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Bécasseau variable (Calidris alpina)

Autres bécasseaux : Bécasseau maubèche Calidris canutus , Bécasseau sanderling Calidris alba , Bécasseau violet Calidris maritima ,  Bécasseau cocorli Calidris ferruginea , Bécasseau minute Calidris minuta , Bécasseau tacheté Calidris melamotos , Bécasseau à échasses Calidris himantopus.

  

  

Autres  limicoles : 

  

  

Chez nos voisins : Dunlin, Alpenstrandläufer, Correlimos Común, Bonte strandloper, Piovanello pancianera.

  

  

Bécasseau variable (Calidris alpina)

  

Règne : Animalia 

  

Embranchement : Chordata 

  

Sous-embranchement : Vertebra 

  

Classe : Aves

  

Ordre : Charadriiformes

  

Famille : Charadriidae

  

Genre : Calidris

  

Espèce : alpina

  

  

Linnaeus : 1758

  

  

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De 16 à 22 centimètres de longueur, pour une envergure située entre 35 et 40 cm, accusant un poids compris de 40  à 50 grammes selon la région et la période de l’année, cette espèce, affiche en outre une espérance de vie de l’ordre de 20 ans environ.

  

Variable, cette espèce porte bien son nom, tellement il y a de variations dans la diversité des panels de ses plumages, où le profane peut y perdre son latin parfois.

  

En plumage nuptial, ce bécasseau, possède du front en passant par le vertex,  le haut de la tête, est marron strié de brun ou de noir, les plumes du manteau et des scapulaires, sont rosses, tachées de noir, l’usure normale, leur donne un liseré sable.

  

La nuque, les parotiques et la gorge, sont gris avec une petite ombre sable chaud en arrière de l’œil, bien visible la poitrine, est également grise, strié de noir.

  

Une zone noire plus ou moins imposante, marque du haut du ventre à l’entre patte, pouvant faire penser, aux observateurs novices, que l’oiseau est souillé par un hydrocarbure, les flancs et les sous caudales, sont blancs. 

  

Tout le dessus des plumes de l’aile, est brun, une tache blanche à l’extrémité des grandes couvertures et d’une partie des couvertures primaires, forme, une barre alaire nettement visible au vol.

  

Durant la période hivernale, son plumage est tout autre, le dessus, est entièrement brun-grisé, avec un liseré d’usure sable donnant, l’impression d’un manteau écaillé, le ventre, est blanc, la poitrine quant à elle et mouchetée de brun.

  

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Les pattes et le bec sont noirs, ce dernier, est long et nettement incurvé vers le bas, c’est l’outil de son régime, ils restent tous deux de la même couleur en hiver.

  

Cette espèce est tellement commune en Europe, quelle sert de référence à toutes les autres espèces de bécasseaux que ce soit par la taille ou par la couleur, une bonne connaissance des différents plumages de cet oiseau, est doc une aide appréciable en cela.

  

Parfois, encore surnommé alouette de mer, bien sûr, cet oiseau, n’a aucun lien de parenté avec les Alaudidae, mais parfois les surnoms aussi curieux soit ‘ils, perdurent à travers les âges.

  

Comme beaucoup d’espèces d’oiseaux, la migration pour les individus non sédentaires, a lieu en deux vagues principales, les adultes entre fin juillet et fin aout, la seconde, les jeunes de l’année bien sûr accompagnés  de quelques adultes pour leur montrer le chemin.

  

Pour la zone  paléarctique occidentale, le Danemark, la Scandinavie et quelques autres pays, abritent des populations sédentaires, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Afrique du nord et reçoivent sur leurs rivages entre autre, les migrateurs pour la saison froide.

  

Si durant la période hivernale, cette espèce, possède un fort caractère grégaire et même sociable, avec d’autres espèces de limicoles, dès le printemps, les mâles entament les pariades puis, les parades nuptiales suivront de peu et les couples se formeront.

  

Les vols de parades, son constitués de brutales montées verticales, coupées par un vol stationnaire ou à contrario en vol fortement ondulés, accompagnés de cris plutôt tonitruants, qui pourraient ressembler à un  hennissement roulé.

  

Dans un nid en forme de cuvette, simplement gratté au sol, mais à l’abri dans la végétation et donc, parfaitement camouflé, la femelle, dépose en règle générale quatre œufs dont l’incubation, dure, de 21 à 22 jours.

  

Les deux futurs parents s’acquittent de cette tâche par intermittence et comme tous les limicoles, les petits entièrement nidifuges, quittent le nid dès leur duvet de naissance, est sec, ils seront volant au terme de 20 jours environ.

  

Du printemps aux derniers jours de l’été, cette espèce s’installe pour la période de reproduction, différents types de milieux aussi bien la toundra autour du pôle, ainsi que les landes de moyennes montagnes ou les zones marécageuses.

  

De ce fait, ce bécasseau, consomme énormément d’insectes et d’invertébrés terrestres.

  

En hiver, il se regroupe par bandes de quelques dizaines à plusieurs centaines, voir même parfois beaucoup plus sur les littoraux en quête de mollusques et vers marins que son bec lui permet d’aller chercher sous le sable.

  

Cet adorable petit oiseau polytypique, se décline en dix sous-espèces pour le moment, à savoir : Calidris alpina alpina, pour la nominale, découverte en 1758 Linnaeus, puis suivront, Calidris alpina sakhalina  en 1816, par Vieillot, six ans plus tard, en 1822, c’est au tour de C.L. Brehm et Schilling de découvrir Calidris alpina schinzii, en 1861, c’est Coues pour  Calidris alpina pacifica, Calidris alpina arctica par Schioler, en 1922, Calidris alpina centralis en  1932 par  Buturlin, Calidris alpina hudsonia  et Calidris alpina arcticola la même année par  Todd en 1953 en 1986, Tomkovich met en lumière Calidris alpina kistchinski .et enfin pour la dernière en 1988, c’est Nechaev et Tomkovich qui sont les découvreurs de Calidris alpina actites.

  

Du fait de sa répartition mondiale, cette espèce de bécasseau ne suscite pas d’inquiétude de la part des spécialistes de l’UICN, toutefois, comme d’autres petits limicole, celui-ci bénéficie depuis le 17/04/1981 par un arrêté ministériel d’une protection totale sur le territoire national français.

  

  

Son  statut de conservation à l’UICN est jugé : Préoccupation mineure.

  

  

Pour une fiche plus détaillée de cette espèce, rendez-vous sur  Oiseaux.net   où une équipe fait un travail formidable de description sur des photos offertes par des bénévoles pour le plaisir de tous.

  

   

  

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02/12/2013
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