronds, l'oiseau sautera d'un support à l'autre sans se soucier de nous le moins du monde.

 

 

Les deux piafounets seront accompagnés durant un moment  par un pouillot ce qui nous permettra de faire quelques comparaisons des deux espèces frappantes à l'oeil nu et aurons la chance de pouvoir faire profiter un autre agent du cimetière de cette dernière miroise.

Les perruches sont en perte de vitesse dans nos pensées, les petits oiseaux au ventre jaune citron les supplantent  avec grâce  et nous regrettons encore un peu plus le départ de Géraldine et sa mère !

Un vol de verdiers viendra comme pour clôturer la sortie au dessus de nos têtes.

Il se fait tard, l'appel du ventre est le plus fort nous décidons d'aller vers l'américain d'en face, une fois notre repas dans les mains nous nous installons dehors sur une table et après quelques instants, un superbe rapace se présente dans le ciel l'oiseau m'apparaît d'abord comme un circaète, le dessous très clair, voir même presque blanc, les mains peu marquées, une queue assez longue et le plastron assez visible, mais bon l'unanimité faisant lois, ce sera une Buse variable (Buteo buteo) !

Alors là, les perruches sombrent dans l'oubli le plus total !

Ne chercher pas les Moineaux domestique (Passer domesticus), ils sont tous chez mac do à manger des frites !

Nous finirons notre repas au milieu de gens qui nous lancèrent parfois quelques regards étonnés devant notre spontanéité  à bondir de notre table pour voir un oiseau dans le ciel, puis le moment de l'au-revoir sonna.

Et chacun de reparti chez lui la tête remplie de quelques bons souvenirs tout de même.



06/09/2010
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