Oiseaux-balades

Oiseaux-balades

balade sur le lac d'Ecluzelles

Balade du 08/05/2012

 

avec la section ornithologique

 

d'Hispano-Suiza

 

sur le lac  d'Ecluzelles.

 

 

 

Pour cette balade à la distance intermédiaire d'environ 100 kilomètres de notre point de départ, la section ornithologique va se balader sur le plateau du Pays Drouais et le lac artificiel de Mézières-Ecluzelles.

 

Artificiel, car il est situé sur l'emplacement d'une ancienne carrière de sable, totalement inondée.

 

L'idée d'aller faire un tour dans ce superbe coin fut à l'initiative de Marylène et Bob durant notre séjour en Hollande, en effet nos amis, demeurent dans le petit village de Marsauceux, à environ trois km de ce superbe lac d'une superficie de 110 hectares tout de même et dont le périmètre atteint les sept km environ.

 

Village et plan d'eau étant situés à moins de 10 km de Dreux,  au nord-est du département de l'Eure-et-Loir, dans la vallée de l'Eure, le lac à proprement parler est implanté sur la commune rurale d'Ecluzelles, sa surface en fait la plus imposante étendue d'eau du département sur laquelle de nombreuses petites îles sont implantées.

 

Une curiosité locale,  l'un des îlots est doté d'un monument de type celtique, à savoir un authentique dolmen antique (ou supposé tel). En plus de ses sentiers dédiés au jogging, le lac accueille une base nautique de loisirs.

 

Tout ici est aménagé de façon à plus ou moins se rapprocher agréablement d'une certaine nature quelle que soit sa propre démarche et pour ce qui concerne notre petite assemblée, ce sera la découverte de l'avifaune d'une partie des berges du lac.


 

Donc ce huit mai 2012, Ghyslaine et  Jean-Pierre viennent nous chercher, Henriette et moi, pour un parcours en covoiturage, cette fois-ci, c'est Jean-Pierre qui conduit.

 

Vers huit heures, après un petit café pris sur le pouce, c'est le départ ; le journal météo des jours précédents était des plus pessimistes, mais pour le moment, bien que moyennement couvert, pas de gros nuage à l'horizon.

 

L'autoroute à son habitude est monotone à cette heure là, mais bon il faut bien trouver un chemin pour y aller, trahis par la technologie des GPS, nous aurons un peu de retard, mais rien que de très banal et de secondaire.

 

Un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), est aperçu en vol stationnaire dit du saint esprit, par notre chauffeur, de-ci de-là, les Corbeaux freux (Corvus frugilegus), commencent à hanter les champs, quelques passereaux difficilement identifiables traversent en vol la route, mais rien de transcendant.

 

Par deux fois nous aurons la chance d'observer des hérons, à chaque fois un cendré, l'un au départ de l'autoroute A13, l'autre plus tard en pleine campagne.

 

Une fois l'axe principal quitté, les champs de colza se déroulent interminables sur le bord de la route dans leur tenue vivifiantes où quelques Bruants proyer (Emberiza calandra),  apparaissent au sommet des oléagineux jaunes vifs, de la famille des crucifères.

 

A l'approche d'un virage serré, où notre voiture ralentit, un renard roux (),  accompagné de ce qui semble être un petit, sera aperçu furtivement dans un chemin dégagé, la traversée des villages nous offre ici des  Tourterelles turques (Streptopelia decaocto), des Moineaux domestiques (Passer domesticus), des Hirondelles rustiques (Hirundo rustica), là, des Pigeons biset (Columba livia), des Corneille noires (Corvus corone) ou encore des  Hirondelles de fenêtres (Delichon urbicum).

 

 

Un Cochevis huppé (Galerida cristata), décolle juste devant la voiture du bord de la route et nous pouvons l'observer quelques instants.

 

Les explications quant à l'adresse étaient parfaites, nous trouvons sans souci la maison de nos amis, pas de doute, nous sommes bien à la campagne, à peine descendus de notre véhicule, nous sommes baignés par une multitude de chants d'oiseaux.

 

Je ne peux m'empêcher de regarder autour de moi, le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis), se fait entendre dans les arbres du jardin mitoyen, sur un toit du village, en plein vent, j'aperçois la silhouette d'un grand duc, immédiatement, j'en avertis mes collatéraux.

 

                        

Je réussis à garder mon sérieux, je monte ma longue vue en batterie, Ghyslaine et Christian P. marchent dans la plaisanterie comme un seul homme, certains d'entres nous sont encore de vrais enfants !

 

Marylène nous reçoit en nous faisant visiter sa superbe maison. Avec Bob, c'est un début de narration historique quant à l'utilisation des caves souterraines communicantes, de maisons en maisons dans la région depuis le moyen-âge et servant de refuges, suites aux querelles de positions, tant sociales que religieuses.

 

 

Les Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus), finissent de vider les reliquats de nourritures présents dans les mangeoires installées au début de l'hiver par Bob dans son jardin, plusieurs Pinsons des arbres (Fringilla coelebs), ainsi que des Verdiers d'Europe (Chloris chloris),  sont également présents.

 

Puis après la prise d'un café et de quelques cannelés fait par Christian. P, c'est le départ pour le lac et la découverte de ses rives.

 

Une fois sur place, on entend le chant d'un Rossignol Philomèle (Luscinia megarhynchos), tout proche et pourtant invisible ; dans le ciel, les Martinets noirs (Apus apus), appareillés en couples, volent à basse vitesse, une occasion à ne pas manquer pour une photo,même si l'exercice reste ardu.
                                 

 

                        

Une Gallinule poule d'eau (Gallinula chloropus),  s'éloigne du bord à notre approche. Par contre, totalement imprégnés par le contact humain, les anatidés du secteur n'hésitent pas à se rapprocher de nous, même ceux accompagnés de leur progéniture.

 

Ici un couple de  Canards colvert (Anas platyrhynchos), là des Bernaches du Canada (Branta canadensis), les oisons n'ont aucune crainte et nagent en tête pour venir devant nous, les   Oies cendrées (Anser anser), ne sont, quant à elles, pas accompagnées de  petits.

 

Dans les grands peupliers, quatre à cinq Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), sautent de branches en branches, nous les avons repérés au chant.

 

Au loin, Christian P. repère une présence bizarre,  en fait ce sont des centaines pour ne pas dire plus, de martinets qui volent au-dessus de l'eau, ils sont tellement nombreux, que l'on pourrait les comparer à un nuage mobile.

 

Un premier Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes), nous amuse un instant, alors que dans une trouée nous apercevons un Cygne noir (Cygnus atratus), Il est seul, sur la rive, et semble aménager un nid, je tente une digiscopie.

                

                        

Christian, encore lui,  aperçoit dans les airs un oiseau, qui vient sur nous, un laridé,  non, il s'agit d'un Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax).

 

Sur l'eau, c'est un Grèbe huppé (Podiceps cristatus), qui attire notre attention : l'oiseau a capturé une écrevisse et compte bien en faire son déjeuner.

 

Reste que le manque d'experts en crustacé dans notre groupe et la distance ne nous permettent pas d'affirmer l'espèce d'invertébré aquatique à coup sûr.

                   

                   

Une Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla),  est entendue ; cette fois, c'est Christian M qui se distingue en conservant pour nous sa position dans les buissons à la couverture foliaire bien développée.

 

Sur la berge dégagée d'une mare adjacente au lac, un îlot sûrement destiné à l'accueil et à la nidification des sternes est occupé par des maquettes en bois, de taille grandeur nature, de Sterne pierregarin à ce qui semble et vu la distance.

 

Le Cygne au plumage d'ébène, est aperçu au loin ; cette fois-ci, il est accompagné d'un Cygne tuberculé (Cygnus olor), celui-ci a les ailes placées en berceau, comme pour la parade nuptiale.

 

Reste à savoir si ces deux espèces peuvent s'accoupler et dans ce cas-là, quelle serait la couleur du plumage de leur descendance, des noirs et des blancs, pie, gris ? La question restera en suspend.

 

Tout à nos réflexions humoristiques, j'aperçois un piaf qui fend l'air au ras de l'eau, la couleur brune et blanche, la bande alaire, me font penser à un petit chevalier, c'est bien ça, entre deux phases de vol nerveux, l'oiseau se pose de courts instants sur la berge.

 

Juste le temps de mettre la longue vue en fonction, c'est un Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), les taches blanches d'épaule communément appelées bretelles sont parfaitement visibles.

                

                   

Nous poursuivons tranquillement, ici une nouvelle fauvette, là un autre troglodyte, une Fauvette des jardins (Sylvia borin), se jouera de nous pendant un moment à contre-jour,  mais nous pourrons la capturer du regard grâce à l'assiduité de Christian M.

 

Nous décidons de prospecter une espèce de langue de terre ; bien nous prend, car nous découvrons une héronnière à moins de cent mètres de notre position. Depuis le début  de la balade, on entend et on voit pas mal de Mésange charbonnières (Parus major).

                   

                  

Les autochtones de notre groupe semblaient en ignorer la présence, en tout cas pour tous c'est un bon moment d'observation de ce rassemblement en colonie de cette espèce d'ardéidés qu'est le Héron cendré (Ardea cinerea), un Pic épeiche (Dendrocopos major), est entendu, mais pas aperçu.

 

L'ensemble de notre équipée est ravie de cette découverte, s'ensuit la localisation d'un Pouillot véloce (Phylloscopus collybita), une Bergeronnette printanière (Motacilla flava),  passe au vol à quelques mètres de nous, cette fois-ci le rossignol est parfaitement visible,  et fait la joie de plusieurs d'entre nous.

 

Alors que nous observons une zone, plusieurs randonneuses viennent à notre contact et sans hésiter,  nous leur offrons la possibilité de regarder dans nos jumelles ou nos longues vues ; en contre partie elles nous indiquent, la position toute proche d'un observatoire, sur la zone de nidification des grands échassiers.

 

Nous nous y rendons pour une nouvelle phase d'observation et nous accrochons quelques Grands cormorans (Phalacrocorax carbo), un Phragmite des joncs  (Acrocephalus schoenobaenus), danse dans les roseaux de la berge.

 

Quelques gouttes d'eau commencent à tomber, je sens bien que l'on va me faire regretter d'avoir pris la décision de laisser les ponchos dans le coffre de la voiture.

 

Je les distribuerai dès notre retour chez Marylène et son mari. Dans un premier temps, Bob qui avait quitté le groupe revient avec sa voiture pour transporter un autre chauffeur afin de ramasser tout le monde, puis c'est le retour à la maison.

 

Sur une partie du sentier où se mélangent terre et gravillons, une  Bergeronnette grise (Motacilla alba), cherche quelques éléments de pitance à se mettre sous le bec.

 

Les trois gouttes d'eau qui tombent des cieux, la fatigue naissante de certains membres de l'équipe et l'heure du repas qui avance, nous font stopper ici la balade.

 

Dans un arbre proche, un panachage d'oiseaux attire mon attention, des pinsons, un verdier, une  Mésange nonnette (Poecile palustris) et enfin un Bruant jaune (Emberiza citrinella).

 

Craignant l'humidité naissante, la plupart des membres de la virée trouvent refuge sous un arbre feuillu à la protection inutile tant la colère du ciel est faible sous l'�il goguenard des quelques pêcheurs qui se trouvent là.

 

Un repas super sympa, pris en communauté, au cours duquel je ne peux m'empêcher d'observer les piafs alentour, que ce soient les moineaux, sur le muret, les Etourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris),  que Bob reconnait comme les  véritables pillards de ses mangeoires.

 

Un beau mâle de Rouge queue noir (Phoenicurus ochruros), est d'abord localisé au son de son cri caractéristique ressemblant  à un papier que l'on froisse énergiquement, puis l'oiseau daigne se montrer.

 

Des Pigeons ramier (Columba palumbus), viennent chercher le calme dans les arbres couverts de feuilles, pouvant ainsi les dissimuler. Soudain, le chant reconnaissable d'un petit fringile, titille mon sens acoustique.

 

Une Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), vient se poser sur le faitage de la maison secondaire de nos hôtes, je la montre à tout le monde, elle est splendide.

                    

 

Un second cri moins puissant m'avertit que la femelle n'est pas loin, en effet, elle vient se poser sur le milieu du toit de la maisonnette, elle reste là un moment, juste pour la séance de photo !

 

C'est l'heure du café, j'en profite pour distribuer les ponchos et les pantalons, achetés avec la subvention du Comité d'Etablissement d'Hispano-Suiza, en notifiant bien avec l'aide de Ghyslaine, le fait que l'équipement ne servira que pour les sorties ornithologiques avec la section, histoire de chasser toutes peurs dans l'esprit des élus du CE qui auraient pu avoir la mauvaise idée de croire que l'on s'en servirait pour jardiner. 

                       

                  

La partie d'essayage qui s'en suit, apporte une touche de bonne humeur dans la section, voir même de franche rigolade, même si je sais bien que j'entendrai encore longtemps parler de ce retard de livraison, directement ou non, l'avantage d'avoir un fort caractère et de savoir avec qui on se balade, mais c'est aussi cela, le rôle d'un président.

                       

        

                        

 

Restera au moment de se séparer, la joie d'une belle journée où l'épisode pluvieux n'aura duré que quelques instants, malgré les prévisions pessimistes, du journal météo de la veille, une multitude d'oiseaux observés dans un endroit super sympathique, un accueil vraiment digne de VIP avec, tout de même, une quarantaine d'espèces observées sur la journée.

 

Puis c'est l'heure du retour, Jean-Pierre et Ghyslaine nous ramènent à la maison la tête pleine de souvenirs.

 

Personnellement, je referai cette balade, en groupe ou en solo avec plaisir et sûrement à différente saisons sur ce secteur à la biodiversité assurée.



11/12/2015
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