Oiseaux-balades

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Balade du 01-09-2012 sur la nécropole de Thiais

Balade du 01-09-2012

sur

la nécropole de Thiais

 

 

Il est huit heures trente, le ciel est superbe malgré les neuf degrés Celsius affiché au thermomètre ce matin quand j'arrive sur la nécropole  du cimetière parisien de banlieue de Thiais.

Le technicien de l'entrée me salut gentiment en relevant la plaque de mon véhicule, que je vais tranquillement  garer  en face de la conserverie comme j'en ai pris l'habitude depuis maintenant plusieurs années.

Je suis le premier arrivé, je regarde alentour, pendant plus d'un quart d'heure, pas un piaf, le vent est nul, zéphyr doit dormir tellement tout est calme dans les airs.

Soudain, j'entends un cri répété dans mon dos  et en me retournant, je vois un Ecureuil roux Sciurus vulgaris, qui traverse au sol ventre à terre la partie goudronnée totalement à découvert, il apparait comme terrorisé, c'est qu'il  a un rapace aux trousses, ce qui ressemble à un gros épervier lui fille le train avec des intentions peu courtoises apparemment.

Le petit mammifère arboricole atteint les  arbres, face à l'entrée juste derrière mon véhicule, où il y trouve refuge, j'entends le bruissement des ailes du prédateur dans les branches, il n'a pas capturé sa proie espérée, je fille à l'arrière de ma voiture pour tenter de pixéliser l'oiseau afin de pouvoir vérifier ultérieurement l'espèce.

Mais en allumant mon appareil photos, la lecture des trois  simples mots inscrits sur l'écran m'inspire un dégout passager, mais bien réel, « pas de carte » sous entendu, ma cervelle de moineau a oublié la carte mémoire, un comble !

C'est que je suis allé faire un saut dans la Vienne, à la rencontre entre autre, d'un erratique qui se trouvait là, une Pie-grièche isabelle Lanius isabellinus et en déchargeant les photos prises de ce superbe oiseau égaré chez nous, j'ai oublié ce matin de reprendre la carte mémoire pour la remettre à sa place dans mon A-P-N.

 

Je ferai plus attention la prochaine fois, en attendant pas de photos pour cette matinée, c'est limite rageant, car j'aime bien en mettre dans mes comptes rendus afin d'étayer par limage les lignes que je tape sur mon clavier.

 

Ce constat établit, je me dirige avec ma paire de jumelles vers le lieu où j'ai vu disparaitre le carnassier volant afin de mieux l'observer, dans le même temps, je vois catherine qui arrive au volant de sa voiture.

 

Je suis heureux de la revoir, elle me manquait vraiment, de plus mon téléphone est en dérangement, en effet, plusieurs participants son bloqués par les travaux du tramway et les embouteillages occasionnés par là même, ils n'arrivent pas à me joindre.

 

 Ils finissent par arriver les un derrière les autres, Samy, lui vient par les transports en commun du Val d'Oise, nous saluons sont courage, car cela fait une virée quand même, pour la prochaine sortie, si nous sommes en phase, nous trouverons une solution alternative.

 

Olivier arrive, mais sans Corentin, ce que plusieurs membres du groupe regrettent, mais il est encore en vacances et, il est resté au lit, qu'il en profite, les vacances ne sont jamais assez longues !

 

Brigitte une nouvelle tête ici, m'houspillant du fait du mauvais fonctionnement de mon téléphone portable, mais avec une certaine bonne humeur, se joint à notre groupe.

 

Pour les piafs, quelques Corneilles noires  Corvus corone, commencent à faire leurs apparitions des Pies bavardes Pica pica aussi, ainsi  que quelques Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris.

 

Un Pinson des arbres Fringilla coelebs, est aperçu, ainsi  qu'un Moineau domestique Passer domesticus, le Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla, se laissera entendre à plusieurs reprises, mais de ne pas se montrer de la matinée, un seul Rougegorge familier Erithacus rubecula.

 

Il faut dire que nous serons assez occupés sur d'autre sujet de l'avifaune ce matin, en particulier les rapaces diurnes et les gobemouches.

 

Dans les airs, comme si cela nous manquait, les incontournables Perruches à collier Psittacula krameri nous signalent leurs présences par leurs voix fortes et loquaces.

 

Notre groupe commence à s'ébranler tranquillement au gré des présentations et autres informations  amicales en direction du nord-ouest, vers l'avenue A.

 

Sur le carré militaire, de la parcelle N°1, nous apercevrons un premier Pic vert Picus viridis, nous en verrons plusieurs, dont des juvéniles au plumage moucheté que ce soit au sol, perchés, ou en vol, chaloupé ou même tendu parfois.

 

Un peu plus loin, les perruches alarment vraiment très fort, pas étonnant, un Epervier d'Europe Accipiter nisus, cercle au-dessus de l'arbre dans lequel, elles sont branchées.

 

Un cri de contact me fait lever les yeux, je ne vois pas l'oiseau, mais plusieurs observateurs  avance celui du pinson, moi, moins sûr, je pense plutôt à un gobemouche, un noir.

 

Mais l'auteur de cette sonorité prend la tangente, nous laissant sur notre faim, de suite l'intérêt passe à un autre sujet, un superbe Geai des chênes Garrulus glandarius, fait son apparition sur un minéral et nous l'observons à loisir.

Il nous apparaît comme un juvénile.

 

C'est le moment que Julie choisie pour nous rejoindre, elle n'arrive pas à nous situer,  car nous sommes dans l'ombre des  grands marronniers, par contre, nous, nous ne pouvons pas la rater dans son superbe haut en rouge écarlate.

 

Daniel qui est aussi arrivé fini de former notre petite troupe, il commence par nous présenter ses excuses pour son retard, mais nous ne sommes pas assez prétentieux pour lui apporter le moindre reproche.

 

Tout à nos discutions, je tourne la  tête pour apercevoir une énorme forme sombre sur fond d'azur, une Buse variable Buteo buteo, est tranquillement en train de cercler face à l'entrée du cimetière, Franck qui passe au cours d'une ronde à notre proximité, peut bénéficier lui aussi de l'observation.

 

Brigitte aimerait orienter le groupe dans la direction où l'oiseau que je pensais être un Gobemouche avait filé, mais le chant d'un Pouillot véloce Phylloscopus collybita nous emmène dans une autre direction.

 

Bien nous en prend, car le cri de contact entendu plus tôt, se fait à nouveau entendre, l'oiseau est rapidement localisé sur une haute branche, il s'agit bien d'un Gobemouche noir Ficedula hypoleuca, c'est l'effervescence, d'autant que certains d'entres nous n'arrivent pas à le mirer.

 

Une partie d'explications s'engage quant à la position de l'oiseau par rapport à telles branches, horizontales ou verticales, feuillues ou dénudées.

 

Je passe d'une personne à l'autre pour situer le passereau pendant que celui-ci, perché plus de dix mètres au-dessus de nous, reste imperturbable, Brigitte est aux anges !

 

Un autre véloce se fait entendre et son cousin le Pouillot fitis Phylloscopus trochilus est également présent sur site à moins de vingt mètres de là, mais c'est le premier qui nous offrira les meilleures observations.

 

Au sol, une multitude de noix de Byzance, tout le monde en ramasse un peu, mais c'est olivier qui fait la meilleure récolte, en effet, les noix qu'il ramasse sont rognées par les dents d'un écureuil pour que celui-ci, puisse en manger le fruit à l'intérieur.

 

Tout le monde regarde les coups d'incisives donné par l'animal pour atteindre son but alors que nous avons du mal à en ouvrir une, la nature est bien faite.

 

Tout à nos miroises, nous apercevons ici où là des nids vides de tout occupants, mais c'est l'occasion de tenter d'identifier leurs anciens propriétaires avec plus ou moins de réussite.

 

Plus loin, le ramassage de plusieurs plumes donne là aussi l'occasion de les nommer et de les situer sur le corps de l'oiseau, elles appartiennent à l'espèce du Pigeon ramier Columba palumbus, d'ailleurs nous en avons aperçu deux précédemment.

 

J'entends à un moment au coeur d'une conversation le cri de contact caractéristique d'un Pic épeiche Dendrocopos major, il sera localisé assez facilement pour le plaisir de tous on pourra même identifier une femelle.

 

Les premières Mésanges charbonnières Parus major  viennent droit sur nous, un lapin traverse une allée pour passer d'une division à une autre, un technicien, nous avertit de la présence d'un jeune renard, mais nous ne le verrons pas, seul le chat qui coursait le jeune canidé sera visible.

 

D'autres charbonnières, mais se groupe là, est accompagné d'une Mésange bleue Cyanistes caeruleus, nous n'en verrons que trois sur la matinée.

 

Dans le ciel, un Faucon crécerelle Falco tinnunculus, nous offre un festival, c'est un juvénile, il se perche au sommet d'if se laisse  parfaitement observer, la lumière, est mal orientée sur l'oiseau de proie.

 

Qu'à cela ne tienne, il s'envole nonchalamment, passe devant nous et va se poser tout en haut d'un cyprès, cette fois-ci le plumage est parfaitement mis en valeur, ainsi que les serres jaunes vives, ce qui permet de faire les comparaisons de sexe et d'âge sur le guide ornitho de Brigitte.

 

Le rapace se pose au sol, puis sur le dessus vertical d'une tombe pour une nouvelle mise en valeur pour la joie de tous et je lance à nouveau comme un leitmotiv « et dire que je n'ai pas mon appareil photos ».

 

D'autres pouillots, ici un Merle noir Turdus merula plus loin une Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla, un Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, de temps à autre l'un des techniciens de la nécropole croise notre route, ils sont tous vraiment sympathiques et c'est un plaisir pour nous que de partager nos observations, l'espace d'un instant avec eux.

 

Etant, comme d'habitude dans l'incapacité de respecter le simple horaire de 12h pour la fin de la balade, j'entraine mon p'tit monde de parcelles en parcelles, mais Daniel, a lui des impératifs auxquels il ne peut se dérober et doit nous quitter.

 

Une Tourterelle turque Streptopelia decaocto  filant à vive allure, passe largement au dessus des arbres disparait aussi rapidement quelle est apparue, c'est curieux, mais nous n'en avons pas vu autant que ça sur ce site, un pigeon colombin nous propose une miroise éphémère, mais avec toutes ses caractéristiques bien visibles pour le distinguer de ses cousins.

 

Le chant de la Grive draine Turdus viscivorus me fait tourner la tête, nous la cherchons mais ne la trouvons pas, pourtant, j'étais sûr, un Accenteur mouchet Prunella modularis me détourne de ma réflexion et nous nous dirigeons vers la friche.

 

Là, les herbacés sauvages ainsi que quelques buissons aux tailles différentes reçoivent différentes espèces d'oiseaux, mais pour le moment, ce sont les draines, enfin localisées qui nous font un festival.

 

Il y en a au moins une bonne douzaine, nous avons vu souvent ces turdidés au cours des balades précédentes,  donc nous pouvons affirmer, qu'ils sont sédentaires au cimetière.

 

Un petit passereau se pose sur le grillage qui cerne les tas de graviers, il s'agit d'un Gobemouche gris Muscicapa striata, alors là c'est l'apothéose dans nos rangs, Brigitte qui espérait en voir, est comblée tout le monde observe le petit insectivore avec plaisir.

                                 

Comme son cousin le noir, il n'est que très peu mobile, même s'il finira par s'envoler quelques instants  plus tard une première fois pour capturer un petit insecte, puis enfin  pour se dérober  à notre vue définitivement.

 

Nous nous dirigeons vers l'espèce de cabane située sur la parcelle 123 il me semble, mais rien de  nouveau ici, si ce n'est des perruches en train de manger des pommes de petites tailles.

 

Sur une intersection, nous constatons qu'une personne a bloqué un robinet d'eau, le précieux liquide déborde du seau en contrebas pour former une flaque imposante.

 

Un merle mâle adulte profite de la situation pour prendre un bain, alors que la personne responsable de ce gaspillage arrive en courant, Franck qui passe par là intervient pour faire cesser cette perte bien inutile.

 

Une bonne dizaine de Pigeons bisets Columba livia sont au sol ou sur des minéraux sous les arbres, peu être pour conserver encore un peu de fraicheur, les panels sont variés, mais aucun blanc.

 

Dans une contre-allée, un accenteur  au plumage gonflé, se faisant passer pour un moineau se laisse observer, sans même se soucier de notre approche dans sa direction.

 

C'est en arrivant derrière la conserverie, que nous apercevrons dans environnement de prédilection un Rougequeue noir Phoenicurus ochruros, il est pile poil là où on le trouve d'habitude, celui-ci est un jeune ou une femelle.

 

C'est le moment de se séparer, un trio fini chez l'américain d'en face pour partager un petit repas et relire la liste des espèces observées et les autres rentre chez eux assez content de leur mâtiné de miroise.

 

Alors une matinée pleine de rebondissement avec l'observation de trois rapaces diurnes dont le festival de la crécerelle, et les observations toujours magiques des deux espèces de gobemouches.

 

Tout cela partagé avec  Catherine, Chantal, Brigitte, Olivier, Julie, Samy, Daniel, franck et quelques autres techniciens du site, que du plaisir.

 

Seul ombre au tableau vu de ma fenêtre, bien sûr, l'absence de photos pour édulcorer ce récit, donc restera la mémoire des yeux pour 29 espèces d'oiseaux observées sans oublier, un lapin, des chats et des écureuils.

 



04/09/2012
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