Oiseaux-balades

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Balade du 07-04-2018 sur la nécropole de Thiais.

 

Balade du 07-04-2018

sur

la nécropole de Thiais.

  

Ce matin, je suis jovial quand j’arrive à la maison, c’est encore la pénombre, mais le ciel est dégagé et pas un poil de vent .

   

Zéphir est allé se coucher donc, tout baigne, même si quelques gouttes commencent à tomber au moment où je quitte mon domicile pour la balade mensuelle sur la nécropole de Thiais.

   

Ce matin, la circulation est fluide et le C4 avale les kilomètres sans coup férir.

   

Au volant je me surprends à sourire tout seul, c’est que ce matin suite aux promesses de visites, par téléphone ou par mail, des passionnés de l’agente ailée viennent en balade avec nous.

   

Il devrait y avoir du monde, des habitués bien sûr, mais également de nouveaux amateurs avides de partage sur notre cœur de cible qu’est l’oiseau.

   

L’autre chose qui me fait sourire, c’est le message de Franck, l’un des  techniciens du cimetière, celui-ci comportait une information extraordinaire et c’est peu de le dire.

   

Durant l’une de ces rondes, Franck a observé dans l’enceinte du site, un Œdicnème  criard (Burhinus œdicnemus) et m’a envoyé la photo qu’il a pris, mais  le lendemain de sa rencontre.

 

IMG_8832 oedicnème.jpgPhoto prise par Franck Bohain sur son lieu de travail, quelle rencontre extraordinaire!
   

À ma connaissance, c’est une première pour l’ensemble des cimetières parisiens de banlieue, un œdicnème, s’il pouvait encore être là ce matin, quel événement pour nous !

   

D’ailleurs quand l’agent qui m’ouvre la barrière,  me signale que Franck aimerait me voir ce matin, je ne suis pas plus étonné que cela.

   

Je vais ranger ma voiture face au préau et je commence le recensement matinal par ce qui me vient à l’œil ou à l’oreille.

   

Ce qui saute immédiatement à l’oreille, ce sont les chants nuptiaux des Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris).

   

UE8A5959 Etourneau sansonné Thiais.jpgÉtourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) nuptial.
   

Ils sont partout, dans les arbres ou dans les airs, mais surtout sur le sommet de l’édifice devant moi.

   

Certains transportent des matériaux et pénètrent dans les cavités présentes ici ou là afin d’y installer leur futur nid pour assurer la pérennité de leur espèce.

   

D’autres en sont encore au stade de la danse nuptiale en vue d’attirer une partenaire et de fonder ainsi une nouvelle famille.

   

UE8A5944 Etourneau sansonnet parade Thiais.jpgÉtourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) en parade.
   

J’aime le plumage de cette espèce vraiment très commune et à la large répartition mondiale, en effet, je trouve extraordinaires les variations de couleurs, selon l’angle d’incidence de la lumière.

   

Plus haut dans les grands peupliers, les Verdiers d’Europe (Chloris chloris) se font entendre, eux aussi émettent leurs chants caractéristiques nuptiaux.

   

Les participants arrivent les uns derrière les autres et en regardant autour de moi, je m’aperçois qu’il me manque deux participants prévus, mais cela ne dure pas.

   

Michel détecte une petite forme au-dessus de la porte monumentale et ce n’est rien de moins qu’une femelle de Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

   

L’espèce est de retour sur la nécropole après une absence hivernale logique.

   

Mylène et Patrice arrivent et ce dernier me fait un signe le sourire accroché au visage, celui qui dit « je suis content d’être là ».

   

Le rire sarcastique et lointain d’un Pic vert (Picus viridis) se fait entendre à plusieurs reprises, l’espèce sera observée quelquefois sur la balade.

   

Il est à peine neuf heures et le groupe semble bien constitué, nous sommes dix, ce n'est pas mal, on patiente encore un peu avant de commencer.

   

Cela nous permet de revoir le Geai des chênes (Garrulus glandarius) qui passe tranquillement au vol à quelque distance de nous.

   

UE8A7512 geaie pour le 07-04-2018.jpg
Geai des chênes (Garrulus glandarius) 

  

Suffisamment près pour que nous constations le fait qu’il transporte des glands ou des noix dans le jabot et le bec, on pourrait croire que l’on est en octobre au moment où il constitue des réserves.

   

En fait, c’est le contraire, il est allé chercher quelques reliquats de conserves pour en faire offrande à sa partenaire, qui d’ailleurs vole pas loin derrière.

   

Avec Michel nous emmenons les huit autres participants vers la parcelle N°1 et dans les arbres limitrophes un mâle chanteur de Mésange charbonnière (Parus major) nous offre un festival en exposant sa superbe cravate couleur d’ébène.

 

UE8A5972 Mésange charbonnière.jpgMésange charbonnière (Parus major) mâle.
   

Le Carré militaire, par nature est assez dégagé et, est normalement propice aux turdidés ainsi qu’aux pics qui se nourrissent au sol.

   

Mais ce matin, pas l’ombre de la queue d’un oiseau posé sur la pelouse, ni même perché sur l’une des nombreuses croix.

   

Au pied d’un marronnier, une quantité de copeaux me font lever les yeux pour me permettre de découvrir une amorce de loge située à quelques mètres du sol.

       

Un peu plus loin, une quantité beaucoup plus importante des mêmes copeaux est-elle issue de la coupe à raz du sol de l’arbre qui se trouvait là et ne laissant en place que la souche toute fraîche.

   

Dans les airs, de petits passereaux de type fringilles passent, changent de direction pour finir par repartir d’où ils sont venus.

   

Même la miroise avec les jumelles ne permettra pas de déterminer l’espèce avec assurance.

   

Sophie nous rejoint, cette fois-ci, le groupe sera complet pour la balade de découverte.

   

Nous décidons d’aller vers le jardinet extérieur et je vois un pic, encore un vert se poser au sol juste derrière la haie de la parcelle N°2.

   

En fait, il y a là un couple qui se nourrit ensemble et comme nous sommes trois « photographes », nous prenons plaisir à tenter de leur tirer le portrait.

  

UE8A5986 couple picvert.jpgCouple de Pic vert (Picus viridis) se nourrissant.
   

Le reste de la compagnie regarde avec attention l’attitude des deux oiseaux dans la recherche de leur pitance.

   

Après plusieurs minutes d’observation, nous, nous remettons en marche et un Moineau domestique (Passer domesticus) est entendu venant de la « zone technique » du cimetière, mais il ne sera pas retrouvé.

   

En levant les yeux au ciel, j’aperçois un rapace assurément, j’alerte en même temps que je fais une photo reflex, l’oiseau de proies disparaît.

   

Il  laisse un doute sur son identité, puis les critères  faisant foi, ce sera un Épervier d’Europe (Accipiter nisus) assurément.

   

Pour le moment, des Pigeons ramiers (Columba palumbus) paradent dans le cyprès, un mâle  lance des coups d’ailes à un autre, histoire de le dissuader d’avoir des vues sur la femelle qui se tient au bout de la branche.

   

Des Corneilles noires (Corvus corone) laissent échapper leurs cris assez reconnaissables,  tout comme le Gaie, ce corvidé est assez facilement vu sur site durant l’année.

   

La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) et bien représentée, pour cette espèce aussi les effectifs sont conséquents.

   

UE8A6069 mesange bleue mâle.jpgMésange bleue (Cyanistes caeruleus) mâle.
   

Quelques rares Pigeons bisets (Columba livia) sont observés le plus souvent en vol, c’est aussi le cas de la Perruche à collier (Psittacula krameri) qui elle s’approche plus facilement de nous.

   

Nous en verrons tout au long de la balade, certaines en prospection de cavité, apparemment plus par curiosité qu’autre chose.

   

Alain, Michel et moi, captons quasi en même temps un superbe chant, celui de la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), superbe, car cela faisait vraiment longtemps que nous ne l’avions entendu dans ce lieu.

   

C’est la femelle qui est localisée en premier, son compagnon est tout proche, c’est un couple déjà appairé, pour sûr, ceux-là sont bien partis pour nicher ensemble.

  

 UE8A6017  Fauvette à tête noire femelle.jpgFauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) femelle.
  

Nous avons la chance de démontrer  aux novices de notre groupe et de visu le dimorphisme sexuel entre les deux partenaires, par la couleur de la calotte qui donne le nom à l’espèce.

   

L’observation, longue et agréable reste magique malgré le fait que nous verrons au moins deux autres couples avérés durant la matinée.

   

Un premier Merle noir (Turdus merula) fuse d’un buisson, nous en verrons plusieurs, mais pas tant que cela aux vues de la morphologie du site.

   

Le Pic épeiche (Dendrocopos major) est capté à l’oreille au milieu des cris en vol des perruches couleur sinople, mais le pic bariolé ne sera que trop rare ce matin.

   

Les Pies bavardes (Pica pica) sont omniprésentes, un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) au sommet d’un arbuste assure  le spectacle  et l’instant d’après un Écureuil roux (Sciurus vulgaris) fait tourner Patrice en bourrique.

   

UE8A1732 Troglo pour le 07-04-2018.jpgTroglodyte mignon (Troglodytes troglodytes).
   

Mais bon les photos pourront être échangées sans soucis à la demande, c’est une balade du partage ou ce n’est rien.

   

Assez loin devant nous, une forme roussâtre traverse, la taille et la couleur ne laisse aucun doute, c’est un renard roux (Vulpes vulpes) et personnellement j’aime bien voir le goupil qui est un bon régulateur pour les rongeurs.

   

Encore une fois, le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est entendu, mais rien de comparable avec la superbe observation que nous avons faite  quelques poignées de minutes avant, même si pour cela nous avions dû nous tordre le cou.

   

Ce matin, l’Accenteur mouchet (Prunella modularis) est plutôt loquace, il se perche parfois dans des endroits bien visibles pour assurer sa détermination à investir le lieu.

   

Le traine-buisson chante  lui aussi, pour tenter de trouver une compagne et fonder ainsi une famille.

   

Le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) est très souvent entendu durant la promenade, mais un peu moins observé.

   

Plus loin, des miaulements de Buse variable (Buteo buteo) accompagnés par une multitude de croassements  émis par des volatiles au plumage couleur de suie.

   

Michel entend un cri qui ne peut être que celui d’une Bergeronnette grise (Motacilla alba), seule une forme furtive sera captée du regard dans un vol fuyant.

   

Plusieurs couples de Pigeons colombins (Columba oenas) sont observés, mais à bonne distance, c’est l’occasion  tout de même d’expliquer les critères diagnostiques pour une meilleure reconnaissance de colombidés.

   

UE8A7398 Colombin pour le 07-04-2018.jpgPigeons colombins (Columba oenas)
   

Un lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) traverse en trottinant l’allée à quelques dizaines de mètres devant nous, c’est le troisième mammifère de la matinée,quelle chance.

   

Un premier puis un second groupe de geais, dans le même axe de déplacement,  de quatre puis cinq individus sont aperçus.

   

Peut-être des oiseaux en migration active, en tout cas le comportement y fait penser au premier abord.

   

L’instant d’après, Alain capte le chant d’une Grive musicienne (Turdus philomelos) et c’est le deuxième contact ce matin.

   

Franck me l’avait annoncé dans son message, les Corbeaux freux (Corvus frugilegus) sont de retour sur Thiais et au moins deux oiseaux occupent des nids dans la corbeautière.

   

C’est encore la chance de pouvoir expliquer à l’instant « T » les différences notables tant physique que de comportement des deux cousins au plumage absolument identique pour un débutant dans l’observation des oiseaux.

   

Catherine nous remet en mémoire l’observation d’une Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) passée, au moment où nous entendons un petit cri strident.

   

La friche est en totale désolation, la Renouée du Japon (Fallopia japonica), certes, une plante invasive chez nous, mais au combien salutaire pour nombre d’espèces de fauvettes ici, a été rasée à blanc.

   

J’espère une repousse rapide avant le nouvel arrivage de cette catégorie de passereaux qui trouvent dans cette plante un milieu adéquat à leur reproduction.

   

En attendant, le Rougegorge familier (Erithacus rubecula), déjà entendu plusieurs fois se manifeste visiblement, mais trop rapidement.

   

Plusieurs Pinsons des arbres (Fringilla coelebs) sont entendus également, puis observés assez bien, alors que plus haut dans le ciel un Goéland argenté (Larus argentatus) passe nonchalamment, porté par son vol ample.

   

Sur la friche, l’hypothétique espoir de rencontrer le limicole terrestre aperçu par Franck, s’évanouit au fur et à mesure que je scan avec mes jumelles les parcelles dégagées, quand même, un œdicnème^^

   

Après le portail vert, un Roitelet triple bandeau (Regulus ignicapilla) est observé papillonnant à la recherche de sa pitance , plus tard nous nous apercevront qu’il y en a deux à quelques mètres l’un de l’autre et puis de les voir disparaitre de l’autre côté du mur d’enceinte.

   

L’envie de voir cette espèce rarissime sur site me fait presque oublier de noter le Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) que j’aperçois à la limite du cimetière et qui vient dans notre direction sans trop s’occuper de nous.

   

Un nouveau laridé au vol, mais cette fois-ci, il s’agit d’une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus),  puis celle-ci disparaît rapidement derrière la ligne d’arbres de la parcelle où nous sommes.

   

En remontant vers la sortie, j’entends le sympathique chant de l’un de mes oiseaux préférés^^ le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis).

   

Il me faudra un moment pour le localiser, mais une fois sur place, le fringille nous offrira une miroise de qualité.

   

Patrice et l'autre photographe feront de superbes photos, moi, étant en pane de batterie, je me contenterais de regarder leur visage qui reflète le contentement absolu sur l’instant d’une superbe prise de vues.

   

Au moment de la séparation, il me sera assez ardu de relire la liste, 34 espèces contactées, une belle prospection pour un beau partage avec les dix personnes du groupe.

   

De laisser ensuite à Franck les informations et de remercier les techniciens pour leurs courtoisies et leur gentillesse.

   

De faire des plans pour une future balade au Parc du Marquenterre avec les intéressés pour voir si c’est possible une partie du passage migratoire sur le littoral.

   

L’américain d’en face, sera délaissé au profit du « Belge » de la galerie marchande du centre commercial voisin, car nous aurons Michel et moi, l’honneur plus que l’avantage de nous faire inviter chez Léon par  Mylène et Patrice.

   

Quelques promesses de se revoir assez rapidement et de se quitter pour rentrer chacun chez soi.

   

Prochaine balade sur la nécropole de Thiais est prévue le 05-05

   

1) Étourneaux sansonnets

2) Verdiers d’Europe

3) Rougequeue noir

4) Pic-vert

5) Geai des chênes

6) Mésange charbonnière

7) Moineau domestique

8) Épervier d’Europe

9) Pigeons ramiers

10) Corneilles noires

11) Mésange bleue

12) Pigeons bisets

13) Perruche à collier

14) Fauvette à tête noire

15) Merle noir

16) Pic épeiche

17) Pies bavardes

18) Troglodyte mignon

19) Pouillot véloce

20) Accenteur mouchet

21) Grimpereau des jardins

22) Buse variable

23) Bergeronnette grise

24) Pigeons colombins

25) Grive musicienne

26) Corbeaux freux

27) Mésange à longue queue

28) Rougegorge familier

29) Pinsons des arbres

30) Goéland argenté

31) Roitelet triple bandeau

32) Faucon crécerelle

33) Mouette rieuse

34) Chardonneret élégant



14/04/2018
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