Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

Balade du 15/04/2012 aux Buttes Chaumont

Balade ornithologique du 15/04/2012

de la section d'Hispano-Suiza

au parc des Buttes Chaumont

 

La chose n'est pas fréquente, mais cette fois-ci, la section ornithologique d'Hispano-Suiza, fait une balade dans Paris intra-muros, c'est qu'au moins une personne de notre groupe habite dans la capitale ou tout proche.

Donc même si la météo n'est pas au beau fixe, la balade est maintenue,  Ghislaine passe me prendre en passant devant la maison vers les 8 h 15 et nous roulons tranquillement vers notre destination.

En passant sur le pont de Gennevilliers, pour rejoindre l'A86 on peut observer ce matin une grosse quantité de laridés, des goélands ainsi que des Mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), quelques Grands cormorans (Phalacrocorax carbo), sont là aussi.

Le ciel est totalement plombé, rien à voir avec la veille, que peu d'oiseaux dans le ciel, mais la route est libre, car peu de circulation.

Quand nous arrivons sur site, il est 8 h 30, vu la température assez fraiche, ainsi que le petit vent qui souffle, nous restons un peu dans la voiture, Gigi, me raconte ses sorties autour de chez elle, depuis l'escapade en Hollande.

Nous finissons par nous extraire de la voiture, pour accueillir les participants à la balade, personne devant l'entrée,  nous décidons d'aller voir vers l'intérieur du parc,  des fois qu'ils se soient mis à l'abri des assauts de Zéphir, mais là non plus, aucune tête connue !

Nous, nous séparons, alors qu'Isabelle, qui vient de nous rejoindre, va se poster à une entrée avec mon chauffeur, quant à moi, je me positionne devant l'autre entrée, à angle des rues de Botzaris et de Crimée.

Pratiquement ½ heure que nous faisons le pied de grue et ce n'est pas une coche, les filles me rejoignent en bougonnant un peu sur le manque de communication téléphonique des absents, mais affiche à nouveau un sourire quand Isabelle propose de prendre une viennoiserie à la boulangerie.

       

De façon collégiale, le gâteau avalé, nous commençons la promenade dans le parc, les Pigeons biset (Columba livia) de la sous-espèce domestique, sont légion ici, plusieurs Accenteurs mouché (Prunella modularis), sautent de branches en branches dans des courses poursuites animées.

Un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), se dissimule sur les tiges multiples et raides, d'une petite plante basse.

Le vent souffle par rafale, ce n'est pas très agréable dans ces conditions, mais bon, haut les cœurs, on y est, on y reste, une chance, il ne pleut pas, cela me fait penser que je n'ai pas encore distribué les Ponchos aux membres de la section !

Nous prenons à travers pelouse dans la direction de la voie ferrée désaffectée, une première Grive musicienne (Turdus philomelos) chante une partie de son répertoire, aussi mélodieux que varié, une première Mésange bleue, nous en verrons d'autres.

Ici, les Corneilles noires (Corvus corone), ne sont pas farouche, certaine s'approchent tout prêt d'une personne âgée, à se demander si ses jours ne sont pas comptés.

Nous passons devant une dizaine de personnes, pratiquant une sorte de gymnastique de relaxation en groupe, Ghislaine au fait de ce genre de sport, nous éclaire de quelques détails, plus tard, soulagés, nous reverrons la personne âgée, mais plus les corneilles qui l'accompagnaient.

Nous sommes sur l'un des sentiers du parc, un chant sympathique m'attire, tel celui des sirènes, c'est celui d'un superbe mâle de Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), il sera parfaitement visible en faisant sa star, car il finira par se montrer, mais pour le moment, aucune trace de femelle.

Une personne intéressée par notre accoutrement et nos équipements nous interpelle, afin de nous demander le sujet de notre observation, nous lui expliquons puis elle reprend son chemin.

En deuxième rideau sonore, une grive de l'espèce déjà rencontré est planquée dans le taillis végétal d'où est sortie la fauvette, mais reste invisible à notre vue, soudain un cri relativement puissant, une perruche ondulée, nous la cherchons.

Grande est notre déception quand nous nous apercevons que c'est un oiseau, captif dans une cage, sur un balcon.

Quelques pas plus loin, c'est une nouvelle fauvette qui fait concurrence à la première, à peine une vingtaine de mètres pour disputer ce territoire.

Les Merles noirs (Turdus merula), foisonnent ici, ils ne sont pas farouches pour deux ronds, malgré la proximité des passants, marcheurs, coureurs ou simples promeneurs.

Les Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris), comme dans tous les parcs parisiens et ailleurs sont déjà affairés à nettoyer les anciennes loges de pics qu'ils ont investi pour la saison de reproduction, ici ou là,  toutes les cavités de tailles convenables, sont prospectées.

Le chant d'une Mésange charbonnière (Parus major), me fait tourner la tête et j'aperçois, l'oiseau perché sur un nichoir dont le système de fixation est de type pendulaire, pas le temps de faire la photo, le petit passereau a disparu.

Quelques claquements caractéristiques, me font lever la tête, deux Pigeons ramiers (Columba palumbus), décollent bruyamment à notre approche, un seul restera pour quelque tirs photographiques.

Soudain une Sitelle torchepot (Sitta europaea), lance son cri caractéristique, en plus de celle qui nous à survolé, à quelques mètres, nous en verrons une autre un peu plus tard.

Une fois de temps à autre, une trouée dans la voute céleste nous offre quelques rayons de soleil, mais Ra ne semble pas courageux ce matin, un Rougegorge familier (Erithacus rubecula), puis, quelque Moineaux domestiques (Passer domesticus), déjà aperçus auparavant, la balade se déroule tranquillement sous un climat automnale tout de même.

Un Pic vert (Picus viridis), laissera entendre son cri inimitable, mais ce sera le seul contact avec l'espèce de la matinée.

L'Epervier d'Europe (Accipiter nisus), est aperçu de façon plus que furtive,  sous les conifères, isabelle, nous offre, le Roitelet huppé (Regulus regulus) d'abord, ensuite le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla), et enfin  le Roitelet triple bandeau (Regulus ignicapilla), à croire qu'elle, s'est spécialisé dans l'observation des petits gabarits pour la matinée, son sourire, fait plaisir à voir.

Là-dessus, nous passons au-dessus de la voie ferrée,  en contre bas, des personnes qui ont installé des micros jardins, nous laisse découvrir quelques aménagements plus ou moins  artistiques, les matériaux les plus hétéroclites, sont utilisés.

Un Verdier d'Europe (Chloris chloris), mâle est chanteur, revendique à pleine voix un territoire invisible, sur le bord du bassin, deux jeunes hommes dont l'un en t-shirt auront fini de nous refroidir alors qu'ils se livrent à un entrainement sportif.

Les Bernaches du Canada (Branta canadendis) sont pour certaines en train de couver, d'autres évoluent sur la pièce d'eau.

De suite au loin un anatidé pas comme les autres, attire mon regard, c'est un Canard de barbarie (Cairina moschata), bien sûr domestique, l'espèce sauvage étant issue de la zone du néarctique ou d'Amérique du sud, je ne sais plus trop.

Quelques Canards colvert (Anas platyrhynchos), nous appliquerons les choses apprises durant le cours de graine de photographe de décembre dernier, avec plus ou moins de succès, mais avec quelques belles réussites tout de même.

Une petite surprise, avec la présence d'un Héron cendré (Ardea cinerea), posé  sur une branche dépassant de l'eau, il est transi par la température et ne bouge que très peu, mais c'est aussi une attitude typique de ce genre d'oiseau, que de rester immobile durant des heures, en tout cas pour le moment, il fait le bonheur de tout un tas de personnes qui le regardent avec curiosité.

 

Un grillage nous barre le passage pour raison de sécurité sous la passerelle, nous ferons donc le tour, une Bergeronnette grise (Motacilla alba) passe de son vol chaloupé, alors que sa cousine la Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea),  arpente la pelouse mitoyenne du lac.

Un nouveau traine-buisson nous amuse, un instant, puis nous décidons de tenter une observation depuis le belvédère, un mâle de Pinson des arbres, d'autre espèce aperçues précédemment.

Alors que nous allons aborder la passerelle, Gigi capture du regard de formes blanches immaculé en contre bas à travers les branches encore dépourvues de couvertures foliaires, ce sont deux jeunes femme en robes de mariée,  elle se demandait ce que c'était.

Mais soudain à une quinzaine de mètres de nous, deux Geais des chênes (Garrulus glandarius), l'interpelle dans son champ de vision, je fais immédiatement une série de photos, ils sont à notre hauteur, mais à presque vingt mètres du sol   du fait du dénivelé important à cet endroit.

Ghyslaine qui avait rangé son appareil le ressort rapidement, elle pourra faire une superbe série de photos en rafale.

Les Goélands argenté (Larus argentatus), aperçu plus tôt, au nombre de deux, sont placidement installé sur l'onde alors qu'une Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus), nage avec une petite branche coincé dans le bec.

À un moment tel J.C, elle se mettra à marcher sur l'eau et même à courir, la réalité est toute autre, l'oiseau se trouve sur un muret immergé juste sous la surface, mais invisible de la position où nous nous trouvons.

Nous passons sur la passerelle, le chant du pouillot véloce (Phylloscopus collybita) se fait plus présent, encore quelques fauvettes, à nouveau un pinson, arrivé au sommet du belvédère, un couple d'amoureux est présent, ils se photographient mutuellement sur fond de sacré cœur.

Je leur demande, s'ils désirent, qu'on les prenne, ensembles en photo, mais c'est Gigi qu'i s'y colle, leur appareil photo est un téléphone « moderne », je n'ai pas envie de gâcher la photo, par contre, elle, réussi parfaitement à s'acquitter de la tâche.

Nous redescendons de notre perchoir,  repassons la passerelle et  allons prendre un chocolat chaud, la matinée, ne s'est pas si mal passé que cela, nous avons survécu,  observer 32 espèces d'oiseaux, seul vrai regret, l'absence de Patrick, car toujours pas de nouvelles.

En sortant du café, nous apercevons deux superbes limousines, ce sont celles, qui transportent les jeunes mariées, d'ailleurs nous passerons devant elles, elles, sont magnifiques.

C'est le moment de se séparer, nous rejoignons nos voitures par l'intérieur du parc, pas de nouveauté, mais les oiseaux sont plus vivaces que ce matin.

En passant devant le café du parc, je remarque un nichoir à la façade ouverte horizontalement à la moitié de la construction, l'entrée, me fait penser qu'il est utilisable, par les rouge-queues, rouge-gorges et autres gobe mouches, en nous dirigeant vers la voiture alors que nous longeons la grille, un troglodyte mâle s'en donne à cœur joie en chantant sur un paravent derrière le théâtre de Guignol.

C'est la fin de la balade et Gigi me ramène à la maison.




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