Oiseaux-balades

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Balade du 05/12/2015 sur la nécropole de Thiais.

Balade du 05/12/2015

sur

la nécropole de Thiais.

                 

            

Un temps superbe ce matin, un peu frais, mais le ciel est bleu quand j’ouvre les volets, la présence de quelques nuages ne gâche rien d’autant que Zéphir est resté dans son coin pour la matinée.

            

Les 45 kilomètres devenus habituels  pour faire le chemin de la maison à Thiais, se passent sans difficulté majeure et ce n’est pas les quatre petits degrés de température ambiante qui ont découragé les amateurs loin s’en faut.

            

D’ailleurs, nouveaux ou habitués ils sont au nombre de sept quand j’arrive sur site, c’est moins que le mois dernier, où la balade affichait un chiffre record de 17 participants, mais  qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse disait ce cher Alfred.

            

Pour l’heure, c’est d’abord les retrouvailles et même un câlin amical avec Alain le père de Rémi dans un franc éclat de rire, mais après avoir fait le tour des présents, je constate l’absence de Michel ainsi que celle d’Olivier.

            

Je temporise un peu, mais  c’est le moment pour commencer la balade, notre petit groupe commence à bouger sous les vocalises énergiques des Etourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris) qui sont bien présents ce matin, à ce moment-là, Michel arrive pour nous rejoindre.

            

Dans les grands peupliers de l’entrée, ils sont plusieurs, facilement reconnaissables à leur différent plumage les adultes dans leur nouvelle livrée, noire avec des reflets irisés et des mouchetures blanches, les jeunes de l’année en tenue beige cendrée plutôt terne, formant des groupes plus ou moins importants pour cette espèce fortement grégaire.

            

Ailleurs dans les pelouses, ou au vol, des Corneilles noires (Corvus corone) sont déjà parties à la recherche de leur pitance et pour le moment, la faible température n’incite que peu d’oiseaux à se manifester.

            

le cliquetis du chant de contact du Rougegorge familier (Erithacus rubecula) se fait entendre sans que nous ne pouvons apercevoir ce passereau bien moins familier que son nom ne le laisse entendre.

            

Plus loin, vers le centre technique, c’est au tour du Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) de se manifester, seule une ombre furtive et fugitive sera localisée, car je lâche l’affaire rapidement, mon attention étant attirée par le chant d’une Grive musicienne (Turdus philomelos) sans toute fois la voir.

            

Nous tentons de l’apercevoir, bien qu’elle ne chante plus et,  au bout de quelques instants je la vois, tout au sommet d’un conifère, fixée dans les jumelles, la surprise est grande pour moi.

            

Une Grive draine (Turdus viscivorus) et dans une position incroyable encore, dressée sur ses pattes, en extension, le cou tendu et les ailes basses.

                      

Nous restons là à l’observer jusqu’à ce qu’elle plonge vers le sol, côté cimetière pour finir par se soustraire à notre vue.

            

Sans être une super pointure dans le domaine des oiseaux, vraiment, quel dommage que je ne sois pas aussi bon en photographie qu’en ornithologie, le manque cruel de lumière n’excuse pas tout et comme pour l’informatique ce n’est pas mieux, j’espère toutefois que la magie du logiciel de retouche m’aidera encore, mais la photo est bien sombre tout de même.

            

Reste qu’intérieurement je suis un peu dépité, comment j’ai pu me tromper, d’autant que mon compère Michel ne l’a pas eu à l’oreille et personne ne semble l’avoir reconnue, je tente donc une nouvelle écoute, mais sans succès.

            

La vie continue et quelques cris éparses nous annoncent l’arrivée en vol de Perruches à collier (Psittacula krameri).

                  

Je n’irai pas jusqu’à dire que le froid leur clou le bec, mais elles ne sont pas très loquaces ce matin, par rapport à d’habitude.

            

Je m’aperçois qu’une jolie blonde et son compagnon nous ont rejoint, elle se confond en excuse pour un retard imaginaire, mais ici, le seul qui arrive en retard quand cela arrive, c’est moi, donc tout baigne et la bonne humeur l’emporte sur tout le reste.

            

Après les présentations d’usages et les souhaits de bienvenue, ils intègrent parfaitement le groupe, d’autant que   la jeune femme à l’œil vif et, semble férue d’ornithologie, ce qui bien sûr est super sympa pour nous tous.

            

Nous retrouvons notre chêne « filiforme » et nous en profitons pour taquiner les nouveaux quant à l’espèce de l’arbre sans regarder dans les jumelles ainsi que pour savoir s’ils connaissent le terme qui désigne ces végétaux qui gardent leurs feuilles jusqu’au mois de mars, jusqu’à la prochaine poussée foliaire .

            

L’arrivée d’Olivier me ravi, il me confirme l’écoute quelques instants plus tôt de la musicienne et sa connaissance des chants, est d’une aide précieuse dans toutes balades où l’oiseau prend une part même minime et cela me remet en mémoire les qualités parfaites de notre ami Frédérick, qui et c’est vraiment dommage n’a plus la possibilité faute de temps de nous rejoindre lors de nos balades mensuelles.

            

Un Merle noir (Turdus merula) décolle d’une haie en alarmant bizarrement, il nous apparaît que l’espèce est bien moins présente sur le site sans toute fois l’avoir complètement déserté, il faudrait revoir nos décomptes passés pour s’en assurer.

            

Le premier Pic vert (Picus viridis) de la matinée et entendu puis aperçu quelques instants plus tard et pour cette espèce également, il me semble que les effectifs étaient plus nombreux par le passé.

            

Un mâle chanteur de Mésange charbonnière (Parus major) puis jusqu’à trois oiseaux de l’espèce viennent à notre contact, l’occasion de préciser la différence notable du dimorphisme sexuel de  ce passereau assez commun du site, les corneilles et les étourneaux sont omniprésents.

            

Des corneilles, encore, se baladent de-ci de-là, soudain un oiseau de grandes tailles est aperçu par plusieurs personnes.

                   

Les dimensions, la couleur et le fait qu’il soit poursuivi par un corvidé acariâtre  couleur de suie, me font penser à une Buse variable (Buteo buteo).

            

Tous les paramètres du GIZZ me conduisent à cette conclusion, Olivier ne la partage pas forcement et le doute raisonnable s’installe, jusqu’à ce que Michel revoit l’oiseau et le qualifie de « beau-gros » allant dans le sens de la buse également, la bonne humeur n’est pas prête de nous quitter.

            

Un premier Geai des chênes (Garrulus glandarius) est aperçu, nous en verrons d’autre au cours de la matinée à moins que ce ne soit le même que l’on observe au cours de ses déplacements, en tout cas, chaque espèce apporte son lot d’anecdote ou d’explications pour le plaisir de toutes et tous.

            

Par contre, les Pies bavardes (Pica pica) comme leurs grandes cousines les corneilles, sont bien représentées, nous en voyons assez souvent de loin en loin, à tel point que nous n’y faisons presque plus attention.

            

Un autre troglodyte se fait entendre, puis le chant d’un Chardonneret élégant (Carduelis carduelis) est capté alors que l’oiseau est en vol, apparemment plusieurs individus, car quand l’un des observateurs annoncent la direction qu’a prise l’oiseau, un autre montre son opposé.

                 

Quoi qu’il en soit l’espèce est avérée pour la matinée et sera revue alors que plusieurs individus se nourrissent au sol.

            

Nous en avons déjà aperçue, mais la jolie Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) qui vient sur une branche au-dessus de nous, nous permet une observation des plus aisées à faible distance, même la mauvaise lumière ne nous dérange plus, par contre le soleil se montre et pour une fois nous l’avons en pleine figure et cela reste une gêne acceptable, mais agaçante par moment, j’aurais dû prendre un autre chemin pour une fois.

            

Un Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) est repéré haut dans les branches, l’absence totale de feuille permet une observation aisée de ce petit mammifère arboricole au plumage marron foncé presque noir, l’animal étant en train de se nourrir, notre présence ne le dérange même pas et il continue à rechercher de sa pitance la bouchée précédente à peine avalée.

                                

Ecureuil roux.jpg                         

Entendu à plusieurs reprises durant la balade, le Pic épeiche (Dendrocopos major) ne sera réellement observé que deux ou trois fois, nous aurons peut-être plus de chance la prochaine fois.

            

A un moment, notre groupe se sépare en deux, quelques-uns prennent un peu d’avance quant aux autres, dont je suis, ils restent un peu en arrière, des cris stridents nous font lever la tête, un puis deux Grimpereaux des jardins (Certhia brachydactyla) arrivent dans un arbre proche de nous,  nous les observons assez facilement pour certains, plus difficilement pour d’autres.

 

272Q1872 grimpereau.jpg
            

Plus loin, le chant caractéristique du pinson des jardins nous est annoncé par Catherine, une nouvelle espèce sur site?

                   

Bien sûr que non il s’agit bien entendu du Pinson des arbres (Fringilla coelebs), mais cela déclenche petits rires et grands sourires amusés.

               

Dites une bêtise et vous la retrouverez dans ces lignes à coup sûr!

            

Pour une fois, nous abordons la friche par la droite, malheureusement il n’y a pas grand chose en ce qui concerne l’avifaune, les groupes de Pigeons bisets (Columba livia) sont perchés et les oiseaux tentent de se réchauffer comme ils le peuvent et Michel repère deux colombidés sans la plage blanche du croupion ni la marque blanche sur le cou.

            

A coup sûr, ce ne sont pas des bisets, non plus des Pigeons ramiers (Columba palumbus), comme ceux déjà aperçus plus tôt, mais pas certain que soit vraiment des colombins et l’observation s’arrêtera là, car ils  se dérobent  à notre vue derrière le rideau des branches d’arbres entremêlées.

               

Une occasion de vérifier les critères diagnostiques de ces trois espèces dans le guide ornitho.

            

En passant près du grand portail vert  un petit oiseau au vol nerveux nous fuit, un rouge-gorge?

               

Non, olivier en a une image parfaite, dans ses jumelles, c’est une Mésange nonnette (Poecile palustris), il y a un bon moment que je n’en avais vue sur site.

               

272Q9839 nonette.jpg            

Le passereau passe de l’autre côté du mur, mais son chant bien identifié malgré le fond bruyant de la  A86 juste derrière,  le trahira sans conteste et de nouvelles observations de l’oiseau seront réalisées avec certitude.

            

Olivier encore lui, qui a le nez souvent en l’air nous annonce un Laridé, une Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) puis une seconde et enfin une troisième, l’espèce est courante ici, elle survole et parfois se pose sans difficulté dans le cimetière.

            

Regardant dans une autre direction, Hélène aperçoit un oiseau, il est identifié en un instant, c’est un Faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

               

L’absence de gris sur la tête désigne une femelle ou un jeune de l’année, cela fait plaisir de voir ce superbe oiseau de proies ici même en hiver.

 

272Q9486 Faucon crécerelle.jpg                       

Nous avons rejoints les premiers et reformons le groupe de départ Olivier est un peu plus loin, il prend en photo une perruche couleur sinople en prospection de cavités, son idée est de pixéliser l’oiseau à l’envol de l’ancienne loge. 

                              

Ensuite   comme par un heureux hasard, nous trouvons la parcelle du grand cèdre bleu de l’Atlas (Cedrus atlantica) et il me prend l’idée d’évoquer le passé et de déclarer qu’au pied de cet arbre, il y a quelques années nous avons eu la chance d’observer un guillemot gris dans les buissons.

            

La bourde est énorme, elle n’échappe pas à Catherine et aux deux trois personnes qui sont à côté de moi, ma camarade arbore un franc sourire et l’air espiègle, me renvoi au pinson des jardins,   la bonne humeur règne.

            

La prochaine fois que je voudrais évoquer le gobe mouche , gris ou noir présent sur cette parcelle il y a déjà plusieurs années de cela, je me répéterais la phrase intérieurement avant de la sortir en public.

            

Nous arrivons à notre point de départ, non sans avoir revu des espèces déjà observées et nous commençons à nous séparer et certains dont je suis, se préparent pour aller vers l’américain pour prendre un déjeuner , Olivier perçoit ce qu’il croit être le chant  d’un Accenteur mouchet (Prunella modularis) près de la conservation.

            

Plus motivé que lui, je m’approche alors du bâtiment pour confirmer à la vue la présence de l’espèce et je reviens vers les voitures alors qu’un Verdier d’Europe (Chloris chloris) passe au-dessus de nous, ce qui clôture notre liste d’espèce contactées dans la matinée. 

                        

Ma déception personnelle vient encore une fois de l’absence devenue chronique du piaf, même chez l’américain nous n’en avons pas vu, c’est dire s’il devient moins visible, là aussi nous aurons peut-être plus de chance l’an prochain pour la première balade de l’année prévue le 02/01/2016 :).

            

Joyeuse fêtes de Noël à toutes et à tous.

 

Etourneaux sansonnets

Corneilles noires

Rougegorge familier

Troglodyte mignon

Grive musicienne

Grive draine

Perruches à collier

Merle noir

Pic vert

Mésange charbonnière

Buse variable

Geai des chênes

Pies bavardes

Chardonneret élégant

Mésange bleue

Pic épeiche

Grimpereaux des jardins

Pinson des arbres

Pigeons biset

Mésange nonnette

Mouette rieuse

Faucon crécerelle

Accenteur mouché

Verdier d’Europe



10/12/2015
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