Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade au Costa Rica - J8

                  

Sans aller jusqu’à déclarer que les participants font la grasse matinée, ce matin tout le monde semble plus détendu.

                              

Il faut dire que la fabuleuse rencontre au bord de la rivière avec le couple de quetzal la veille, a dû autoriser bons nombres à de superbes rêves.

                              

Bien sûr, avec Alain, nous sommes les premiers dehors, plus tard Gérard nous rejoindra et chacun dans un coin du jardin, nous prospectons à la recherche de l’agente ailée.

                              

Ma première rencontre pour ce matin, est un Bruant chingolo (Zonotrichia capensis) juvénile de moins d’un mois en témoigne le jaune vif à la commissure des mandibules du bec.

                           

Bruant chingolo (Zonotrichia capensis) juvénile

                              

Là-dessus, une espèce de batara me fuit, j’ai tout juste le temps de photographier innommable et le passereau disparait définitivement à ma vue, il n’en sera pas de même pour le Pic glandivore (Melanerpes formicivorus) bien moins.

                              

Un oiseau traverse la route pour se poser sur la barrière, cette fois-ci, c’est un chingolo adulte, puis un Tangara à sourcils brisés (Chlorospingus pileatus).

                

Bruant chingolo (Zonotrichia capensis) juvénile

              

Une dernière visite à la place de nourrissage permet l’observation du Colibri scintillant (Selasphorus scintilla), et du Moucherolle huppé (Mitrephanes phaeocercus), avant notre dernier petit déjeuner ici.

                             

Moucherolle noir (Sayornis nigricans)

 

Le Tyranneau des torrents (Serpophaga cinerea) est fidèle à son tronc au bord de la rivière, tout autant que le Moucherolle noir (Sayornis nigricans) sur son fil ou son poteau.

                              

Le Merle de montagne (Turdus plebejus) est présent à quelques mètres, qui pour ce dernier vient quérir sa part facile de fruits et qui pourrait être la cause de la forme de son bec.

                   

Merle de montagne (Turdus plebejus)

                              

Ni le Ptilogon à longue queue (Ptiliogonys caudatus) ni le Merle fauve (Turdus grayi), ne représente de menace pour les oiseaux-mouches en perpétuels mouvements, à l’instar du Colibri à queue grise (Lampornis cinereicauda).

                              

Durant le premier repas de la journée, le changement d’emploi du temps évoqué hier, est accepté par tous, en effet, nous partons plus tôt pour une destination assez particulière.

                                             

Tohi à cuisses jaunes (Atlapetes tibialis)

                              

Pour le moment, les Colibris Thalassin (Colibri thalassinus) et autres Tangaras à dos rayé (Piranga bidentata) se dispute le coin avec le Colibri de Rivoli (Eugenes fulgens) ou encore le Tohi à cuisses jaunes (Atlapetes tibialis).

                                                               

Le temps pour notre accompagnateur de régler les détails de logistiques et le groupe s’est éparpillé aux abords de l'hôtel.

                              

Un Quiscale chanteur (Dives dives) nous apparait sur le bord de la route, tout comme la veille, y compris les Martinets à collier blanc (Streptoprocne zonaris) haut dans le ciel.

                             

Quiscale chanteur (Dives dives)

                              

Toujours trop haut, le rituel passage d’un groupe de Conure de Hoffmann (Streptoprocne zonaris) avec pour cette fois-ci, des cris, entendus assez distinctement, mais bon, on fait avec ce que la nature nous prête.

                              

Une Paruline obscure  (Leiothlypis peregrina) est contacté, mais le moment fort vient de l’annonce d’Alain qui a eu la chance de pouvoir observer un Faucon émerillon (Falco columbarius) au vol passant au-dessus de la vallée.

                              

Il se passe peu de temps entre le moment où nous sortons nos valises des chambres et celui, où nous quittons l’hôtel, toutefois pas pour aller vraiment loin.

               

Un coin de paradis.

                              

En effet, Sylvère nous propose un arrêt à quelques distances avec une idée derrière la tête pour nous faire descendre du bus assez rapidement.

                              

L’oiseau que nous cherchons ici, est le Solitaire masqué (Myadestes melanops) et la chance est avec nous, en peu de temps, son chant est capté à l’oreille fort et clair.

                              

Pendant quelques instants, il sera recherché à la vue, trouvé et observé correctement par les plus chanceux, puis il plongera vers la vallée, où il sera plus faiblement entendu du fait de la distance.

                              

De son côté, Gérard découvre une Grive à bec noir (Catharus gracilirostris) et prend son temps pour la pixeliser, le turdidé peu furtif reste le temps que presque tout le monde le voit également.

                                  

Grive à bec noir (Catharus gracilirostris) 

                                                      

Le solitaire, lui, revient vers nous, ce qui scinde notre groupe en deux, cela permet de contacter une Paruline à calotte noire (Cardellina pusilla), puis une autre espèce, une Paruline à gorge noire (Setophaga virens).

                              

À quelques pas, c’est une Élénie montagnarde (Elaenia frantzii) qui attire l’attention, de même qu'une Anabasitte rousse (Margarornis rubiginosus) qui là aussi focalise les regards.

                                 

Élénie montagnarde (Elaenia frantzii)

                              

En tournant la tête vers la gauche, je m’aperçois que la grive, vient de se poser sur la route, ni une ni deux, j’avance sur elle et photographie pour m’apercevoir d’une petite différence sous le bec.

                                                   

Une différence de taille, le bec n’est pas entièrement noir, mais plutôt jaune dessous et mon livre me donnera la Grive à calotte rousse (Catharus frantzii).

                           

Grive à calotte rousse (Catharus frantzii)

                             

Une sublime Paruline embrasée (Oreothlypis gutturalis) est localisée par Sylvère, encore, à vrai dire il a les yeux partout, et cela nous convient parfaitement.

                              

Un ultime passereau est contacté au moment de remonter dans le car, c’est à ce qui semble une Paruline noir et blanc (Mniotilta varia).

                  

Paruline noir et blanc (Mniotilta varia)

                              

Nous reprenons la route, pour nous diriger vers Cerro de la Muerte, un site en altitude et pour grimper, cela grimpe dur.

                              

Reste que nous sommes tout de même étonnés d’y arriver si facilement du fait du dénivelé parcouru en si peu de temps.

                              

Du côté de l’environnement, nous avons perdu la forêt luxuriante de la vallée au profit d'une végétation basse, avec quelques bouquets d’arbrisseaux çà et là ce qui donne une vision à longue distance.

                              

Notre moyen de transport est garé sur un genre de parking totalement désert, et nous sommes immédiatement dans le bain, à la recherche d’oiseaux d’altitude.

                              

Au vu de la taille des buissons du coin, il est impossible de se perdre ici et le Junco des volcans (Junco vulcani) est notre première miroise à peu de frais et c'est peu de le dire.

                       

Junco des volcans (Junco vulcani)

                              

L’espèce nous semble peu furtive et se laisse naturellement observer, il n’en va pas de même pour le Colibri flammule (Selasphorus flammula) qui lui est sans cesse en mouvement.

                              

À plusieurs, nous décidons de grimper sur le point culminant du secteur, Sylvère recommande la plus grande prudence, car nous sommes loin d’avoir l’aisance d’un cabri, et c’est peu de le dire.

                  

                              

Arrivé au sommet, nous avons la surprise de voir une famille qui comme nous profite du panorama avec un bambin vraiment assez jeune.

                              

Le groupe de personnes nous laisse cordialement la place, et la vision à 360° et géniale, avec par endroit, les nuages en dessous de notre position.

                              

Notre accompagnateur perçoit un mouvement, le colibri local vient butiner proche de l’endroit où nous, nous situons, la miroise et à la hauteur du site, grandiose.

                         

Colibri flammule (Selasphorus flammula)

                              

Ensuite, un Percefleur ardoisé (Diglossa plumbea) et indiqué du bout du doigt, nous l’observons un moment avec plaisir pour tous ceux qui sont perchés là.

                              

Puis, après s’être imprégné une dernière fois de ce paysage grandiose nous changeons de position, pour aller pérégriner sur une zone plus plate, plus sécurisante aussi.

 

Percefleur ardoisé (Diglossa plumbea)

                              

Au passage le plus étroit, de passer à quelques dizaines de centimètres sous un nid d’un oiseau-mouche dont la femelle couve actuellement.

                              

Notre groupe se reconstitue et nous partons en balade à quelques distances, où un Tohi à grands pieds  (Diglossa plumbea) est aperçu plus qu’observé, à nouveau le percefleur en bonne position pour une rencontre collégiale.

                                

Colibri flammule (Selasphorus flammula)

                              

Dans un bouquet d’arbuste, une forme bouge et Sylvère nous indique un discret Bec-en-cheville gris (Acanthidops bairdi) sur lequel je tenterais une photo reflex suite à une bien meilleure observation.

                         

Bec-en-cheville gris (Acanthidops bairdi)

                              

Le tohi, celui à grands pieds, refait un passage en traversant le chemin, bien trop rapide pour la plupart d’entre nous.

                              

Nous lâchons l’affaire pour regagner le bus et cette fois-ci nous diriger vers notre nouvelle destination, la Réserve biologique de La Selva.

                              

Pendant le parcours, une Grande aigrette (Ardea alba) est aperçue sur le bord d’une mare et en vol, les incontournables Urubus noirs (Coragyps atratus) se laissant porter par les courants aériens.

                              

La végétation redevient exubérante au fur et à mesure que nous avançons vers la mer des caraïbes dont nous ne verrons pas même un reflet de vague.

                              

Des Conures de Finsch (Psittacara finschi) sont vues se nourrissant sur un genre de palmiers, un Urubu à tête rouge (Cathartes aura)  emportant quelque chose au vol.

                              

Au terme d’un trajet assez éprouvant pour ceux installés derrière, l’arrivée sur le parking de la station biologique sonne comme une délivrance.

                              

Presque tout le monde va se dégourdir les jambes, Sylvère comme il se doit s’occupe de récupérer l'accès aux chambres.

                              

Ici, notre première observation, est un Tangara à croupion rouge (Ramphocelus passerinii) qui en nous tournant le dos, nous offre cette flamboyante couleur qui lui donne son nom.

                         

Tangara à croupion rouge (Ramphocelus passerinii)

                                                      

Des Touis à menton d’or (Brotogeris jugularis) sont contactés assez haut vers le fait des arbres cyclopéens qui sont légion par ici. 

                              

À la vue de leur taille, certains auraient bien pu voir les conquistadors débarquer sur ce territoire il y a quelques centaines d’années en arrière.

                              

Pour l’heure, des Arianes à ventre gris (Amazilia tzacatl) sur les fleurs, des Colombes de Verreaux (Leptotila verreauxi) arpentant le sol, des Tangaras évêques (Thraupis episcopus) ici ou là.

                   

Colombes de Verreaux (Leptotila verreauxi)

                              

Cela foisonne de partout et même si tout n’est pas identifié à l’instant T, cela fait notre bonheur.

                              

Des Toucans tocards (Ramphastos ambiguus) traversent en passant au-dessus de la canopée et la ligne des grands arbres s’élève comme un immense mur, interdisant toute visibilité au-delà.

                              

Il nous est proposé une première reconnaissance pour aller vers le pont suspendu qui franchit le Rio puerto viejo et un couple de Pic de Pucheran (Melanerpes pucherani) est accroché du regard.

                              

En passant devant le restaurant, l’accueil est bruyant par la présence de Tyrans quiquivi (Pitangus sulphuratus) ainsi que de leurs petits cousins les Tyrans sociables (Myiozetetes similis).

                              

La chance est pour nous, un superbe Trogon à lunettes jaunes (Trogon caligatus) femelle, est localisé, mais ce n’est pas tout, un Dacnis bleu (Dacnis cayana) se révèle également présent dans les branches d’un arbre sur le bord de la rivière.

               

Trogon à lunettes jaunes (Trogon caligatus) femelle

                              

Plus haut dans le ciel, ce sont des Martinet à croupion gris (Chaetura cinereiventris) qui évoluent en petit groupe et sont par ailleurs assez dynamiques.

                              

Un peu avant de s’engager sur le pont, on me montre un essaim de chauvesouris, un peu plus haut, un Grimpar bec-en-coin (Glyphorynchus spirurus) désire rester dans l’ombre et un Tyran mélancolique (Tyrannus melancholicus) range son plumage pour la nuit.

                        

Grimpar bec-en-coin (Glyphorynchus spirurus)

                                                  

La passerelle permet une vue plongeante sur le cours d’eau avec plusieurs tortues d’eau douce observées en transparence, un martin-pêcheur non identifié fuse rapidement.

                              

Le retour vers les infrastructures de la réserve nous autorise à voir à découvert des Toucans à carènes (Ramphastos sulfuratus), les gros oiseaux restent peu de temps à leur place, et il me faudra un peu de chance pour réussir une photo acceptable.

                        

Toucans à carènes (Ramphastos sulfuratus)

                              

Loin vers le parking, des Cassiques à tête brune (Psarocolius wagleri) animent des branches totalement dénudées , ce qui nous permet de bien observer ces oiseaux dans les jumelle.

                              

Un énorme bouquet d’arbustes d’ornements protège une espèce de serre, où je vais faire un tour, cela me permet de contacter quelques Organistes olive (Euphonia gouldi) et un Oriole monacal (Icterus prosthemelas).

                              

Organistes olive (Euphonia gouldi)

                              

La prospection continue pour l’observation d’un Saltator des grands-bois (Saltator maximus) et d’un groupe de Tangara des palmiers  (Thraupis palmarum) qui se réfugient sur un pylône tout proche.

                              

À ce moment-là, je pense que la Tityre à tête noire (Tityra inquisitor) d’abord aperçue en vol de plusieurs individus et ensuite perchée par paires, guère plus, sera la dernière espèce de la journée, il n’en est rien.

                    

Tityre à tête noire (Tityra inquisitor)

                             

En effet, en allant prendre nos chambres, nous contactons des Aras de Buffon (Ara ambiguus) rentrant au dortoir, et durant le repas, a contrario, ce sera l’envol des Ibis verts (Mesembrinibis cayennensis) allant se nourrir durant la nuit.

                                                  

Puis, avec le bus nous retournerons vers les chambres et loin devant nous, dans les phares de notre véhicule, des points lumineux orange s’élèvent du sol, instantanément je comprends ce que nous avons devant nous.

                              

C’est un oiseau typiquement nocturne et j’attrape ma lampe de poche pour mettre en lumière, un Engoulevent pauraqué (Nyctidromus albicollis).

              

Engoulevent pauraqué (Nyctidromus albicollis)

                              

Finalement, il y en a plusieurs de long en long, l’un d’eux, posé au milieu de la route, compte sur son mimétisme avec le sol pour passer inaperçu.

                              

Cela marche pour le moment, car la plupart des personnes derrière moi peinent vraiment à le localiser.

                              

Enfin l’un des oiseaux se pose sur l’herbe et avec une manœuvre tout en douceur, Sylvère se positionne à une distance confortable et je le localise avec le faisceau lumineux de ma torche.

                              

Il faudra néanmoins encore quelques efforts pour que tous en est la miroise, ce qui donnera un moment assez intense presque frénétique pour certains.

                              

Plus tôt, à la fin du repas, la vérification de la liste du LOG avait rapporté à nos rencontres de la journée avec quelques oubliés, une Buse cendrée (Buteo nitidus), un Pigeon à queue barrée (Patagioenas fasciata), la Colombe de Cassin (Leptotila cassinii), un Grimpar moucheté (Lepidocolaptes affinis), un Tyran à tête grise (Myiozetetes granadensis), des Tityres masqués (Tityra semifasciata), un Viréo à calotte brune (Vireo leucophrys), un Viréo à ailes jaunes (Vireo carmioli), des Hirondelles bleu et blanc (Pygochelidon cyanoleuca), une Paruline à flancs marron (Setophaga pensylvanica), une Paruline ceinturée (Myioborus torquatus), et enfin un Chardonneret à ventre jaune (Spinus xanthogastrus).

                              

1) Bruant chingolo

2) Pic glandivore

3) Tangara à sourcils brisés

4) Colibri scintillant

5) Moucherolle huppé

6) Tyranneau des torrent

7) Moucherolle noir

8) Merle de montagne

9) Ptilogon à longue queue

10) Merle fauve

11) Colibri à queue grise

12) Colibris Thalassin

13) Tangaras à dos rayé

14) Colibri de Rivoli

15) Tohi à cuisses jaunes

16) Quiscale chanteur

17) Martinets à collier blancs

18) Conures de Hoffmann

19) Paruline obscure 

20) Faucon émerillon

21) Solitaire masqué

22) Grive à bec noir*

23) Paruline à calotte noire

24) Paruline à gorge noire

25) Elénie montagnarde

26) Anabasitte rousse

27) Grive à calotte rousse*

28) Paruline embrasée

29) Paruline noir et blanc

30)Junco des volcans*

31) Colibri flammule*

32) Tohi à grands pieds

33) Bec-en-cheville gris*

34) Grande aigrette

35) Urubu noir

36) Conures de Finsch

37) Urubu à tête rouge

38) Tangara à croupion rouge

39) Touis à menton d’or

40) Arianes  à ventre gris

41) Colombes de Verreau

42) Tangaras évêques

43) Toucans tocards

44) Pic de Pucheran

45) Tyrans quiquivi

46) Tyrans sociables

47) Trogon à lunettes jaunes

48) Dacnis bleu

49) Martinet à croupion gris

50) Grimpar bec-en-coin

51) Tyran mélancolique

52) Toucans à carènes

53) Cassiques à tête brune

54) Organiste olive

55) Oriole monacal

56) Saltator des grands bois

57) Tangara des palmiers 

58) Tityre à tête noire

59) Aras de Buffon

60) Ibis vert

61) Engoulevent pauraqué

62) Buse cendrée

63) Pigeon à queue barrée

64) Colombe de Cassin

65) Grimpar moucheté

66) Tyran à tête grise

67) Tityre masqué

68) Viréo à calotte brune

69) Viréo à ailes jaunes

70) Hirondelles bleu et blanc

71) Paruline à flancs marron

72) Paruline ceinturée

73) Chardonneret à ventre jaune

                              

A) tortue aquatique

 



30/05/2022
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