Oiseaux-balades

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Balade du 09-09-2017 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 09-09-2017

sur

la nécropole de Thiais.

 

Ce samedi matin tout est trempé dans le jardin quand j’arrive à la maison, il faut dire que l’averse, même si elle n’avait rien d’exceptionnelle fut quand même conséquente.

    

j’ai à peine le temps d’enlever ma veste et de poser mes clés de voiture que mon portable sonne comme une alarme de magasin, dans la maison silencieuse, c’est Joël un nouveau participant qui m’appelle pour obtenir quelques renseignements de dernière minute pour la balade de ce matin.

    

Une bonne douche et un grand bol de café, lecture des mails en cours et me revoilà reparti, cette fois-ci pour le plaisir, c’est la première balade à Thiais depuis un bon mois, mais il faut dire qu’avec trois balades en juillet, j’avais eu un bon rendement !

    

La route est sympa, pas trop de circulation et j’arrive donc de bonne heure, mais pas assez pour aller faire un tour dans la friche, donc je gare le C4 sur la grande place devant le bâtiment de la conservation à cet endroit qui est devenu le mien, depuis pas mal d’années maintenant.

    

Quand je descends de ma voiture le premier constat est que, le ciel est menaçant et  Zéphyr est vraiment tonique, son souffle fait courber le haut des grands peupliers et les nuages avancent à la vitesse d’un TGV.

    

UE8A7042 un peu plier.jpg     

Cela n’empêche en rien un trio de Perruche à collier (Psittacula krameri) de fendre les airs de leur vol puissant et de se signaler par un cri devenu fréquent en île de France et donc sur le Cimetière parisien de Thiais où elle fait partie depuis un moment des oiseaux férals sédentaires.

    

Un photographe pointe le bout du nez puis repart, de mon côté je vais discuter avec le technicien de faction à l’entrée qui m’a ouvert l’accès au site  et après un échange de quelques civilités courtoises, je vois arriver Michel.

    

Un groupe d’ Étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) passe au-dessus de moi, l’espèce est tellement banale, que j’oublie de la noter sur la liste et c’est une erreur, car nous n’en verrons pas tant que cela ce matin et Mon ami Michel sera le premier à me tirer l’oreille pour cet oubli au moment du recomptage de la liste vers midi chez l’américain d’en face.

    

En patientant avec Michel et Joël, le sujet est bien sûr celui des oiseaux que j’ai observés durant ma balade de juillet en Guyane, je suis même prêt à monter un plan ornithologique pour y retourner tant la biodiversité y est grande et les qualités de notre guide ainsi que de « son assistante » réellement au top.

     

Un Pic vert (Picus viridis) s’excite tout seul dans les petits arbres à gauche de la conservation quand on est face à elle, le grimpeur arboricole vient se poser une fois à terre et remonte le tronc en lançant son cri sarcastique.

     

Une première puis deux autres Bergeronnettes des ruisseaux (Motacilla cinerea) sont ballottées par le vent, mais nous percevons tout de même leurs cris, un véhicule passe la barrière et le touriste équipé de lunettes de soleil opaques qui est au volant, n’est autre que mon ami Olivier.

     

Deux des bergeronnettes, font un nouveau passage et le vent qui les malmène, a chassé une bonne partie des nuages bas, mais reste fort et bien présent et  cela n’a pas dissuadé  Anne qui est arrivée il y a un moment déjà et après les présentations, nous discutons chiffons en attendant d’éventuel participant.

       

A ce moment-là, une forme passe au-dessus de nous, en levant les yeux nous constatons la présence en vol plané, mais direct d’un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus) il file, ou plutôt elle, car c’est une superbe femelle et elle se perche sur l’un des reliefs au-dessus de la grande porte d’entrée.

   

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Un coup de jumelle pour la miroise et je détale jusqu’à la voiture pour chercher mon appareil photo, encore une preuve que l’on ne doit jamais se séparer de son matériel, de la première à la dernière minute dans une balade.

       

je reviens avec la même vélocité, reprends mon souffle, c’est que le temps n’arrange rien aux affaires et une course frénétique de cinquante mètres, m’essouffle comme si c’était un cent mètres haie il y a 25 ans.

       

Le falconidé, quant à lui n’a pas bougé d’une plume, il semble habitué du lieu, en témoignent les coulures de fientes qui marquent de façon verticale en longues traînées blanches, signe que cet oiseau vient très souvent sur ce perchoir Artificiel.

       

Joël, Olivier et moi faisons quelques photos, pendant que l’animal regarde ce qui se passe sous lui, le technicien de service nous regarde et je lui montre le faucon, il a la possibilité durant quelques instants d’admirer cet oiseau qui vient jusqu’à son poste de travail, certains, en serait jaloux d’une telle proximité.

       

Après quelques minutes, le rapace s’envole, mais pas très loin et il se pose sur le toit du préau, puis va s’installer au sommet d’un if conique de la grande place, ce qui donne une nouvelle occasion de le photographier dans un autre décors, car l’oiseau n’est pas furtif pour un rond.

   

UE8A6894 Faucon crécerelle.jpg

     

Cette fois-ci même Michel est de la partie,  le rapace se laisse approcher à moins de dix mètres,  s’envole et va se poser au sol, redécolle immédiatement pour revenir au même endroit sans se soucier de nous, comme les autres je fais quelques photos, Pas tous les autres, je me retourne et je demande à Michel pourquoi il ne fait pas de photo.

       

Il me répond que ce n’est pas l’envie qui lui manque, mais l’évidence est criante, en me montrant l’arrière de son APN ouvert, il a mis la batterie à recharger et l’a oublié dans le chargeur en partant ce matin, de suite il me revient à l’esprit une mésaventure identique qui m’était arrivé, occasionnant une vague de railleries de la part de mes deux amis, je n’en ferais presque rien pour cette fois-ci, mais je garde la chose à l’esprit pour une autre occasion :)

  

UE8A6905 APN vide.jpg      

L’oiseau quant à lui a fini par s’envoler pour chercher sa nourriture plus loin, Anne a rebroussé chemin pour aller collecter dans la mesure du possible une ou plusieurs pelotes de réjection, tombées au pied du premier reposoir du rapace.

       

En attendant qu’elle revienne à notre niveau, nous regardons passer des Pigeons bisets (Columba livia), puis un pic, un vert qui disparait aussi vite que nous l’avons contacté, la parcelle N°1 ne donne rien, ici ou là nous voyons quand même des Pies bavardes (Pica pica) ainsi que des Corneilles noires (Corvus corone).

    

Il y a que peu d’animation ce matin, le jardinet extérieur et les parties techniques sont totalement désertées par l’agente ailée, mais nous percevons une série de petits cris, au départ impossibles à décrypter.

    

En passant devant « mon » chêne favori, je ne fais pas le coup habituel de demander ce que c’est comme arbre, mais je le montre à Olivier pour lui signaler le changement de morphologie, en effet pendant des années il est resté longiligne et depuis deux trois ans il est en train de prendre du volume ce qui lui donne une forme de fer de lance maintenant.

    

Un rapace est capté du regard alors qu’il disparait derrière le rideau des grands arbres où l’épervier avait installé son aire, il y a déjà quelques années, mais l’oiseau de proie ne réapparait pas malheureusement pour nous.

    

Plus loin, le chant aigu et puissant du Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) nous parvient, une Grive est aperçu au vol, la taille et la présence d’une grande plage grise diagnostique me font penser à une litorne, mais l’oiseau que je suis le seul à avoir vu,  c’est enfoncé rapidement dans le feuillage et ne daigne pas se montrer, ce sera donc une grive Sp sans plus.

    

Un chant sympathique vient à nos oreilles, mais avec le bruissement du vent, la localisation et la reconnaissance est plus ardue, mais nous finissons par reconnaitre le cri d’une famille de Mésange bleue (Cyanistes caeruleus), sur un arbre, un curieux champignon semble pousser en Symbiose parfaite avec son support,à moins que ce soit seulement qu'un parasite.

   

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Il s'agit  du Polypore soufré ( Laetiporus sulfureus) et je dois cette reconnaissance du fait de  l'aide de  José Paco qui m'a également fourni le lien vers " la base de données mycologique " suite à la lecture du CR, ce qui fait que je n'aurais plus d'excuse pour ne pas faire l'appellation des champignons.

     

Un chat domestique noir est aperçu au moment où l’on explique à Anne et Joël les critères permettant de différencier les trois espèces de Pigeons que l’on peut rencontrer sur le cimetière, dont la couleur de l’œil du colombin.

    

Je décide de tourner à droite pour arriver sur le rond-point face à l’entrée et je fais bien, car sur ma gauche un grand rapace arrive harcelé par des corneilles, de la taille d’une buse, il porte un cou court et une longue queue,  Olivier mieux placé que Michel et moi, déclare  « c’est une bondrée ».

    

Là on ne rigole pas, je tente la miroise dans les jumelles, mais l’oiseau est presque en permanence,  caché par les branches feuillues, je me mets à courir, suivi par presque tout le monde et je tente à la volée une série de photos pour comparaison avec le guide papier.

    

Mes talents de photographe animalier n’étant plus à démonter, il nous reste plus qu’à souffrir pour tenter d’y voir un détail spécifique penchant en faveur d’une description assurée de l’oiseau  qui s’est rapidement éloigné la meute de corvidés collé aux rectrices.

    

Reste que la passion d’Olivier et ses arguments plaident en faveur d’une Bondrée apivore (Pernis apivorus), ce qui serait une première pour la nécropole de Thiais, Michel et moi corroborons les critères les plus marquants, mais de mon côté, j’eus aimé une bien bonne photo qui aurait levé tout doute, je verrais cela à la maison sur l’ordinateur ce qu’il est possible de récupérer.

    

Au bout d’un moment, quand même l’effervescence retombe, une bondrée, quel  spectacle, les plus émotifs auront du mal à s’en remettre, puis une famille de Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus) se déplace au-dessus de nous, les chants sont bien perçus, mais les petits passereaux bien plus difficiles à capter du regard.

    

Un couple de Geais des chênes (Garrulus glandarius) fait une apparition minimaliste, nous en reverrons, mais sans plus, plus loin dans nos pas, nous observerons des Mésanges charbonnières (Parus major), puis l’attention se portera sur de nouveaux cris et au sol, de gros champignons nous interpellent par leur taille

  

UE8A6906 gros champignon.jpg        

Dans la foulée, nous aurons la chance en quelques instants d’apercevoir une ribambelle de jeunes Pouillots véloces (Phylloscopus collybita) et la confirmation par le chant d’un ou plusieurs adultes de l’espèce, une occasion de parler des différents statuts de migration des passereaux entre autre suite aux questions intéressées d’Anne sur le sujet.

   

UE8A6228 pouillot véloce.jpg         

Dans le même buisson, un premier Rougegorge familier (Erithacus rubecula) assez véloce lui aussi, mais surtout, un premier Merle noir (Turdus merula) pour la matinée, une espèce que je signale car il me semble sauf erreur de ma part, qu’elle est en diminution d’effectif de façon assez significative et que par le passé, ils étaient bien plus nombreux que maintenant, il faudra que je me penche un jour sur ce cas d’étude.

    

Un cri de contact du Pic épeiche (Dendrocopos major) est entendu, peut être un deuxième lui répond à moins que ce ne soit le même qui se soit déplacé rapidement et trop loin pour que l’on est une chance de l’observer, mais une occasion pour Olivier d’expliquer aux deux nouveaux amateurs les différences notables entre cette espèce et le « mar » que l’on peut observer également sur site de long en long.

    

Arrivé sur la friche et moi, (j’adore ce coin surtout au printemps), car la politique de non prolifération des pesticides, mise en place par la ville de Paris est appliquée ici par les autorités du cimetière donnent de bons résultats en matière de diversités des plantes et quand la verdures va bien, la biodiversité ne tarde pas  s’installer et donc les oiseaux.

    

Reste que pour l’heure, il n’y a pas grand chose dans ce coin et nous nous en éloignons rapidement à cause du bruit provoqué par la circulation qui est importante à cette heure, dans le ciel, un gros rapace, de l’acabit de celui vu plus tôt ce matin.

   

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Mais là il s’agit bien d’une Buse variable (Buteo buteo) et nous la suivons des yeux alors qu’elle disparait avec son cortège de corneilles tout comme l’autre gros rapace derrière un rideau de grands arbres.

    

La butte aux renards comme nous l’appelons familièrement nous offre quelques petits oiseaux furtifs, mais un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) se laisse tout de même observer quelques secondes, suffisantes pour assurée l’espèce sur le carnet de notes.

    

D’ailleurs l’expérience de la Guyane,  riche d’observations (presque deux cents espèces tout de même), mais humide à souhait et c’est le moins que l’on puisse dire, a transformé mon carnet en serpillère, ce qui fait que j’ai dû me résoudre à employer une méthode réellement spéciale pour récupérer toutes mes données.

 

carnet.jpg   

Méthode efficace, mais réellement chronophage, alors j’ai opté pour une nouvelle sorte de carnet résistant à l’humidité et une fois que l’on a remisé de côté le logo de la couverture, tout baigne pour les relever, mais impossible à vérifier ce matin, car contre toute attente le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

    

Dans l’allée face au portail vert, un chant nous laisse perplexe, mais comme nous le rappelle Michel, cela ressemble au verdier que nous n’avions pas reconnu quelques balades plus tôt où  nous avions avancé plusieurs espèces, mais pas celle-ci et en fin de compte le fringile c’était découvert à notre grand étonnement.

    

Pour en revenir à la balade, un peu avant l’ALGECO, une nouvelle forme se décline sur fond de ciel mitigé, un autre faucon, non c’est un Épervier d’Europe (Accipiter nisus), un autre et la miroise est parfaite cette fois-ci, car l’oiseau cercle dans une zone dégagée avec  l’espoir de trouver une proie pour son repas, puis lui aussi disparait.

   

UE8A6958 Epervier.jpg   

À quelques pas le cri parfaitement reconnaissable du crécerelle est capté par Olivier, ensuite par le reste du groupe, et  deux nouveaux rapaces sont repérés au moment où l’un se pose sur un arbre mort dans le fond en limite séparative avec la A86 l’autre poursuit son vol au-dessus de l’axe routier puis revient vers le cimetière.

    

Nous, nous continuons notre chemin pour noter le Pigeon ramier (Columba palumbus), non pas que nous n’en ayons pas vu plus tôt, le manque d’attention certainement, par contre le chant velouté des Chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) nous parvient à l’oreille correctement, mais les oiseaux en vol ne seront pas aperçus ce matin.

 

Dans ce coin de la nécropole, il y a plusieurs espèces de papillons, des tout petits et des plus grands,  des blancs des bleus et des jaunes, et même des grisâtres  avec un rond noir sur chaque aile, c'est bien plus facile à pixéliser quand c'est posé!

   

UE8A6965 Papillon bleu.jpg     

Un petit crochet par l’intérieur pour retrouver le grand cèdre nous donne l’occasion d’apercevoir un rapace qui au gizz me donne la hulotte, la couleur, la taille, la forme, tout y est, mais l’oiseau n’est pas retrouvé, est restera « sp ».

    

Puis la remontée vers la fin de la balade se fait à peu près dans les temps, des perruches seront observées au sol se nourrissant en compagnie de corneilles et de bisets sur des noisettes de Byzance.

    

UE8A6927 Banquet convivial.jpg     

Olivier avait parlé de l’importance du passage des voitures et de l’intelligence ainsi que de la patience de certaines espèces qui trouvaient là un moyen facile de se nourrir à peu de frais.

    

Plusieurs Écureuils roux (Sciurus vulgaris) seront également de la partie, espérant pouvoir obtenir leur cota de la manne providentielle qui leur permettra de tenir jusqu’au printemps prochain.

     

UE8A6993 Ecureuil noisette.jpg   

Arrivés sur la grande place, nous aurons du mal à nous séparer, j’en profiterais pour aller demander l’adresse mail de madame la conservatrice que je cherche depuis un bon moment et les techniciens me réservant un accueil agréable comme à l’accoutumée me fourniront plutôt une adresse générique de façon à pouvoir diffuser la liste des espèces pour le recensement des animaux observés lors de nos visites sur la nécropole de Thiais.

    

Olivier, Michel et moi finirons chez l’américain d’en face, pour un en-cas, pour  la relecture de notre liste matinal, peu nombreuses, mais assurément intense par la miroise d’espèces peu communes ou rares sur le site.

    

Également pour parler de la joie de transmettre notre passion voir notre vocation à d’autres et  commencer à discuter de projets de balades plus ou moins lointaines et enfin le moment de la séparation avec  l’attente de revoir ces visages au prochain rendez-vous.

    

    

1) Perruche à collier

2) Etourneaux sansonnets

3  Pic vert

4) Bergeronnette des ruisseaux

5) Faucon crécerelle

6) Pigeons bisets

7) Pies bavardes

8) Corneilles noires

9) Grimpereau des jardins

10) Grive sp

11) Mésange bleue

12) Bondrée apivore

13) Mésange à longue queue

14) Geais des chênes

15) Mésanges charbonnières

16) Pouillots véloces

17) Rougegorge familier

18) Merle noir

19) Pic épeiche

20) Buse variable

21) Troglodyte mignon

22) Epervier d’Europe

23) Pigeon ramier

24) Chardonnerets élégants

 

 

A) Chat domestique 1

B) Écureuil roux 4

 



10/09/2017
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