Oiseaux-balades

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Balade du 08-06-2013 sur la nécropole de Thiais

 Balade du 08/06/2013

 


Le ciel est bleu quand j’arrive sur la nécropole de Thaïs ce matin, un petit vent soutenu arrive du nord-ouest en faisant courber la cime des grands peupliers qui sont devant l’entrée du cimetière.

 

 


Il est tout juste neuf heures quand j’arrête ma voiture  face à la conserverie, aucun autre véhicule garé sur l’esplanade, je descends et commence à observer les oiseaux qui se trouvent là.


Sur les pelouses fraichement tondues, une Corneille noire corvus corone, des  Etourneaux sansonnets Sturnus vulgaris, sur un buis boule,  ou des  Moineaux domestiques  Passer domesticus dans l’herbe, sont à la recherche de quelques pitances.


Ici comme ailleurs sur les espaces verts gérés par la ville de Paris, on traite un peu moins avec des herbicides et de ce fait on recommence à protéger la biodiversité en laissant des îlots ou même des parcelles entières en herbes, dites sauvages qui seront traitées manuellement plus tard.

 



Martine une personne qui se trouvait sur un banc s’approche pour me demander si je suis bien  la personne qui anime la balade du matin, comme il n’y a personne d’autre pour se porter volontaire je suis bien obligé de répondre oui.


S’en suit une petite discussion pour les présentations, à la fin de laquelle, elle me dit que s’il n’y a personne, elle s’en va tout simplement, car c’était pareil à une autre sortie, ailleurs la semaine précédente !


Dans mon fort intérieur, je me pose de suite deux questions, est ‘elle venue pour une balade ornithologique ou pour faire des rencontres du genre  humain.


Parce que le samedi matin dans un cimetière, même celui si jovial de Thiais, pour faire des rencontre, il y a mieux à mon avis.


Et le fait qu’elle ne me considère comme personne non présente, alors que je fais plus de 45 kilomètres aller, donc 90 au total, pour me rendre sur site me laisse perplexe, je ne dois pas être dans une bonne période.


Puis elle part, tranquille et moi je patiente pour d’éventuels participants, le chant d’un Pouillot fitis Phylloscopus trochilus, me demande de  commencer la balade tout de même, je suis venu jusque là,  j’y suis, j’y reste.


Mais quand même, il est grand temps de me poser une autre question, en effet,  peut être que mon temps ici est fini et que je vais pouvoir céder les balades à une autre bonne âme en mal de partage, en ce bas monde, personne, n’est éternel et il y a surement quelqu’un qui rêve secrètement de s’essayer à l’animation de groupe ici sur la nécropole de Thiais.


Je reviens à mes affaires et dans la direction de la parcelle N°1 pour le moment, c’est un Grimpereau des Jardins Certhia brachydactyla, qui attire mon attention, le cri assez puissant du petit passereau trahi sa présence, mais il reste invisible dans la couverture foliaire bien développée maintenant.


Je le cherche du regard en vain, ce sera pour plus tard, de l’autre côté de la haie, un Rougequeue à front blanc  Phoenicurus phoenicurus  livre un combat invisible et à distance avec un de ses congénères, le magnifique passereau apostrophe un autre mâle de son espèce.


En cherchant les protagonistes de la joute sonore à l’aide de ma paire de jumelles, je m’aperçois que sur les parcelles 1, 9, 2 et 10, ce ne sont pas moins de cinq mâles chanteurs qui sont présents à moins de 25 mètres les uns des autres.

 



Peut être un arrivage récent, quoi qu’il en soit c’est bien agréable d’en voir en nombre ici et sur le carré militaire, entre les croix, une Grive draine Turdus viscivorus, collecte des invertébrés, certainement une nichée à nourrir.

 



Plus loin, toujours sous les chants des grimpereaux, les cris de rappel de jeunes Pics épeiches Dendrocopos major,  je lève la tête et là haut, à environ dix mètres du sol, un couple de l’espèce  y a  creusé une loge et les parents se relaient pour alimenter leur petit monde.


Les jeunes sont assez emplumés pour ce que je peux voir quand ils se présentent à l’entrée de la loge, je fais quelques photos mais à cette distance et sans aide du  stabilisateur, je ne sais pas si elles seront réussies.

 



Dans le secteur des platanes, j’entends roucouler un Pigeon colombin Columba oenas, mais je ne le vois pas, dommage, c’est une belle espèce, un truc bizarre, malgré toute la pluie qui est tombée en abondance ces derniers temps, une quantité incroyable de feuilles, jonche le sol, j’ai l’impression d’être à la fin de l’été devant ce spectacle.


Un premier Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, m’apparaît furtivement, puis disparait alors qu’un vol de plusieurs dizaines de Pigeon biset Columba livia  me survole comme le mois dernier, ils décrivent un grand arc de cercle dans le ciel, mais disparaissent  rapidement à ma vue, en effet il y a bien plus de feuilles sur les arbres qu’à la dernière balade.

 



Dans l’avenue de l’Est, une ombre énorme me surprend alors que je regardai un Verdier d’Europe Chloris chloris, une Buse variable Buteo buteo, on en a vu avec l’un des gardiens  parfois, mais de façon sporadique.


Je continue mon petit bonhomme de chemin, ici une Mésange bleue Cyanistes caeruleus, là un Accenteur mouché Prunella modularis,  encore une draine et puis assez loin sur ma droite, des faucons alarment, je me dirige dans cette direction et c’est bien un couple de Faucons hobereaux Falco subbuteo, qui est là.

 



Je prends plaisir à regarder un individu adulte monté en cercle dans les nuages puis, je quitte le secteur, des corneilles houspillent un animal dans les branches hautes, elles en ont après la buse, celle-ci tente de fuir les exécrable corvidés.


Un peu partout autour de moi, il me semble entendre des Pouillots véloces Phylloscopus collybita,  leur chant caractéristique et reconnaissable, me parvient de plusieurs directions en même temps je ne sais où donner de la tête.


Deux Merles noirs Turdus merula, se filent le train rapidement, ce matin je ne vois pas de femelles, uniquement des mâles.


Un cri strident me fais lever les yeux au ciel, des Martinets noirs Apus apus, en quantité, vingt, peut être trente, de temps en temps ils rasent la cime des arbres.


Le Pic vert Picus viridis, est bien plus représenté que sur la dernière balade en ce lieu, je ne compte pas moins de 17 observations, tant au vol que posé sur une branche, au sol ou fixé sur un tronc, uniquement  des adultes et forcement des doublons.

 



Dans une haie de l’avenue N, c’est une Mésange charbonnière Parus major, qui lance des cris de contact à l’attention d’un partenaire que je ne trouve pas.


C’est par là que j’arrive sur la zone de la friche, j’entends un Rougegorge familier Erithacus rubecula, au-dessus de moi, il bouge très rapidement d’une branche à l’autre, en fait il y a un deuxième oiseau, mais je ne sais s’il s’agit un autre mâle ou d’une future compagne, je les observe un moment avant qu’ils ne s’éloignent définitivement.

 



Je me fixe pour admirer un hypolaïs polyglotte Hippolais polyglotta, alors que dans le même secteur, la Fauvette grisette Sylvia communis,  joue les lutins endiablés, un coup au sommet d’un buisson, puis disparition pour réapparaitre un peu plus loin, on recommence à plusieurs reprises et moi je continue ma balade.


Le Faucon crécerelle Falco tinnunculus, est en chasse, superbe dans la position du vol en saint esprit, mais les réussites ne semble pas lui sourire pour le moment vu le nombre de tentatives infructueuses.

 



Une Bergeronnette grise Motacilla alba, passe de son vol ample et va se poser sur la partie complètement recouverte de gravier, en plus de la surface de l’enclos où il y a le tas de décombres, cela fait une grande zone dégagée propice à cette espèce, mais les apparitions sont rares tout de même.


Je contourne la butte qui abrite le terrier des renards dans l’espoir toujours très mince d’en observer un, mais là aussi, il faudrait avoir la possibilité d’être sur place très tôt ou très tard pour avoir plus d’opportunités de miroise.

 



Dans ce secteur, la Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla,  est bien représentée avec deux mâles chantant assez forts pour percer à travers le bruit de fond du ronronnement de l’A86 juste derrière le mur et encore, la barrière végétale des arbres feuillus, atténue vraiment le bourdonnement des voitures qui passent là en permanence.


Rouge gorge, troglo, accenteur, étourneau, les chants se mêlent, l’avifaune c’est vraiment installé pour la période de reproduction, cette fois-ci.


Je passe donc derrière le tas de sable, un couple  de Chardonnerets élégants Carduelis carduelis, semble s’être installé dans l’un des petits arbres près des grillages de l’enclos.


Alors que je passe vers la grande parcelle tout en herbes folles, une masse mobile apparaît pour disparaître aussitôt, je ne sais ce que j’ai aperçus, je me fixe et après quelques longs instants de patience, la bestiole réapparaît  je l’observe, c’est une Perdrix rouge Alectoris rufa et en fait, elles sont deux !


Timides et bien cachées dans les hautes herbes, mon portable est resté en charge dans la voiture, je ne peux appeler Franck, je le ferais un peu plus tard de chez l’américain, mais n’obtiendrais pas de réponse, je laisserais donc un message afin qu’il puisse se rendre sur site et confirmer l’observation, mais vers 14h je quitterais le cimetière sans avoir pus le joindre.


En attendant, je perds de vue les deux piafs, mais c’est une côche pour moi sur le site de Thiais, surement des oiseaux de relâcher cynégétique qui ont passé la période de chasse avec succès, je reste un moment à scruter l’herbe, mais les deux volatiles ont du piéter et restent dissimulés à ma vue.

 



Plus loin, sur le renfort horizontal d’un petit arbre planté il y a déjà quelques temps, un troglodyte, lance ces trilles sonores puissante, le son et sans rapport avec la taille du piafounet et encore, le temps et plutôt sec.


En remontant dans l’avenue centrale,  les hobereaux se manifestent à nouveau et c’est un nouveau plaisir, d’en voir un évoluer dans ce ciel d’azur alors que l’autre l’interpelle par des cris saccadés.


Des Perruches à collier Psittacula krameri , plusieurs observations dans la matinée, mais ici l’individu qui se tient à quelques mètres d’une ancienne loge de pic, a les rectrices  pas tout à fait formées, c’est un jeune,  moi sur le bitume, lui sur sa branche, nous restons là a nous regarder l’un l’autre.

 


 

Je remonte vers la sortie, de nouvelles rencontres, ici un Pinson des Arbres Fringilla coelebs, en train de glaner au sol, là un Serin cini  Serinus serinus, avec un vol chantant et papillonnant.


Par hasard, je tombe sur le cèdre tant recherché à chaque balade, un véloce a investi ce coin de parcelle et se signale énergiquement, un traine buisson, prospecte le bas d’une haie, deux Tourterelles turques Streptopelia decaocto, fusent dans les airs alors que dans les allées et au sol, plusieurs Pigeons ramiers Columba palumbus, sont présents et ne décolle qu’à mon approche.


Un groupe de corneilles se chamaille, alors qu’un Geai des chênes Garrulus glandarius, me survole, il est seul et ira se poser sur un monument funéraire à distance, un Pic épeichette Dendrocopos minor,  est accroché sous une branche fine, seulement le temps de le placer dans les jumelles qu’il fille sur un autre arbre puis un autre les Pies bavardes Pica pica, sont omniprésentes, j’en ai observé  jusqu’à plus d’une quinzaine sur la balade.


En arrivant derrière la conservation, c’est un couple de Rougequeues noirs Phoenicurus ochruros qui se livre à des poursuites amicales, ils passent d’une parcelle à l’autre sans se décider à vraiment se fixer sur l’une, plutôt qu’une autre au dessus de la place de l’entrée, ce sont trois Hirondelles rustiques Hirundo rustica, qui par leurs ballets aériens, mettrons un point final à la liste des observations pour la matinée.


Là-dessus, je vais grignoter un truc en face chez l’américain et ainsi prend fin cette balade en solitaire avec il me semble 35 espèces observées dont une première pour moi, la prochaine et dernière balade de la saison est prévue pour le 06/07/2013 sauf imprévu.

 



18/06/2013
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