Oiseaux-balades

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Balade du 02-02-2013 sur la nécropole de Thiais

Balades  du 02/02/2013

sur la nécropole de Thiais

 

Un peu de retard, pour ce compte rendu de balade sur la nécropole, car je suis tombé en panne samedi matin avec mon espace et c'est Olivier qui a eu la gentillesse d'assurer l'intérim et surtout de faire le compte rendu, les quelques photos, sont d'Anna et Hervé.

Encore tombé en panne je devrais dire, mais je vous assure que ça n'arrivera plus avec cette voiture ni avec cette marque de véhicule, j'en ai ras-le-bol de Renault et surtout des pannes à répétitions ainsi que de la fortune que j'ai engloutie dans le système d'injection de cette voiture que je voulais  comme un cadeau pour moi et ma famille, mare de la façon dont les techniciens de ce constructeur m'ont pris pour un crétin !  

Je vais faire une thérapie ornithologique aux Baléares histoires de passer à autre chose en espérant que l'auto que je vais louer là-bas, ne sera pas de cette marque.

En ce qui me concerne, les résultats de cette expérience désastreuse, sont la meilleure publicité pour les autres constructeurs de voiture.

Je présente mes excuses à ceux et celles qui se sont rendus à Thiais ce samedi matin pour la balade et qui ne m'y ont pas trouvé.

Donc un peu de retard pour le CR, mais cela arrive ! Merci de votre patience.

 

 

Salut Stan,

Ca y est, voilà le C.R.

Il ne te reste plus qu'à insérer les photos qu'Anna ou Hervé vont (t'ont ?) t'envoyer.

On a bien pensé à toi.

A bientôt.

Olivier PLISSON

 

               

5 h 00 du matin, un de mes nombreux fils revient du ski, il faut aller le chercher. Le ciel est d'un noir profond, on voit même les étoiles.

 

J'ai le temps de me rendormir un peu ; 8h00 la lune est visible mais ça se voile légèrement. Optimiste, j'imagine que les averses prévues pour la matinée sont finalement passées durant la nuit.

 

Je m'embarque sur l'A86 direction le cimetière de Thiais. Corentin ne viendra pas, "compèt" oblige.

 

Tout change : la pluie fait rapidement son apparition.

 

Salutation à la gardienne, je rentre dans l'enceinte et salue de la main une pauvre ornithologue esseulée : Anna, dans ses chaussures de rando, toutes neuves (bon courage Hervé, demain il faudra soit l'entendre se plaindre d'ampoules, soit la porter), semble déjà frigorifiée.

 

Trois autres personnes l'entourent d'un peu loin. Des nouvelles têtes dans le groupe de ce matin?

 

Effectivement, je vois une paire de jumelles.

 

Je me gare, m'harnache et pendant que je repère deux Mésanges bleues et une Mésange charbonnière, quatre Etourneaux sansonnets passent en formation en radada.

 

Mais une question reste : Anna seule? Non, Hervé apparait de nulle part, pas loin d'une voiture toute neuve... et d'une Corneille noire posée sur la pelouse.

 

Nous faisons les présentations avec les nouveaux, pardon, nouvelles venues : Martine dans son grand poncho bleu, prête à s'envoler, Emma une p'tite pépette d'une douzaine d'année qui a l'air bien curieuse, accompagnée de sa tante, Marie.

 

9h20, nous attendons, quelques Pigeons bisets nous survolent. Mais qu'attendons-nous? : Notre guide à tous, notre mentor, notre grand gourou, notre maître à penser, Stan.

 

Eh oui, Stan n'est pas là, les brebis sont perdues sans lui! Graham Bell me permet de lui laisser un message de désespoir sur son répondeur.

 

Nous décidons d'attaquer la promenade sans lui, en compagnie de Franck, notre gardien-portier préféré, direction le Pic mar : il brillera par son absence mais ça ne sera pas la seule espèce à manquer.

 

Le nombre d'espèces mais aussi le nombre d'oiseaux sera inversement proportionnel à la quantité de pluie et de vent que nous allons subir dans la matinée.

 

Emma sort de son sac deux mobiles de sa fabrication ; elle est toute contente de nous les montrer ; je crois reconnaître une mésange bleue et une charbonnière, mais hélas je ne m'y intéresse pas assez pour mieux les décrire, car j'entends un Pic épeiche invisible.

 

Quelques étourneaux attirent notre regard, nous les oublions vite car un Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) puis deux, puis trois se montrent très agiles entre les branches des arbres.

 

A cette saison, roux est un vain mot : ils sont bruns presque noirs. Ils n'hivernent pas réellement mais se construisent un nid sphérique généralement reconnaissable car des feuilles en dépassent dans lequel ils peuvent passer plusieurs jours en attendant une météo plus clémente et alors visiter leurs cachettes de nourriture (lire les numéros 36/37 de la gazette la plus lue dans les terriers La Hulotte).

 

Le rire narquois du Pic vert nous énerve d'autant plus que le bestiau reste invisible. Il faudra attendre la fin de la sortie pour que Moonnnsieur daigne se montrer.

 

Coup de téléphone : Stan nous apprend que ce que l'on croyait être un retard est en fait un abandon de poste!!!

 

Le grand constructeur automobile français dont le nom commence par Re et finit par nault ne souhaite pas que Stan nous rejoigne : son vénérable monospace a rendu l'âme D E F I N I T I V E M E N T.

 

Dans ce lieu de recueillement, je me sens très ému ; enfin... mon @*!µ#¤ d'ancien Grand Scénic aura de la compagnie au royaume des épaves.

 

Stan se confond en excuse, mais le pauvre n'y est pour rien.

 

Nous assurerons donc un encadrement collégial et toujours convivial à notre petit groupe sans pour autant oublier de faire siffler les oreilles de l'absent : et allons-y gaiement pour parler de Bécasse des bois ou de carte SD.

 

Je demande à Franck de nous faire un petit topo sur le cimetière en lui-même, les chiffres impressionnent : ouvert en 1929 (je pense donc le plus récent des cimetières parisiens), 103 ha (je viens de calculer : 160 terrains de foot) et 25km d'allées. Ornithologiquement parlant, il annonce 70 espèces observées.

 

J'y rajoute l'intérêt des différents biotopes rencontrés : boisements, pelouses, friches, haies, postes d'observation élevés, cavités sont vraiment très attractifs pour la gente ailée. Franck rajoute la présence de gros mammifères, outre les Ecureuils roux, comme le Renard roux (Vulpes vulpes) ou le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus).

 

De petits cris au dessus de nos têtes indiquent la présence de Mésanges à longue queue. Elles volettent et virevoltent haut dans les branches. Les survolant bien plus haut, vingt-cinq, et dans la foulée dix autres, Grives litornes ne s'arrêteront pas pour notre grand malheur.

 

Mais pour notre grand bonheur un Pic épeiche et un Pic épeichette fréquentent le même arbre! Un petit coin de paradis à fréquenter peut-être plus régulièrement car, à l'image de ces Picidaes, il semble que les oiseaux prennent leur élan ici pour traverser l'A86.

 

Nos deux premières Perruches à collier se font entendre en rasant les cimes; nous en verrons régulièrement tout au long de la balade, le plus grand groupe en comptant six.

 

Puis ce fut un calvaire désespéré pour joindre la friche : morne plaine, le désert total, mais très humide et très venteux.

 

De petits gâteaux offerts par ces dames nous réconfortent car ce ne sont pas une Pie bavarde, quatre Pigeons ramiers et deux Mouettes rieuses qui nous réchaufferont le cœur.

 

Franck sentant la Bérézina s'installer nous quitte (il travaille aujourd'hui, il nous rejoindra plus tard).

 

Une surprise tout de même, je crois entendre un Moineau domestique, curieusement rare dans l'enceinte même du cimetière ; il ne se montrera pas...

 

Un joli mâle de Merle noir au bec éclatant alarmera et se cachera au pied des haies. Une Mésange bleue au chant tonitruant nous interpelle : ce n'est pas un chant, c'est une alarme.

 

Pourtant rien ne passe dans le ciel à part quelques Corneilles noires. L'espoir de voir un rapace aujourd'hui s'amenuise.

 

Deux Mésanges charbonnières se moquent de nous et trois autres mouettes rigolent, le comble!

 

Hervé nous réveille de notre torpeur : chahut dans les branches au loin, il semble qu'un rapace fasse des siennes avec des Corneilles noires.

 

Faucon ou épervier, rien ne permet de trancher. Anna doute même de la vision d'Hervé! On bifurque pour le repérer mais les corneilles suivent les corneilles.

La vision de quelques Pigeons ramiers nous donne l'occasion de parler du Pigeon biset féral qui passe justement en un petit groupe d'une demi-douzaine, de son cousin sauvage le Pigeon biset et du Pigeon colombin, invisible aujourd'hui.

 

Un homme en bleu, à pied, s'approche de nous : Franck nous rejoint et mentionne la présence d'un Geai des chênes.

 

Une volée d'oiseaux s'abat sur les akènes d'un gros platane ; de la nouveauté! Une dizaine de Chardonnerets élégants, trois Verdiers d'Europe et une Mésange bleue se régalent.

 

Mouvement, les oiseaux changent d'arbre se perchent sur les grosses boules, trois p'tits tours et puis s'en vont.

Hervé fait joujou avec le dernier cadeau envoyé par le Père Noël à Anna et mitraille et mitraille et disparait.

 

S'est-il endormi le long d'un tronc ou est-il mort frigorifié ?

 

Il réapparait ; la facilité d'utilisation de cet appareil le laisser réfléchir sur l'abandon de son tromblon monté sur reflex.

 

Direction la friche : elle reste végétale, le règne animal, au moins à l'échelle macroscopique, est absent.

 

Dix-neuf Grives litornes nous survolent, puis soudain Hervé nous montre LE rapace de la journée ; il zigzague entre les branches et se pose très loin. Une petite fenêtre entre deux troncs me permet d'apercevoir le Faucon crécerelle, qui s'envole...

 

Le dieu Râ décide de nous réchauffer le dos mais le vent de face nous ronge les os.

 

Je devrai même courir après mon chapeau.

 

Nous entamons le retour, j'ai pris un peu de retard et je vois se poser au dessus du groupe un Pic vert.

 

Les yeux, les jumelles et l'appareil photo se lèvent. Tant mieux, pas besoin de crier pour les prévenir.

 

Je les rejoins et là j'entends Hervé «Oh ! Un pic!» Mais qu'avaient-ils donc vu? Deux Geais des chênes.

 

Dans un arbre voisin un Grimpereau des jardins nous amuse de ses acrobaties. J'ai toujours aimé cette souris dotée d'un bec.

 

Se découpant sur la cime des arbres six oiseaux attirent mon attention : trois Pinsons des arbres et trois Grives mauvis s'envolent avant que tout ce petit monde ne les voie.

 

Emma s'enquiert de la présence de pinsons nordiques : je la déçois en lui disant la rareté de cette espèce sur le site. Un dernier Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) nous salue.

 

Nous décidons de diriger nos pas vers le cèdre dans l'espoir d'un roitelet.

 

Anna propose donc une direction à 10h00, moi à 2h00, Hervé n'a pas de GPS intégré d'après ses dires et Franck nous a requittés.

 

J'opte pour 2h00. Nous levons un Merle noir et probablement un des mêmes Geai des chênes. Mais point de cèdre, je ne suis pas assez familier du site.

 

Nos pas nous portent vers les grandes pelouses proches de l'entrée. Nous sommes accompagnés par le vol de quelques Pigeons ramiers, d'un Pic vert et de deux ou trois Pies bavardes, mais nous avons perdu Anna en route : vexée, elle est partie à la recherche du cèdre. Reviendra-t-elle avec son tronc sous le bras ?

 

Nous finissons par nous diriger vers le coin nord-ouest du cimetière, espérant contacter le Pic mar.

 

Hélas nous finirons comme nous avons commencé la journée : une Mésange bleue, une Mésange charbonnière, deux Etourneaux sansonnets.

 

Rajoutons quand même pour finir un contact auditif fugace avec un roitelet huppé.

 

Nous regagnons alors le parking.

 

Martine, Emma et Marie nous quittent pedibus jambus.

 

Anna revient vers nous, sans tronc, et sans avoir trouvé l'arbre incriminé.

 

Franck est au portail, il nous indique sur plan l'emplacement du cèdre, j'aurais dû aller vers 2h07 et non 2h00…

 

Cette journée, marquée par la médiocrité du temps, ne nous a pas empêchés de garder notre bonne humeur et, heureuse surprise de ce compte-rendu, deux douzaines d'espèces ont tout de même été contactées !

 

Nous nous quittons donc sans aller remplir les poches de l'Oncle Sam et nous vous invitons à nous rejoindre pour la prochaine visite de ce site toujours différent le 2 mars 2013 avec Stan, et sa voiture neuve ?!

 

Olivier PLISSON

                        

 



10/02/2013
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