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Grande aigrette Casmerodius albus - Ardea alba

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Chez nos voisins : Great White Egret, Silberreiher, Garceta Grande, Grote zilverreiger, Airone bianco maggiore.

  

  

Grande aigrette (Casmerodius albus) 

(Ardea alba)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

  

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Pelecaniformes

  

Famille : Ardéidés

  

Genre : Ardea

  

Espèce : Alba

  

   

Linnaeus : 1758

  

  

   J F M A M J J A S O N D

Présente à l'année et reproductrice en France.  

  

  

De 94 à 104 centimètres de longueur, pour une envergure  située entre  130 et 145 cm,  accusant  en moyenne un poids de 1000g environ, cette espèce d’ardéidé ne peut être confondue dans le paléarctique occidental avec aucune autre espèce.

 

Son plumage entièrement immaculé, sa taille qui s’apparente à celle du Héron cendré (Ardéa cinerea), son bec jaune qui devient noir durant la période de reproduction, mais uniquement si l’oiseau est reproducteur et à ce moment-là, la touche finale vient de ses longues pattes noires, l’ensemble lui donnant du cachet et même une certaine noblesse.

 

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Cette belle dame possède une espérance de vie d’environ 23 ans. 

 

Cet oiseau et partiellement migrateur, il sédentarise sans problème, mais en fonction d'une nourriture en quantité suffisante.

 

Le manuel Le guide ornitho les 848 espèces d'Europe en 4000 dessins de Killian Mullarmey, Lars Sswensson, Dan Zetterström et Peter J.Grant édité par Delachaux et Niestlé lui prête le nom binominal  "Egretta alba».

 

La raison pour laquelle cet oiseau porte le nom binominal de "Egretta alba" de temps à autres, est la suivante, Carl Von Linné avait à l'origine, classé cet échassier  dans le genre Ardea, Forster .T, en 1817 la classa dans le genre Egretta, ensuite un peu plus tard, le genre Casmerodius fut créé en 1842 par Gloger, des tests ADN récents permirent à la grande aigrette de revenir dans le genre Ardea.

 

Mais la nouvelle édition 2010, revue, corrigée et enrichie du COLLINS BIRD GUIDE et bien sûr sa traduction française, LE GUIDE ORNITHO 2ème édition de Lars Svensson, Killian Mullarney et Dan Zetterström, édité pour la version francophone par les éditions, Delachaux et Niestlé,  lui donne le nom binominal de  Casmerodius albus, appellation utilisée par l’IUCN, « Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

 

Mais bon pour en revenir à ce superbe échassier, Quel que soit son nom scientifique, c'est la plus grande aigrette blanche de la région, cette espèce faillit disparaître à l'aube du XX siècle à cause des massacres de grandes ampleurs durant la période nuptiale  et ce dans le seul but de décorer les chapeaux des dames de la société de cette époque.

 

Comme son cousin le cendré, en phase de pêche, elle s'immobilise à la vue d'un poisson et se détend d'un seul coup pour frapper en une fois sa proie, en cas d'échecs répétés, au bout de trois ou quatre fois, elle change de secteur pour tenter sa chance à nouveau.

 

Du fait de la couleur de son plumage, les pourcentages de réussite pour la pêche sont plus favorables quand il y a un léger vent qui ondule la surface et qui déforme la silhouette du prédateur à la vue des poissons.

 

Elle ne possède pas d'aigrette sur le vertex à l'instar  du bihoreau ou de la garzette, mais au printemps, elle arbore de grandes plumes ornementales sur les épaules qui donnent l'impression d'un voilage en mousseline un peu comme une robe de mariée.

 

L’adaptation de ces oiseaux que sont les Ardéidés à  ce mode de pêche est quasiment parfait et leur permet de pouvoir frapper presque à coup sûr, elle peut également avec ses doigts sonder la vase pour en faire fuir des proies potentielles.

 

A l'image des autres grands hérons et cigognes, elles fréquentent les prairies humides ou petits lézards et micros mammifères viennent agrémenter le menu.

 

D'un pas impérial la grande demoiselle immaculée avance dans l'eau peu profonde, elle sillonne  en quête de sa pitance inlassablement mares et étangs, mais on peut l'observer  également dans une position statique de long moment à la manière des autres hérons.

 

Même s’il lui arrive de nicher au cœur d’une roselière de façon isolée, cette espèce est assez grégaire pour nidifier en colonie mixte dans un nid en forme de grosse plateforme.

 

Le plus souvent entre cinq et quinze mètres de hauteur selon les supports à disposition, comme pour certains grands rapaces, le nid évolue en permanence et est utilisé d’année en année, de ce fait, il devient une construction cyclopéenne, parfois jusqu’à la rupture de la branche sur laquelle, il est posé.

 

La femelle dépose quatre à cinq œufs bleu dont l'incubation dure de 23 à 24 jours, assurée par les deux membres du couple, les deux parents nourrissent leurs petits par régurgitation directement dans le bec. Ils commencent à effectuer  leurs premiers essais au vol vers l'âge de 35 à 40 jours.

 

Un rien peut l'effrayer, ici, un coup d'aile nous dévoile nettement toutes les rémiges de la main.

 

Ci-dessous deux représentants de la famille ardéidés de la même taille et occupant la même niche écologique vivant pourtant en bonne intelligence, la prospection de nourriture prend une bonne partie de la journée, l'autre est destinée à l'entretien du plumage.

 

Le cendré à une taille un peu plus importante que sa cousine, ce n'est pas révélateur sur cette photo où celle-ci est posée sur un haut fond, se tient droite comme un piquet tout de même un peu en alerte alors que le héron lui passe et continue son chemin comme ci de rien n'était le cou légèrement fléchit.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

 

  

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25/08/2013
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