Oiseaux-balades

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Blongios nain Ixobrychus minutus

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Chez nos voisins : Little Bittern, Zwergdommel, Avetorillo Común,  Wouwaap, Tarabusino.

  

  

Blongios nain  (Ixobrychus minutus)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

  

Sous-embranchement : Vertebra

  

Classe : Aves

  

Ordre : Ciconiiformes 

  

Famille : Ardéidés

  

Genre : Ixobrychus

  

Espèce : Minutus

  

  

Linnaeus : 1766

  

  

   J F M A M J J A S O N D

Visiteur estival et reproducteur en France

  

  

De  33 à 38 centimètres de longueur pour une envergure de 49  à 58 cm d’envergure et n’accusant  qu’à  peine un poids de 125 à 150 grammes et avec une espérance de vie d’environ cinq ans, c’est le plus petit des ardéidés de notre région, plus petit qu’un Pigeon ramier (Columba palumbus)  même.

 

Le dimorphisme sexuel du plumage est parfaitement évident chez ce petit héron en période de reproduction, le front, le vertex, le manteau jusqu’à la queue, les scapulaires sont noires.

 

La nuque et les côtés de la tête  varient  entre le beige sable et l’ocre selon les individus la couverture alaire et le ventre  sont en général plus clair dans les mêmes teintes et les rémiges presque blanches.

 

Les pattes sont jaunes-verdâtres, le bec sensiblement de la même couleur avec le dessus brun qui vire de l’orangé au rouge durant la parade nuptiale.

 

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Quant à la femelle, c’est tout autre, si la calotte est bien noire, le reste du plumage semble de couleur sable foncé avec des stries brunes sur le cou et le ventre, la couleur noire du plumage du mâle est ici remplacée par du brun-gris, le bec reste jaunâtre et les pattes sont de couleur identique.

 

Un poil plus tard que le reste de la faune aviaire, vers le milieu du mois de mai, le mâle revient de ses quartiers d’hivernage le premier et commence à s’installer, il commence un nid qui, s’il plait à sa femelle, sera occupé avant même sa finition même si elle apporte une aide importante pour finaliser les travaux. 

 

Le nid est en général construit dans une roselière dense et inondée en zone marécageuse ou sur le bord de cours d’eau calmes, mais, il y a des exceptions, notamment au parc départemental de la Courneuve où curiosité de la nature, deux à trois couples viennent pour la reproduction et ont un niveau de jeunes à l’envol hallucinant, aux vues des conditions périphériques !

 

Donc entre la mi-mai et le début juin, la femelle dépose de cinq à six œufs dans un nid, constitué de morceau de roseaux et situé à faible hauteur, dont  l’incubation dure 20 jours environ, le mâle remplace la femelle  de façon régulière pour que celle-ci, puisse se nourrir.

 

Dès l’âge de cinq ou six jours les petits, semi nidicoles sont aptes de se poser sur les supports à la périphérie du nid, à partir d’une dizaine de jours, ils sont capables, en cas d’alerte d’adopter une posture raide et tendue à la manière de leurs parents.

 

À cela, leur plumage strié de brun et de beige encore parsemé de duvet, leur assure une protection par mimétisme dans le milieu ambiant de la roselière où ils deviennent quasi invisibles, environ trente jours après leur naissance, les jeunes seront indépendants.

 

Son régime alimentaire est à majorité piscivore, mais cet oiseau trouve des alternatives, en permanence à son régime, les insectes, larves gastéropodes avec ou sans coquilles, têtards et petites grenouilles, mais également il est un prédateur actif de fauvettes paludicole comme les rousserolles en se nourrissant de leurs œufs ou en dévorant les oisillons, cette dernière pratique semblant être fréquente !

 

C’est tout de même une espèce en régression partout en Europe qui est inscrite à l’annexe 1  de la directive européenne sur les oiseaux, la dégradation de son biotope sur les  zones de reproductions mais, également la disparition des haltes migratoires sur le chemin des territoires d’hivernages en Afrique sont les principales raisons du déclin annoncé de cette espèce.

 

Ses effectifs on en France dramatiquement diminué passants d’une estimation d’environ 2000 couples vers la fin des années 60 à environ 450 couples vers1980 pour se situer à moins de 250 couples à la fin des années 90.

 

Alors, bien sûr c’est une espèce furtive et très certainement, qu’un bon paquet d’oiseaux à dut échapper aux nombreux comptages, mais néanmoins la tendance est bien là, à la régression continuelle.

 

Tout le monde s’accorde à dire, que cette espèce voit ses effectifs, diminuer partout sur son aire de répartition, bizarrement cela n’a pas l’air de souffler de l’inquiétude aux spécialistes de UICN par exemple, qui pour le moment sauf erreur l’ont classé en préoccupation mineure !

 

Reste qu’en France et en Belgique notamment, cette espèce fait l’office d’une surveillance assidue.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

  

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25/08/2013
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