Oiseaux-balades

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Pie bavarde (Pica pica)

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Chez nos voisins : Black-billed Magpie, Elster, Urraca, Ekster, Gazza.

  

  

Pie bavarde (Pica pica)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

  

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Passeriformes

  

Famille : Corvidae

  

Genre : Pica

  

Espèce : Pica

  

  

Linnaeus : 1758

  

      

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Présence continue en France.         

  

  

De 44 à 56 centimètres de longueur comprenant une queue assez longue faisant de 20 à 30 cm, pour une envergure située entre  31 à 40 cm et accusant  un poids d’environ 52 à 60 grammes, ce corvidé possède en outre une espérance de vie pouvant atteindre les 15 ans en liberté, un peu plus en captivité, le records connu étant de 21 ans et 18 mois.

Alors, bien sûr cette espèce, quel que soit le lieu sur son aire de répartition et le moment de l’année, ne peut être confondu avec aucun autre oiseau.

Le plumage pie, entendez par là, noir et blanc et identique chez les deux sexes, en effet hormis une différence notable de taille en faveur du mâle, il n’y a pas de signe externe du dimorphisme sexuel chez ce corvidé.

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le ventre et les flancs, les primaires sont blancs à l’exception de leur extrémité, tout le reste de l’oiseau est noir quand l’espèce est observée à bonne distance, de près et par bonne lumière, c’est toutes autres choses.

En effet, toutes les couvertures présentent des reflets iridescents bleu-pétrole, alors que la queue arbore plutôt des couleurs vert-bouteille également iridescentes.

Le bec puissant, les pattes jusqu’aux doigts sont noirs, l’œil est également de cette couleur.

Ce corvidé de bonnes tailles, possède une zone de répartition assez vaste puisqu’elle s’étend sur la totalité de l’Europe, l’Asie et une partie de l’Afrique.

Au nouveau monde, elle a été élevée au rang de bonne espèce et, est devenue la Pie d’Amérique (Pica hudsonia), mais de nombreux auteurs considèrent cet oiseau, toujours comme sous-espèce de « Pica pica ».

Ces oiseaux intelligents, forment un couple solide et il n’est pas rare d’assister à des offrandes de nourriture pendant la période de la parade de la par du mâle envers sa femelle.

Puis le couple formé, tout deux choisissent un site isolé ou en colonie lâche par rapport à leurs congénères et entreprennent la construction du nid qui est situé de quatre à quinze mètres du sol.

C’est un genre de grosse corbeille qui défit le temps, fait de petites branches solides pour l’extérieur, de la boue tapissée de  radicelles et de poils animal forment une coupe intérieure, enfin une espèce de dôme sera construit au-dessus de l’édifice  avec deux passages pour l’accès au nid et ce travail s’étalera sur une durée de 35 à 40 jours, voir parfois un peu plus.

Une fois l’œuvre accomplie, la femelle y dépose de quatre à neuf œufs dont l’incubation dure de seize à vingt-et-un jours, assurée par la femelle seule, mais qui est nourrie par son compagnon qui assure également la protection durant cette période d’immobilité.

Les petits totalement nidicoles seront nourris par les deux parents et ils prendront leur premier essor au terme de vingt-cinq à trente jours, mais resteront dans le cercle familial jusqu’à l’automne.

C’est une espèce fortement grégaire une fois  la période de reproduction finie et l’hiver, on peut observer des dortoirs  de cinq à plusieurs dizaines d’individus.

Comme tous les corvidés, cette pie est omnivore avec une forte consommation d’insecte notamment proche de cent pour cent de la naissance à l’envol puisque nourrit par les parents.

Plus tard,  tout ou presque pourra être consommé, les gastéropodes, bien sûr les insectes, les arachides, les invertébrés de toutes sortes et même les cadavres d’animaux comme ceux tués par les véhicules sur la route.

Cette espèce exerce également quand elle le peut une prédation sur des oiseaux plus petits qu’elle ainsi que sur les micro mammifères quand elle peut les attraper et enfin consomme des fruits et autres baies chaque fois que c’est possible.

Des études semblent démontrer que cette pie dans l’ouest de l’Europe à tendance à s’installer durablement dans les zones périurbaines et urbaines où elle investie les parcs et jardins publics, cela modifie bien évidemment le comportement de l’espèce par rapport à l’espace et aux ressources disponibles.

Comme sa cousine la Corneille noire (Corvus corone), elle a su s’adapter aux zones anthropisées et on peut la voir, parfois chercher sa pitance dans les poubelles sur les aires d’autoroutes.

  

Cette espèce polytypique, aux vues de sa zone de répartition, se décline Selon le Handbook of the Birds of the World en au moins dix sous-espèces connues comme suit :

  

Pica pica pica décrite par Linnaeus en 1758

Pica pica bottanensis décrite par Delessert en 1840

Pica pica mauritanica décrite par Malherbeen 1845

Pica pica serica décrite par Gould en 1845

Pica pica bactriana décrite par Bonaparte en 1850

Pica pica melanotos décrite par A. E. Brehm en  1857

Pica pica leucoptera décrite par Gould en 1862

Pica pica camtschatica décrite par Stejneger en 1884

Pica pica anderssoni décrite par Lönnberg en 1923

Pica pica fennorum décrite par Lönnberg en 1927.

A noter qu’il existe d’autres sous-espèces, mais qui ne sont pas reconnues par les autorités du Handbook of the Birds of the World

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net,   où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

 

  

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17/11/2014
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