Oiseaux-balades

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Grèbe Jougris (Podiceps grisegena)

Les autres grèbes : Grèbe esclavon Podiceps auritus Grèbe à cou noir  Podiceps nigricollis , Grèbe castagneux  Tachybaptus ruficollis , Grèbe à bec biarré   (Podilymbus podiceps) , Grèbe huppé   Podiceps cristatus .

                                

                                 

Chez nos voisins : Red-necked Grebe,  Rothalstaucher, Somormujo Cuellirrojo, Roodhalsfuut, Svasso collorosso.

                         

                             

Grèbe Jougris   (Podiceps grisegena)

 

Règne : Animalia 

 

Embranchement : Chordata

 

Sous-embranchement : Vertebra 

 

Classe : Aves

 

Ordre : Podicipédiformes

 

Famille : Podicipédidés 

 

Genre : Podiceps 

 

Espèce : Cristatus grisegena

                  

              

Boddaert : 1783

                    

                                                 

J F M A M J J A S O N D

Hivernant commun et (reproducteur rare en France depuis, quelques années).

                     

                

D’une longueur de 40 à 50 centimètres pour une envergure située de   77 à 85 cm et accusant un poids compris entre  750 à 1 620 grammes. Ce grèbe occupe une taille moyenne parmi ses cousins du genre podiceps. En outre,  l’espérance de vie de cette espèce et d’environ 10 ans.

 

En plumage nuptial, le front, le vertex jusque sous les yeux, sont noirs avec quelques plumes érectiles formant comme une crête double en arrière de la tête.

 

La gorge et les joues, sont gris très clairs, le cou et la poitrine, sont roux flamboyants.

 

Le dos et une partie du dessus du plumage est brun, les flancs, sont quant à eux, roux foncés.

 

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En plumage intermédiaire ou hivernal, c’est le gris qui prédomine.

 

Au terme d’une parade nuptiale complexe de chorégraphie, de course en couple sur l’eau et d’échange de végétaux, qui débute dès l’arrivée des oiseaux sur les sites de nidification, le couple s’installe à bonne distance de ses voisins de la même espèce.

 

Reste que lors de mon voyage dans le delta du Danube, en Roumanie, notre super guide local  nous a offert, l’observation, de pas  moins de quatre couples reproducteur installer sur leur nid dans un carré de moins de 200 mètres de côté !

 

A la période de reproduction, c'est-à-dire entre avril et juin, dans un nid construit avec des végétaux en décomposition, la femelle y dépose quatre à cinq œufs blancs, dont l’incubation assurée par les deux futurs parents dure 25 jours en moyenne.

 

Ceux-ci changeront d’aspect, pour une couleur brune au contact du tas de détritus végétal, il peut y avoir une seconde nichée quand les conditions sont vraiment favorables.

 

Les petits, bien sûr nidifuges quitteront le nid dès leur plumage de naissance sera  sec, ils sauront de façon innée, nager et durant les premières semaines de leur vie, ils seront transportés sur le dos de l’un ou l’autre de leurs parents, même lors de courtes plongées, ils resteront à leurs places.

 

C’est un oiseau migrateur nordique, mais il est présent sur les grands lacs réservoirs aubois, où il se reproduit depuis  quelques années avec succès.

 

Cette espèce est assez peu farouche, facile à observer même durant la période de reproduction, mais bien sûr avec les précautions d'usages. 

 

Plus petit que son cousin le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), il est aussi un peu plus discret et depuis quelques années il  est reproducteur sur l'un des grands lacs de Champagne-Ardenne.

 

Cette espèce  niche exceptionnellement dans notre  pays, La Loraine est la première région  de France à accueillir  un  cas avéré de nidification en 1919, des nidifications seront observées plus tard  et notées  en 1978 et 1988 dans d'autres régions de l'hexagone.

 

Ces quelques photos d'un juvénile prises  dans le port de Mesnil ST père en 2008 montre un oiseau qui de prime abord ne ressent aucune gène  à pêcher et à consommer au contact des hommes.

 

À l'âge adulte, il perdra les deux barres noires qu'il possède sur les joues et elles deviendront grises comme le montre la photo de l’oiseau adulte prise en 2010 au même endroit, l'origine de son nom (joues grises) ?

 

Tous les oiseaux piscivores avalent après les avoir tué les poissons la tête la première, ce jeune grèbe semble de façon innée avoir compris comment ingurgité cette écrevisse américaine d'eau douce qui a trouvé là un prédateur de toute beauté.

 

À noter que l'écrevisse américaine est une espèce invasive qui s'est implantée, souvent au détriment de notre bonne vielle écrevisse indigène.

 

Cette espèce d'oiseau est migratrice, elle niche pour le plus proche de chez nous  dans l'est de l'Allemagne ainsi qu'au Danemark.

 

Ce magnifique oiseau  aquatique, le juvénile, qui est sur cette série de photos, quant à lui,  est né là où normalement les adultes nordiques migrent pour la période hivernale.

 

Espérons une implantation durable d’oiseaux reproducteurs sur cette superbe région qu’est la Champagne-Ardenne.

 

Si cette espèce est piscivore pendant la période hivernale, dès la belle saison, les insectes et mollusques aquatiques viennent agrémenter son menu.

 

Il existe deux sous-espèces de cet oiseau, ssp Podiceps grisegena et ssp Podiceps holboelii et bien sûr ils arborent quelques différences notables.

 

Par exemple, Podiceps holboelii présente à la base du bec, une tache jaune légèrement plus étendu que celle de son cousin, cette marque avance davantage vers le bout du bec au niveau de la mandibule inférieure.

 

 

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

 

 

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

 

 

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04/08/2013
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