Oiseaux-balades

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Balade du 12-03-2016 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 12-03-2016

sur

la nécropole de Thiais.

 

 

Alors que le mois dernier, sur la même balade il tombait des cordes allant même jusqu’à faire abandonner la promenade à deux des plus fidèles, ce matin, c’est un superbe soleil qui m’accueille quand j’arrive sur site.

Michel est déjà présent un  calepin à la main, prêt à noter tout ce qui se manifeste et justement le chant d’un premier Accenteur mouchet (Prunella modularis) nous parvient de derrière le bâtiment de la conservation.        

Deux personnes arrivent à vélo, timides elles restent proches de l’entrée je vais à leurs rencontre et j’en profite pour aller saluer le technicien qui m’a ouvert l’accès et comme Franck est également présent, nous échangeons quelques anecdotes.

Pour ma part, revenant de missions aux USA, j’ai plus de trucs à raconter visiblement, les coins et les oiseaux que j’ai pu rencontrer la nourriture que j’y ai consommé, tout ou presque y passe.

Franck est en tenue, donc nous ne le reverrons pas, dommage, mais pendant que certains se baladent, d’autres n’ont de choix que de travailler, ainsi va la vie.

Catherine qui est arrivée, me tend un petit calepin d’un air espiègle en me faisant remarquer qu’à la sortie précédente, je n’en avais pas et que j’ai dû prendre les données d’un tiers pour obtenir ma liste de la balade.

Des Pies bavardes ( Pica pica) bougent un peu de-ci de-là, mais le plus intéressant vient d’un Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) qui semble vouloir venir du côté du préau, mais retourne plusieurs fois sur son arbre.

          

 

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Bien qu’à bonne distance, nous sommes peut-être une cause de dérangement, car l’oiseau tient dans son bec ce qui pourrait être une longue herbe ou une brindille, c’est  à n’en pas douter un bon signe de nidification.

Le chant caractéristique du Chardonneret élégant (Carduelis carduelis ) me parvient et je repère assez rapidement quelques oiseaux dans les grands peupliers, qui se trouvent à l’extérieur du cimetière.

Revoir ces petits passereaux ici me ravis, en effet, j’ai tendance à faire un amalgame avec la diversité de la flore qui fait sa réapparition sur site suite à la politique « verte » de la ville de Paris.

C’est donc tout naturellement que j’invite le petit groupe à venir admirer ces superbes fringiles et la surprise et de taille, je crois voir un piaf verdâtre et annonce un Tarin des aulnes (Spinus spinus ).

          

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Seulement voilà, toujours de l’autre côté du mur d’enceinte, il ne compte pas vraiment pour les oiseaux observé sur le cimetière,  d’autre part, mes compagnons ne le trouvent pas, car effectivement  l’oiseau est descendu en dessous de la limite du visible pour nous.

Fort heureusement Michel  le  retrouve un peu plus à droite, en fait il y en a plusieurs, ils semblent « boire » de petites gouttes situés au bout des bourgeons des peupliers.

Je m’intéresserais plus tard à cette pratique, pour le moment je passe à l’extérieur pour m’apercevoir que les deux espèces  se posent un moment sur la pelouse où elles mangent des graines de séneçon commun (Senecio vulgaris) puis remontent dans les branches et recommencent leurs déplacements à plusieurs reprises.

Les premiers passent dans le cimetière, l’occasion pour Michel et moi de coucher leur nom sur le calepin, puis avec quelques hésitations, ce sera le tour de deux de leurs petits cousins, les autres disparaîtront à notre vue.

A peine remis de nos émotions, nous apercevons un oiseau totalement différent, puisqu’il s’agit d’une femelle de Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus) dont le manège qui consiste à arpenter le sol puis à revenir sur le banc nous intéresse au plus haut point.

 

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Le chant d’un traine-buisson chatouille nos oreilles, mais nous ne localisons pas l’individu apparemment discret et puis il est découvert, à15 mètres du sol, ce n’est pas là que nous l’aurions cherché de prime abord.

Une demi-heure que la balade a commencé et nous n’avons toujours pas quitté la grande place, un dernier regard en arrière nous offre un gros oiseau blanc, c’est une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) en balade elle aussi.

Catherine a repéré une Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) alors que nous découvrons une espèce de jardin juste derrière la haie de laurier, dans le coin de la sitelle, mais cette dernière ne sera absolument pas contactée ce matin, sous quelque forme que ce soit.

Un premier Geai des chênes (Garrulus glandarius), est aperçu et le second ne tarde pas à être trouvé un peu plus haut dans un arbre mitoyen, c’est que la plupart du temps, ces superbe corvidés sont en couple ou en paire selon les avis et la saison.

 

 

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Au loin, sur l’avenue, une puis deux Tourterelles turques (Streptopelia decaocto) sont observées au niveau de l’avenue, donc largement en dehors des limites du site, mais au moins l’une d’entre elle fait un passage rapide à l’intérieur de la nécropole.

Un Rougegorge familier (Erithacus rubecula) que nous avons déjà entendu fait résonner son cliquetis reconnaissable entre tous au moment où nous arrivons devant « mon chêne fétiche » en effet ce matin nous lambinons joyeusement.

Le chant d’une Grive musicienne (Turdus philomelos) nous interpelle, mais même en longeant le mur  de séparation, nous n’arrivons pas à la localiser, une boule de gui décharnée ne nous ait d’aucun secours pourtant.

Dans le même secteur, un groupe de Pinsons des Arbres (Fringilla coelebs) est facilement identifié et le GIZZ nous apporte son aide sans coup férir pour les plus aguerris d’entre nous

un Pigeon ramier (Columba palumbus) suivi de quelques autres décolle d’un arbre avec le claquement d’ailes,  propre à l’espèce, l’occasion de rappeler les critères diagnostiques pour différencier avec assurance les différentes espèces de colombidés rencontrées.

Assez loin, mais parfaitement reconnaissable par Michel dans un premier temps et le reste du groupe dans un second, un Pouillot véloce(Phylloscopus collybita), le premier de l’année pour nombre d’entre nous, est  reconnu clairement au chant, mais de vaines recherches n’aboutiront à rien pour celui-ci.

Alors que les Perruches à collier (Psittacula krameri) sont omniprésentes, mais pas plus bruyantes que cela, nous en observons en Phase de prospection de cavités à moins que pour elles, la saison de reproduction ne soit déjà entamée ici.

D’ailleurs un mâle, toutes rectrices étalées se tient à la verticale devant une ancienne loge de pic et l’espace d’un instant, nous voyons apparaitre celle qui semble être sa compagne à l’entrée de leur nid.

 

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D’autre de ces volatiles férales, à la couleur sinople se cherche et retrouvent dans des jeux de branches en branches ou encore passent de leur vol puissant dans les airs.

Ici ou là, nous apercevons des Corneilles noires (Corvus corone) et comme nous avons la chance d’avoir dans le cimetière une micro colonie de Corbeaux freux (Corvus frugilegus), là aussi, les explications de la différenciation des deux espèces à l’aide de leurs caractéristiques physiques et sonores vont bon train de la part de Michel et Catherine.

Un Ecureuil roux nous amuse par ses attitudes et nous poursuivons notre chemin non sans un petit regard supplémentaire au gracieux petit mammifère arboricole.

 

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Michel repère une forme virevoltante passant d’une herbe folle à une autre, c’est un vulcain apparemment et pour nous c’est le premier de l’année.

Des Pigeons colombins (Columba oenas) au nombre de trois  sont captés du regard  par Michel, ils viennent se poser à quelques distances de nous et si l’identification est assurée, la pixellisation pour mémoire l’est beaucoup moins, au moins deux autres puis encore un couple en parade, seront observés.

A un moment, nous nous intéressons à deux perruches perchées quelques mètres au-dessus de nous, elles ont l’air câlines, c’est le moins que l’on puisse dire, le mâle gratte de son bec le cou de sa partenaire qui elle, a la tête renversée en arrière.

La seconde d’après nous assistons tous simplement à un accouplement, la saison de reproduction est donc bien lancée pour ceux qui en douteraient, au moins pour cette espèce.

 

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Encore une fois, le rire sarcastique du Pic vert (Picus viridis) nous parvient, l’espèce bien que facilement identifiable, n’a pas l’air de vouloir se manifester outre mesure, même si de temps à autre nous en apercevons un, traverser une parcelle dans un vol chaloupé et puissant ou encore venir se fixer sur un tronc.

Un premier mâle de Merle noir (Turdus merula) fuse d’une haie en alarmant, plus tard un autre en fera de même, il me semble que par le passé, toutes saisons confondues, l’espèce était mieux représentée.

En arrivant sur la friche, le constat est pauvre, il n’y a aucune nouvelle espèce visible,  un Goéland argenté (Larus argentatus) et tout de même repéré et il a sans nul doute trouvé un genre de courant ascendant, car il monte en cerclant au-dessus de nous sans le moindre battement d’ailes ni d’effort apparent.

 

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L’absence de couverture foliaire laisse entrer librement le bourdonnement important et continu provoqué par le flux de véhicule ininterrompu de la A86 toute proche  ce qui nous ordonne de passer notre chemin.

Nous arrivons devant l’ALGECO au fond du cimetière et  ici d’un côté, nous avons des rangs de plantations aussi variés que parfaitement alignés et de l’autre une zone en friche autorisant la diversité tant floristique que faunistique.

Dans l’allée de ce qui semble être des pommiers, une nouvelle Mésange charbonnière (Parus major) partage son perchoir avec  une femelle de pinson « de chez nous » affirme notre amie Catherine dans un fou rire général.

En fait à mieux y regarder, à quelques dizaines de mètres, ils sont environ une bonne vingtaine au sol ou dans les basses branches des petits arbres, Michel puis Catherine affirment à tour de rôle en avoir vu un nettement coloré en orangé.

Cela ne peut vouloir dire qu’une seule chose, un cousin du nord serait encore là, mais à notre grand regret, nous ne le retrouverons pas malgré une prospection du regard tant en vol qu’à contre-jour, que posé un peu plus loin parmi les buissons d’ornement ou même au sommet de ceux-ci.

Encore des Troglodytes mignons (Troglodytes troglodytes) bondissants dans les haies, ou au sommet de conifères et le soleil leur offre la possibilité de chanter dans une belle lumière.              

Pour ce qui est de la parade nuptiale, le ramier n’est pas en reste, nous avons droit à de magnifique démonstrations de vol pendulaire de la part d’un mâle.

Le long du mur qui jouxte le cinéma et le centre commercial, le chant du moineau domestique se répercute jusque dans l’enceinte de la nécropole, mais cette fois-ci, ils sont bien présents in situ  un mâle d’abord, puis une femelle et enfin deux autres évoluant entre les minéraux.

 

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Un oiseau indéfini décolle en contre-jour encore une fois, mais quand il prend son virage pour aller se percher sur une branche, même en partie masquée, le doute n’est pas permis, un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), le premier et le dernier de la matinée.

Nous restons un instant à l’observer et c’est une femelle, puis le rapace prend son envol pour s’éloigner d’un véhicule qui s’approche de sa position.

 

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Sur le retour, nous ferons un détour par la parcelle du grand cèdre facilement retrouvée et mise à part une nouvelle Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) , il n’y aura rien de nouveau.

A quelques-uns, nous finirons chez l’américain d’en face pour relire la liste  et échanger un bon moment en attendant la prochaine balade qui elle est prévue le 09/04/2016. 

 

Accenteur mouchet

Pies bavardes

Chardonneret élégant

Tarin des aulnes

Rougequeue à front blanc

Mouette rieuse

Mésange à longue queue

Tourterelles turques

Geai des chênes

Rougegorge familier

Grive musicienne

Pigeon ramier

Perruches à collier

Pouillot véloce

Corneilles noires

Corbeaux freux

Pic vert

Pigeons colombins

Merle noir

Mésange charbonnière

Troglodytes mignons

Faucon crécerelle



18/03/2016
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