Oiseaux-balades

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Balade du 14-03-2015 sur la nécropole de Thiais

Balade du 14-03-2015

sur la nécropoles de Thiais

 

Les 47 kilomètres qui séparent la ville de Thiais à mon domicile, ont été avalés comme une lettre à la poste ce matin. Peu de circulation sur la A86 et, bien que le temps soit maussade, rien à voir avec la sortie du mois précédent.

                  

Il y a du monde aujourd’hui  pour la balade et c’est peu de le dire, une dizaine de personnes environ, nous qui étions habitués depuis des années à évoluer en petit comité, voire de pratiquer des balades intimistes, la surprise  est agréable, mais de taille.

              
Le temps de présenter mes civilités au technicien de faction à l’entrée de la nécropole ainsi qu’aux participants de la promenade et les premières observations débutent, ici avec des Corneilles noires (Corvus corone), ou là les éternels sansonnets toujours assez sonores.

                 
Tout au fait des grands peupliers devant la conservation, un mâle chanteur de Verdier d’Europe (Chloris chloris) vient se poser, son chant est parfaitement audible et reconnaissable, l’instant suivant un second, puis les deux oiseaux s’envolent pour disparaître au loin.

                 
Dans le groupe des observateurs, il y a de nouvelles têtes, le temps qu’ils se présentent, Michel puis Olivier et Corentin arrivent,  il y a un bon moment que je n’avais vu ce dernier, il a bien grandi, mais il tient toujours de son père, la malice rivée au visage, il est déjà prêt à lancer une taquinerie, c‘est qu’il a du temps à rattraper le gredin.

              
Nous prenons la décision de nous diriger vers la parcelle N° 1, il n’y a encore que peu d’agitation sur le site, néanmoins, les Mésanges charbonnières (Parus major) nous rappellent leurs présences avec leurs chants caractéristique.

                 

A quelques distances, nous percevons clairement le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis), pour cette espèce, les pariades ont déjà commencé et les mâles lancent leurs tirades dans le but d’informer leurs rivaux que la place est déjà prise. 

                   
En longeant le grand préau, Olivier et moi percevons le cri de contact du Moineau domestique (Passer domesticus) Il semble être à la recherche de cavité pour la prochaine période de reproduction mais, pour le moment, seuls des nids d’araignées sont localisés grâces aux toiles tissées par les bestioles à l’entrée de leur repaire.

                            
Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) est lui aussi contacté au chant, il bouge dans une haie épaisse et reste pour le moment invisible à notre vue, mais ce n’est que partie remise.

              

Depuis un moment, nous entendons des mâles chanteurs de Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus), tout à notre observation du petit passereau, Ginette repère un faucon au vol, celui-ci s’éloigne rapidement en passant au milieu des branches des grands arbres sans même se poser.

 

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je n’ai que le temps de l’apercevoir un instant furtif, mais malgré le contre-jour et le laps de temps vraiment très court de l’observation,  au « JIZZ », il n’a pas les critères d’un faucon.

                 

Sensiblement plus petit pour cette catégorie et surtout, les ailes plutôt larges, la confirmation de l’espèce viendra par Corentin et Olivier qui ont vu nettement le rapace arriver en compagnie d’un second un peu plus gros, ce sont des Éperviers d’Europe (Accipiter nisus).

             
Les oiseaux de proies seraient-ils en phase de prospection afin de s’établir à nouveau sur le cimetière pour y construire une aire et y élever une nichée, tout est permis et nous nous prenons à rêver éveillé.

                 

Du fait de mon absence certaine pour la sortie du mois prochain, je demande à Michel et Olivier de prospecter dans ce sens à la prochaine balade et dans la mesure du possible, d’en informer la personne qui suit le « carré » dans lequel le cimetière de Thiais est situé.

                      

L’aide de Franck nous sera également bien utile, il a l’œil affûté maintenant, il vit et travaille sur place, ce qui est franchement un gros plus et c’est très commode pour lui.

              

Un premier Geai des chênes (Garrulus glandarius) nous apparaît, plutôt curieux, il nous observe à moins de trente mètres, ce qui donne à tout le monde l’occasion de pouvoir admirer la beauté du plumage de ce corvidé de taille intermédiaire.

                   

A peine ai-je dit que cette espèce s’observait le plus souvent tout au long de l’année par paire ou couple, qu’un troisième individu puis un quatrième arrive, formant ainsi un petit groupe qui avance d’arbre en arbre.

                

Un Pigeon colombin (Columba oenas) est aperçu au vol, les grosses cavités naturelles des grands platanes sont un lieu qu’il affectionne particulièrement pour y installer son nid.

                    

Nous en avions déjà entendu depuis le début de la balade, mais cette fois-ci les Perruches à collier (Psittacula krameri) sont tout à côté de nous.

               

La reconnaissance de leurs cris ne souffre d’aucune ambiguïté même de la part des observateurs novices de notre groupe.

       

D’ailleurs un peu plus loin, nous passerons un petit moment à miroiser un couple commençant à nettoyer une ancienne loge de pic afin de s’y établir et au départ, certains d’entre nous pensaient que les oiseaux étaient sur une opération de nourrissage.

 

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Nous quitterons le lieu pour laisser ces superbes oiseaux couleur sinople vaquer à leurs occupations pour la pérennité de leur espèce sous l’œil intéressé de quelques  Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) par la cavité.

 

Enfin, le cri de contact du Pic épeiche (Dendrocopos major) et nous pouvons l’apercevoir dans d’assez bonnes conditions, nous le reverrons au vol et posé un peu plus tard pour un total de quatre individus sur la matinée.

              

Sur la parcelle suivante,  Corentin aperçoit une Sitelle torchepot (Sitta europaea), l’oiseau arboricole disparaît derrière le tronc sur lequel il est installé puis réapparaît plus haut, nous avons du mal à le localiser, Corentin confirme à nouveau l’espèce sans soucis pour ses aînés.

 

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La lumière blafarde nous impose un contre-jour à chaque fois que nous levons le regard pour localiser le Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) dont les cris suraigus nous parviennent sans difficulté, apercevoir l’oiseau est de suite bien plus ardu.

            

Un peu plus loin, nous repérons des Mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus) qui s’activent dans une haie de troène, nous les suivons du regard, pour nous apercevoir qu’au pied de cette dernière, il y a une plumée de merle  et que les petits passereaux viennent se servir des plumes sur son cadavre.

              

Celles-ci, vont aller agrémenter le nid des mésanges pour protéger un peu plus leur future couvée, la boucle et bouclée l’un disparaît pour aider à l’apparition d’un autre.

 

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Rémi nous apporte une aide précieuse pour nous aider à reconnaître les arbres et certaines plantes que nous voyons de long en long, sa bonne connaissance du milieu végétal, est vraiment un gros plus pour nos balades.

             

Ici des Pigeons bisets (Colomba livia), là des Pies bavardes (Pica pica) ou encore des corneilles, plus loin, des turdidés sont positionnés assez haut dans les arbres, des Grives draines (Turdus viscivorus), l’espèce est ici sédentaire et nicheuse avérée, même si sur les dernières balades, nous n’en avons pas vu tant que cela.

             

Une fois n’est pas coutume nous nous retrouvons dans l’avenue du pourtour, notre appréhension du périmètre extérieur pour cause de bruit disparaît, Olivier pense que nous sommes proches des tunnels du fait du silence relatif ambiant.

             

Plusieurs Mésanges, encore des  longues queues, se font entendre et jouent les acrobates au-dessus de nous, une ronde d’environ sept à huit passereaux.

                  

Un couple d’Accenteurs mouchets (Prunella modularis) fait des galipettes dans les arbres à feuilles persistantes, alors que nous observons d’autre part deux ou trois Roitelets huppés (Regulus regulus) camouflés dans un petit conifère.

         

Une première Grive musicienne (Turdus philomelos) est contactée au chant, malgré son éloquence elle demeure invisible à notre vue, nous scrutons en vain l’arbuste qui lui sert de cachette et restons là tant pour la beauté de l’oiseau que pour pouvoir établir les critères diagnostiques, différents de ceux de sa cousine, la draine aperçue plus tôt.

            

De long en long nous percevons les cris et chants du Pouillot véloce (Phylloscopus collybita), il y en a plusieurs en ce moment sur le site, facile à localiser par ses vocalises, nous finirons par le placer dans nos jumelles pour de belles miroises.

            

Etant revenu vers l’intérieur du cimetière, dans l’avenue N nous contactons en vol, plusieurs fringilles, ils passent, certains se posent dans les branches, mais repartent aussitôt.

             

Ce sont des Pinsons des Arbres (Fringilla coelebs), à leurs allures, on devine aisément qu’ils sont en migration active, ils remontent plus au nord le vol complet comporte plus de 20 individus.

          

Un grimpereau parfaitement visible est capté du regard, courant le long du tronc puis subitement changeant d’arbre comme pour nous faire tourner en bourrique.

 

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Un gros corvidé nous survol, son bec droit et pointu indique un Corbeau freux (Corvus frugilegus), il s’agit de l’un des individus qui appartiennent à la colonie installée dans le cimetière.

          

Encore un traîne-buisson, d’autres mésanges, des bleues et des charbonnières, un Rougegorge familier (Erithacus rubecula) en compagnie d’un troglodyte

           

Alors que nous arrivons dans le secteur du portail vert, un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est repéré, c’est une femelle qui, une fois avoir pris de la distance avec nous, se pose sur une branche à quelques distances sans nous accorder plus d’importance que cela, ce qui nous permet de bien l’observer tout à loisir.

            

En poursuivant notre pérégrination, nous observons une autre crécerelle, d’abord sur le grand lampadaire du centre commercial mitoyen, après quelques déplacements, elle vient dans notre direction et fini par ce fixer sur une branche tout proche d’un nid fraîchement construit ou retapé, la nidification de l’espèce ici est quasi assurée.

          

Pour sa protection bien sûr, nous quittons rapidement, mais sans précipitation le lieu et non sans un dernier regard en arrière de satisfaction, Franck qui au cours de l’une de ses rondes à vélo nous rejoint, pour nous  offrir sur un plateau le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

            

Il y a eu une tombée récente et en fait il y en  a plusieurs, des deux sexes sur une surface 20 fois 20 mètres avec en arrière plan plusieurs pinsons, des arbres bien sûr.

            

L’un des mâles rouge-queue est noir brillant et présente des plages alaires blanches parfaitement visibles alors qu’un autre tout proche de lui, est plutôt gris cendre foncé, les femelles ressemblent à des femelles tout simplement et le cadeau  de Franck est apprécié de toutes et tous.

               

Le long du mur d’enceinte du côté de l’avenue du pourtour, une multitude de grives s’envolent, toutes dans la même direction, ce sont des musiciennes et nul doute pour ces individus qu’ils soient en migration active également.

              

Une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), une seule, passe au vol assez loin de notre position, un autre Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) est observé, beaucoup moins spectaculaire que ceux aperçus le mois dernier, mais bon ne gâchons pas notre plaisir de l’instant de la rencontre.

          

Les Pigeons ramiers (Columba palumbus) observés déjà à plusieurs reprises ainsi que le traine-buisson, le sonneur d’écus ou le Merle noir (Turdus merula) bien vivant celui-ci, accompagnent notre remontée vers la fin de la balade sous le vol chaloupé et puissant des pics, des verts bien sûr.

            

Comme à notre habitude, le dernier carré finira la matinée chez l’américain d’en face pour un « repas » pris ensemble et faire le décompte pour trente espèces d’oiseaux observées sous un ciel grisâtre, mais clément pour un groupe de treize personnes.

                       
En conclusion, une belle matinée de partage pour le plaisir de toutes et tous et la prochaine sortie prévue le 11/04 (le jour de la saint Stanislas) et bien, je serai absent pour cause d’absence lointaine, mais la balade sera assurée par Michel et Olivier sans soucis.
             

                
1) Corneilles noires. 7
2) Etourneaux sansonnet. 20+
3) Verdier d’Europe.3
4 Mésanges charbonnières. 7
5) Pic vert. 4
6) Moineau domestique. 1
7) Troglodyte mignon.6
8) Mésanges bleues. 15+
9) Eperviers d’Europe. 2 (couple)
10 Geai des chênes. 5
11) Pigeon colombin. 1
12) Perruches à collier. 13
13) Sitelle torchepot. 1
14) Grimpereau des jardins. 4
15) Mésange à longue queue. 2+7+6
16) Pigeon biset.8
17) Pies bavardes. 10+
18) Grives draines. 4
19) Accenteur mouché 5
20) Roitelets huppés. 2
21) Pouillot véloce. 4
22) Pinsons des arbres. 30+
23) Corbeau freux 11
24) Pic épeiche.3
25) Rougegorge familier. 5
26) Faucon crécerelle. 3 (2+1)
27) Rougequeue noir. 7
28) Mouette rieuse. 1
29) Pigeon ramier 8



19/03/2015
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