Oiseaux-balades

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Faucon pèlerin Falco peregrinus

Faucon pèlerin  (Falco peregrinus)

    

Règne : Animalia

    

Embranchement : Chordata

    

Sous-embranchement : Vertebra 

    

Classe : Aves

    

Ordre : Falconiformes

    

Famille : Falconidae

    

Genre : Falco

    

Espèce : Peregrinus

    

    

Tunstall : 1771

   

    

Chez nos voisins : Peregrine Falcon, Wanderfalke, Halcón Peregrino, Slechtvalk,  Falco pellegrino.

   

 

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De 34 à 49 centimètres de longueur, pour une envergure située entre 95 à 115 cm, un poids pour la femelle de 900 à 1300 grammes un peu moins  pour le mâle  puisque compris de 600 à 750 g, là encore pour cette espèce dont la longévité est d'environ 16 ans, un peu plus en captivité, la femelle est nettement plus imposante.

    

La tête est grise-foncée, l’arrière du cou, le manteau tout le dessus de la surface alaire, les plumes de la queue, également de cette couleur deux moustaches de bonnes tailles, descendent, de part et d’autres du cou.

    

La gorge, la poitrine le ventre, les culottes et les sous-caudales, sont blancs largement striés.

    

Les serres, la cire du bec, qui est  gris foncé à noir  et le cercle orbital, sont jaune-vif.

    

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Bien qu’il sédentarise de plus en plus, c'est un migrateur partiel, les effectifs français se voient grossir durant la période hivernale.

    

Les parades nuptiales débutent fin février pour les plus précoces, jusqu’en mars pour les autres, sur le territoire du propriétaire qui est le plus souvent le mâle.

    

L’espèce reconquière du terrain sur ceux, perdus  dans les années 60 partout en Europe où l'utilisation massive de produits organochlorés dans le domaine de l'agriculture avait causé des pertes effroyables sur les effectifs de cette population, mais également des insectivores évidemment.

    

Ce faucon  s'installe sur les corniches  des falaises et dans leurs crevasses, aussi bien sûr celle du littoral, qu’en montagne et il lui arrive même de s'installer au sommet des grands immeubles dans les zones urbaines.

    

Un couple de ces magnifiques rapaces fût même observé dans un quartier de la Défense près de Paris début 2010 et un autre à l'opposé de la capitale sur la ville d' Ivry.

    

Il existe bien sûr des blogs sur des sites, cathédrales, grattes ciel où ces oiseaux se sont établis pour  leur lieu de nidification en France et en Belgique qui offrent des films et des photographies de l’intimité durant la couvaison et l’élevage des jeunes totalement nidicoles.

    

La ponte est de trois à cinq œufs avec un espacement  de deux à quatre jours, dont l’incubation dure entre 29 et 32 jours et les naissances espacées de deux à trois jours.

    

Si d’aventure, la ponte est détruite ou disparait au tout début de la phase de couvaison, un nouvel accouplement a lieu et  la femelle entreprend une nouvelle ponte, cette faculté de reproduction fut utilisé à bon escient dans le Jura pour le « projet faucon pèlerin » animé en 1974 afin d’augmenter les contingents de ce rapace.

    

L'étranger, l'oiseau de passage, le pèlerin fût ainsi nommé en latin Peregrinus au XIII siècle sur le simple fait que l'on ne trouvait son aire et que l'on a donc pensé durant une longue période que ce fût un oiseau migrateur simplement de passage chez nous.

    

Cet oiseau aux formes aérodynamiques presque parfaites, possède un record en vol incontesté puisque capable de fondre sur ses proies à des vitesses vertigineuses de 320 km et plus !

    

C'est un chasseur aérien de tout premier ordre, il tue la plupart de ses victimes en les percutants dans les airs, maîtrise la prise au vol pour venir ensuite les plumer au sol.

    

Les seigneurs du moyen-âge ne s'y étaient d'ailleurs pas trompés, ce faucon était domestiqué pour la chasse dite de haut-vol à contrario de la chasse de bas-vol par des oiseaux de proies de tailles plus imposantes comme l'Aigle royal (Aquila chrysaetos) ou certaines espèces de buses par exemple et cela depuis, la plus haute antiquité et ont perdurés cette manière de chasser dévolue aux  gens de la noblesse passée.

    

Des écrits datant de 3500 ans relatent la pratique de ce type de chasse. 

    

De nos jours, comme tous les rapaces, il est protégé totalement, mais  il est utilisé encore pour la chasse dans certaines conditions et les propriétaires de ce genre d'oiseaux font l'objet d'un suivi régulier et particulier.

    

On peut également le voir  sur certains  aéroports, où il est dressé pour effrayer les oiseaux afin d'éviter que ceux-ci  ne soit avalés par les moteurs de gros avions de transports civiles, les militaires sur leurs bases  rencontrent également ce genre de problème et peuvent agir parfois de même.

    

C'est l’une des techniques écologiques utilisée afin d'éviter des catastrophes et des drames dû à la seule présence, des oiseaux sur les zones aéroportuaires civiles ou pas.

    

Le seul moment où cet oiseau ne plume pas lui-même ses proies, c'est quand il les porte au nid afin que la femelle, puisse se nourrir soit durant la couvaison soit pour qu'elle nourrisse ses rejetons et ainsi déjà leur montrer les techniques pour atteindre la viande à consommer.

    

Cet oiseau à une bonne répartition en France, Les photos prises en mer ci-dessous montre un oiseau depuis le pont supérieur d'un bateau lors de la traversée Le Croisic à l'île de Hoëdic durant une sortie début septembre 2009, organisée par la LPO 44.

    

Sa proie préférée et le Pigeon biset (Columba livia), qu’il serait capable selon certains auteurs de détecter à plus de 6000 mètres ! Grâce notamment à sa vision extraordinaire dont les yeux possèdent deux fovéas, pour une vision dite normale, l’autre beaucoup plus lointaine.

    

Mais suivant son lieu de résidence, la palette des proies est assez large pour un régime alimentaire relativement varié de ce chasseur aérien, donc cela des animaux terrestres viennent agrémenter le menu de notre superbe prédateur, de petits mammifères, des reptiles comme les serpents et les lézards, mais aussi parfois des insectes.

    

Dans quelques zones de son aire de répartition, au moment de la nidification, certaines bernaches comme par exemple la Bernache à cou roux (Branta ruficollis) installe son propre nid dans le rayon de vigilance de l'aire du rapace, pour obtenir de cette façon une protection contre les mustélidés et les renards.

    

Ainsi on a pu constater, que jusqu'à cinq nids de bernaches, pouvaient trouver protectorat sous le regard du faucon ! Son aire de répartition est telle que l’on peut compter entre 19 et 22 sous-espèces de ce rapace selon les auteurs.

    

En France, depuis  le 17 avril 1981 et par  un arrêté ministériel, ce rapace, comme tous les autres, bénéficie d’une protection totale, bien sûr il est inscrit à l’annexe 1 de la directive oiseaux de l’union européenne.

    

    

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

    

    

Pour une fiche plus détaillé de cette espèce, rendez vous sur  Oiseaux.net où,  une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir.

    

 

 

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15/09/2013
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