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Milan noir Milvus migrans

Autres milans du site :  Milan royal Milvus milvus , Milan des marais Rostrhamus sociabilis.

    

    

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Chez nos voisins : Black Kite, Schwarzmilan,    Milano Negro, Zwarte wouw, Nibbio bruno.   

    

    

Milan noir (Milvus migrans)

    

Règne : Animalia

    

Embranchement : Chordata

    

Sous-embranchement : Vertebra

    

Classe : Aves

    

Ordre : Accipitriformes

    

Famille : Accipitridés

    

Genre : Milvus

    

Espèce : Migrans

    

     

Boddaert : 1783

    

 

    

De 55 à 60 centimètres de longueur, pour une envergure de 135 à 155 cm et accusant un poids compris entre 650 et 950 grammes, en outre, il possède une espérance de vie d’environ 23 ans.

 

Cette espèce de milan, a des  dimensions plus modestes que  celles de son cousin royal, en vol sa queue est également moins échancrée, son plumage apparait  beaucoup plus sombre presque noir en contre-jour, ce qui lui a sûrement valu son nom.

 

La réalité est tout autre, à distance raisonnable ou avec une bonne longue vue, on distingue parfaitement la couleur brune-foncée uniforme de l’ensemble du dessus du plumage, la tête se détache par sa teinte grise cendre-foncée, qui créait un contraste bien visible, la partie grise comporte des stries.

 

Le ventre ainsi que les sous-caudales, sont plutôt roussâtres, les rémiges et les rectrices nettement barrées.

 

Les tarses ne sont pas emplumés, ils sont jaunes ainsi que les serres et la cire du bec, ce dernier est noir en général sur l’espèce nominale (Milvus migrans migrans).

    

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Ce milan possède cinq  sous-espèces de par le monde dont une, (Milvus migrans affinis) dans la zone australasienne entièrement sédentaire, référencée  par M. Gould en 1838 lors de l’un de ses voyages, les autres, sont situées dans les régions tempérées du  paléarctique, ainsi qu’en Afrique tropicale, mais l’oiseau n’est  pas représenté dans la majorité des îles de l’archipel indonésien.

 

En ce qui concerne la France, ce milan nous revient de ses quartiers d’hiver vers la mi-mars et comme il ne s’éternise pas dans nos contrées, il entame de suite la parade nuptiale faite de jeux acrobatiques aériens où le couple peut être aperçu en vol accroché par les serres l’un volant sous l’autre à l’envers, à effectuer des offrandes  de proies en plein ciel !

 

On assiste également à l’instar d’autres rapaces, à des piqués vertigineux sur le conjoint, suivi d’évitements au dernier moment, mais comme il ne reste que quatre mois environ, en fait juste le temps de la période de reproduction il ne faut pas que les choses trainent en longueur.

 

L’aire de ce grand rapace est construite normalement dans un arbre assez élevé il est constitué bien sûr de branches de tailles différentes, mais l’intérieur peut être tapissé de papier, de chiffon ou autres immondices collectés dans les décharges à ciel ouvert.

 

Il n’est pas rare en outre de voir des couples, construire  leur nid à des distances relativement courtes de celui de leurs congénères parfois même à quelques dizaines de mètres les uns des autres, on peut parler de colonie à ce moment-là.

 

Il peut aussi construire son nid sur les corniches rocheuses hors de portée de prédateurs potentiels, mais que ce soit dans un grand arbre ou à flanc de falaise, il lui est impératif d’être positionné à proximité d’une zone humide telle qu’un lac, un étang voir un marécage d’eau saumâtre comme en Aquitaine ou en Camargue pour ne citer que ces deux lieux.

 

C’est vers la mi avril, début juin que la femelle dépose dans son nid  de deux à trois œufs, l’incubation dure de 30 à 33 jours en moyenne dont elle assure seule la tâche, à vrais dire, il semble que tant que le mâle ravitaille sa compagne puis ses petits, celle-ci ne quitte pas ces derniers.

 

Ce rapace est un charognard et à l’instar des vautours, il se nourrit de cadavres, il récupère tout ce qu’il peut glaner, poissons mort, petits mammifères ou oiseaux, tout y passe, c’est même environ 80 % de son régime alimentaire.

 

On peut également les voir en famille juste avant leur départ pour l’Afrique voler derrière les charrues de tracteurs qui retournent la terre dans les champs à la recherche de toutes les bestioles mises à jour par les engins agricoles.

 

Il dispute également aux laridés de toutes sortes, les décharges publiques qui lui sont profitables pour constituer des réserves à peu de frais.

 

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

    

    

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

    

 

    

Pour une fiche plus détaillé de cette espèce, rendez vous sur  Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

    

    

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09/09/2013
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