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Garrot d'Islande Bucephala islandica ( texte à faire )

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Chez nos voisins : Barrow's Goldeneye, Spatelente, Porrón Islándico, Ijslandse brilduiker, Quattrocchi d'Islanda.

    

Canards de surface :

    

Garrot d'Islande Bucephala islandica

    

Règne : Animalia

    

Embranchement : Chordata

    

Sous-embranchement : Vertebra 

    

Classe : Aves

    

Ordre : Ansériformes

    

Famille : Anatidae

    

Genre : Bucephala

    

Espèce : Islandica

    

    

Gmelin : 1789

    

    

De 42 à 53 centimètres de  longueur, pour une envergure comprise entre 77  et 83 centimètres, accusant un poids situé de 800 grammes pour la femelle un peu plus pour le mâle puisqu’environ à   1100 g.

    

En outre cette espèce mal connue aurait une espérance de vie d’environ 18 ans dans la nature, car ce joli anatidé, agrémente parfois les collections des parcs animaliers et les collections privées comme canard d’ornement.

    

La tête du mâle est vert bouteille avec des reflets iridescents, une grosse larme blanche lumineuse et nettement visible en forme de croissant , descend en s’évasant vers les joues, le cou, la poitrine, le ventre et les flancs, sont blancs immaculés.

    

Le dos, les sus-caudales, la queue, les sous caudales et enfin le dessus des ailes, sont noirs, à l’exception de taches blanches   sur les moyennes couvertures, les grandes couvertures quant à elles, sont barrées également par une trace de même couleur, donnant un plumage alterné.

    


    

L’œil doré, forme un fort contraste avec le vert de la tête, le bec triangulaire est noir, les pattes, sont jaunes vifs avec le dessous et l’arrière noirâtre.

    

La femelle possède la même morphologie avec des nuances dans les couleurs du plumage, en effet, le vert de la tête du mâle et chez elle brun-roux.

    

Juste sous la tête une espèce de petit collier blanc fait la transition avec le reste du plumage qui est pratiquement entièrement gris-cendre foncé, elle arbore également les taches blanches des ailes, mais celles-ci sont nettement moins visible que chez son compagnon.

    

A longue distance, on pourrait le confondre momentanément avec son cousin à œil d’or tant ils ont de similitudes, mais un observateur aguerri saura faire la différence avec la différence de forme de la tache sur la tête ainsi que la couleur de l’aile quasiment toute blanche au repos.

    

Il prend ces quartiers d’hiver le long des deux côtes de l’Amérique du Nord, c’est plutôt un oiseau du Néarctique, donc grosso-modo, du nord de cette ecozone, de l’Alaska au Québec jusqu’en Oregon et même dans le Colorado.

    

Durant la période de reproduction, cette espèce s’installe sur tous les plans d’eau d’importances variables, de la grande mare à l’étang gigantesque voir au lac, mais aussi sur les rivières calmes selon le biotope rencontré de la basse plaine,  jusqu’à 3000 mètres d’altitude au niveau des Montagnes rocheuses.

    

Le mâle, étant en règle générale  monogame, le couple uni pour la saison de reproduction, se forme avant le départ des zones d’hivernage où l’espèce passe la saison froide.

    

Les parades des mâles de cette espèce, sont aussi complexes que spectaculaires, elles sont entreprises bien sûr pour séduire les belles avec des renversements de la tête sur le dos par exemple de la part des futurs reproducteurs à la manière de son cousin à œil d’or.

    

Au printemps, une fois arrivé sur les aire de reproduction, le mâle se montre territorial, voir même agressif avec tous intrus, le mâle défendant plus largement une grande zone autour du lieu de ponte alors que la femelle, se charge de la défense du nid à proprement parler.

    

Elle installe son lieu de ponte, dans la loge abandonnée d’un grand pic, un nichoir artificiel ou la cavité naturelle sur un arbre de bonne taille, tout comme sa cousine, elle peut montrer une certaine fidélité à l’endroit où elle à réussi a mener à bien ses couvées précédentes  et revenir plusieurs années consécutives au même endroit afin d’assurer la pérennité  de l’espèce.

    

Des observateur ont rapporté des observations de nid dans des habitations à étages abandonnées voir même des terriers et d’autres sites variés.

    

A la mi-mai, la femelle ayant établi son nid, elle y dépose de six à douze œufs, neuf étant la moyenne couramment observée, mais il arrive qu’une autre femelle apporte une contribution à la couvée en pondant dans un  nid occupé.

    

L’incubation assurée par elle seule, dure de 29 à 31 jours environ, durant cette période, quand elle quitte ses œufs pour se nourrir ou se nettoyer, elle arrache des plumes de son ventre afin de leur assurer une température plus ou moins constante.

    

Les canetons nidifuges, quittent le nid quelque temps après leur naissance et sont aptes à se nourrir en plongeant en très peu de temps.

    

Pendant ce temps-là, les mâles qui ont quitté leurs compagnes, il y a déjà un bon moment et la laissant seul pour l’élevage des jeunes, foncent vers le nord loin derrière les aires de reproductions, afin d’effectuer leur mue, avec un vol relativement rapide et puissant, où ils peuvent parcourir une distance de mille kilomètres environ en à peine deux jours.

    

Les jeunes seront volants après  cinq à six semaines, mais leur plumage ne sera finalisé qu’au terme de huit à neuf.

    

Pour leur conjointes, bloquées sur la zones de nidification, l’astuce consiste à se rassembler en grand nombre, car comme pour les anatidés qui perdent toutes leurs rémiges en même temps, le vol leur est interdit durant le temps de la repousse soit 30 jours environ.

    

Durant  cette période, à l’instar des Tadornes de belon Tadorna tadorna, de grandes crèches se constituent sous la garde de quelques adultes pour continuer à assurer la sécurité et l’élevage des juvéniles.

    

Plus tard, les oiseaux  de cette espèce et de sexes opposés se retrouveront sur les zones d’hivernages en compagnie des jeunes de l’année et le couple reformera par des liens assez forts l’union pour un nouveau cycle de la vie.

    

Le régime alimentaire, est constitué  de coquillages ramassé sur le fond, de larves et d’invertébrés aquatiques, il consomme également de petits poissons quand il peut en capturer un.

    

La mortalité des jeunes  est principalement dut au prédateur volant comme les laridés, les labbes le mauvais temps, mais aussi des métaux lourds capturés par les coquillages et dont même les adultes sont victimes.

    

L’espèce doit son nom à Sir John Barrow un explorateur anglais qui observa ce canard plongeur en Islande pour la première fois, en fait il devait s’agir d’une population insulaire et sédentaire qui encore aujourd’hui est stable avec environ un millier de couples reproducteurs.

    

L’espèce souche, se trouve apparemment plus à l’ouest dans les montagnes de l’ouest du nord de l’Amérique.

    

Comme toutes les espèces inféodées aux milieux aquatiques, leurs dégradations, impactent directement ce canard plongeur, d’une manière insidieuse, car les ses coquillages préférés filtrent les micros particules en suspension dans l’eau, ils capturent et conservent les métaux lourds de l’industrie, des pollutions volontaires ou non à l’hydrocarbure et enfin la pression de la chasse sur une partie de son aire de répartition.

     

Là-dessus, étant un oiseau cavicole, la destruction des vieux arbres où il fait son nid, influe directement sur son comportement reproducteur, même s’il s’est adapté.

     

Aux vues de son aire de répartition, l’espèce n’inspire tout de même pas d’inquiétude pour le moment aux spécialistes de l’UICN.

     

     

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure

     

     

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net,   où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

     

     

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12/06/2013
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