Oiseaux-balades

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Butor étoilé Botaurus stellaris

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Chez nos voisins : Great Bittern, Rohrdommel, Avetoro Común, Roerdomp, Tarabuso.

  

  

Butor étoilé (Botaurus stellaris)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata

  

Sous-embranchement : Vertebra

  

Classe : Aves

  

Ordre : Ciconiiformes

  

Famille : Ardéidés

  

Genre : Botaurus

  

Espèce : Stellaris

  

  

f.Boie : 1822

  

  

   J F M A M J J A S O N D

  

  

De 70 à 80 centimètres de longueur, pour une envergure située entre  125 et 135 cm,   accusant un poids compris de 900 à 1100 grammes, il possède en outre une espérance de vie d’environ onze ans.

 

Le plumage est dans les tons beiges à brun strié de brun foncé voir de noir sur le dos ainsi que sur le dessus des ailes, la gorge, la poitrine et le ventre, sont sable-chaud avec des stries verticales plutôt roussâtres.

 

La calotte est brune, sur l’arrière de celle-ci, ainsi que sur l’arrière du cou et des épaules, l’oiseau possède des plumes allongées érectiles, le dessous des ailes, est beige-clair, finement barré de brun.

 

Le bec est plutôt cours, mais puissant, à sa base,  des plumes noires, forment une moustache assez nettement visible, les pattes sont longues et verdâtres.

 

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Il n'existe pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce, si ce n'est une taille un peu plus importante du mâle donc il est difficile à déterminer sans le chant.

 

C'est un migrateur, mais bons nombres d'individus ne le sont que partiellement, voir sédentarisent si les conditions climatiques sont bonnes, cette espèce est présente sur l’île de beauté également.

 

De par ces dimensions, cet oiseau devrait être visible, et pourtant, il passe inaperçus le plus clair du temps et il le doit essentiellement à la couleur de son plumage qui le dissimule par mimétisme avec la roselière en arrière plan ainsi qu’à son caractère discret.

 

Seul son chant caractéristique (dont le son rappelle le mugissement du taureau et qui est à l’origine de la deuxième partie de son nom binominal) au début  de la période de reproduction trahis sa présence, le plus souvent à l’aube ou au crépuscule.

 

La notion de couple n'est pas un facteur majeur pour cette espèce, en effet un mâle  féconde plusieurs femelles sans plus de préoccupations et ne participe même pas à l'élevage de sa descendance.

 

La période de reproduction s’étend, de la mi-avril à juin, mais dès le mois de janvier, les mâles tentent d'attirer les femelles. C’est au cœur de la roselière que le nid en forme de plateforme est édifié à l’aide de plantes aquatiques et de bouts de roseaux.

 

Enfin le centre où sera déposé la ponte, est agrémenté de matériaux plus fins comme des radicelles et du duvet par la femelle.

  

La femelle dépose de quatre à six œufs, dont l’incubation assurée par elle seule, dure environ 26 jours et les petits sont totalement nidicoles. Ils quitteront le nid entre deux et trois semaines, mais reste dans les environs du nid encore quelques temps.

 

Le butor, se nourrit surtout  de poissons, d'insectes, d'amphibien, vers, petits mammifères et oiseaux, tout ce qu'il peut attraper de comestible peut servir de repas !

 

De par sa masse, le décollage, lui est pénible et son vol est relativement lourd, un signe caractéristique, est le fait que ses longs doigts dépassent nettement des rectrices au vol.

 

La population des butors étoilés est en diminution du fait essentiellement de la perte de leur habitat, le drainage des zones humides et les dérangements humains jouent un rôle important dans ce déclin.

 

En ces derniers jours de décembre 2007, je me trouvais sur les abords de l'étang des brouillards complètement gelé, au parc départemental de la Courneuve afin d'observer des Râles d’eau (Rallus aquaticus).

 

Quelle ne fût pas ma grande surprise de voir cette espèce de héron massif prendre la place sans ménagement du petit rallidé !

 

Cette année là l'étang est gelé sur plusieurs centimètres, mais ce batracien ne s’est pas assez bien enfoncé dans la vase, il  fera un super repas et permettra un temps, de luter contre les frimas de l'hiver.

 

Sur les trente dernières années, en France, les effectifs de ce héron on dramatiquement chuté de 35 à 45 % le déclin de l’espèce semble aussi rapide dans le reste de l’Europe.

 

La Russie possède le plus gros des effectifs de cette espèce, en France, elle bénéficie depuis le 17 avril 1981, d’une protection totale et même d’un plan de réintroduction afin de tenter d’obtenir en quelques quinze  années, les variétés biologiques ainsi que les effectifs des années 70.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Vulnérable

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

 

  

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25/08/2013
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