Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Epervier d’Europe Accipiter nivus

Épervier d’Europe (Accipiter nivus)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

  

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Accipitriformes

  

Famille : Accipitridés

  

Genre : Accipiter

  

Espèce : Nivus

  

  

Linnaeus : 1758

  

  

Chez nos voisins : Eurasian Sparrowhawk, Sperber, Gavilán Común, Sperwer, Sparviere.

  

  

  J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Présence continue en France

  

  

De 29 à 34 centimètres de longueur, pour une envergure située entre 58 et 65 pour le mâle, la femelle quant à elle possède des dimensions plus conséquentes puisque, 35 à 41 de long pour 67 à 80 cm aile déployée.

 

Pour le poids, il y a aussi une différence de taille puisque le mâle  accuse un poids compris de 130 et 180 grammes, alors que sa partenaire atteint 230 à 300 g, cette différence de mesures est à l’origine du terme « tiercelet ».

 

Car, comme plusieurs autres espèces de petits rapaces diurnes, le mâle d’épervier est environ un tiers plus petit que sa conjointe et enfin, cette espèce d’épervier à une espérance de vie est estimée à 16 ans en moyenne.

 

Le plumage du mâle est sur le dessus d’un gris-bleuté, les joues sont rousses-orangées, la gorge ainsi qu’une partie de la poitrine le ventre et enfin les flancs, sont blancs, constellés de stries rousses plus ou moins épars selon l’individu, la femelle de taille supérieure, a une livrée brun-grisâtre assez uniforme la gorge,  la poitrine les flancs et le ventre sont également striés formant de fines lignes horizontales le sourcil blanchâtre est plus apparent que chez le mâle.

  

272Q6058.JPG

  

Les nombreuses mouchetures du plumage lui ont valu le nom d’émouchet ou de mousquette, ce terme serait à l’origine du nom de l’arme le mousquet, le risque de confusion est toujours possible avec l’Autour des palombes (Accipiter gentilis).

 

L’espèce possède des ailes courtes larges et arrondies, ce sont des ailes de types elliptiques donnant à l’oiseau une facilité de manœuvre en milieux boisé de très  bonne qualité ce qui fait de lui un redoutable traqueur d’oiseaux dont la taille varie suivant le sexe du chasseur, qui va  des petits fringiles aux pigeons, on dit alors que son régime est ornithophage.*

 

Son mode de chasse est typique, on peut l’observer cercler dans le ciel en planant, ces vols entrecoupés de phases de battements rapide donnent l’impression d’un vol chaloupé de grande amplitude, une fois une victime repérées, il se rapproche du sol pour venir fondre sur elle par surprise en longeant l’orée d’un bosquet ou d’une haie.

 

Suivant le lieu où il réside, ce rapace est migrateur, migrateur partiel, ou encore sédentaire, ce qui est le cas en France, il est d’ordinaire silencieux, mais dès le mois de février on peut l’entendre lors des parades nuptiales.

 

En mars ou avril, le couple se forme puis le nid constitué de petites branches et de brindille est construit tout près du tronc à moins que ce ne soit une aire réaménagée de l’année précédente, mais quel que soit le choix, les deux oiseaux du couple, travaillent de concert à cette tâche.

 

L’abri en forme de coupe terminé, la femelle y dépose de trois à six œufs qu’elle couve seule, à partir de la ponte du troisième et dont l’incubation dure environ  35 jours, le décalage de la ponte est ressentit à la naissance également.

 

Dans les premiers jours de vie des poussins, c’est la femelle, restée au nid pour les protéger qui plume et découpe les proies amenées par son compagnon pour leur progéniture, il  a en charge bien sûr le nourrissage de la femelle.

 

Comme la plupart des rapaces diurnes, ceux-ci sont totalement nidicoles, il leur faudra environ 30 jours pour pouvoir se nourrir seul et leur plumage définitif au terme de 48 à 56 jours.

 

Ils resteront dans l’environnement  (plus ou moins 100 mètres) proche du nid où ils resteront encore quelques semaines pour apprendre à chasser et à se nourrir seul.

 

C’est à cette période que l’on pourra assister à des courses poursuites aériennes entre juvéniles et avec les parents, ces simulacres d’attaque n’ayant  que pour but d’affiner la capacité au vol des jeunes avant leurs émancipassions totales, ils seront matures dès l’année suivante donc, reproducteurs.

 

Comme indiquer plus haut, cette espèce est sédentaire en France, ses effectifs grossissent l’hiver avec la fixation ou le passage d’individus chassés par le froid des pays plus au Nord ou à l’Est, durant cette période, il se rapproche des habitations ou les humains offrent aux passereaux de la nourriture.

 

Longtemps persécuté injustement comme beaucoup de rapaces puis victime par la destruction des haies afin d’établir  l’agriculture intensive et avec elle son cortège de pesticide rémanent comme les DDT.

 

Depuis les années 1970 il redresse la barre de ses effectifs, on en voit même dans les grands parcs arborés parisiens où il semble fidèle et, est devenu assez  commun.

 

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineur

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net  où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

    

 

    

Autres Accipitridae   

  

Recherches plus faciles

 



14/09/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 128 autres membres