Oiseaux-balades

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Balade au Val de reuil le 14 01 2011

 

Balade au Val de reuil

le 14 01 2011

              

Ce vendredi matin Ghislaine vient me chercher à la maison pour une balade sur le Val de Reuil, le  membre d'une liste d'observateurs a signalé la présence d'oiseaux peu communs sur le lac des deux amants la veille.

Christian a des obligations et donc ne peut se libérer, à neuf heures trente, le carillon de l'entrée retenti, mon chauffeur et pile poil à l'heure, deux trois explications sur la destination et ce que l'on pourrait y voir, un dernier café pour moi et après avoir chargé la voiture de tous mon matériel d'observation nous voilà parti.

Une heure trente de trajet, tout se passe bien, les routes secondaires sont libres de circulation hormis un convoi vraiment exceptionnel que nous croisons à un moment dans un petit village.

Comme je ne conduis pas, je peux faire un peu plus attention au paysage de chaque côté de la route, les Corneilles noires (Corvus corone) du début du trajet ont laissées leurs places aux corbeaux freux (Corvus frugilegus) dans les champs.

Un vol de plusieurs dizaines de sansonnets décolle du bord de la route, reste au-dessus de celle-ci à notre passage et quand nous passons sous le groupe d'oiseaux, un crépitement se fait entendre sur la carrosserie de la voiture, ces maudits piafs sont en train de nous chier dessus, Ghislaine est obligée d'actionner les essuie-glaces pour nettoyer le pare-brise nous en rigolons pendant un moment.

A l'entrée d'un village juste sur une intersection bien dégagée alors que nous sommes presque à l'arrêt un cochevis huppé (Galerida cristata) parfaitement identifiable se pose et redécolle presque aussitôt pour se poser un peu plus loin.

Un petit paquet de linottes mélodieuses (Carduelis cannabina) vole sur la droite de notre véhicule puis prend de la hauteur tandis que nous poursuivons notre chemin.

A un moment ma conductrice me montre un regroupement de limicoles  au sol dans un champ labouré, ils se confondent presque avec les mottes du sol, ce sont des pluviers, plus loin nous verrons des vanneaux huppés (Vanellus vanellus), une buse variable (buteo buteo) sur son piquet restera stoïque à notre passage.

Quelque biset et ramier de-ci de-là, à un moment dans une grande courbe alors que notre vitesse est peu élevé, j'aperçois en contre bas des cygnes au gagnage, mon chauffeur s'arrête prudemment sur le bord de la route et se gare sur le bas côté.

Ce sont des tuberculés, ils sont en plusieurs groupes, une famille de deux adultes et trois jeunes de l'année précédente reconnaissables facilement à leur plumage contenant du beige sable, un couple d'adulte et plusieurs autres séparés broutent çà et là.

Mon attention est attirée par un gazouillis caractéristique, c'est bien sûr celui des Alouettes des champs (Alauda arvensis), il y en a jusqu'à quatre en vol au-dessus de nous et nous en observons plusieurs au sol, le sourcil nettement marqué me fait penser à une lulu dans un premier temps.

Pendant que je suis à mes réflexions personnelles pour l'identification des passereaux, Ghislaine aperçoit des formes mobiles à 250 m environ qu'elle prend pour des lapins dans une première approche, le temps nécessaire pour mettre la longue vue en batterie et les petits mammifères ont disparus dans la haie toute proche, elle les retrouves, mais là , surprise, il s'agit  de galliformes, plus précisément d'une compagnie de Perdrix grise (Perdrix perdrix).

Elles sont passées dans le petit chemin derrière la haie, on dirait que les mâles se livrent à un début de parade nuptiale, en effet certains d'entre eux courent la tête au ras du sol ou font de petits bonds en bâtant des ailes, elles quittent le chemin pour entrer dans un champ cultivé de plantes vertes que je ne peux déterminer .

Quelques instants plus tard nous sommes à destination, sur le chemin qui mène à l'observatoire nous pouvons apercevoir à travers celui-ci qu'il y a de nombreux anatidés sur l'eau, ceux-ci nous ont repéré et prennent immédiatement une trentaine de mètres de distance.

Il y a là des fuligules, des morillons à l'oeil doré et des milouins à la tête couleur de rouille.

Nous sommes installés à peine depuis quelques instants qu'un trio d'ornithologues arrive, à mon regret, je ne les reconnais pas, par contre eux n'ont aucun doute  à mon sujet, ils savent qui je suis !

             

Erismature rousse en digiscopie

Et après quelques échanges de courtoisie réciproque, l'un d'eux nous offre l'observation d'une Érismature rousse (Oxyura jamaicensis) que nous n'avions pas eu  le temps de repérer, pour Ghislaine, c'est une première, quant à moi, j'ai déjà pus observer cette espèce originaire d'Amérique du nord qui est invasive en Europe et surtout  au détriment de sa cousine à tête blanche menacée de disparition.

L'instant suivant, je repère trois harles piette (Mergus albellus) femelles dans la masse des canards plongeurs, deux décolleront vers la droite de l'étang et nous ne retrouverons pas la troisième, une autre coche pour ma camarade de sortie.

Sur l'îlot en face quelques vanneaux, Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), Goélands argentés (Larus argentatus) et Foulque macroule (Fulica atra) profite de cette belle journée malgré le petit vent frais, les radeaux à sternes sont totalement vides.

Alors que juste devant l'observatoire deux cygnes se nourrissent tranquillement, sur la gauche près de la roselière des Grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis) en font autant.

Après un bon moment de miroise, nous déciderons d'aller voir un peu vers la gauche sur le chemin entre les bassins, donc reprenant la voiture nous irons dans cette direction, dans un champ sur la droite une énorme Grive draine (Turdus viscivorus) en train de se nourrir, en fait il y en aura plusieurs, un pic vert (Picus viridis)femelle fait de même à bonne distance, trop longue pour une bonne photo, un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) passe dans le ciel.

                  

                  

Un Rouge-gorge (Erithacus rubecula), une ronde de Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) puis une charbonnière isolée nous offriront de belles postures, il faudra attendre un peu pour la bleue et la huppée, mais cela viendra à son heure.

La grosse déception de la journée s'affichera par la découverte d'un cadavre de Cygne tuberculé (Cygnus olor) immature certainement percuté violemment par une voiture au point de le démembrer.

Nous prendrons la petite route à droite, mais ne pourrons accéder aux abords des bassins en effet des clôtures de fils barbelés aux pics acérés nous en interdiront le passage, un Geai des chênes (Garrulus glandarius) bondira  d'un petit piquet pour plonger derrière une haie d'une espèce de genet servant de coupe-vent.

Pendant que Ghislaine fera son demi-tour en mode city, j'apercevrais une espèce de pipit pas mieux identifier que cela puisqu'enfoncée dans l'herbe haute à cet endroit là.

Nous repasserons devant notre premier point de miroise pour continuer vers l'observatoire principal, nous y reverrons le trio d'observateurs vu plutôt qui nous donneront encore quelques tuyaux.

Dans le ciel, des Choucas des tours (Coloeus monedula) se livreront à quelques acrobaties, en  dessous, les Grands cormorans (phalacrocorax carbo) seront bien présents sur les arbres et dans les nids de l'année passée, nous apercevrons le cadavre de l'un d'eux pris dans les branches, sur l'eau, des canards colverts (Anas platyrhynchos) viennent enrichir notre liste d'observations.

L'heure tourne, nous décidons d'ignorer l'observatoire des hérons et de partir immédiatement vers le lac des deux amants, une fois entrée sur la base de loisir, je demande à mon chauffeur de nous diriger vers la droite, ici aussi, les anatidés sont nombreux, les mêmes que vu plus tôt, avec encore quelques Goélands argentés (Larus argentatus) alors que nous roulons au pas, notre regard est attiré par de petits passereaux au sol, ce sont des Pinsons des arbres (Fringilla coelebs).

Un peu plus loin je repère un groupe de fringiles sur un bouleau là pas de doute, il s'agit de Tarins des aulnes (Carduelis spinus) ainsi que quelques Moineaux domestiques (Passer domesticus).

A ce moment-là, une voiture arrive derrière la nôtre, nous sommes parfaitement garé, juste au milieu de la route, malgré ce léger handicape, le nouvel arrivant pourra passer avec son véhicule guère plus gros que la petite fiat qui nous transporte !

Vu notre attirail, il comprend ce que nous sommes et se gare un peu plus loin et vient à pied vers nous, c'est aussi un observateur d'oiseaux, il nous demande si nous avons vu la star du moment et des lieux, mais nous répondons que comme nous venons d'arriver, les petits passereaux nous ont captivé pour le moment.

Nous continuons notre observation alors que lui s'installe sur le bord du lac et après quelque instant, il nous signale qu'elle, la star est parfaitement visible et identifiable, il nous autorise même à mirer dans sa longue-vue.

Alors, la star si facilement visible n'est autre qu'une femelle d'Harelde boréal (Clangula hyemalis), présente depuis un petit moment sur le lac.

Mais pour l'instant présent, elle est de l'autre côté de cette partie du bassin soit plus de 100m, nous tentons une digiscopie avec mon ensemble Swarovski ATM80 HD zoom 25X50  LEICA D-LUX 4, la distance et la mauvaise lumière donnent des résultats mitigés !

L'autre observateur décide d'aller se positionner en face donc plus près du canard plongeur et comme des couillons nous le suivons bêtement, non seulement le Harelde se retrouve à l'opposé de notre nouvelle position, soit tout près de celle que nous occupions précédemment, mais en plus nous sommes en plein contre-jour !

il y a tout de même des compensassions, c'est la troisième coches de la journée pour mon accompagnatrice, un Goéland brun (Larus fuscus) adulte est observé ainsi qu'un Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula) et une Bergeronnette grise (Motacilla alba).

Il y a bien une femelle de sarcelle à ailes bleues (Anas discors) quelque part sur le site, mais bon il se fait tard et nous sommes assez loin de la maison en plus mon chauffeur à des engagements, un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) perché sur un câble électrique le long de la route sera une des dernière apparitions de la journée.

Le retour se fait aussi tranquillement sous les commentaires de la journée ma fois fort réussie où nous avons pus observer plus de quarante espèces dont trois nouvelles pour Ghislaine.



16/01/2011
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