Oiseaux-balades

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Balade au Marquenterre le 14-06-2014

Balade au Marquenterre
le 14-06-2014

 


Cela faisait plusieurs semaines que l'on parlait de faire un saut au Marquenterre en baie de Somme avec quelques personnes présentes sur les Balades de la nécropole de Thiais, mais c'est super dur de gérer l'emploi du temps d'adultes qui ne font pas partie d'un groupe Réel.


Cette fois-ci, c'est décidé, Christiane n'est pas libre, mais avec Olivier on fait un tour la semaine prochaine et comme une semaine cela passe assez vite, on arrive à ce matin, son fils Corentin l'accompagne.


Le bout choux a bien grandi depuis que je l'ai vu pour la dernière fois sur une balade à Thiais, il a toujours l'œil brillant de malice et pour le sens de l'humour, il tient bien de son père, aucun doute là-dessus.


Le temps de mettre leurs affaires dans le C4, de boire un jus de fruit et nous voilà partis pour une nouvelle découverte de cet endroit que je connais assez bien, mes deux compagnons un peu moins.


Le C4 ronronne comme un chat, (rien à voir avec mon précédent véhicule, un espace qui tombait sans arrêt en pane au pire moment, malgré des factures de réparations cosmiques et à répétitions) et  l'autoroute quoique monotone, mais pratiquement libre de toutes circulations, permet un déplacement en toute sérénité.


Mes deux passagers du moment en profitent, malgré tout pour le paysage et surtout tenter des observations à la va vite, comme par exemple cette Buse variable (Buteo buteo) faisant du sur place à la mode du crécerelle ou encore ce curieux Corbeau freux (Corvus frugilegus) sur la Bande d'arrêt d'urgence ou encore des Faisant de Colchide (Phasianus colchicus)  ici ou là.


Une seule petite averse juste avant l'arrivée sur l'aire de la Baie de Somme, un endroit où je fais une pause quasiment à chaque fois que je passe par là pour prendre un en-cas, c'est bien connu, un sac vide cela ne tient pas debout.


Nous partageons  donc un p'tit repas à quelques pas du bassin des carpes, elles sont énormes, un Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) nous rappelle que nous n'avons pas pris nos jumelles, avec Corentin nous allons les chercher au pas de course, puis nous notre déjeuné terminé, nous allons faire un tour au fond de l'aire de repos avant de reprendre la route.


Comme prévu, nous arrivons au parc vers dix heures, le parking est déjà bondé de véhicule, mais je trouve une place idéale sous une espèce d'arbrisseau qui offrira de l'ombre et nous permettra de ne pas retrouver la voiture surchauffée en revenant en fin d'après-midi.


Une petite queue c'est formée au passage de la caisse que nous passons tout de même  en quelques instants, il y a là des groupes de personnes qui attendent un animateurs et malgré les regards intéressés sur nos longues vues, ce ne sera pas nous pour cette balade.


De suite, nous avons la chance de rencontrer M. Philippe Carruette, Olivier semble aussi le connaître, le responsable du parc, cette fois-ci, il nous apprend la présence d'un flamant, échappé d'un zoo d'Amiens, mais nous ne verrons pas le volatile.


Le premier observatoire, est bien sûr la grande plateforme qui, tel un belvédère surplombe entièrement le parc, la vision est magique, les poussins d'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), sont mignons à souhait, un Huitrier Pie (Haematopus ostralegus) couve encore ses œufs sur l'une des parties immergées du premier plan d'eau.


Un couple d'Echasses blanches (Himantopus himantopus), tente de s'approprier ce petit bout d'îlot pour s'y installer et à son tour perpétuer son espèce, le spectacle est splendide, mais je propose à Olivier de prendre de la distance.


Un groupe de personnes qui n'est là que pour la balade, je connais et cela se transforme rapidement en discussion de chiffons et on se retrouve très vite  dans l'ambiance d'un poulailler à l'heure de pointe.


Nous quittons donc la position la plus élevée du site, mais nous n'allons pas très loin, en contrebas nous repérons un petit passereau, c'est un Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), apparemment ce mâle chanteur protège son territoire par des chants quasi incessants ainsi que des envolées démonstratives.

 

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M. Michel Jeanson, le créateur du parc du Marquenterre s'est éteint le lundi 25 février 2013 à l'âge de 99 ans, mais son amour de l'agente ailée lui survivra sans problème ici sur cette terre qu'il aima tant également.


Une puis deux Bergeronnettes grises (Motacilla alba), sont entendues dans les airs avant de les voir passer juste au-dessus de la petite roselière qui se trouve au bord du deuxième bassin, des Rousserolles effarvattes (Acrocephalus scirpaceus), se pourchassent également entre les tiges verticales des roseaux.


les Oies cendrées (Anser anser) sont au repos, encore des avocettes, occupée à se nourrir en agitant le bec d'un mouvement pendulaire, un Héron cendré (Ardea cinerea) volant en direction de la héronnière, passe de son vol puissant et  un Martin pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) est aperçu fugacement. 


Sur le chemin qui même au N°1, les Pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) chanteurs, s'en donnent à cœur joie il y en aura partout sur le parcours, encore des phragmites cette espèce est vraiment bien représentée également.


Par les fenestrons, on peut apercevoir une multitude de laridés, ce sont des Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), la plupart ont un poussin, voir plus ou sont encore en train de couver et parmi cette foule de rieuse, une seule Mouette mélanocéphale (Ichthyaetus melanocephalus).

 

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Ce n'est vraiment pas la bonne saison pour observer les limicoles ici, mise à part l'huitrier l'avocette, l'échasse et les Vanneaux, il n'y a pas d'autre espèce de petit échassier.


Qu'importe, la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) est bien présente et les différents observatoire nous apportent de magnifiques observations, comme le Tadorne de belon (Tadorna tadorna) accompagné de ses canetons, les Grandes aigrettes (Ardea alba) alignées comme à la parade en petits groupes ou à l'unité sur une partie sèche.


Le Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est repéré au chant puis sur une haute branche son chant ne laisse aucun doute et permet de le différencier avec aisance de son cousin présent sur le parc.


Bien sûr, le Foulque macroule (Fulica atra) lui aussi accompagné de ses petits est sur tous les étangs et  mares du secteur comme sa cousine la Gallinule poule d'eau (Gallinula chloropus) que nous avions déjà vue glanant des petits bouts de pain sur l'aire de repos.


Les Canards colverts (Anas platyrhynchos), Cygnes tuberculés (Cygnus olor) et autres se nourrissent tadornes cherche leur pitance à partir de la surface, l'occasion d'expliquer à Corentin la différence fondamentale de recherche de nourriture entre les anatidés de surface et les plongeurs.

 

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Une visiteuse me demande ce que sont les gros oiseaux blancs avec une houppette sur la berge d'en face, ce sont des  Spatules blanches (Platalea leucorodia), elles sont superbe, avec olivier, nous regardons  les différentes couleurs de bagues sur certaine d'entre elles et qui atteste de leurs origines ou tout au moins de l'endroit où elles ont été baguées.


Quelques Sarcelles d'hiver (Anas crecca),  mais pas une d'été se réchauffe au soleil, des Fuligules milouin (Aythya ferina) sont également présents, les Grands cormorans avec le superbe plumage noir aux reflets  couleur pétrole ont pour certains les ailes largement ouvertes, les théories sur ce comportement, sont parfois différentes.

 

Un chevreuil, des mouflons Si le premier est un animal sauvage naturel, le second a été introduit sur le domaine du Marquenterre voisin dans les années 80 par l'office de la chasse et semble bien s'y être adapté, car originaire des montagnes de Corse, au départ ce n'était pas automatiquement acquis.


Bien sûr les Henson, ces superbes chevaux sont également au programme des observations sur le parc, ce sont les chevaux qui circulent tranquillement et à leur guise ici.


Des Grèbes castagneux (Tachybaptus ruficollis), par-ci par là avec un cri parfaitement identifiable, des Barges à queue noire (Limosa limosa) encore des Foulque et des gallinules, mais surtout de grands échassiers en vol avec des matériaux dans le bec, signe que ce genre d'oiseau entretien son nid tout au long de la nidification.


Nous retrouvons Corentin qui était parti de son côté, au moment où nous tentons l'approche de la Tourterelle des bois (Streptopelia turtur), cette fois-ci parfaitement identifiée par Olivier, rien à voir avec celui de la tourterelle ramière en attente d'homologation sur le site de Thiais, le chant puissant de la Bouscarle de Cetti sera également de la partie.


Puis nous partageons avec le responsable du parc qui fait un tour à ce moment-là l'observation furtive du colombidé et il nous en sert un autre sur un plateau repéré au chant.

 

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Plus loin, nous tentons la Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), mais il nous faudra nous contenter d'un seul chant et rien d'autre, les couples présents se font discrets, la nidification et en cours pour eux aussi.


Dans l'avant dernier observatoire, un nid d'hirondelle rustique a été réaménagé par un couple de troglodyte, mais l'hirondelle tenace à entreprit une nouvelle construction et les gens du parc l'ont judicieusement protégé des allés et venues des visiteurs.


Quand nous arrivons sur la héronnière, le son des claquements de bec des Cigognes blanches (Ciconia ciconia) nous accueillent, quelques Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des petits de Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), selon l'animateur qui se trouve là.

 

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Quelques Faucons crécerelles (Falco tinnunculus), animent une partie du sommet des grands arbres du secteur ce qui ne semble pas perturber un renard qui passe en dessous.


A la sortie de ce dernier observatoire, des gens charmants pris de curiosité par notre matériel nous posent quelques questions intéressantes auxquelles nous trouvons bon ton de répondre dans le sens qui les intéressent afin de partager quelques astuces.


Olivier et Corentin sont un peu déçus de la disparition de la volière des ardéidés, car le corbeau de nuit ne sera pas observé,  mais se consolent avec un petit repas pris à la cafétéria, la visite du parc prend fin ici,  il est encore tôt, comme prévu, nous partons pour Le Hourdel.


Nous y trouvons facilement une place à proximité du phare pour nous garer et la marée étant descendante, nous contournons l'estran glissant pour nous retrouver face à la baie sur le sommet de la protection en gros galets.


Nous sommes venus pour observer les Phoque commun (Phoca vitulina), encore appelé  Phoque veau marin ou tout simplement veau marin, mais ils ne sont pas là, en fait ils se sont posés sur des bancs de sable de l'autre côté de la baie, devant Le Crotois.

 

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Une personne qui semble du coin m'affirme qu'ils sont à environ cinq kilomètres de distance et ils sont à peine visibles, même avec nos longues vues, mais nous pourrons tout de même en compter 67, plusieurs Goélands marins (Larus marinus) ainsi qu'un Courlis cendré sont repérés dans nos recherches.


En regardant en contre bas, sur les zones de sable dégagées par la marée descendante, nous pouvons voir plusieurs groupes de personnes avec des animateurs qui regardent dans une autre direction, il y a un autre troupeau de ces placides mammifères marin étalés sur le sable.


La distance est au moins divisée par deux, mais reste considérable en regard de nos souhaits, malgré tout je propose au badauds qui scrutent la mer de venir faire une petite séance de miroise, j'ai même la chance de voler à Olivier un petit groupe de jolies jeunes femmes qui préfèrent ma longue vue à la sienne.

 

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Mais les meilleurs choses ont une fin, en deux secondes, on décide de rentrer, deux cents kilomètres, ce n'est pas rien et nous voilà de retour, nous avons le plaisir de voir une Perdrix grise (Perdix perdix) dans un chant à la plantation rase ou naissante.


Je ferai une petite halte sur une aire de repos, mais toujours les jumelles à la main pour  voir un petit lapin de Garenne, des Pigeon ramier (Columba palumbus) ennuyés par des corneilles, un Geai des chênes (Garrulus glandarius) solitaire et quelques Martinets noirs (Apus apus), ce seront les dernières espèces de la journée, bien remplie et avec beaucoup de souvenirs.



18/06/2014
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