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Œdicnème criard (Burhinus oedicnemus)

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Chez nos voisins : Stone-curlew, Triel, Alcaraván Común, Griel, Occhione.

  

  

Œdicnème criard  (Burhinus  oedicnemus)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

 

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Charadriiformes

  

Famille : Burhinidae 

  

Genre : Burhinus

  

Espèce : Œdicnemus

  

  

Linnaeus : 1758

  

  

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Présent et reproducteur à l'année en france.

  

  

De 40 à 45 centimètres de longueur, pour une envergure située entre 77 et 85 cm, accusant un poids compris de 370 et 450 grammes, cette espèce possède en outre une espérance de vie d’environ 16 ans.

  

Cet oiseau à une taille moyenne, parmi les Charadriiformes, son plumage brun clair avec des stries noires sur le dos lui offre une protection à la vue des prédateurs par mimétisme avec le sol sablonneux, caillouteux, ouverts et ensoleillés avec çà et là des espaces à l’herbe rase qu’il préfère  contrairement à une grande partie des autres limicoles  qui eux fréquentent les zones humides par nature.

  

Son bec jaune à la base, est noir pour l’autre moitié jusqu’à la pointe, de par sa forme, il apparait comme robuste, ses grands yeux qui lui donnent  l’air  d’une poule qui aurait trouvé un couteau sont jaunes vifs, l’ensemble lui donne un aspect qui fait que l’espèce ne peut être confondue avec aucun autre oiseau en France.

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Cette espèce est présente presque partout en Europe, en Asie du Sud-ouest ainsi qu’en Afrique du nord. Pour la période de reproduction, cette espèce  nous revient au printemps, c’est à cette période que les parades ont lieux où les mâles se livrent dans une série de cris bruyant et la queue relevée alors qu’ils sont penchés la tête vers le sol, le bec affleurant celui-ci.

  

Les parades terminées, entre avril et mai le nid est installé dans une petite dépression du sol  formant un genre de cuvette, mais en général sur un terrain dépourvu d’obstacle permettant de cacher un prédateur, voir un simple opportun, la femelle y dépose de deux à trois œufs dont l’incubation pratiquée en alternance par les  deux futurs parent dure de 26 jours en moyenne.

  

Le couple s’occupe de leurs poussins  durant un peu plus de 40 jours, si un danger imminent survient, les parents peuvent camoufler les oisillons sous leur plumage en se couchant sur eux, mais c’est aussi un adepte de la technique du piaf blessé qui entraine au loin le prédateur potentiel.

  

Entre juillet et août, les petits, sont aptes à prendre leur premier essor, il arrive que les parents fassent une seconde nichée.

  

La taille étonnamment grande  de ses yeux lui permet un comportement semi-nocturne et lui offre la possibilité de se nourrir à la tombée de la nuit quand le microcosme des invertébrés commence à se mettre en action, mais bien sûr il peut également trouver de quoi calmer sa faim en plein jour.

  

Le régime alimentaire de cet oiseau, est à base d’insectes comme les sauterelles et leurs larves dans les zones cultivées, les vers de terre sont au menu, mais cette espèce possède des goûts plutôt omnivores puisqu’elle n’hésite pas à consommer quand l’occasion se produit, des gastéropodes, batraciens, petits lézards, micros mammifères ainsi que des œufs au printemps.

  

La Crau dans le sud de la France est une zone typique du genre d’habitat quelle affectionne particulièrement.

  

Au milieu de l’automne, on assiste à des regroupements près-migratoires où l’on peut observer des dizaines d’individus en même temps parfois accompagnés de vanneaux comme par exemple dans le sud-est de la région parisienne.

  

Du fait de la détérioration importante de ses zones d’hivernage, ses effectifs ont chutés de façons assez conséquentes, les causes en sont la transformation des steppes en zones agricoles, l’irrigation de certaines parties sèches pour favoriser quelques types définis de plantes, mais aussi le dérangement et la chasse.

  

Cette espèce porte aussi le nom d’œdicnème eurasien et plus légèrement, il porte le surnom de Courlis de terre, cette appellation vient de la ressemblance de son cri avec celui de son grand cousin.

  

L’oiseau fait l’objet de campagnes de comptages de façon suivies dans plusieurs régions de France et ailleurs.

  

Du fait d’une répartition assez importante en termes de superficies et de régions géographiques, cet oiseau se décline en cinq sous-espèces, la première, découverte en 1758, les quatre autres entre 1894 et 1914 par des personnes différentes.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net   où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

 

  

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18/11/2013
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