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Merle noir (Turdus merula)

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Grives :

   

   

Chez nos voisins : Blackbird, Amsel, Mirlo Común, Merel / (Zwarte lijster), Merlo.                  

   

   

Merle noir (Turdus merula)

   

Règne : Animalia 

   

Embranchement : Chordata 

   

Sous-embranchement : Vertebra 

   

Classe : Aves

   

Ordre : Passeriformes

   

Famille : Turdidae

   

Genre : Turdus

   

Espèce : Merula

   

   

Linnaeus : 1758

   

   

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Présent à l'année et reproducteur en France.

  

De 23 à 29 centimètres de longueur, pour une envergure située entre  34 à 38 cm et accusant  un poids d’environ 80 à 110 grammes, pour le mâle, la femelle affichant  des mesures sensiblement plus faibles de quelques millimètres ainsi qu’un poids moins important de quelques grammes cette espèce possède en outre une espérance de vie pouvant atteindre les 16 ans en liberté, un peu plus en captivité.

 

Alors, bien sûr  cette espèce présente un mâle entièrement noir de suie, d’ailleurs son nom suédois est « koltrast » ce qui signifie la grive de charbon.

 

Chez le mâle, le bec est jaune vif plus ou moins orangé, parfois brun, il arbore également un cercle orbital jaune, les pattes sont brun-rouge.

   

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Pour ce turdidé, le dimorphisme sexuel et fortement marqué, puisque la femelle présente  outre des dimensions inférieures, un plumage brun-roussâtre avec parfois de vague parties pommelées, le bec et les tarses sont également moins longs, son bec n’est pas jaune et son cercle orbital brun clair.

 

Le plumage des juvéniles, est semblable à celui de leur mère, mais présente des mouchetures beiges sur les parties inférieures et la poitrine, l’ensemble variant d’un individu à l’autre jusqu’à la période de la première mue entre les  mois d’aout et octobre.

 

les jeunes mâles devenant noir luisant sauf pour l’aile qui reste brune, le cercle orbital et le bec ne trouvant leur couleur jaune qu’au terme d’une année ainsi que le plumage entièrement noir.

 

Si confusion avec une autre espèce il y a en Europe de l’ouest, donc en France ce ne peut être qu’avec un jeune Merle à plastron (Turdus torquatus) dans sa première année, même si ce dernier possède des ailes bien plus claires, toutes ressemblances avec l’ Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) ne peut être que superficielles et ne tient pas longtemps la route face à une expertise simple.

 

Par contre, la femelle peut être confondue à bonne distance et de dos avec la Grive musicienne (Turdus philomelos), de face cette confusion n’est plus possible du fait du ventre couleur blanc-crème, moucheté de brun.

 

Tout au long de l’année biologique de l’espèce, le chant est utilisé, son répertoire et assez important et varié, il comporte des cris d’alertes de contacts facilement identifiables, la femelle émet un sifflement très aigus tout aussi reconnaissable.

 

Cet oiseau se nourrit le plus souvent au sol soit en cherchant sa pitance dans le sol mou à l’aide de son bec et en tapotant le sol, soit en retournant les tapis de feuilles mortes et humides qui abrite quantité de petits animaux, mais également sur les branches des arbres pour capturer des chenilles et autres rampants.

 

Ce merle possédant un Régime alimentaire varié, il peut être considéré comme omnivore, en effet il consomme bien sûr  des insectes aussi bien les adultes que leurs larves, des invertébrés avec une vraie spécialité pour la capture des lombrics, les fruits, graines et autres baies sont également au régime de ce turdidé.

 

Les deux membres du couple possèdent un caractère territorial taciturne différent l’un de l’autre, envers des congénères de la même espèce et suivant l’aspect de l’intrus.

 

Au moment de la migration, partielle ou total suivant la région, cette espèce devient moins belliqueuse et durant l’hiver, semble même adopter un comportement grégaire et l’on peut même voir de petit dortoir nocturnes rassemblant plusieurs oiseaux de l’espèce.

 

Si le climat est suffisamment tempéré et que la nourriture reste disponible (il accepte volontiers de partager les mangeoires artificielles mises en place par l’homme), le couple reste sédentaire à son territoire.

 

Dès les derniers frimas passés, aux premiers rayons de soleil naissants, on assiste à des courses droites d’un buisson à l’autre, des postures où le mâle hoche la tête le bec grand ouvert pour emmètre un chant grave et étranglé.

 

Bien sûr, on entend son chant mélodieux tôt le matin, en soirée jusqu‘à tard dans la nuit et une fois la femelle consentante, l’accouplement effectué et elle s’attaque à la construction du nid, seul même si parfois son compagnon lui apporte des matériaux.

 

C’est une coupe  installée souvent à couvert sous les feuilles du lierre, mais également dans les haies , les buissons un creux de mur un dessus de poutre dans une mansarde, pourvu qu’il soit à plus de deux mètres du sol, pour une ponte en mars.

 

Le nid achevé, la femelle y dépose de  deux à six œufs dont l’incubation qu’elle assure seule, dure de  douze à quatorze jours, les poussins totalement nidicoles, seront nourris par les deux parents, ils quitteront l’abri en moyenne au terme de treize jours,  avant même de savoir voler et seront alimentés par les deux parents durant trois semaines encore.

 

Il peut y avoir une seconde voir une troisième couvée dans la même année, la femelle utilisant le même nid si la première a été positive en terme d’envol des petits.

 

Les couples semblent se séparer qu’à la mort de l’un des compagnons, cela démontre une certaine fidélité chez cette espèce ou la reproduction en dehors du couple ne représente pas plus de dix-sept pour cent ou encore suivant une saison de reproduction avec un faible pourcentage de réussite à l’envol, selon le résultat des études menées.

 

La nouvelle génération sera mature sexuellement au terme d’un an après avoir acquis son propre territoire, pour la pérennité de l’espèce.

 

La mortalité annuelle est d’environ cinquante à quatre-vingts pour cent, selon le climat et la région en France, les causes en sont bien sûres la prédation sauvage et les maladies, reste que c’est une espèce inscrite sur la liste cynégétique et les chats domestiques retourné à l’état libre ou non, provoquent des ravages parmi les espèces dites urbaines comme celle-ci.

 

De par sa surface de répartition, cette espèce polytypique, n’est absolument pas en danger et se décline selon Avibase en quatorze à seize  sous-espèces comme suit.

 

Turdus merula merula                                                                                     

Turdus merula azorensis                        

Turdus merula cabrerae                                                                                     

Turdus merula mauritanicus (incluant Turdus merula algirus)                         

Turdus merula aterrimus                                                                           

Turdus merula syriacus (incluant  Turdus merula insularum)                            

Turdus merula intermedius                                                                

Turdus merula mandarinus                                                                        

Turdus merula sowerbyi                                                                               

Turdus merula nigropileus                                                                        

Turdus merula spencei                                                                             

Turdus merula bourdilloni                                                                     

Turdus merula kinnisii                                                                              

Turdus merula buddae

   

Turdus simillimus et Turdus maximus, nommées comme bonnes espèces, sont considérées comme sous-espèces par certains auteurs pour le moment (2017).

   

   

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure

      

       

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net,   où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

   

   

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02/08/2014
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