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Faucon émerillon (Falco columbarius)

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Faucon émerillon (Falco columbarius)

    

Règne : Animalia 

    

Embranchement : Chordata 

    

Sous-embranchement : Vertebra 

    

Classe : Aves

    

Ordre : Falconiformes 

    

Famille : Falconidae

    

Genre : Falco 

    

Espèce : Columbarius

    

    

Linnaeus : 1758

    

    

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Hivernant régulier en France.

    

    

De 26 à 33 centimètres de longueur, pour une envergure située entre 55 et 69 cm, affichant un poids de 150 à 210 grammes pour le mâle, un peu plus pour la femelle puisque de 190 à 255 g, c’est un tout petit faucon, c’est même le plus petit de notre région, son espérance de vie atteint tout de même les 13 ans au maximum, il porte en outre le nom de Faucon merlin.

    

Pour le plumage et en ce qui concerne le mâle, le dessus des ailes ainsi que le dos et le dessus de la queue sont d’un gris-bleuté, la nuque rousse forme un genre de collier.

    

Son ventre et sa poitrine, sont roux, striés de brun dans le sens vertical, sa fine moustache, est peu apparente, car peu contrastée et en proportion ses ailes  sont courtes et vraiment très pointues ce qui permet de le distinguer de l’Épervier d’Europe (Accipiter nivus).

    

En vol ses rectrices comportent plusieurs barres fines  et une plus large vers le bout de la queue, celle-ci se finissant par un liseré blanc cassé ou gris sale clair suivant les individus.

    

IMG_4902+.jpg    

La livrée de la femelle, est brun-fané sur le dos ainsi que le dessus de la couverture alaires avec le liseré des plumes beiges-foncés, le ventre blanc cassé est largement strié.

    

Ce plumage confère un très bon camouflage aux femelles et aux immatures quand ceux-ci sont posés au sol sur une motte de terre ou un petit monticule.

    

En plus de la différence notable qui concerne le plumage, celle significative des données biométriques,  entre les deux sexes comme pour presque tous les rapaces, qui sont les signes évidents du dimorphisme sexuel.

    

Ainsi la taille des proies est aussi différente ce qui permet aux couples de restreindre la grandeur de leur territoire de reproduction, autre détail,  le mâle est mature au bout de deux ans alors qu’il n’en faut qu’un pour la femelle.

    

Cette espèce niche de façon aléatoire selon le lieu où elle se trouve, au sol dans la toundra, dans des amas rocheux, ou dans les nids de corvidé quand c’est possible et même à flanc de falaise sur une corniche tout lui convient.

    

Entre avril et mai, la femelle dépose en général de quatre à cinq œufs parfois jusqu’à sept dont l’incubation dure environ 28 à 30 jours, 26 jours par œuf.

    

Immédiatement  après la naissance des petits et pendant quelques jours, seule la femelle nourrit les jeunes avec les proies amenées au nid par son compagnon.

    

Les petits totalement  nidicoles, seront volant au terme de 26 à 28 jours,  ils prennent leur premier essor au bout de 27 jours environ. L'émancipation a lieu 25 à 30 jours plus tard.

    

Cette espèce chasse en milieux ouverts, postée à l'affût sur un petit piquet ou même une motte de terre, elle guette sa proie puis  entame une poursuite en rase-mottes, à faible hauteur par rapport au sol, elle a la capacité  de poursuivre son effort sur une longue distance en cas d'échec, mais une fois capturée,  la victime est tuée en vol ou par terre.

    

Cet oiseau de proie et un migrateur partiel, il  fréquente pour la zone du Paléarctique, les taïgas et les toundras boisées d'Eurasie ainsi que les montagnes d'Asie centrale à l’Est et  dans la zone du Néarctique, l'Amérique du Nord et peut descendre jusqu'en Amérique du sud.

    

La différence de mesures,  évoquée plus haut entre les deux sexes, permet des prises de tailles différentes pour les proies qui vont de la taille d’un pipit à celui d’une grive.

    

D’ailleurs les Pipits farlouse (Anthus pratensis) et Pipit maritime (Anthus petrosus) payent un lourd tribut aux menus de ce faucon, puisqu’en période hivernale, ils sont précisément dans les mêmes zones.

    

Cette espèce pour chercher sa pitance se repend sur le littoral ce que font précisément les deux espèces de passereaux ci-dessus, durant la période de reproduction, les insectes et parfois des micro-mammifères, sont attrapés, mais les passereaux restent les cibles de prédilection.

    

Le  vingtième siècle, a vu chuté fortement les effectifs du fait de  la transformation de son habitat, entre 1950 et 1960, cette espèce de Faucon a énormément souffert de la détérioration de son habitat  et des pesticides issus de l’agriculture intensive.

    

Actuellement leurs interdictions d’utilisations généralisée, permet une remontée significative et les populations d’émerillons seraient  estimées à plus de 10000 couples dans le Paléarctique occidental en tout cas dans les zones prospectées.

    

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

    

    

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure. 

    

    

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net  où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

    

    

 

    

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03/11/2013
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