Oiseaux-balades

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Séjour en Guyane : Jour 1

Séjour en Guyane:

Jour 1

 

 

11-07-2017

 

 

Dans le Désert de Taukum, au Kazakhstan au mois de mai 2016, naît l'idée d'aller faire une balade en Inde du Nord en petit comité de quelques personnes motivées durant le printemps 2017 mais faute de suivi, je me décide pour une tout autre destination exotique afin de trouver un nouveau dépaysement naturel.

   

Entre temps je suis sélectionné pour un périple au Guatemala, adieu l'Inde et bonjour l'Amérique centrale, le séjour est super et là le décor est somptueux, je passe sur les pyramides aztèques, j'ai déjà fait un compte rendu sur le sujet.

   

Le truc, c'est qu'il me reste des jours de congé en pagaille puisque je ne les ai pas encore tous comptabilisés pour cet exercice.

  

Je cherche donc une destination où je peux retrouver de la diversité et surtout, des forêts primaires si possible et bien sûr pourquoi aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte, nous avons ce que je cherche dans un coin bien à nous et donc d'emblée la Guyane s'impose, l’Inde du nord sera pour une autre fois si cela reste possible.

 

carte Guyane.jpgLa Guyane, c'est loin, mais c'est beau.
 

Je fais valider mon choix qui est accepté sans plus de soucis que cela par les différentes autorités de qui je dépends.

 

Je cherche sur le net et dans la littérature  comme  Oiseaux magasine et   c'est là que je trouve mon bonheur du jour, une annonce parle de la  société Escursia, je vais sur leur site et la Guyane et au catalogue retour vers les autorités pour valider les dates  et c'est parti.

 

À partir de là, que du bonheur, le suivi de clientèle et d'environ 200%, pas seulement pour le paiement, mais également pour des informations courantes, je pose  une question et dans un délai proche de la vitesse du son j'ai ma réponse.

 

La fiche technique est parfaitement détaillée, il y a une palanquée de détails que je m'empresse d'appliquer, sauf un qui me chagrine de suite.

 

En effet il faut voir son médecin pour avoir son aval, la Guyane ce n'est pas le bagne, mais il faut être en bonne santé et donc  pas de contre-indications.

 

Les vaccins manquants sont faits et là où le bât blesse, c'est que je vais devoir me faire moi-même des injections sous-cutanée d'un produit xy, c'est-à-dire diriger un objet métallique et pointu vers moi avec l'intention de me  l'enfoncer dans la peau, je dois  avouer  que le concept ne passe vraiment pas.

 

Je tente d'évacuer l'idée le plus longtemps possible  et je repasse à des côtés plus pratiques, la charmante personne qui suit mon voyage chez Escursia  me fournit  les coordonnées du guide qui nous accompagnera en Guyane et j'obtiens par la même  des documents pouvant m'aider à reconnaître les oiseaux que nous verrons durant ce périple.

 

Quelques jours avant le départ, elle me fournit également les noms et adresses mail pour que je puisse contacter les autres participants afin que nous fassions brièvement connaissance.

 

Un dernier conseil, celui-ci émanant du gouvernement, demandant au voyageurs de se présenter quatre heure avant l'embarquement, afin de palier au contretemps liés aux mesure de sûreté.

 

Le matin du départ fini par arriver, mais je n'arrive pas à me faire l'injection du premier coup, il faudra que je m'y reprenne à trois fois et encore il est clair que je n'ai pas injecté tout le produit.

 

D'un seul coup, je pense au courage quotidien des personnes atteintes de pathologie nécessitant des piqûres chaque jour, cela ne m'empêche pas abandonner lâchement  dans ma salle de bain le reste du traitement, 14 fois, je n'y serai jamais arrivé de toutes façons.

 

L'arrivée à l'aéroport ce passe très bien et Cédric,  l'un de mes collatéraux pour ce voyage et  qui m'a de suite reconnu à mes vêtements, vient me rejoindre après  une communication l'instant d'avant au téléphone, puis nous discutons devant un chocolat chaud, l'enregistrement des bagages se fait comme une lettre à la poste et enfin nous retrouvons les quatre autres personnes pour finir de faire connaissance.

 

La ligne Directe pour Cayenne, préférée à un vol avec une escale aux Antilles par Escursia, est tout à notre avantage, le vol se passe comme dans un rêve et nous arrivons à bon port sans souci d'aucune sorte, mais l'avion se pose sous une pluie assez intense vue par les hublots.

 

D'ailleurs la première douche que nous prenons est  directement à la sortie de l'avion, le sas n'étant pas tout à fait étanche entre la carlingue de l’appareil et la rampe d’accès, mais rien de bien important  et une fois nos bagages récupérés (ce fut un peu long), nous allons à la rencontre de Mathias.

 

Celui-ci est présent et nous accueil avec un large  sourire accroché au visage, je demande un  léger contretemps pour aller compléter ma collection de tampons sur mon passeport que j'obtiens malgré le fait que je sois français.

 

Au moment de quitter  l'aérogare, le premier choc en terre guyanaise est l'air, en effet la chaleur humide nous saute au visage comme un affamé sur la nourriture, car avec « l'averse » qui vient de tomber et la chaleur qui remonte, l'atmosphère tout entière est pesante, presque insupportable, mais Mathias à bien fait les choses et le minibus de location pour notre groupe est à peu de distance.

 

Nous prenons place et après quelques kilomètres, nous faisons  une pose pour l'achat d'eau minérale, c'est déjà l'occasion de faire les premières photos et donc les premières coches, d'ailleurs  les gens présents sur le parking ne s'y trompent pas et nous offrent d'emblée notre première miroise de singes, haut et loin dans les arbres de l'autre côté de la route.

    

UE8A2402 Tyran de Cayenne.jpgTyran de Cayenne
   

Sur le parcours, nous, nous enivrons du spectacle de ces grands arbres dressés qui s'offre à nous, pas de doute  possible la métropole est loin derrière maintenant  et à travers les vitres de notre véhicule, nous tentons de reconnaître les espèces d'oiseaux  que nous apercevons ici ou là.

 

Les questions fusent en direction de Mathias et il y répond de bonne grâce, puis enfin nous arrivons sur notre premier lieu d'hébergement, nous faisons connaissance avec "le carbet" , une espèce de structure sommaire vu par les yeux d'un métropolitain, pour le couchage en hamac pour certains et dans un lit pour moi.

 

L'installation est des plus rapides, puis nous allons faire un tour pour espérer observer véritablement  les premières espèces du séjour et comme pour nous souhaiter la bienvenue, une espèce de colibri est là, posé un peu plus haut que nous, sur le bord de la route l'observation est magique, par contre, il va falloir furieusement s'adapter aux doux noms d'oiseaux de Guyane car le colibri, est en fait un Campyloptère à ventre gris (Campylopterus largipennis).

   

UE8A2574 Campiloptere à ventre gris.jpg
    Campyloptère à ventre gris

 

C'est aussi la première occasion de voir des Coatis, car deux d'entre eux s'aventurent sur la route à une cinquantaine de mètres de nous, seulement un traversera l'autre renoncera pour aller rejoindre d'autre animaux de son espèce à l'abri des fourrés.

   

UE8A2618 Coati mâle.jpg

Le Coati à queue annelée (Nasua nasua)

      

Après une bonne balade à pied, je constate mes premiers échecs photographiques, l'un des autres photographes, possède une bien meilleure maîtrise de son matériel et réussi des prises de vue sur des oiseaux que nous ne reverrons pas du séjour comme le Manakin à tête d’or (Dixiphia erythrocephala) par exemple et  comme c’est la rencontre qui prime, je me ferais une raison et je ferais plus attention aux réglages de mon appareil à l’avenir et dans la mesure du possible.

      

De retour au gîte, je profite d'une bonne douche chaude sans  pour autant savourer ce simple plaisir, un tort, l'avenir nous dira que ce n’est pas si mal que cela quand l'eau et à la bonne température, puis c'est le moment de prendre le repas collégial, un apéro de bienvenue est servi, je ne le finirais pas je trouve le goût du jus de fruits curieux, par contre le repas  est excellent et je ne laisserais rien dans mon assiette.

   

La discussion quant à elle tourne surtout autour du planning des prochains jours et bien sûr  en tout premier lieu, pour le lendemain à la rencontre d'une espèce emblématique et  donc  la visite aux Coqs de roche, qui permettra vraiment de mettre les pieds dans ce séjour guyanais.

    

UE8A3332 Grenouille invasive..jpg

      Petite grenouille sociable et invasive :)

     

C'est l'heure d'aller se coucher et  ici, pas de pollution lumineuse et les étoiles sont étalées en myriades, on peut même distinguer la voie lactée, c'est splendide donc j'en profite un maximum, puis-je rentre dans ma chambre pour m'apercevoir qu'une petite grenouille s'est installé sur mon tee-shirt que j'avais mis à sécher et sans heurt je la prends et la dépose doucement dans l'herbe devant la partie restaurant puis file définitivement me coucher.



20/09/2017
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